Chapitre 26
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Traducteur/éditeur : Asakusa
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◈ Le guide de survie du guerrier errant ◈
Chapitre 26 : Même si l’on me traite d’hérétique (1)
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« Chef adjoint, qu’y a-t-il ? »
Dès que Gwak Myeong-ho entraîna Cheon Hwi à l’écart dans un grand éclat de rire, l’un des subordonnés de Han So-gyeom s’approcha pour lui poser la question.
Han So-gyeom se lécha les lèvres en repensant à l’instant où il avait baissé les yeux pour examiner l’aura de Cheon Hwi.
Me suis-je trompé ?
Il n’était pas difficile, pour un artiste martial, de sentir l’aura d’un autre à courte distance. Tout artiste martial suffisamment expérimenté, puissant et cultivé pouvait en avoir une intuition, comme on distingue un chien de chasse élevé par les hommes d’un chien sauvage qui a grandi à courir dans les champs et les rizières.
Han So-gyeom se demanda s’il avait simplement mal interprété l’aura de Cheon Hwi.
La raison était simple.
Les trois sortes de qi impossibles à réunir étaient présentes.
Il n’avait jamais rencontré d’artiste martial pareil de toute sa vie.
Le qi orthodoxe, le qi maléfique et le qi démoniaque. Les trois coexistaient.
L’aura d’un artiste martial qui suivait la voie orthodoxe était solide, stable et inébranlable. Chacun la décrivait à sa manière, mais la plupart la qualifiaient de pure.
Au vu des vêtements et des origines de Cheon Hwi, Han So-gyeom ne pouvait pas conclure qu’il avait appris la méthode de culture interne d’une célèbre secte orthodoxe. Pourtant, le qi interne qui formait son socle était étrangement stable.
Non, à vrai dire, c’était ce qui se rapprochait le plus du courant principal de son aura.
Au milieu de cette aura pure se trouvait une autre énergie, qui ne s’y mêlait pas, comme l’eau et l’huile. C’était sans doute l’odeur brute, impossible à effacer, née de la vie qu’il avait menée. Une âpreté envers la vie, ténue mais tenace, proche du qi maléfique.
Elle ressemblait à l’intention meurtrière qui se révélait inévitablement chez ceux qui avaient forgé leurs arts martiaux dans de véritables combats.
Légère et acérée, elle avait un tranchant capable d’irriter quelqu’un par sa seule aura, voire de donner l’impression de le couper.
Et plus Han So-gyeom sondait ces deux énergies, plus il percevait vivement le qi démoniaque. Sa source se trouvait clairement dans le dantian médian. En fait, seul le qi démoniaque s’y était accumulé.
À son âge, il ne pouvait pas avoir ouvert son dantian médian et manier le qi de l’esprit.
Qu’était le dantian médian ? Le domaine du cœur, lié à l’âme et à l’énergie gravée dans l’image intérieure de chacun.
Autrement dit, ce genre d’énergie ne pouvait résider que chez un artiste martial qui avait cultivé et parcouru le monde martial pendant plus de dix ans.
Pourtant, cette énergie indélébile ressemblait à celle qui émanerait de quelqu’un revenu du seuil de la mort. Ce n’était pas tout à fait de l’énergie interne, mais quelque chose de plus proche de l’intention démoniaque.
Si c’est l’Art du Raffinement de l’Âme de la Porte de la Mort…
Han So-gyeom plissa les yeux.
L’Art du Raffinement de l’Âme de la Porte de la Mort.
S’il s’agissait de cet art légendaire, il était logique que les trois sortes de qi se fassent sentir en même temps chez Cheon Hwi.
Un art martial légendaire, disait-on, qui trempait l’âme à mesure que l’on s’approchait de la mort et permettait de tirer une illumination du seuil entre la vie et la mort.
Bien sûr, la plupart des récits qui circulaient dans le monde martial n’étaient que des exagérations. Quand on frôlait la mort, on mourait au lieu d’atteindre l’illumination.
Pourtant, celui qui avait été poussé aux portes de la mort, s’était accroché même à un brin de paille et avait tenu bon avant de revenir, ne pouvait que progresser, aussi dépourvu de talent fût-il.
Si Han So-gyeom ne s’était pas trompé, Cheon Hwi possédait les qualités que ses supérieurs recherchaient depuis peu.
« Cheon Hwi. Souviens-toi bien de lui. »
« Oui, chef adjoint. »
Après un instant de réflexion, Han So-gyeom reprit :
« Et informez la direction du clan Murong. Dites-leur d’élargir, au-delà des plans initiaux, le test de sélection des guerriers de la Salle extérieure destinés à l’avant-garde de la force de répression. Inutile de verser le sang précieux des épéistes du clan pour cette racaille de la Voie noire. »
En apparence, Han So-gyeom feignait de se soucier du bien-être du clan, mais son regard suivait obstinément le dos de Cheon Hwi, sous son chapeau de bambou usé.
* * *
Une auberge de la ville de Shenyang.
Gwak Myeong-ho poussa un profond soupir tandis qu’il faisait face à Cheon Hwi, qui s’était changé après avoir été trempé par la pluie et venait d’entrer dans la chambre.
« Apportez-nous quelques plats légers et une bouteille d’alcool aux feuilles de bambou ! »
Après avoir passé commande, Gwak Myeong-ho claqua la langue.
