Chapitre 322
Traducteur : FenrirTL
Révision et contrôle qualité : Saphartlantis
Consultant en terminologie du Murim : Kopke
Chapitre 322 : Tu n’as pas échoué
Une aura féroce jaillit du corps de So Baekta.
Les mots « Notre culte n’autorise pas ta guerre » ne le mirent pas en colère. Il s’y était attendu.
Mais « Va d’abord te laver le visage »… Ces mots lui infligèrent une humiliation indescriptible. Ils frappèrent directement son orgueil.
« Tu te crois vraiment si fort que ça ? »
Une plainte fantomatique retentit dans toutes les directions, m’écrasant sous son énergie démoniaque.
Il ne maîtrisait pas encore parfaitement cet art martial, mais c’était bien l’Aura démoniaque qui Brise le Ciel.
La Technique de Protection Corporelle du Démon Céleste s’activa et protégea mon corps. Me voyant rester calme, So Baekta libéra encore plus de force intérieure.
« Je t’ai demandé si tu étais vraiment si fort ! »
Il l’était bel et bien. Loin de me laisser submerger par cette énergie fantomatique, je me mis à marcher vers So Baekta d’un pas assuré.
« Qu’as-tu donc pour justifier tout ce chaos ? Ce n’est pas une vulgaire guerre de territoire entre voyous d’une ruelle. Qu’est-ce que tu possèdes pour parler d’unifier les Terres Sauvages et rêver de dominer tout le monde des arts martiaux ? »
Je m’avançai jusqu’à So Baekta.
« Je ne vois pas en quoi les motifs délirants sur ton visage te mèneront à la victoire. »
Au moment où une lueur de résolution passa dans les yeux de So Baekta, une autre de ses cartes cachées se dévoila.
Une énergie cramoisie se mit à jaillir de ses deux yeux et se mêla à l’aura fantomatique qu’il avait déjà libérée.
À cet instant, je compris.
« Cette énergie… Ce n’est pas l’Aura démoniaque qui Brise le Ciel ! »
L’instant d’après, une vague rouge sang m’engloutit et le décor changea.
Je n’étais plus dans la salle du chef du Culte.
Les murs et le sol autour de moi se tortillaient comme s’ils étaient vivants. J’avais l’impression de me trouver dans les entrailles d’une bête. J’étais déjà venu ici.
Oui, c’était l’espace créé par Hwan Yeo, la femme du Jardin des Fleurs !
Mais celui-ci était différent. Les couleurs, les formes… tout avait changé. Je percevais à la fois l’Aura démoniaque qui Brise le Ciel de l’ancien chef du Culte du Vent Céleste et l’aura de Hwan Yeo que j’avais sentie à l’époque.
« Ces deux arts martiaux ont été fusionnés ! »
L’aura née de leur fusion était bien plus puissante. Et celui qui l’avait rendue possible était sans doute Roi Hwan.
Si So Baekta semblait différent, ce n’était pas parce qu’il avait succombé à l’Art de l’Arrachement de l’Âme. La fusion de deux arts martiaux puissants avait changé sa personnalité même. À cela s’ajoutaient certainement les paroles persuasives et le lavage de cerveau de Roi Hwan.
Il lui avait transmis son art martial pour le rendre plus fort ?
Quelle absurdité ! Si cela lui avait apporté le moindre avantage, Roi Hwan aurait dérobé les arts martiaux de So Baekta pour les assimiler lui-même.
« Cette fusion ne peut le conduire qu’à la mort. »
J’en étais certain. Roi Hwan me l’avait déjà montré dans ma vie précédente. C’était un homme qui ne vivait que pour lui-même.
Au centre de cet espace se dressait le Mur transmetteur des dix mille lieues, celui d’où un visage humain avait autrefois surgi.
Et de l’autre côté, un visage passa à travers la paroi.
« Jeune chef de culte, c’est bien ce que tu voulais voir ? »
Le visage qui apparut derrière la fine membrane était celui de So Baekta. Sa voix résonnait d’un écho sinistre.
