Chapitre 485
À mon retour à notre logis, Hui finit par se montrer.
Il apparut mystérieusement, comme s’il se tenait là depuis le début.
Geommugeuk joignit respectueusement les poings et s’inclina avec cérémonie.
« Vous avez dû traverser bien des épreuves pour me protéger. »
Hui accueillit le salut de Geommugeuk avec un sourire.
— Ce n’est rien. En fait, je suis plus à l’aise quand je reste caché.
Comment cela pouvait-il être vrai ? Cela devait être éprouvant, physiquement comme mentalement, de devoir rester attentif à la fois à l’adversaire et à ce qui l’entourait. Il disait cela pour m’éviter de m’inquiéter.
« Qu’avez-vous pensé de lui ? »
Geommugeuk interrogea Hui au sujet de Myungshin.
— C’était un assassin de tout premier ordre.
En effet, Hui en était arrivé à cette conclusion par la simple observation, sans même croiser le fer avec lui. Il avait évalué avec précision le talent de cet homme en regardant seulement ses pas et les mouvements de ses mains.
Hui posa prudemment la question :
— Que comptez-vous faire, maintenant ?
En temps normal, il ne l’aurait pas demandé. Mais il m’avait vu prendre congé de Myungshin après avoir entretenu avec lui des rapports si cordiaux ; c’était sans doute pour cela qu’il m’interrogeait. Geommugeuk lui exposa son projet.
« Je songe à le rallier à ma cause. »
Hui connaissait mieux que quiconque les capacités de Geommugeuk, mais le problème, c’était que l’homme en question était un assassin.
— On ne peut pas faire confiance aux assassins.
Jamais Hui ne s’était exprimé avec autant de fermeté.
Geommugeuk le comprit.
Hui et Myungshin étaient aux antipodes l’un de l’autre.
Hui ne lui ferait pas confiance ; à vrai dire, il devait le haïr et le mépriser.
Il se contentait de ne pas montrer ses sentiments devant moi.
Je le savais, et pourtant, j’avais toujours l’intention de rallier Myungshin à ma cause, car je comprenais le chemin qui l’avait façonné. Mais je ne pouvais pas dire cela à voix haute.
« Oui, je ne lui ferai pas confiance. Malgré tout, cette tentative a du sens. Même s’il ne devient pas un allié, s’il hésite un instant au moment crucial, cela pourrait nous sauver la vie. »
Hui le sentit : comme toujours, le Jeune chef du Culte du Démon Céleste voyait quelque chose qui lui échappait.
Mais, du moins lorsqu’il s’agissait d’assassins, il devait parler franchement.
— On ne peut pas faire confiance aux assassins. Je vous en prie, n’oubliez jamais cela.
De toute sa vie, Hui n’avait jamais répété deux fois les mêmes mots.
« Oui, je m’en souviendrai. »
Ce ne fut qu’après avoir entendu cette promesse que le visage de Hui se détendit.
« J’aurais aussi une faveur à vous demander, oncle. »
— Je vous écoute.
Geommugeuk dénoua le fil de ver à soie céleste de qualité supérieure qu’il avait enroulé autour de la garde de l’Épée du Démon Noir, puis le lui tendit.
« Enroulez-le autour de votre cœur et de votre centre. »
— Je vais bien. C’est vous qui devriez le porter, Jeune chef du Culte.
En réponse, Geommugeuk desserra ses vêtements et lui montra le fil de ver à soie céleste de qualité supérieure enroulé autour de son torse et de son abdomen.
« J’en porte déjà. »
— Mettez-en deux épaisseurs.
« J’en porte trois. Alors, je vous en prie, mettez-en au moins une. »
Hui regarda Geommugeuk.
