Chapitre 386
Traducteur : FenrirTL
Éditeur / relecteur / notes : Saphartlantis
Chapitre 386 : Si j’avais su que le chef du Culte du Démon Céleste viendrait
Jo Chunbae jeta de nouveau un regard aux Huit Suprêmes démoniaques qui se tenaient dans la rue, devant la taverne.
Au centre se tenait le Démon Lame du Ciel de Sang, droit comme un i, son grand sabre attaché dans le dos. De part et d’autre, Yeonrang et le Grand Démon Ivrogne discutaient.
À côté d’eux, le Roi Poison était accroupi et observait quelque chose, tandis que Mabul se penchait à ses côtés pour regarder.
Soma était perché au bord du toit. Il préférait toujours la solitude et aimait les endroits en hauteur. 1
Cheongseon levait les yeux vers le Démon au Sourire Maléfique. Jeune et peu à l’aise parmi les autres Suprêmes Démoniaques, elle semblait éprouver une certaine affinité avec lui.
Dan Woo-gang, chargé de la sécurité du jour, surveillait le marché, ses énormes poings pendant le long de ses flancs. Il portait les gantelets que Geommugeuk lui avait offerts. 2
Les huit Suprêmes Démoniaques qui protégeaient le Culte du Démon Céleste… Cette scène, que Jo Chunbae raconterait encore et encore à ses clients, était gravée dans son cœur comme un tableau.
Jo Chunbae n’était pas le seul à regarder les Huit Suprêmes démoniaques. Les marchands du marché les observaient, bouche bée, tandis que les chefs de division se tenaient parmi eux.
Même pour ces derniers, c’était une première. Tous les chefs de division mobilisés et chargés de monter la garde comme de simples artistes martiaux… Aucun ne se souvenait de la dernière fois où il avait été affecté à une telle tâche.
Soudain, Jo Chunbae sentit monter en lui une vague de nostalgie. Une seule personne lui avait permis d’assister à un tel spectacle.
« Jeune chef du Culte du Démon Céleste, où êtes-vous ? Vous me manquez. »
* * *
Père avait choisi la tenue la plus somptueuse pour cette réunion.
Le détail le plus frappant se trouvait dans son dos : l’Esprit du Démon Céleste y était représenté, de dos.
Quand Père marchait, on aurait dit que l’Esprit du Démon Céleste marchait lui aussi. C’était véritablement une tenue qui proclamait : « Je suis le Démon Céleste Geom Woojin. »
Alors que Père enfilait ses vêtements, nos regards se croisèrent dans le miroir, pleins d’admiration.
« Vous êtes absolument splendide aujourd’hui. »
Le personnage principal de cette journée, ce n’était ni moi, ni Jo Chunbae, ni le Chef de l’Alliance du Murim, ni le Chef de l’Alliance des voies démoniaques.
À mes yeux, le personnage principal, c’était Père.
Mais Père semblait croire que c’était moi.
« Maintenant que tu as réuni tout le monde comme tu le souhaitais, qu’as-tu l’intention de faire ? »
« Comme je le souhaitais ? »
« Alors c’était mon souhait ? »
« Bien sûr. Pourquoi les deux chefs d’alliance seraient-ils venus, sinon ? Ils viennent vous voir. »
Dans le miroir, Père me regarda en esquissant un sourire en coin. Père, regardez donc l’expression que vous aviez à cet instant. Est-ce vraiment convenable de sourire aussi effrontément ?
Bien sûr, j’adorais ce sourire en coin qui n’appartenait qu’à Père.
Parce que ma plaisanterie avait fait mouche… et parce que c’était aussi sa réponse.
Ce sourire pouvait se comprendre de mille façons. Parfois, il signifiait : « Tu te permets bien des choses. » D’autres fois : « Tu crois vraiment ? » Il pouvait aussi vouloir dire : « Ne me fais pas rire. » Et, comme à cet instant, il exprimait : « Quel effronté. »
Père se tourna vers moi.
« Allons-y. Puisque tu as invité nos hôtes, nous devons les attendre. »
Pour une fois, je ne plaisantai pas et marchai tranquillement derrière Père.
Le dos redoutable de l’Esprit du Démon Céleste y était dessiné.
En contemplant cette image, si semblable au dos de Père, je me demandai à quoi ressemblerait mon propre Esprit du Démon Céleste.
Mon frère aîné, Geom Muyang, nous attendait à l’entrée de nos quartiers.