« Je ne peux pas tuer quelqu’un qui maîtrise l’Art démoniaque des Neuf Calamités. Mais je peux t’emprisonner ici pour l’éternité. »
Voilà ce qui fondait sa confiance : il croyait pouvoir unifier le monde des arts martiaux grâce à un art si puissant qu’il lui permettrait même de piéger le Jeune chef du Culte du Démon Céleste.
Naturellement, je pouvais deviner quelle était sa dernière carte cachée. Si Roi Hwan lui avait transmis un art martial, So Baekta devait aussi croire qu’il lui viendrait en aide. Et si cette fusion était soutenue par l’assistance de Roi Hwan…
Je comprenais à présent son exaltation et son assurance.
« Comment s’appelle cet art martial ? »
So Baekta répondit avec assurance à ma question.
« L’Art des Esprits de Sang qui Brise le Ciel ! »
L’aura qu’il dégageait était effectivement assez puissante pour justifier sa confiance. Mais à mes yeux, elle n’était pas différente de celle d’un homme sous l’effet du Berserk, ce stimulant instable de l’énergie interne autrefois vendu par l’Alliance des voies démoniaques, dont j’avais personnellement stoppé la production.
« Tu ne te rends pas compte qu’un pouvoir acquis de cette façon a toujours un prix ? »
So Baekta éclata de rire. Pas la moindre inquiétude ne passa sur son visage, visible derrière la membrane ondulante.
« C’est toi qui paieras le prix. Toi qui t’es cramponné à l’Art démoniaque des Neuf Calamités jusqu’à stagner ! Alors, qu’en dis-tu ? Tu as enfin vu de quoi je suis capable ? »
Je ne répondis pas. Tandis que je restais plongé dans mes pensées, So Baekta me demanda :
« À quoi peux-tu bien penser ? »
Comment le faire parler de Roi Hwan ?
« Je me demande comment sortir d’ici. »
Je dégainai l’Épée du Démon Noir. So Baekta ricana.
« La membrane est si fine que tu crois qu’elle se déchirera facilement ? »
Avec un sourire assuré, il secoua négligemment la membrane. Mais il ignorait tout.
Il ne savait pas qu’en activant l’Essence de l’Œil de Sang et la Nouvelle Technique de l’Œil, je pouvais distinguer de fines lignes bleuâtres, des points faibles dans la barrière que je pouvais exploiter pour la briser.
Bien sûr, il n’était pas toujours aussi facile de trouver une parade. Comme lors de mon combat contre Yasuo, il y a longtemps, certaines illusions ou certains arts obscurs obligeaient à frôler la mort pour découvrir comment s’en échapper.
Mais, au moins, la façon de trancher la membrane du Mur transmetteur des dix mille lieues m’apparaissait clairement.
Fiuut !
L’Épée du Démon Noir fendit l’air sans le moindre effort.
Crac.
La membrane se déchira comme du tissu. So Baekta, qui avait approché son visage, fut brusquement projeté vers l’avant.
Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur. Et plus encore lorsqu’il vit que j’avais déchiré la membrane sans même lui égratigner le visage.
« … Hein ? Comment… »
Je tendis le bras, attrapai So Baekta par le col de l’autre côté du mur et le tirai à moi.
So Baekta passa de mon côté.
Je baissai les yeux vers lui, étalé par terre, et lui lançai froidement :
« Tu as dit que je ne pourrais jamais sortir d’ici. Tu es vraiment sûr de vouloir y passer l’éternité… avec moi ? »
So Baekta dissipa aussitôt l’espace. Il pensait qu’ils retourneraient dans la salle du chef du Culte une fois l’espace créé effondré.
Froufrou…
Pourtant, ils se retrouvèrent dans le même espace qu’à l’instant.
« ! »
So Baekta sursauta.
Il avait récité l’incantation qui devait dissiper l’espace et était certain d’être revenu dans la salle du chef du Culte. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, c’était comme s’ils avaient été ramenés ici de force.
Il récita de nouveau l’incantation. Mais les murs et le sol ne firent que s’agiter et onduler ; l’espace demeura intact.
« Quelque chose cloche ! »
Il était déconcerté. Depuis qu’il avait appris à créer cet espace, il n’avait jamais échoué à le dissiper.
Son regard se posa sur la partie déchirée du mur.