« Ça n’en a peut-être pas l’air, mais ce fil de ver à soie céleste de qualité supérieure a toute une histoire. Même des Suprêmes Démoniaques l’ont porté. Ah, bien sûr, il a été soigneusement lavé. Et je ne vous le donne pas pour de bon. Il faudra me le rendre plus tard. »
Car, lorsque viendrait la bataille finale, j’aurais besoin de m’en envelopper entièrement le corps.
Et je me tiendrais au premier rang de cette bataille.
Hui le savait. Peu importe le nombre de fois qu’il refuserait, Geommugeuk ne céderait pas.
« Entendu. Merci, Jeune chef du Culte. »
Sous les yeux de Geommugeuk, Hui s’enroula le fil de ver à soie céleste de qualité supérieure autour du corps.
Alors seulement Geommugeuk sourit, satisfait.
« Il vous va bien. Tenez, regardez. »
Geommugeuk tira son épée et en utilisa la lame pour montrer son reflet à Hui.
L’image renvoyée par la lame lui parut étrangère.
Il avait passé toute sa vie à protéger les autres, et pourtant, c’était la première fois qu’il se sentait protégé.
« Merci, Jeune chef du Culte. »
Geommugeuk lui demanda doucement :
« Vous aimeriez que j’aille retrouver Père tout de suite, n’est-ce pas ? »
Comme il était parti et revenu sans rester auprès de Père pour le protéger, Hui devait se demander comment il allait.
— Non, ce n’est pas nécessaire.
« Alors, puis-je repartir tout de suite pour une autre course ? »
Comme si je risquais encore de m’éclipser, Hui prit un air résigné.
— Vous venez à peine de rentrer. Vous ne devriez pas au moins aller le saluer avant de repartir ?
Avec un sourire, Geommugeuk se retourna.
« Où irais-je donc, encore ? »
En entrant dans le bâtiment, Geommugeuk lança :
« Père, votre fils est de retour. »
Hui me suivit, l’air réjoui.
Père se trouvait dans sa chambre.
Il lisait une lettre envoyée par le Pavillon de la Communication Céleste.
Il se tenait au courant tout en me confiant entièrement les tâches à accomplir.
Oui, il fallait savoir attendre l’enfant qui gravissait seul la falaise pour que celle-ci prenne tout son sens.
« Je suis rentré, Père. »
Père leva la tête et tourna les yeux vers moi.
Au moment où nos regards se croisèrent, je le sentis.
Il était devenu plus fort !
Apparemment, je n’étais pas le seul à m’être entraîné.
Avant, je percevais vaguement qu’il avait gagné en force. Mais, à présent, je le sentais clairement.
C’était peut-être parce que j’étais moi-même devenu plus fort et que je pouvais le percevoir plus nettement. Quoi qu’il en soit, c’était une bonne chose.
Père, devenez encore plus fort. Assez pour que Hwa Moogi et l’unification du monde des arts martiaux vous paraissent risibles. Je comblerai le vide que laisse la force.
Le regard de Père se posa sur Hui.
Hui s’inclina respectueusement devant Père. Le soulagement et la gratitude s’épanouissaient sur son visage.
« C’est la première fois, n’est-ce pas ? Que vous vous éloignez ainsi de Père. »
Hui était un homme, lui aussi. Comment aurait-il pu rester à ses côtés sans jamais se reposer ?
Manger, aller aux toilettes, se laver, se changer…
Mais je pouvais l’imaginer : ce temps avait dû être bien rempli. Hui avait dû se dépêcher autant que possible durant ce bref laps de temps.
Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé pendant mon absence !
Hui avait dit un jour que, pour un garde du corps, la seule bénédiction était de mourir avant la personne qu’il devait protéger.
Mais il devait aussi y avoir une malédiction : celle de voir mourir la personne qu’on devait protéger pendant l’unique instant où l’on quittait son poste.
Et nul ne comprenait mieux que Père ce que ressentait Hui.
« Je vais rester quelque temps à la planque. »
C’était la façon qu’avait Père de dire à Hui de ne pas s’inquiéter, ne serait-ce qu’un peu.