Père regardait mon frère avec douceur. Il devait être fier de nous voir partir ensemble, un jour pareil.
« Père, regardez-moi comme vous le regardez, lui. »
Père ne répondit pas. Il se contenta d’avancer d’un pas décidé. Mon frère et moi le suivîmes, chacun d’un côté.
« Notre père n’aime que son fils aîné… Quelle cruauté. »
Naturellement, je m’attendais à ce qu’il fasse semblant de ne pas m’entendre.
« Quand ton frère était petit, il a eu de la fièvre. »
Mon frère et moi en restâmes tous deux stupéfaits. C’était la première fois que Père nous racontait une chose pareille.
« À l’époque, le Médecin Démoniaque était parti pour affaires. J’ai porté ton frère et utilisé la Technique de Vol du Démon Céleste pour me précipiter chez lui. »
J’avais très envie de plaisanter : « C’est donc à partir de là qu’il est devenu bizarre ! » Mais je me retins. Mon frère écoutait Père, stupéfait et tendu. Si moi-même j’étais aussi surpris, qu’avait-il dû ressentir ?
« Heureusement, sa fièvre est tombée aussitôt. Le Médecin Démoniaque a ri en disant que ce n’était pas assez grave pour se précipiter ainsi. »
Même cet homme irréprochable avait connu des moments de maladresse. Face à son enfant malade, il n’était pas le Démon Céleste, mais simplement un père. Si je n’étais pas revenu dans le passé et n’avais pas changé notre relation, je n’aurais jamais entendu ces mots.
Père ajouta encore :
« Je m’en suis senti coupable, moi aussi. »
Il était peut-être normal que l’aîné serve de terrain d’essai à ses parents.
Mon frère ne dit rien et continua tranquillement de suivre Père. Je sentais combien il s’efforçait de contenir l’émotion qui l’envahissait. Je me dis qu’il n’oublierait jamais ces paroles que Père venait de lui offrir.
Oui, si mon frère avait pu endurer tout cela, c’était grâce à Père.
« Et moi ? Je n’ai jamais eu de fièvre ? »
« Si. La tienne était même pire. »
« Alors, vous avez dû courir encore plus vite. »
Un léger sourire apparut sur les lèvres de Père. Ce n’était pas un sourire en coin, mais un sourire empreint de souvenirs, tourné vers ces jours lointains.
« Je t’ai déshabillé et t’ai frotté avec de l’eau tiède pour faire baisser ta fièvre. »
« C’est terrible ! »
Était-ce Père qui avait souri avant moi ? Ou n’était-ce qu’une illusion, et l’Esprit du Démon Céleste représenté dans son dos qui souriait ? 3
Tout le long du chemin vers le village de Maga, je m’imaginai Père courant avec mon frère dans les bras, puis me frottant le corps avec un linge trempé d’eau tiède pour faire tomber ma fièvre.
Oui, nous en étions arrivés là. À chaque pas, je me rapprochais d’une autre histoire encore jamais racontée.
Au loin, la Taverne du Vent Flottant apparut.
* * *
Le Démon au Sourire Maléfique, qui se trouvait sur le toit, sauta soudain à terre.
Le Roi Poison, accroupi et perdu dans ses pensées, se redressa d’un bond.
Ces deux hommes, qui semblaient ne jamais sortir de leur propre monde, furent les premiers à bouger. Les autres Suprêmes Démoniaques s’écartèrent de chaque côté et tournèrent les yeux vers le bout de la rue.
Jo Chunbae ne parvenait plus à contenir sa curiosité. Il quitta donc la cuisine et passa la tête dehors pour jeter un coup d’œil.
« Oh là là ! »
Au bout de la rue, Geom Woojin avançait vers eux. Derrière lui, de part et d’autre, tels des ailes, suivaient le Jeune chef du Culte du Démon Céleste et le Jeune Maître aîné.
« Le chef du Culte du Démon Céleste assiste vraiment à la réunion ! »
Jo Chunbae, stupéfait, se figea sur place. Il aurait voulu qu’on le porte comme une statue jusque dans la cuisine.
S’il ne pouvait pas bouger, c’était simple : après avoir vu arriver le chef du Culte du Démon Céleste, comment aurait-il pu rentrer discrètement ?
À mesure que Geom Woojin approchait, les Suprêmes Démoniaques joignirent les poings et le saluèrent d’une seule voix.
