Chapitre 566
« Tu as dit que tu voulais entrer dans cette salle martiale ? »
La réponse de Seojin fut instinctive. Elle avait soudain compris que, si elle voulait découvrir la vérité sur la mort de son frère Im Hyeon, elle devait venir ici.
« Je voulais apprendre les arts martiaux là où mon frère avait étudié. »
Seojin poussa un soupir.
« Mais maintenant que mon frère est mort… »
Elle parlait comme si elle ne savait plus quoi faire.
Pour l’instant, elle semblait davantage préoccupée par son propre sort que par la mort d’Im Hyeon.
Bien qu’elle fût peinée par sa disparition, elle donnait l’impression de faire passer ses propres soucis avant tout — elle essayait de paraître aussi peu proche de lui que possible.
Si elle avait montré trop de chagrin ou insisté avec trop de force pour entrer, on aurait cru qu’elle voulait enquêter sur la mort d’Im Hyeon.
« Pardonne-moi, grand frère. »
Au début, le choc avait été si violent qu’elle en était restée l’esprit vide. Mais dès que le doute sur la mort d’Im Hyeon s’était installé, ses pensées avaient commencé à devenir froides et acérées.
« Même si l’instructeur Im était encore là, tu aurais dû réussir l’examen d’entrée. »
« Je suis sûre de réussir. »
« Alors passe l’examen et entre. Dans notre salle martiale, chacun a sa chance, à tout moment. »
Gi Seok parlait comme si son admission lui était indifférente. À l’entendre, on aurait pu croire qu’il n’avait rien à voir avec la mort d’Im Hyeon.
« Je crois que je vais devoir y réfléchir. Je ne sais pas si je peux rester dans un endroit où mon frère n’est plus. Je vais partir. »
Gi Seok lui adressa quelques mots de réconfort tandis qu’elle quittait la pièce.
« Ne sois pas trop triste. Celui qui s’accroche à la vie et à la mort ne peut pas vivre en tant qu’artiste martial. »
« Merci pour vos paroles réconfortantes. »
Seojin s’inclina poliment devant Gi Seok, puis sortit.
Peu après son départ, un homme entra. C’était Pyo San, instructeur à la Salle martiale du Dragon d’or et fidèle subordonné de Gi Seok.
À son arrivée, Gi Seok se tenait près de la fenêtre et regardait Seojin s’éloigner. Pyo San vint se placer à ses côtés et déclara :
« Le nom que l’instructeur Im avait inscrit comme personne à contacter en cas d’urgence… »
Son regard se posa lui aussi sur Seojin, qui s’éloignait en contrebas.
« C’était justement Seojin. »
Gi Seok la fixa, les yeux plissés.
« Elle n’avait pas l’air ordinaire. De quelle famille vient-elle ? »
« Du Clan des Fantômes. »
Gi Seok se tourna vers Pyo San et lui demanda encore :
« Le Clan des Fantômes ? »
« Oui. Cette jeune femme est la plus jeune fille du chef du Clan des Fantômes. »
« Voilà qui complique les choses. »
L’Art des Fantômes du Clan des Fantômes était réputé difficile à contrer pour les artistes martiaux ordinaires.
Il avait envisagé de la faire éliminer si nécessaire, mais la situation venait de changer : elle était une proche parente du chef du Clan des Fantômes. S’ils la tuaient à la légère, le clan se soulèverait pour la venger.
« Cette petite fantôme avait l’air de soupçonner quelque chose au sujet de la mort de l’instructeur Im. Elle va probablement essayer d’enquêter de l’intérieur. »
« Je vais m’arranger pour qu’elle échoue à l’examen. »
Mais Gi Seok secoua la tête.
« Si nous la faisons échouer malgré ses capacités, elle se méfiera encore plus. Mieux vaut la garder près de nous et la surveiller plutôt que de la laisser courir partout à l’extérieur pour enquêter. »
Gi Seok se tourna vers Pyo San et lui dit :
« Si elle entre, tu t’occuperas personnellement d’elle. »
« Oui, monsieur. »
Gi Seok reporta son regard vers Seojin, qui se tenait au loin, près du terrain d’entraînement.