« Ce serait à cause de ça ? »
À bien y regarder, l’espace ressemblait à celui qu’il avait créé, mais ce n’était pas le même. La couleur avait changé. La sensation aussi.
« Cette déchirure a tout changé ! »
Un effroi glacial lui envahit la poitrine.
« Calme-toi et réessaie », dit Geommugeuk.
So Baekta s’y essaya de nouveau, mais l’espace ne disparut toujours pas.
Il se précipita vers le Mur transmetteur des dix mille lieues, à l’endroit où Geommugeuk avait déchiré la barrière. Mais derrière la membrane déchirée, une nouvelle s’était formée.
Il tenta de la déchirer en y insufflant son qi, mais elle ne fit que s’étirer sans céder. Ce fut peine perdue.
So Baekta se tourna vers Geommugeuk et cria :
« Toi ! Essaie encore de déchirer ce mur ! »
Geommugeuk dégaina son épée et frappa la membrane. Mais cette fois, elle ne se déchira pas. Qu’il la transperce ou la tranche, elle ne faisait que s’étirer et onduler.
« Comment as-tu réussi à la déchirer la première fois ? »
« Je n’en sais rien, moi non plus. Ta tête me narguait, ça m’a énervé et j’ai tranché. Il faut que quelqu’un passe sa tête de l’autre côté pour que ça marche ? »
Geommugeuk posa la question, mais So Baekta ne répondit pas. Il n’en savait rien, lui non plus.
« On trouvera bien un moyen de sortir. Tu ne crois quand même pas qu’on va rester coincés ici pour toujours ? »
Contrairement à Geommugeuk, qui gardait un certain calme, So Baekta était de plus en plus terrifié.
Ce fou insouciant ne comprenait pas à quel point cet espace était effrayant. S’ils ne parvenaient pas à le dissiper, ils mourraient de faim ici.
« Ton énergie interne s’épuise ? »
So Baekta vérifia son qi et secoua la tête.
Geommugeuk s’adossa au mur et déclara :
« Tant mieux. Sinon, on serait morts une fois à court de qi inné véritable. Repose-toi un peu, puis réessaie. »
Geommugeuk avait raison. Paniquer ne résoudrait rien.
So Baekta examina calmement le mur. Les parois, qui se tortillaient comme des intestins, s’immobilisaient peu à peu. Leur couleur s’assombrissait aussi lentement. Le mur était en train de mourir.
« Tu croyais vraiment qu’associer un autre art martial à l’Aura démoniaque qui Brise le Ciel n’aurait absolument aucun effet secondaire ? »
C’était vrai. So Baekta avait réellement cru qu’il n’y aurait aucun effet secondaire. Et il n’y en avait pas eu… jusqu’à présent.
Il s’assit et entreprit de réguler sa respiration et de faire circuler son qi. Il voulait calmer son esprit et reconstituer son énergie interne avant de réessayer, l’esprit clair.
Après avoir accompli un cycle complet et rouvert les yeux, il vit que Geommugeuk étudiait le mur.
So Baekta récita calmement une nouvelle fois l’incantation pour dissiper l’espace. Mais, encore une fois, elle échoua.
Et alors, cela arriva.
Goutte à goutte…
Du sang se mit à couler de tous les murs.
Comme pour annoncer l’approche de la mort, le sang qui ruisselait des parois ne montrait aucun signe d’arrêt.
So Baekta balaya les lieux du regard, affolé, puis sombra dans le désespoir.
« Il n’y a nulle part où le sang puisse s’écouler. »
Le sang commença à s’accumuler sur le sol. S’il continuait à monter ainsi, ils finiraient par s’y noyer.
Se noyer dans le sang, dans un espace illusoire qu’il avait lui-même créé… Et avec le Jeune chef du Culte du Démon Céleste, en plus ?
So Baekta resta là, hébété, trop choqué pour réagir, ne serait-ce qu’un instant.
Puis, soudain, une vague d’hostilité bouillonnante déferla en lui. Il mobilisa son énergie intérieure. Une énergie cramoisie commença à s’amasser dans ses deux mains.
« Tout ça, c’est ta faute ! »
So Baekta tendit les mains vers Geommugeuk, prêt à lancer une décharge de force. Mais Geommugeuk fut plus rapide. Il fondit sur lui avec le Pas du Roi des Enfers et frappa le premier.