« Nous saluons le chef du Culte du Démon Céleste. »
Leurs voix retentirent avec force à l’unisson. Les marchands qui les observaient depuis l’extérieur s’étaient déjà réfugiés dans les bâtiments.
Le long de la rue du marché, les chefs de division se tenaient en rang, espacés les uns des autres, la tête inclinée. Jangho se trouvait en tête.
« Soyez à l’aise. »
La voix grave de Geom Woojin, bien que calme, résonna jusqu’au bout de la rue. Les chefs de division, qui s’étaient inclinés, relevèrent la tête et se redressèrent avec dignité.
« Allons, entrons. »
Geom Woojin prit la tête du groupe, suivi des Suprêmes Démoniaques.
À côté de l’entrée, Jo Chunbae était étendu à plat ventre.
Geom Woojin le reconnut.
« Relevez-vous. »
« Si j’avais su que le chef du Culte du Démon Céleste viendrait, j’aurais tout préparé avec bien plus de soin. »
À cet instant, Geommugeuk lança d’un ton désinvolte, derrière eux :
« Vous voulez dire que vous n’avez pas fait de votre mieux ? Patron, vous n’avez pensé qu’à Père, mais nous sommes dix autres ici. »
Jo Chunbae, décontenancé, agita instinctivement les mains.
« Non, non, ce n’est pas ce que je voulais dire… »
Puis il tressaillit et s’inclina de nouveau, pris de panique. Agiter les mains devant le chef du Culte du Démon Céleste ? Il aurait mérité qu’on les lui coupe, ces mains insolentes ! C’était le genre de chose qu’on aurait pu dire sans que cela paraisse étrange.
Geom Woojin se retourna vers Geommugeuk, l’air manifestement peu impressionné.
Tu veux vraiment taquiner ton pauvre ami dans un moment pareil ? 4
Les Suprêmes Démoniaques profitèrent de l’occasion pour tourner les yeux vers Geommugeuk.
Une volée de regards réprobateurs s’abattit sur lui. 5
« Quoi ? J’essayais juste de détendre l’atmosphère. Vous exagérez ! Vous m’abandonnez comme ça devant Père, sans même oser respirer ! »
Mais allaient-ils vraiment l’abandonner ?
Le regard de Gu Cheonpa, toujours froid comme le givre, semblait maintenant dire : « Espèce de vaurien ! » Derrière le masque de Soma, ses yeux riaient.
Le regard de Song Sa-Hyuk disait clairement : « Tu as déjà raconté l’histoire de Lyu Bin ? » Le Roi Poison, qui ne se repliait jamais dans son monde lorsque Père était là, gardait quant à lui son regard intense habituel. L’expression sévère de Dan Woo-gang semblait avertir : « Pas de plaisanteries aujourd’hui. » Cheongseon, la plus jeune de la nouvelle génération des Suprêmes Démoniaques, affichait un respect réservé. Le regard de Yeonrang était à la fois doux et fougueux. Enfin, Mabul fixait mon frère avec une attention inébranlable, sans même me regarder.
Le Roi Démon du Poing conduisit Geom Woojin au deuxième étage.
« Je vous en prie, par ici. »
Geom Woojin prit place sur l’un des trois sièges du deuxième étage.
En voyant Dan Woo-gang redescendre, Jo Chunbae ne put s’empêcher de se poser la question :
« Pourquoi personne d’autre ne monte ? Si ce ne sont pas les Suprêmes Démoniaques, alors qui va-t-il donc rencontrer ? »
L’idée que ses invités puissent être le Chef de l’Alliance du Murim ou le Chef de l’Alliance des voies démoniaques ne lui traversa même pas l’esprit. Comment une réunion aussi importante aurait-elle pu se tenir dans sa modeste taverne ?
Les Suprêmes Démoniaques restèrent au rez-de-chaussée. Pas un seul ne s’assit. De plus, ils se rassemblèrent tous du même côté au lieu de se disperser.
« Qui peut bien arriver ? »
À cet instant, quelqu’un entra dans la taverne. Quand Jo Chunbae vit de qui il s’agissait, il poussa un cri de surprise. C’était le vieil homme qu’il avait rencontré le matin même.
En le reconnaissant, Jo Chunbae se précipita vers l’entrée sans réfléchir.
« Vieil homme, je vous ai dit que ce n’était pas le bon jour. Pourquoi êtes-vous venu ? Partez, vite ! » 6
Tous les regards se tournèrent vers Jo Chunbae, surpris.