Elle s’était arrêtée un instant et observait les artistes martiaux qui s’exerçaient dans la cour.
Une scène précise lui revint en mémoire. Tous ceux qui l’entouraient disparurent, et, au milieu de ce vaste terrain d’entraînement, Im Hyeon gisait seul, effondré et couvert de sang.
« … Grand frère. »
Ce ne fut qu’après avoir quitté le bureau de Gi Seok et s’être retrouvée seule que le chagrin la submergea enfin tout entière.
En grandissant, elle avait toujours trouvé ennuyeux son frère, qui ne faisait que suivre leur père pour étudier la Technique de la Grande Régression. Celui qui jouait vraiment avec elle, c’était Im Hyeon. Quand son grand frère refusait de jouer, il venait la voir à son tour.
— Jin-ah, allons attraper des cigales !
— Je dois étudier. Père va me gronder !
— Tu étudieras après. Allons attraper des cigales !
Même en grandissant, rien ne changea.
— Jin-ah, une troupe de théâtre est arrivée au village. Viens, on va les voir !
— Mon frère m’a donné quelque chose à faire. Si je n’ai pas fini quand j’irai le voir, il va me gronder !
— Même s’ils nous grondent, on ne le regrettera pas ! On dit que le spectacle est vraiment amusant !
Pour elle, passer sa vie à étudier sans relâche la Technique de la Grande Régression était étouffant. Im Hyeon n’avait pas été seulement un frère du voisinage : il avait été sa bouffée d’air frais.
Un jour, elle s’était disputée avec Seo Gong au sujet de la Technique de la Grande Régression :
— Admettons que ça marche, comme le dit mon frère. Si tu retournais vraiment dans le passé, qu’est-ce que tu ferais ? Tu t’enfermerais pour tout étudier de nouveau ? Après avoir étudié la régression, tu te mettrais à étudier la réincarnation ? Sinon, si tu as pensé à faire autre chose… alors, grand frère, ça voudrait dire qu’on a vécu de la mauvaise façon, non ? La vie qu’on veut mener, c’est celle qu’on devrait vivre dès maintenant, non ? C’est bien ce qu’on devrait faire si on retournait dans le passé ?
Avec le recul, c’était Im Hyeon qui lui avait appris qu’une telle vie était possible. En jouant avec lui, elle avait découvert le monde au-delà du laboratoire.
Mais ces dernières années, elle l’avait peu vu. Un jour, elle l’avait repoussé parce qu’elle était trop fatiguée ; une autre fois, elle avait été réellement trop occupée pour le retrouver. Elle s’était dit qu’elle pourrait le revoir plus tard, comme toujours.
« Si j’avais su… je serais allée le voir à ce moment-là. »
Une vague de culpabilité la submergea et des larmes lui montèrent aux yeux. Mais elle se força à ne pas pleurer. Ce n’était pas le moment.
« Si quelqu’un a tué mon frère et étouffé l’affaire… je découvrirai moi-même la vérité. »
Elle n’était pas la seule victime dans cette histoire.
Elle et son frère Seo Gong, qui finirait par apprendre la nouvelle, étaient eux aussi des victimes. Ils vivraient avec cette douleur et ces regrets jusqu’à la fin de leurs jours.
Elle s’inquiétait davantage pour son frère.
Elle avait perdu son seul ami. Et celui qui, au nom de ses recherches sur la Technique de la Grande Régression, avait repoussé de plus en plus souvent l’affection d’Im Hyeon, c’était son grand frère.
Le lendemain, Seojin passa l’examen d’entrée.
Et le résultat fut exactement celui qu’elle avait prévu.
« Reçue ! »
De la démonstration des formes au test d’énergie interne, puis au combat d’entraînement contre un instructeur, Seojin franchit toutes les étapes sans difficulté. Bien qu’elle se fût principalement entraînée à l’Art des Fantômes, elle possédait des aptitudes martiales suffisantes pour entrer à la Salle martiale du Dragon d’or.