Il avait même déjà rassemblé toutes ses affaires.
Quand Père passa en bandoulière la grande besace de cuir, Hui s’exclama, surpris :
— Je vous en prie, donnez-la-moi. Laissez-moi la porter.
Hui était décontenancé. Il n’avait probablement jamais laissé Père porter ses propres bagages.
Alors Père lui dit :
« N’êtes-vous pas en train d’exécuter mes ordres ? »
— Maître du Culte !
« Je m’en sortirai. »
Hui me regarda. Son expression disait clairement : Prends donc ses affaires et ouvre la marche.
« Père, laissez-moi la porter. »
« Ça suffit. Contente-toi de ne pas mourir. »
Père passa la besace en bandoulière et sortit de la chambre.
« Cette besace vous va à merveille, Père. »
Je le pensais vraiment. Surtout, le voir ainsi était une nouveauté rafraîchissante.
Je regardai Hui, qui observait la scène avec une inquiétude impuissante, puis haussai la voix pour que Père m’entende :
« Arrêtez de le fixer comme ça ! Ces épaules, assez solides pour porter une montagne, vont finir par s’user sous votre regard, oncle ! »
* * *
Myungshin revint trois jours plus tard.
Il avait voulu accourir dès que possible, mais il avait délibérément attendu. Il ne pouvait pas se permettre de montrer son impatience.
« Vous prendrez un verre ? »
— Avec plaisir.
Avant de repartir, Myungshin lui tendit un coffret en bois.
Il contenait des dagues.
« Pour être honnête, je peux accepter des épées ou d’autres armes, mais les dagues, je n’arrive vraiment pas à m’y résoudre. Vous croyez que les forgerons du Culte ne voudront toujours pas me tuer après ça ? »
Apparemment, il avait encore du mal à digérer le fait que, lors de leur dernière rencontre, les artisans de la forge du Culte n’aient pas été assez jaloux pour vouloir sa mort.
Geommugeuk examina les dagues.
« Ah, pour tout le reste, ça irait, mais ces dagues… Ne les montrez jamais à Artisan Gwak. S’il faut que je le supplie de ne pas vous tuer, je vais avoir des ennuis. »
Les paroles de Geommugeuk illuminèrent le visage de Myungshin.
« Puisque j’ai accepté les dagues, c’est moi qui paie à boire aujourd’hui. La dernière fois, j’avais choisi une auberge déplorable ; cette fois, choisissez. »
Myungshin hocha la tête d’un air détaché, comme si cela lui était égal, mais son cœur s’était mis à battre plus fort.
« C’est pour aujourd’hui ? »
Mais s’il devait quitter le marché, l’autre risquait de se méfier. Il devait prendre sa décision avec soin.
Ainsi, tous deux reprirent le chemin du marché.
« Je peux vous poser une question ? »
— Allez-y.
« Ces gens de la Famille du Dragon Doré… Ils sont bien loin d’être à votre niveau, non ? »
Myungshin répondit avec désinvolture :
— Vous avez passé votre vie à donner des ordres, alors vous ne pouvez pas comprendre. Nous, nous devons obéir quand les ordres tombent. Quel pouvoir avons-nous, au juste ?
« De votre bouche, ça ressemble plutôt à une excuse. »
Myungshin sentit le poids des paroles de Geommugeuk.
« Vous aussi, vous avez enquêté sur moi, n’est-ce pas ? »
Le Culte du Démon Céleste était réputé posséder le meilleur réseau de renseignements du monde des arts martiaux. À présent qu’ils étaient mêlés à cette affaire, il était impossible qu’ils ignorent tout de lui.
« C’est exact. »
Geommugeuk répondit sans détour.
« Que dit votre rapport de moi ? »
La réponse fusa.
