Chapitre 307
Traducteur : FenrirTL
Éditeur/contrôle qualité : Saphartlantis
Consultant en terminologie du Murim : Kopke
Chapitre 307 : Pourquoi m’a-t-on confié les fleurs ?
Pour me rendre au jardin sans éveiller les soupçons, j’avais besoin de l’aide d’une personne.
« Tu déménages ? »
Au milieu des vêtements et des bagages qui encombraient la pièce, Lee Ahn releva la tête.
« Tu es là ? »
Lee Ahn préparait son départ. Elle allait partir à la rencontre de Seo Jin, la petite sœur du Maître spirituel.
« Il y a tant de choses à prévoir pour un long voyage. Des vêtements de rechange, une tenue officielle pour rencontrer Mademoiselle Seo, de quoi manger si j’ai faim en chemin… J’ai aussi pris des pilules de soin et des antidotes. Je n’aurai probablement pas besoin de remède pour m’acclimater à une eau différente. J’ai aussi une carte. Et… »
« C’est quoi, tout ça ? »
« Oh, ça, ce sont des ustensiles de camping, au cas où. Et voici des condiments. Là-bas, c’est une natte en cuir pour dormir. »
Je sortis les ustensiles de son sac.
« Ne t’embarrasse pas de plats qui nécessitent des ustensiles. Pour les condiments, prends juste du sel. Et ça, qu’est-ce que c’est ? »
« Un livre à lire si je n’arrive pas à dormir. »
« Comme si tu lisais autant ! Choisis-en un seul ! »
Je l’aidai à faire ses bagages. Ou plutôt, je l’aidai à les défaire.
« Tu pars quand ? »
« Demain matin. J’avais justement prévu de venir te dire au revoir. »
« Tu pars seule ? »
« Oui. Entre femmes, je vais essayer de la convaincre. »
Si Seo Jin, la sœur de sang du seigneur du Clan des Fantômes, rejoignait le Corps des Ombres hantées, nos forces en seraient considérablement renforcées. Elle excellait non seulement dans les arts de formation, mais aussi dans la magie des fantômes. 1
« Peu importe tout ce que tu emportes, tu peux au moins porter ça, non ? Tiens, essaie. »
Je lui tendis une ceinture de cuir où étaient soigneusement disposés de petits couteaux de lancer.
« J’ai spécialement demandé ces couteaux de lancer au Maître Gwak de l’Atelier de fer. Sers-t’en si tu es en danger. C’est un cadeau pour célébrer la fin de ta formation. »
« Oh ! Merci beaucoup, jeune maître ! »
Prise au dépourvu par ce cadeau inattendu, Lee Ahn fut profondément touchée. 2
Elle attacha la ceinture autour de sa taille, tira vivement un poignard et le lança contre le mur.
Quatre poignards s’y plantèrent. S’il y avait eu une cible en forme humaine, ils l’auraient atteinte aux bras et aux jambes.
Je pris un poignard à sa ceinture et le lançai à mon tour contre le mur.
Il s’enfonça profondément dans le bois, à hauteur du cou.
« Vise toujours ici. »
Je lui rappelais qu’il fallait se montrer impitoyable face à un ennemi.
« Souviens-toi : une pitié mal placée pourrait finir par coûter la vie à quelqu’un d’autre. »
Lee Ahn hocha la tête et lança un autre poignard.
Il se planta juste à côté du mien.
J’acquiesçai, satisfait, et la félicitai en silence.
Lee Ahn récupéra les poignards sur le mur et les remit à sa ceinture.
« Je les adore ! Merci, jeune maître. »
« Ne te prive pas de t’en servir. Si tu les utilises tous, je t’en ferai fabriquer d’autres. »
« Je ferai attention et je reviendrai saine et sauve. Ne t’inquiète pas. »
« Je ne m’inquiète pas. Pourquoi m’inquiéterais-je pour une subordonnée directe du Jeune chef du Culte du Démon Céleste, qui est aussi la fille du Roi Démon du Poing ? Au fait, ça te dirait une promenade ? »
« Comme tu le vois, je suis un peu occupée. Passe-moi ça, là-bas. Et apporte-moi aussi les vêtements qui sont suspendus là-bas. »
« Une femme qui refuse une promenade avec le Jeune chef du Culte… Incroyable ! »
Bien sûr, Lee Ahn faisait seulement semblant d’être occupée pour plaisanter.