Jo Chunbae jeta un coup d’œil inquiet aux Suprêmes Démoniaques et s’expliqua :
« Non, ce n’est pas ce que vous croyez. Il avait rendez-vous à la taverne. Il y a simplement eu un petit malentendu. »
Puis, tout en commençant à le pousser vers la sortie, il murmura à la hâte au vieil homme :
« Partez, vite. Ces gens-là sont tous dangereux. »
Ce ne fut qu’alors que Jo Chunbae les remarqua : les artistes martiaux alignés derrière le vieil homme. Ils le fixaient d’un air glacial.
« Grands dieux ! »
Jo Chunbae, effrayé, recula en trébuchant.
Jo Chunbae avait vu toutes sortes d’artistes martiaux en tenant sa taverne. Mais ceux qui se tenaient derrière le vieil homme n’étaient pas simplement doués.
Ils dégageaient quelque chose d’indéfinissable… oui, la même présence écrasante que celle des Suprêmes Démoniaques.
Ébranlé, Jo Chunbae se retourna vers le vieil homme et prit enfin le temps de le regarder vraiment.
Les vêtements qui lui avaient paru simples auparavant étaient désormais éblouissants et luxueux. Sur sa poitrine étaient brodés les deux caractères signifiant « héros de la justice », entourés d’un dragon bleu qui s’enroulait autour d’eux en s’élevant vers le ciel. 7
Ce n’était pas seulement sa tenue qui avait changé : l’aura qui entourait le vieil homme était tout autre. Il émanait de lui une dignité et une autorité absolues, capables d’écraser les maîtres qui se tenaient derrière lui, et ses yeux perçants étaient ceux d’un véritable tigre.
« N’avions-nous pas convenu de nous retrouver plus tard ? »
Jo Chunbae répondit d’une voix tremblante :
« Vous êtes donc venu assister à la réunion d’aujourd’hui. »
Geommugeuk, qui observait la scène en silence, s’avança et prit la parole.
« Voici le Chef de l’Alliance du Murim. »
Jo Chunbae ouvrit de grands yeux. Le titre de Chef de l’Alliance du Murim lui était bien trop étranger. Le chef de l’alliance des orthodoxes ? Que faisait-il ici ? Une guerre allait-elle éclater ? Rêvait-il ?
« J’ai invité le Chef de l’Alliance à la Taverne du Vent Flottant. »
Jo Chunbae était trop stupéfait pour parler. Sa bouche s’ouvrait et se refermait sans cesse.
Geommugeuk s’inclina d’abord devant Jin Peicheon pour le saluer.
« Merci d’être venu jusqu’ici. »
« Je vous en prie. Cela faisait longtemps que je n’avais pas visité cette région. Ce voyage m’a été agréable. »
« Voici le propriétaire de la taverne dont je vous ai parlé. »
Le cœur de Jo Chunbae battait si fort qu’il semblait sur le point d’exploser. Il avait parlé de moi au Chef de l’Alliance ? Et maintenant, il me présentait ?
« Patron. »
Même avec le Chef de l’Alliance devant lui, Geommugeuk regarda Jo Chunbae avec calme.
Une énergie douce émana de Geommugeuk et enveloppa Jo Chunbae. Aussitôt, les battements affolés de son cœur commencèrent à s’apaiser.
Non seulement Geommugeuk avait sauvé sa famille et lui, mais il organisait maintenant le Rassemblement des voies orthodoxes et démoniaques dans la taverne de Jo Chunbae ?
Pour la première fois, Jo Chunbae regretta de ne pas savoir transmettre ses paroles par l’énergie.
Parviendrait-il plus tard à exprimer toute cette gratitude, avec autant de force qu’il la ressentait à cet instant ?
« Faites de votre mieux, patron. »
Jo Chunbae hocha vigoureusement la tête.
Jin Peicheon s’adressa à Geommugeuk :
« Quand j’ai rencontré le propriétaire de la taverne tout à l’heure, j’ai compris pourquoi tu l’avais choisie. »
C’était la première fois qu’un civil lui faisait la leçon alors qu’il était Chef de l’Alliance du Murim : il lui avait dit de ne pas prendre ses grands airs, d’agir en adulte et de présenter ses excuses le premier.
« Une fois que vous aurez goûté aux plats et aux boissons, vous comprendrez tout à fait. »
Jin Peicheon monta au deuxième étage. Il déclina l’offre du Roi Démon du Poing de le guider et y alla seul.