« Myungshin, numéro deux de la pègre. Ses assassinats obéissent à trois principes : il ne tue pas les enfants, il ne tue pas ceux qui ne maîtrisent pas les arts martiaux et il ne tue pas les gens qui ne sont pas mauvais. »
Jusque-là, Myungshin s’y attendait. Après tout, il avait affaire au Culte du Démon Céleste.
Mais l’information suivante le prit de court.
« À cause de cela, vous êtes récemment entré en conflit avec le chef de la pègre. »
Myungshin eut un léger mouvement de recul.
« Cette affaire ne concernait que nous deux. Comment l’a-t-il appris ? »
Feignant l’ignorance, Myungshin lui demanda :
« Un conflit ? Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? »
À cet instant, Geommugeuk, qui marchait jusque-là, s’arrêta net. Myungshin s’immobilisa avec lui, dans l’attente d’une réponse.
Geommugeuk parla calmement :
« Parce que je n’ai jamais rencontré d’assassin comme vous. »
Son regard posé sur Myungshin était d’un sérieux absolu.
« De nos jours, les assassins qui respectent de tels principes n’existent plus. On n’en entend parler que dans les histoires. Si votre chef était comme vous, il n’y aurait aucun problème. Mais ce n’est pas le genre d’homme qu’il est. »
Les deux hommes poursuivirent leur conversation au bord de la route.
« Pour être honnête, les assassins ne me plaisent pas non plus. Je préfère m’amuser seul plutôt que de me lier d’amitié avec l’un d’eux. Mais j’ai été intrigué en apprenant que vous suiviez ce genre de principes. »
Après une brève pause, Geommugeuk ajouta :
« C’est sans doute pour cela qu’ils vous ont envoyé. Ils ont dû enquêter et comprendre que quelqu’un comme vous m’intéresserait. Si quelqu’un d’autre était venu il y a quelques jours, à votre place, je l’aurais tué sur-le-champ. Tant que j’en ai l’occasion, je préfère éliminer un ennemi de plus. À cet égard, votre chef est plutôt malin. »
Myungshin ne s’était pas attendu à ce que Geommugeuk le connaisse aussi bien.
« Pourquoi me dites-vous tout ça ? Parce que vous êtes sûr de pouvoir me maîtriser, même si vous me le dites ? »
Geommugeuk secoua alors la tête et répondit :
« Qu’avez-vous cru entendre depuis tout à l’heure ? Je vous l’ai dit : je me suis intéressé à un assassin comme vous. Je me suis dit qu’il serait agréable de devenir ami avec un assassin comme vous. »
L’espace d’un instant, Myungshin eut envie de dégainer une dague et de la planter dans la gorge de Geommugeuk.
Son instinct lui soufflait que l’autre homme ne se méfiait pas.
Et le simple fait qu’il éprouve un tel désir pouvait signifier que l’autre parlait sincèrement.
« Vous ne cherchez pas à vous servir de moi pour anéantir la pègre, par hasard ? »
Feignant la surprise, Geommugeuk éclata d’un rire franc.
« Vous avez déjà compris ? »
Myungshin ne parvenait pas à savoir si Geommugeuk était sérieux.
À cet instant, une nuée d’oiseaux passa au-dessus de leurs têtes, en formation.
Tous deux levèrent naturellement les yeux vers le ciel.
« Un assassin et le Jeune chef du Culte du Démon, amis ? Ça a du sens, ça ? »
« Le Jeune chef du Culte du Démon peut aussi être ami avec un aubergiste. »
Myungshin savait que ces paroles étaient vraies.
« Comment la vie d’un aubergiste pourrait-elle se comparer à celle d’un assassin ? Un aubergiste peut fermer boutique dès demain. Nous, nous ne pouvons pas faire ça. »
Geommugeuk lui répondit par une remarque inattendue :
« Je crois qu’il est en réalité plus difficile pour un aubergiste de mettre la clé sous la porte. »
Myungshin, qui regardait le ciel, tourna les yeux vers Geommugeuk.