« Si tu me proposais de marcher jusqu’aux Terres Sauvages, pas seulement de faire un petit tour, j’irais quand même. » 3
Elle vint se placer à côté de moi et commença à passer son bras sous le mien, mais s’interrompit. Autrefois, elle se serait laissée porter par moi ou m’aurait pris le bras sans hésiter. Mais depuis que j’étais devenu le Jeune chef du Culte, elle semblait avoir plus de mal à se montrer aussi familière. 4
Lorsque nous sortîmes de nos quartiers, les gardes qui nous attendaient dehors nous saluèrent.
Lee Ahn leur rendit leur salut. Ces deux groupes étaient ceux qui m’étaient le plus proches ; ils se surveillaient donc discrètement l’un l’autre. Pour être plus précis, c’était Jeokyeon, la cheffe des gardes, qui y prêtait le plus attention.
Les gardes nous emboîtèrent le pas, et Lee Ahn parut quelque peu perplexe.
Cela faisait longtemps que nous n’avions pas été seuls tous les deux ; elle ne s’attendait sans doute pas à ce que je les emmène avec nous.
Je m’en voulus un peu de ne pas l’avoir prévenue, mais cette sortie tenait davantage de l’affaire à régler que du plaisir.
Nous quittâmes l’enceinte principale et entrâmes dans le village de Maga.
Après tout ce temps, retrouver le plaisir de marcher avec Lee Ahn me fit du bien. Nous regardâmes les marchandises du marché et échangeâmes quelques banalités. Nous arrivâmes bientôt à la Taverne du Vent Flottant. Comme nous passions devant sans nous arrêter, Lee Ahn me demanda, surprise :
« Hein ? On ne va pas à la Taverne du Vent Flottant ? »
« Non. »
Comme nous étions dans le village de Maga, elle avait naturellement cru que nous nous y rendrions.
Nous poursuivîmes notre chemin jusqu’à un petit jardin fleuri à la périphérie, celui dont Seo Daeryong avait parlé dans son rapport.
« Choisis une fleur. Une qui fleurit bien en hiver. »
« C’est pas vrai… Nous sommes venus jusqu’ici juste pour que tu m’achètes une fleur ? »
Quand je hochai la tête, elle manifesta encore plus de joie que lorsque je lui avais offert les poignards.
« C’est la première fois qu’on m’offre des fleurs ! » 5
Avant que nous n’entrions ensemble, les gardes passèrent en premier pour inspecter les lieux.
Une femme à l’air affable — sans doute la propriétaire — sortit dans le jardin arrière, un pot de fleurs dans les bras.
À l’instant où, surprise par notre présence, elle posa le pot à terre…
*Je connais ce visage.*
Je l’avais déjà vue quelque part, c’était certain. Mais impossible de me rappeler où.
Bien sûr, ce n’était pas simplement parce que je lui avais déjà acheté des fleurs.
*Il y a quelque chose chez elle.*
Je portai mon attention sur son qi. Si je n’avais pas été particulièrement attentif, je ne me serais pas rendu compte qu’elle était une artiste martiale. Elle dissimulait si bien sa présence.
J’avais donc vu juste.
La raison pour laquelle Sa Woojong était venu si souvent ici, c’était sans aucun doute cette femme. S’il s’était agi d’un simple point de contact, une ou deux visites auraient suffi. Or, il était venu presque tous les jours. Cela ne pouvait signifier qu’une chose : il avait dû apprendre quelque chose d’elle.
« Madame, pourriez-vous recommander une fleur qui irait bien à cette ravissante jeune femme ? »
La femme d’âge mûr s’inclina poliment avant de répondre.
« Il existe des fleurs dignes d’une personne aussi précieuse et belle. Venez donc par ici, je vous prie. »
Elle emmena Lee Ahn et se mit à lui présenter les fleurs. Sa connaissance approfondie des plantes ne laissait aucun doute : elle semblait bien être la propriétaire du jardin.
*Quelqu’un qui sait si bien dissimuler sa présence… Je devrais me souvenir d’elle.*
J’observai le jardin fleuri avec une méfiance à peine dissimulée. À l’Atelier de Baek Cheongyeong, j’avais senti une aura émaner des poupées. Mais ici, tout semblait n’être que fleurs et arbres ordinaires.
Elle ne faisait pas partie des Douze Rois du Zodiaque qui avaient suivi Hwa Moogi.
Alors, l’avais-je rencontrée à l’époque où j’étais un vagabond ? Ou peut-être l’avais-je aperçue en rassemblant des matériaux pour d’autres techniques ultimes ?
J’examinai aussi sa silhouette. Même si son visage ne réveillait aucun souvenir, peut-être que sa carrure ou sa façon de se déplacer me rappellerait quelqu’un. Mais rien ne me venait.