Pan !
So Baekta reçut le coup en pleine poitrine. Il percuta le mur avant de s’effondrer au sol.
Geommugeuk saisit son corps couvert de sang et le remit debout, tout en réprimant son énergie interne. Le sang leur arrivait déjà aux genoux.
« Pourquoi ce serait ma faute ? C’est toi qui fanfaronnais en parlant d’unifier les Terres Sauvages, et tu n’es même pas capable de dissiper ta propre illusion. »
Geommugeuk frappa sans pitié l’arrière du crâne de So Baekta.
« Ça, c’est de la part de ton maître ! Après t’avoir rencontré, il est revenu en disant : “Bon sang, j’aurais dû cogner ce fou derrière le crâne.” »
So Baekta serra les dents. Il était furieux, bouillonnant de rage, mais ce n’était pas le moment de se battre contre Geommugeuk. Le sang montait trop vite.
Une terreur profonde lui noua les entrailles tandis qu’il fixait le niveau qui grimpait. C’était la première fois qu’il ressentait vraiment la peur de mourir.
Geommugeuk le provoqua de nouveau.
« Si ton maître t’a transmis le Siège de chef du Culte du Démon Céleste, tu aurais dû te préparer à le protéger. Tu n’arrives même pas à préserver ce qu’on t’a donné. Alors, qu’est-ce que tu fiches ? »
« Ce qu’on m’a donné ? Qu’est-ce qu’on m’a donné ? »
Le mot « donné » blessa son orgueil comme une lame.
« J’étais destiné à hériter de la fonction de chef du Culte depuis le début ! »
« Alors, tant mieux si tu en as hérité plus tôt, non ? »
« Tant mieux ? À l’époque, je n’étais pas prêt à devenir chef du Culte ! J’avais besoin de m’entraîner davantage, de maîtriser pleinement l’Aura démoniaque qui Brise le Ciel. C’est à ce moment-là que j’aurais dû la recevoir. Mais mon maître m’a simplement balancé cette fonction avant de partir. »
Tout ce qu’il avait enfoui au fond de lui se déversa.
« Il m’a dit : “Beaucoup de gens te suivent, alors ne t’inquiète pas.” Qu’il ne me fasse pas rire ! Ces gens le suivaient, lui, pas moi ! Comment pouvait-il ne pas le savoir ? Comment pouvait-il ne pas voir que ce qu’ils lui disaient en face différait de ce qu’ils me disaient à moi ? »
Le sang leur arrivait déjà à la taille.
« Tu sais ce que j’ai vécu après son départ ? Chaque jour, je marchais sur des œufs. Je me demandais si quelqu’un lorgnait mon siège. S’ils se moquaient de moi dans mon dos. J’avais tellement peur d’être assassiné que je n’arrivais même pas à dormir. Et alors quoi ? Les autres peuvent le dire, mais pas toi ! Tu ne sais même pas comment j’ai vécu. Comment oses-tu me dire ça ? »
Geommugeuk comprit. L’immaturité qu’il avait cru percevoir par instants chez So Baekta venait du ressentiment qu’il nourrissait envers son maître.
Il aurait dû remplacer « à cause de lui » par « grâce à lui », endurer et surmonter cela. Mais, malheureusement, il n’en avait pas été capable seul.
« Le seul qui m’ait vraiment compris… c’était lui. »
Roi Hwan s’était glissé dans les failles laissées par le ressentiment, la colère et la peur, et ses murmures empoisonnés y avaient pris racine.
Voilà ce que So Baekta voulait dire. Ce foutu maître ne valait pas un centième de cet homme.
« Il m’a dit qu’il était le dernier héritier de la Secte du Sang. »
Ce n’était pas tout à fait faux. Après Roi Hwan et Hwan Yeo, aucun autre art martial de la Secte du Sang n’était apparu.
« Il m’a dit qu’il comptait vivre tranquillement… mais qu’il avait changé d’avis en me voyant abandonné par mon maître et placé sur le Siège de chef du Culte. »
Roi Hwan avait dû prétendre être le plus grand soutien d’un homme au moment où il était le plus vulnérable. Tout en lui enseignant les arts martiaux de la Secte du Sang, il avait dû gagner son cœur.