« Félicitations. »
L’adversaire qu’elle avait affronté lors du combat de démonstration était Pyo San, le fidèle subordonné de Gi Seok.
« Merci. »
Pyo San lui expliqua brièvement l’organisation de la Salle martiale du Dragon d’or.
« Les nouvelles recrues commencent dans la classe du Dragon blanc. Ensuite, elles passent dans celle du Dragon bleu, puis du Dragon noir, et enfin dans celle du Dragon d’or. Ce n’est qu’après avoir terminé la classe du Dragon d’or qu’on est considéré comme un véritable diplômé de la Salle martiale du Dragon d’or. »
« Combien de temps faut-il généralement pour atteindre la classe du Dragon d’or ? »
« Les plus doués y arrivent en moins d’un an. Ceux qui le sont moins peuvent ne pas y parvenir, même après vingt ans. »
Une fois à l’intérieur, elle constata qu’il y avait vraiment beaucoup de membres.
Dans la seule classe du Dragon blanc, qu’elle allait intégrer, il y avait déjà des centaines d’élèves, encadrés par une trentaine d’instructeurs.
Elle ne put s’empêcher de songer aux revenus que tout cela devait générer. Puisqu’il était si difficile d’obtenir son diplôme, combien de personnes devaient payer leurs mensualités sans faire le moindre progrès ?
Quoi qu’il en soit, son vague espoir de découvrir quelque chose rien qu’en rejoignant la salle martiale n’était justement qu’un vague espoir. Il ne serait pas facile de trouver quelqu’un qui avait connu Im Hyeon.
« Bien, suis-moi. »
Normalement, un employé de l’établissement aurait dû lui faire visiter les lieux, mais Pyo San s’en chargea personnellement. Il lui indiqua les différents bâtiments et la fonction de chaque espace.
Il lui montra notamment les endroits que chaque nouvelle élève devait connaître : où se laver, où se changer et où manger.
Ils arrivèrent enfin à un coin du terrain d’entraînement.
« C’est ici que tu commenceras ton entraînement demain. Ne sois pas en retard ! »
« Compris. »
Pyo San s’apprêtait à se retourner pour partir quand Seojin lui demanda soudain :
« Instructeur, connaissiez-vous l’instructeur Im ? »
« Oui. »
« Savez-vous aussi comment il est mort ? »
Pyo San se retourna pour la regarder.
« Quel lien avais-tu avec l’instructeur Im pour me poser cette question ? »
« C’était un frère dont j’étais proche, dans mon village natal. C’est à cause de lui que je suis venue ici. »
Pyo San sembla réfléchir un instant.
« L’instructeur Im est mort lors d’un combat d’entraînement contre un élève. »
La réponse inattendue surprit Seojin.
« Dans ce genre de cas, nous gardons la cause du décès confidentielle, par respect pour l’honneur de l’instructeur. »
« Contre qui se battait-il quand il est mort ? »
Le visage de Pyo San se durcit.
« Qu’est-ce que tu ferais si tu le savais ? Tu irais te venger ? Il est mort au cours d’un combat loyal. »
« Non, monsieur. »
« Alors pourquoi veux-tu le savoir ? »
Sans attendre sa réponse, Pyo San s’éloigna à grands pas, laissant Seojin silencieuse derrière lui.
Le regard de Seojin, fixé sur son dos qui s’éloignait, se glaça.
Comme il avait répondu sans hésiter, contrairement à Gi Seok qui avait tenté de dissimuler certaines choses, ses paroles semblaient d’autant plus crédibles. Mais Seojin ne le croyait pas.
Il avait commis une seule erreur.
À son arrivée, un artiste martial chargé de la guider lui avait dit qu’il y avait plusieurs instructeurs portant le nom d’Im, puis lui avait demandé lequel elle cherchait.
Mais à l’instant, quand elle avait demandé à Pyo San s’il connaissait l’instructeur Im, il avait aussitôt répondu oui. Si tout avait été normal, il aurait dû demander : « De quel instructeur Im parles-tu ? »
« Il n’y a qu’une raison pour laquelle il savait de qui je parlais. »
Il en avait déjà discuté avec Gi Seok.