Lee Ahn avait entre-temps choisi une fleur.
« Cet arbre donne la fleur la plus durable. Une très belle fleur poussera de ce bouton. »
Puis elle se figea soudain.
« Oh ! C’est vrai, je suis censée quitter le Culte demain ! »
Je répondis en riant doucement :
« Nous avons bien une spécialiste des fleurs avec nous, non ? »
Lee Ahn comprit à qui je faisais allusion et sourit, soulagée.
Je payai la fleur à la femme d’âge mûr.
Elle avait peut-être trouvé ma visite impromptue suspecte.
Mais elle devait aussi être déconcertée. Je n’avais rien dit à Lee Ahn ; son enthousiasme et sa joie étaient donc sincères, ils n’étaient pas feints.
Et j’avais délibérément amené mes gardes. Elle devait se demander : qui viendrait ouvertement avec des gardes juste pour espionner quelqu’un ? Toute cette situation devait lui inspirer des pensées contradictoires.
Au fait, qui es-tu vraiment ? Si nous nous rencontrons pour la première fois, pourquoi ton visage m’est-il si familier ?
* * *
Le lendemain, je passai au bureau de Seo Daeryong. Il arrosait un pot de fleurs. Il y en avait désormais deux sur le rebord de la fenêtre.
« Celui-là, c’est le pot que Lee Ahn m’a confié. »
Seo Daeryong eut un grand sourire.
« Tu sais ce qu’elle m’a dit en me le confiant ? »
« “Si tu le laisses mourir, je ne te le pardonnerai pas” ? »
« J’aurais préféré ! Au moins, j’aurais pu répliquer : “Quelle amie menace quelqu’un alors qu’elle lui demande un service ?” ou quelque chose du genre. »
Seo Daeryong imita la voix de Lee Ahn.
« Ah ! Regarde donc ce bouton de fleur. Elle sera magnifique quand elle éclora, tu ne trouves pas ? J’ai tellement hâte. C’est la première fleur que le jeune maître m’ait jamais offerte. Quand je reviendrai, elle sera en pleine floraison, pas vrai ? »
Seo Daeryong secoua la tête.
« Tu aurais dû voir ses yeux à ce moment-là. Ils brillaient d’impatience et puis… une larme a coulé. Comment pourrais-je laisser cette fleur mourir après avoir vu ça ? »
Complètement désarmé par l’art consommé de Lee Ahn pour le culpabiliser — bien plus efficace qu’une menace —, Seo Daeryong était resté sans voix.
« Pourquoi faut-il que toutes les fleurs qu’on me confie ne meurent jamais, au grand jamais ?! » 6
Il soupira en regardant le pot et murmura :
« Pousse bien ici, à côté de ta grande sœur. »
« Ta “grande sœur” ? »
« Elles se ressemblent, non ? L’arbre à fleurs que m’a offert le Suprême de l’Épée… »
L’instant d’après, je jaillis du bureau de Seo Daeryong et partis en courant.
Je me rappelais qui elle était.
Hwan Yeo !
Je ne l’avais jamais vue. Pourtant, je l’avais confondue avec quelqu’un que j’avais déjà rencontré… parce que je connaissais une personne qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau.
Parmi les Douze Rois du Zodiaque qui avaient autrefois suivi Hwa Moogi se trouvait le Cinquième Roi.
Roi Hwan, le Roi des Illusions, maître suprême des arts de l’illusion et de l’Arrachement de l’Âme.
Hwan Yeo et Hwan Wang étaient jumeaux.
On ne révéla que bien après l’ascension de Hwan Wang dans la hiérarchie et l’établissement de sa réputation comme l’un des Douze Rois du Zodiaque qu’il avait une sœur jumelle aînée.
S’il avait pu gravir les échelons aussi haut et aussi vite, c’était grâce au travail de Hwan Yeo dans l’ombre.
Tous deux étaient réputés impitoyables et cruels. Ils tuaient sans merci quiconque se mettait en travers de leur chemin. Grâce à leurs arts de l’Arrachement de l’Âme, ils poussaient des parents à tuer leurs enfants, des femmes à tuer leurs maris et des amis à s’entretuer. Froids, dénués d’empathie, ils inspiraient la terreur à tous.
*La cible de Hwan Yeo, c’est la Suprême Démoniaque Faucheuse d’Âmes !*
* * *
« Le Suprême de l’Épée souhaite vous remettre un message secret. »
À la vue de l’émissaire à l’épée démoniaque de la Famille de l’Épée Céleste du Nord, Cheongseon poussa un long soupir. L’homme qui s’inclinait devant elle n’était autre que Sa Woojong.