« Vous ne savez sans doute pas à quel point ces gens ont la vie dure. Ils ne fermeraient boutique que si on leur arrachait leur famille. Vous croyez vraiment travailler plus dur qu’eux ? Sincèrement ? »
Sentant que Geommugeuk était sincère, Myungshin retint sa réponse.
« S’ils prennent un jour de congé, ils perdent leurs clients. Si je fais une pause, quelqu’un qui a fait tout le chemin exprès doit rebrousser chemin. Au moins, vous n’avez pas à vous soucier de ce genre de choses. Quelqu’un attend probablement de mourir de votre main. Mais ça ne vous inquiète pas, n’est-ce pas ? »
Le coin de l’œil de Myungshin tressaillit. Il avait fait de son mieux pour s’entendre avec Geommugeuk. Pourtant, celui-ci continuait d’appuyer là où ça faisait mal.
« Ne pas pouvoir partir, ce n’est pas juste de la paresse ? Vous n’arrivez pas à changer une vie à laquelle vous vous êtes habitué ? »
Le visage de Myungshin se durcit légèrement.
« Ne parlez pas à la légère de la vie de quelqu’un d’autre. Qu’est-ce que vous savez de moi ? Vous n’avez que les bribes d’information que vos espions ont pu recueillir. »
« N’est-ce pas ce que vous êtes ? »
Myungshin eut de nouveau un léger mouvement de recul.
« Celui que vous êtes dans mon rapport et celui que je suis dans le vôtre… C’est bien nous, non ? Existe-t-il vraiment un “moi véritable”, en dehors de la façon dont les autres nous voient ? Si c’est le cas, nous avons vécu toute notre vie incompris. Ça ne vous semble pas absurde ? »
Myungshin ne trouva rien à répondre.
« Nous sommes ce que les autres voient en nous. En fait, c’est peut-être plus juste ainsi. Nous voudrions être plus grands, avoir plus de valeur que nous n’en avons l’air, mais, en réalité, vous et moi ne sommes que les personnes décrites dans les rapports. »
Myungshin voulait dire que ce n’était pas vrai. Qu’il valait mieux que ce que les gens voyaient en lui.
Et tandis qu’il se regardait penser ainsi, il comprit quelque chose.
« Ah… Je voulais être quelqu’un de meilleur. »
Il n’avait jamais eu une telle conversation avec qui que ce soit ; c’était donc la première fois qu’il découvrait ce sentiment enfoui au fond de lui. Peut-être même que les principes qu’il s’était fixés pour ses assassinats venaient de ce désir-là.
« Pourquoi faites-vous ça ? Si vous voulez vraiment être mon ami, dites-moi franchement ce que vous pensez. »
Il ravala les mots qui lui montaient à la poitrine : il devait emmener Geommugeuk devant le Roi des Tueurs.
« Vous cherchez seulement à vous servir de moi pour anéantir la pègre. À quel point me croyez-vous minable, pour essayer de me sonder avec des astuces aussi grossières ? »
Les deux hommes se tenaient dans la rue, le regard rivé l’un à l’autre. Au milieu de la chaussée se déroulait une conversation qui pouvait décider de leur destin.
« Pour être honnête, ce n’est pas pour vous, mais pour me protéger. »
Les yeux de Geommugeuk étaient plus clairs et plus profonds que jamais.
« Je ne veux simplement pas que quelqu’un comme vous soit emporté par le chemin que je suis. Je me dis qu’il serait bon qu’il existe quelque part dans ce monde au moins un assassin qui accepte la pièce offerte par un enfant injustement privé de ses parents et s’en serve pour tuer les méchants. »
« ! »
« Je ne veux pas poursuivre ma route après avoir tué même quelqu’un comme ça. Oui, ce n’est pas pour vous : c’est pour me protéger. »
Geommugeuk tira alors une pièce de ses vêtements et la lui tendit.
« Voilà pourquoi cet argent est le prix que je paie pour me protéger. »