Quelles étaient les chances que, dans un lieu comptant tant d’instructeurs, celui chargé de superviser son examen soit justement quelqu’un qui avait parlé d’elle avec Gi Seok ? La conclusion était évidente : ces deux-là agissaient de concert.
« Qu’est-ce que vous cherchez donc à cacher avec autant d’acharnement ? »
* * *
Au loin, le chant des insectes résonnait dans le calme.
Geommugeuk et Lee Ahn cultivaient leur énergie interne dans la forêt.
Ils se dirigeaient à vive allure vers la Salle martiale du Dragon d’or, grâce à leurs techniques de déplacement. Maintenant que son énergie interne s’était renforcée, Lee Ahn pouvait courir longtemps sans se reposer. Elle allait bien plus vite qu’un cheval au galop.
Courir, puis courir encore. Quand son énergie interne s’épuisait, elle la reconstituait en réglant sa respiration, puis repartait de plus belle.
Le voyage ne leur laissait ni le temps de converser vraiment ni même celui de prendre un vrai repas, et pourtant Lee Ahn y prenait plaisir.
C’était la première fois qu’elle courait aussi librement aux côtés de Geommugeuk.
Après avoir achevé son cycle respiratoire, Lee Ahn ouvrit les yeux.
Geommugeuk aurait déjà dû terminer le sien, mais il était toujours assis, les yeux fermés, plongé dans ses pensées. Son expression était si grave qu’elle n’osait pas lui parler.
Geommugeuk se remémorait les événements de ce jour-là.
« Seojin ! »
Quand il arriva après avoir déployé sa technique de déplacement à toute allure, Seojin gisait au sol. Au loin, il aperçut une silhouette qui s’éloignait : un ennemi sinistre qui fuyait à grande vitesse.
La seule chose qu’il distingua clairement fut sa longue chevelure blanche, flottant derrière elle.
Il ne pouvait pas poursuivre la silhouette. L’état de Seojin était critique.
« Tiens bon ! »
Il pressa ses points d’acupuncture pour arrêter l’hémorragie. Mais la blessure était trop profonde. Si profonde qu’il trouvait miraculeux qu’elle fût encore en vie.
« Encore un peu ! »
Il tenta de la soulever pour l’emmener chez un médecin, mais Seojin lui saisit le bras et dit :
« Ça va. »
Elle avait déjà senti que sa mort approchait.
En voyant le désespoir gravé sur le visage de Geommugeuk, elle força un sourire.
« Ça va, mon ami. »
« Non, ça ne va pas. »
Geommugeuk poussa un profond soupir.
Elle avait été sa seule amie. Une amie, mais aussi une source d’espoir.
S’il n’avait pas appris l’existence de la Technique de la Grande Régression par elle, il ne se serait pas battu avec autant d’acharnement pour survivre. Il se serait donné la mort ou serait allé affronter bêtement Hwa Moogi, pour y trouver une fin absurde.
« Quand tu verras mon frère, plus tard, dis-lui bien que j’ai quitté ce monde sans regret. »
Une dernière lueur de lucidité illumina ses yeux. Ses paroles jaillirent, nettes et assurées, comme si elle n’était pas blessée.
« Dis-lui de vivre sa propre vie, au lieu de l’enterrer dans ses recherches sur la Technique de la Grande Régression. »
« Je le ferai. Je te le promets. »
Ce fut Seojin qui lui serra la main avec force.
« Même la vie d’une errante n’était pas si mal… parce que je t’avais, toi. »
Le cœur de Geommugeuk se serra. Durant toutes ses années d’errance, la mort de quiconque ne lui avait jamais semblé avoir de sens. Mais à présent, la colère montait en lui avec une telle violence qu’il avait l’impression d’être sur le point d’exploser.
« Si c’est toi, je sais que tu réussiras à retourner dans le passé. »
Alors que ses yeux se fermaient peu à peu, Geommugeuk cria. Il y avait quelque chose qu’elle devait entendre avant de mourir.