Elle avait refusé son invitation à se rencontrer, et voilà qu’il se servait du Suprême de l’Épée comme prétexte pour l’aborder en plein jour.
« Suivez-moi. »
Cheongseon congédia ses subordonnés et conduisit Sa Woojong au pavillon des invités.
Une fois seuls, son expression se refroidit.
« Vous savez bien que vous faire passer pour le Suprême Démoniaque est un grave délit, n’est-ce pas ? Si Dame Yeonrang l’apprend, elle ne vous laissera pas vous en tirer facilement. »
« Alors, allez donc le lui rapporter. »
Sa Woojong se comportait comme un gamin boudeur, déformé par le chagrin d’amour.
« Vous allez vraiment continuer comme ça ? Si vous êtes un homme, apprenez à renoncer avec dignité. »
« Ce n’est pas à vous de me faire la leçon : vous m’avez jeté comme un malpropre dès que vous êtes devenue Suprême Démoniaque. »
« Vous croyez que je vous ai abandonné parce que je suis devenue Suprême Démoniaque ? »
Un sourire glacial passa sur les lèvres de Cheongseon, aussi froid que son regard.
« Vous avez toujours aimé quelqu’un d’autre, pas vrai ? »
Elle n’avait découvert que récemment que Sa Woojong éprouvait des sentiments pour le Suprême de l’Épée à un seul coup.
« Vous croyez que je ne savais pas que vous pensiez à elle chaque fois que vous couchiez avec moi ? »
C’était humiliant de le dire. Le simple fait de mettre ces mots en tant que femme lui blessait la fierté.
En vérité, elle ne s’était doutée de rien au début. Aussi belle fût-elle, So Yeonrang aurait pu être sa mère. Cheongseon n’aurait jamais imaginé qu’il puisse la désirer en tant que femme. 7
Parfois, il fixait le portrait accroché au mur d’un regard brûlant, mais elle avait cru qu’il s’agissait de révérence envers le Suprême de l’Épée.
Mais une fois l’aveuglement amoureux dissipé, tout devint clair : c’était le regard d’un homme qui désirait une femme. Il avait même contemplé son portrait pendant qu’ils faisaient l’amour. Rien que d’y penser lui donnait envie de le tuer sur-le-champ.
Mais puisque Geommugeuk s’était chargé de l’affaire, elle n’avait d’autre choix que de se contenir et de le laisser partir sans encombre.
« Vous devriez vous estimer heureux que je vous aie laissé la vie sauve. Maintenant, partez. »
Mais Sa Woojong ne pouvait s’empêcher de la provoquer.
« Vous pouvez m’en vouloir ? Le Suprême de l’Épée est simplement… plus attirante. Enfin, n’importe quel homme ressentirait la même chose, non ? »
Cheongseon serra le poing. Ce qui l’enrageait plus encore que ses paroles, c’était qu’il croyait réellement qu’elle ne le tuerait pas pour les avoir prononcées.
« Vous savez quoi ? C’est incroyable, mais sa peau était plus belle que la vôtre. »
Sa Woojong choisit le meilleur moyen de faire exploser quelqu’un : la comparaison. Encore et encore.
« Arrêtez, à moins que vous ne vouliez mourir. » 8
Cheongseon se contint de justesse. Mais Sa Woojong continua à la provoquer, allant jusqu’à inventer des choses qui n’étaient jamais arrivées.
« Le Suprême de l’Épée avait un parfum délicieux. C’est peut-être dû à ses arts magiques ? Je ne vous l’ai jamais dit, mais vous… vous aviez une odeur répugnante. Vous ne l’avez probablement pas remarqué, mais je devais même retenir mon souffle quand nous… »
Cheongseon pivota sur ses talons. Ses yeux étaient entièrement devenus noirs, jusqu’au blanc. 9
Kiiiiaaaah.
Un son grotesque retentit tandis qu’une énergie noire jaillissait de ses yeux.
Haaaah.
Au même instant, une aura rouge jaillit des yeux de Sa Woojong. Là où l’Art de l’Arrachement de l’Âme de Cheongseon libérait des hurlements fantomatiques, son Art d’Inversion de l’Âme Yin-Yang résonnait des gémissements d’amants.
L’énergie rouge s’enroula comme un serpent, se faufilant à travers l’aura noire qui fondait sur lui, puis fila vers les yeux de Cheongseon. Une seule occasion, possible uniquement avec quelqu’un avec qui il avait autrefois partagé son lit.