Jin Hagun et Jin Haryeong faisaient partie des artistes martiaux qui l’accompagnaient.
J’avais terriblement envie de plaisanter avec eux, mais comme il s’agissait d’une réunion officielle, je me contentai de les saluer en joignant les poings.
Jin Haryeong, en particulier, était déjà de bonne humeur en voyant Geommugeuk. Lui seul pouvait lui procurer cette excitation si particulière. Qui d’autre au monde aurait pu arrêter le Chef de l’Alliance du Murim et lui présenter un tavernier ?
Derrière Jin Peicheon se tenaient sept maîtres d’élite, choisis par l’Alliance du Murim.
Parmi eux se trouvaient un vieux maître aux cheveux entièrement blancs et un jeune expert qui semblait avoir une trentaine d’années. C’étaient les meilleurs artistes martiaux des générations passée et présente, des noms connus de tous dans la faction orthodoxe.
Ils étaient capables d’assumer leurs émotions même face aux Suprêmes Démoniaques… et l’un d’eux affichait ouvertement son mécontentement.
Le Grand Guerrier de la Justice, Im Sang-gon.
Il était manifestement mécontent que Geommugeuk se soit soucié de Jo Chunbae devant le Chef de l’Alliance du Murim. Comment avait-il pu présenter un simple tavernier ? Cela ne pouvait que signifier qu’il méprisait leur présence.
Mais dès qu’il lança un regard noir à Geommugeuk, un regard perçant et glacé lui répondit.
C’était le Démon Lame du Ciel de Sang. Ses yeux portaient un avertissement sans équivoque.
« Comment oses-tu regarder ainsi le Jeune chef du Culte du Démon Céleste ? »
Alors, le vieil homme qui se tenait à côté d’Im Sang-gon lança un regard noir à Gu Cheonpa.
Le Suprême de l’Épée du Grand Principe, Jin Gwang.
Un maître de l’épée qui avait jadis régné sur la génération précédente du Murim avec une seule lame.
« Sales ordures du culte. »
Lui non plus ne cherchait pas à cacher son mépris.
En réponse, le Suprême de l’Épée Tranchante lui lança un regard glacial.
Tous deux cherchaient à atteindre le sommet de l’art de l’épée. Impossible qu’ils ne se connaissent pas.
Jo Chunbae, toutefois, n’assistait pas à ce duel silencieux de regards.
Il était captivé, les yeux rivés sur Jin Peicheon qui montait lentement au deuxième étage.
Bien que Jin Peicheon ne libérât aucune aura martiale, dès qu’il posa le pied à l’étage, l’air entre le rez-de-chaussée et le deuxième étage sembla changer.
« Un Rassemblement des voies orthodoxes et démoniaques dans ma taverne ! Dans ma taverne ! »
Jo Chunbae était si heureux qu’il aurait pu s’évanouir.
Il se calma en prenant une profonde inspiration. Il était temps de donner le meilleur de lui-même.
Alors qu’il se tournait pour rejoindre la cuisine, il fit brusquement volte-face et leva les yeux vers le deuxième étage. Son regard tomba sur le dernier siège inoccupé.
« Hein ? Alors, à qui est destiné ce siège ? » 8
1 : Le trope de la pose perchée, dramatique, a un petit côté romantique. Regardez les chats, ils font ça tout le temps ^^ C’est peut-être l’esprit animal de Soma ^^
2 : Ils ont tellement changé depuis leur première rencontre… C’est toujours incroyable à voir ^^
3 : C’est forcément l’Esprit qui a souri le premier ^^ Bref, ces histoires étaient touchantes. C’est toujours agréable d’avoir des moments en famille entre ces trois-là. J’espère qu’un jour, on en apprendra davantage sur leur mère.
4 : Bon… oui. C’est aussi ça, être l’ami de quelqu’un XDXDXD
5 : Haha, le même timing parfaitement synchronisé que lorsqu’ils fuient ses discours XDXDXD
6 : Haha : « La réunion est reportée à demain, repassez plus tard !!! » lui claque la porte au nez XDXDXD
7 : C’est… un peu exagéré, non ? Enfin bon, les orthodoxes aiment toujours se donner des airs supérieurs hausse les épaules En fait, c’est presque mignon, ici. Au moins, ce ne sont pas une bande d’hypocrites corrompus comme dans certains autres romans ^^
8 : BOUM BOUM BOUM