« L’homme de tout à l’heure… qui était-ce ? Qui t’a tuée ?! »
Seojin le regarda et lui adressa un dernier sourire.
« … Pense seulement à te venger. »
Les yeux de Seojin se fermèrent lentement.
Et lorsqu’ils furent complètement clos, Geommugeuk ouvrit les siens.
Elle lui avait dit de ne pas chercher à se venger, mais il avait retrouvé le responsable et l’avait vengée avec une détermination sans merci.
Ce ne fut qu’après cela qu’il alla voir Seo Gong, le Maître des esprits. Il ne pouvait pas se présenter devant lui sans avoir accompli sa vengeance. Il ne pouvait pas lui transmettre ses dernières paroles tant que vengeance n’avait pas été faite.
Lee Ahn demanda avec précaution :
« Pourquoi as-tu l’air si grave ? Tu as fait un mauvais rêve ? »
Le poids qui pesait sur le visage de Geommugeuk s’allégea peu à peu, et il sourit à Lee Ahn.
« J’ai rêvé que je te prêtais de l’argent… et que tu ne me le rendais jamais. »
Lee Ahn laissa échapper un petit rire. « Qui as-tu perdu dans ton rêve, jeune maître ? »
« Combien est-ce que je t’ai emprunté ? J’espère que je me suis enfui avec une somme énorme. À la Lee Ahn de mon rêve, je souhaite une belle vie ! »
Sa taquinerie arracha un sourire enjoué à Geommugeuk.
« Ça fait longtemps… Et si tu montais sur mon dos ? »
Comprenant qu’ils iraient plus vite en utilisant le Pas de la Lumière stellaire, Lee Ahn bondit sans hésiter sur le dos de Geommugeuk.
Lee Ahn lui chuchota à l’oreille :
« Je veux emprunter un peu d’argeeeent ! »
* * *
Le lendemain marqua le début officiel de la vie de Seojin à la Salle martiale du Dragon d’or.
Elle s’entraîna aux arts martiaux sous la direction de Pyo San, aux côtés de camarades qui avaient intégré l’établissement à peu près en même temps qu’elle.
L’entraînement durait six heures par jour. Le reste du temps lui appartenait : elle pouvait rentrer chez elle ou rester sur place pour continuer à cultiver les arts martiaux à sa guise.
Après sa première séance d’entraînement, Seojin se mit à explorer la salle martiale.
C’était l’occasion ou jamais. Puisque c’était son premier jour, elle pouvait aller où bon lui semblait. Même si elle pénétrait dans une zone interdite, elle pourrait toujours prétendre qu’elle ne le savait pas.
Elle parcourut ainsi toute la Salle martiale du Dragon d’or, en traçant une carte dans son esprit.
À mesure qu’elle s’enfonçait dans les lieux, la couleur des uniformes martiaux changeait. Du blanc au bleu, puis, plus loin, au noir. Naturellement, l’aura qui émanait des disciples devenait plus acérée et plus puissante.
Personne ne lui prêta attention jusqu’à la zone de la classe du Dragon noir, mais dès qu’elle pénétra dans celle où résidaient les élèves vêtus de jaune, quelqu’un finit par l’arrêter.
« Qu’est-ce qu’une élève de la classe du Dragon blanc fait ici ? »
À partir de la zone de la classe du Dragon d’or, des gardes étaient postés à chaque entrée. À en juger par leurs uniformes jaunes, ils semblaient eux aussi être des artistes martiaux de la classe du Dragon d’or.
« C’est mon premier jour ici. J’étais curieuse et je voulais juste jeter un coup d’œil. »
L’expression froide de l’artiste martial s’adoucit légèrement lorsqu’il apprit que c’était son premier jour.
« Tu n’as pas le droit d’entrer ici. Va-t’en. »
Alors que l’artiste martial s’apprêtait à la renvoyer sans appel…
« Une nouvelle ? »
La voix venait de derrière elle. Seojin se retourna.
Un homme aux longs cheveux blancs flottants s’avançait vers elle.