*J’ai réussi.*
Tandis que l’aura rouge remontait le chemin tracé par l’aura noire et pénétrait dans ses yeux, Sa Woojong exulta, presque en extase. Il s’imagina déjà prendre So Yeonrang pour femme après être devenu lui-même le nouveau Suprême Démoniaque.
À cet instant…
*!*
Les yeux de Sa Woojong s’écarquillèrent d’horreur.
Sa main droite, qui n’obéissait plus à sa volonté, se mit à tirer son épée.
*Quoi… ? Non ! Arrête !*
La femme du jardin fleuri lui avait clairement expliqué qu’une fois l’Art d’Inversion de l’Âme Yin-Yang lancé, l’Art de l’Arrachement de l’Âme de Cheongseon serait neutralisé.
*L’Art d’Inversion de l’Âme Yin-Yang a bien fonctionné, non ?*
À cet instant même, l’aura rouge emplissait ses yeux et submergeait l’énergie noire.
Et pourtant, l’Art de l’Arrachement de l’Âme de Cheongseon continuait de dominer son corps.
Fsching.
Sa main tira complètement l’épée, et la lame se tourna vers sa propre gorge.
Ce ne fut qu’alors que Sa Woojong comprit.
*Elle m’a trompé.*
Il venait seulement de comprendre qu’il ne pouvait pas dissiper son Art de l’Arrachement de l’Âme. Malgré sa prudence et sa méfiance habituelles, il s’était fait berner, comme s’il avait été ensorcelé.
*Ne me dites pas… que j’étais ensorcelé, moi aussi ?*
Au moment où l’idée lui traversa l’esprit — que la femme du jardin avait peut-être implanté une suggestion en lui —
Fchht !
Il se trancha la gorge avec son épée. 10
Au même instant, Geommugeuk fit irruption dans le pavillon des invités, la porte éclatant en morceaux qui volèrent dans toutes les directions.
Sa Woojong s’effondra, le sang jaillissant de son cou comme une fontaine.
Cheongseon se tenait derrière lui.
L’aura rouge de l’Art d’Inversion de l’Âme Yin-Yang avait entièrement expulsé l’énergie noire de ses yeux. La lumière écarlate qui emplissait ses iris rétrécit jusqu’à n’être plus qu’un point, puis disparut peu à peu, laissant ses pupilles retrouver leur apparence normale.
Geommugeuk comprit aussitôt.
*Cheongseon a été frappée par un Art de l’Arrachement de l’Âme.*
À l’origine, la cible devait être l’ancienne Suprême Démoniaque Faucheuse d’Âmes.
Mais dans cette vie, comme j’avais tué Yasuo moi-même, la cible avait naturellement changé : c’était Cheongseon.
Maintenant, j’en étais certain.
*La traîtresse d’avant la régression… était la Suprême Démoniaque Faucheuse d’Âmes.* 11
1 : Enfin, j’ai trouvé la bonne traduction pour la Porte Gwi/Gui, après tout ce temps. Une pensée pour les lecteurs d’Asura Scans qui connaissent encore Seo Gong le Maître spirituel sous le nom de Gwi Ryeongja. Et une pensée pour moi, qui dois retrouver toutes les mentions précédentes au fil de 306 chapitres !!!! Aaaaaaahhhhh !!!!!! Vraiment, n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous en trouvez une que j’ai oubliée. Ce serait d’une aide ÉNORME.
2 : Comment… romantique ? XDXDXD
3 : À propos des Terres Sauvages, allez voir le film Le Robot sauvage, il est bien ^^
4 : Triste. Espérons que ce ne soit que temporaire.
5 : C’est à la fois extrêmement mignon et extrêmement triste. Bon sang, les parents.
6 : Et toutes deux étaient de puissantes épéistes, en plus ^^ C’est le destin, Daryeong !!!!!
7 : Apparemment, le concept de MILF n’existe pas dans le Murim. Ce qui… est probablement une bonne chose, pour être honnête : c’est beaucoup trop exploité.
8 : Tu pourrais simplement lui donner un coup de poing et partir ; il est évident qu’il essaie de te pousser à utiliser tes arts martiaux.
9 : Eh bien. Au moins, elle s’est retenue aussi longtemps que possible.
10 : Une fin bien méritée pour un manipulateur qui faisait douter sa victime de la réalité.
11 : Eh bien, c’est rassurant d’en avoir la certitude. Maintenant, espérons que Geommugeuk pourra sauver Cheongseon.