So Baekta contempla son reflet dans le sang qui lui montait à la poitrine. Puis, soudain, il s’en servit comme d’un miroir pour tracer sur son visage le dernier motif.
Parmi les trois motifs, c’était celui du Déclin du Vent, celui qu’on dessinait sur le visage des morts. Bien sûr, le sang ne permettait pas de le tracer proprement.
« Je voulais marcher sur le champ de bataille… avec la Fleur céleste qu’il avait peinte sur moi. »
À cet instant, Geommugeuk comprit la vérité.
« Ne me dis pas… que cet homme était le peintre de la fresque de la salle du chef du Culte ? »
Comme pour l’admettre à présent que la fin approchait, So Baekta hocha la tête.
« C’est lui qui m’a appris à dessiner les motifs sur le visage. »
La cachette de Roi Hwan venait enfin d’être révélée.
« Il m’a appris comment vivre… et à quel point j’étais extraordinaire. »
Le sang leur arrivait maintenant au menton.
Alors, tout s’arrête ici… ?
So Baekta croisa soudain le regard de Geommugeuk. Dans ses yeux clairs et profonds brillait une étrange joie.
« Qu’est-ce qui te fait sourire, bon sang ? Qu’est-ce qu’il y a de si réjouissant pour que tu fanfaronnes encore, même maintenant, à la fin ? »
« Un autre jour, je me serais sûrement vanté comme un beau diable. Mais aujourd’hui, je me suis beaucoup retenu. »
Puis il prononça les mots les plus déroutants qui soient.
« Tes tentatives pour dissiper l’espace… n’ont pas échoué. C’est moi qui ai réussi. »
« … Quoi ? »
« À bien y réfléchir, dans cet espace, je suis devenu ton disciple cadet. »
« Qu’est-ce que tu racontes ? »
« Il me l’a transmis à moi seul. Bien sûr, tu ne pouvais pas le savoir. »
Le sang leur montait au visage. Ils devaient se tenir sur la pointe des pieds pour continuer à parler.
« Chaque fois que ton maître ouvrait et refermait cet espace, il faisait toujours un geste particulier. »
Geommugeuk leva la main au-dessus de la surface du sang.
So Baekta sentit instinctivement qu’un malheur se préparait. Mais cette pensée ne dura qu’un instant : le sang leur dépassa le visage.
À cet instant, Geommugeuk claqua sèchement des doigts, la main toujours au-dessus de la surface.
1 : Eh oui. Tu es peut-être fort, mais tu es loin d’être aussi sournoisement malfaisant que certains adversaires de Mugeuk, ceux qu’il a déjà tués.
2 : « Mes putains de jambes, Gricko !!! » Flash-back de Once Upon a Witchlight — Legends of Avantris
3 : Oui, certains arts martiaux, surtout ceux du camp démoniaque, ont tendance à affecter négativement la personnalité de leur utilisateur. Peu à peu, ils le rendent plus violent et l’incitent ainsi à les employer davantage. Dans de très rares cas, ils peuvent aller jusqu’à remodeler entièrement sa conscience. J’ai vu au moins un cas où quelqu’un a délibérément créé et répandu un art martial vicieux, conçu uniquement pour implanter la conscience de son créateur et lui permettre de vivre éternellement à travers de nouveaux corps ou réceptacles.
4 : Voilà pourquoi il ne faut pas accepter d’arts martiaux étranges de la part d’inconnus suspects. À moins de n’avoir VRAIMENT pas le choix et d’avoir prévu de nombreuses parades. Sinon, tant pis pour toi.
5 : Encore ? Apparemment, c’est l’idée de la semaine.
6 : L’Art démoniaque des Neuf Calamités n’a pas stagné. En fait, un héritage vieux d’un millénaire mérite le respect.
7 : À moins que Mugeuk n’ait utilisé sa propre technique de transfert temporel et spatial pour te jouer un tour.
8 : Un peu naïf.
9 : Ah, enfin. Ça faisait une éternité.
10 : L’endroit le plus sombre se trouve TOUJOURS juste sous la lampe.
11 : Je le savais.