« J’ai cru qu’il allait t’arriver quelque chose de terrible, petit morveux. Comment un gamin comme toi a-t-il pu tenir tête à ces salauds de l’Autorité martiale de protection sans montrer la moindre peur ? Si on t’avait tranché la tête, je n’aurais pas pu regarder Yi Mu-gwang en face après ma mort. »
« Ça aurait vraiment pu aller jusque-là ? Et puis, je vous répète que Maître est toujours en vie. »
À la réponse indifférente de Cheon Hwi, Gwak Myeong-ho s’éclaircit la gorge et fouilla dans ses robes.
« Qui peut venir à bout de ton entêtement ? Mais si tu comptes croiser le fer avec des artistes martiaux des Plaines centrales, ton maniement de l’épée improvisé a ses limites. Tu dois poser les bases de tes arts martiaux. Tu passeras le test de qualification de la force de répression. »
Gwak Myeong-ho lança sur la table un vieux livret décoloré.
[Les douze voies du bâton du Nuage d’Azur]
C’était un manuel d’arts du bâton élémentaires, appris par les gardes-convoyeurs de l’Agence d’escorte du Nuage d’Azur.
« C’est à peu près tout ce que je peux te donner sans m’attirer d’ennuis. J’ai essayé de te trouver un manuel d’épée, mais je n’y suis pas arrivé. Tu peux penser que les arts du bâton sont indignes de toi, mais les principes des arts martiaux mènent tous au même endroit. Lis-le et reprends au moins tes bases. »
« Merci. »
Cheon Hwi ne détacha pas les yeux du manuel, même en enfournant de grosses bouchées de riz et de légumes sautés.
Gwak Myeong-ho ricana en le voyant et se servit à boire.
Il comprenait pourquoi Yi Mu-gwang s’était pris d’affection pour Cheon Hwi.
Gwak Myeong-ho posa devant Cheon Hwi une bourse visiblement lourde.
« Prends-la. J’ai ajouté un petit supplément. »
« Merci. »
« Et passe à l’atelier Cheorya. Si tu leur donnes le nom de notre agence d’escorte, ils examineront ton épée pour un peu moins cher. »
Gwak Myeong-ho se leva et ébouriffa rudement les cheveux du jeune homme.
« Prends ton temps pour manger avant de te lever. »
« Vous partez ? »
« Oui. Si je reste plus longtemps, je vais m’attacher à toi. »
« …… »
« On se reverra. Si tu as besoin d’aide, tu sais où me trouver. »
Cheon Hwi hocha la tête.
Puis il se leva et s’inclina.
Ceux qui vivaient tout en bas du monde martial savaient à quel point l’attachement pouvait être dangereux dans ce métier.
Cheon Hwi regagna sa chambre, s’installa près de la lampe à huile et se mit à tourner les pages.
À vrai dire, ce manuel n’avait probablement rien d’exceptionnel.
Ce n’était même pas un art de l’épée, mais un art du bâton. Pourtant, Cheon Hwi ne fut pas déçu. Il dévora le manuel avec avidité.
En lisant, une douceur se répandit sur sa langue. Ses cheveux se hérissèrent, des frissons lui parcoururent l’échine et son cœur battit si fort qu’il eut du mal à maintenir l’Art du Retour au Puits tout en lisant.
Dès qu’il tourna la première page et parcourut plusieurs illustrations et formules mnémotechniques, une étrange étincelle d’illumination jaillit des profondeurs de son dantian.
Les arts du bâton ne tranchent pas les gens.
Un sabre arrachait la chair et la fendait. Une épée transperçait, tranchait et tailladait.
Mais les arts du bâton étaient différents.
Un bâton poussait, pressait, bloquait, déviait, accrochait et entravait.
Les arts du bâton… sont l’art de protéger et de s’approprier l’espace.
Était-ce pour cela que ce chef convoyeur avait appris les arts du bâton, afin de protéger ce qu’il devait défendre ?
La compréhension de Cheon Hwi était assez fine pour lui permettre de déduire, à la lecture d’un seul manuel d’arts martiaux, pourquoi quelqu’un avait choisi une arme en particulier.
Imaginant un bâton dans ses mains, il laissa ses membres suivre le rythme et les principes du manuel.
Bientôt, Cheon Hwi se leva et se mit à manier le bâton qu’il ne tenait pas. Puisqu’il ne cherchait pas à apprendre les arts du bâton, peu importait qu’il en ait réellement un entre les mains ou non.
Seule comptait la compréhension des principes des arts martiaux.
Cheon Hwi tendit la main vers cette illumination fugace qui scintillait devant lui comme une étoile.
À l’image des arts martiaux d’une agence d’escorte, ces techniques étaient pratiques.
Comment se battre avec un chariot de marchandises dans le dos. Comment barrer un passage étroit. Comment fracasser le genou du premier adversaire qui chargeait lorsqu’on était encerclé, puis bloquer la voie à ceux qui le suivaient.
Des arts martiaux faits pour protéger et tenir bon.
Ne pourrais-je pas faire ça avec une épée ?
Ne pouvait-il pas pousser avec le dos de l’épée, couper une route avec sa pointe, s’appuyer sur le plat de la lame pour repousser ou dévier l’arme de l’adversaire, puis entraver sa trajectoire d’un mouvement du poignet ?
L’image intérieure de Cheon Hwi sombra dans les ténèbres.
La vieille lampe à huile de la chambre s’évanouit, et à sa place apparut Gwak Do-mun, son épée flexible bleu froid pendant négligemment à son côté.
Une robe rouge. Une épée flexible, fine et longue. Des yeux plissés qui ne permettaient pas de savoir s’il souriait, ni même s’il les avait ouverts.
Dans cette vision, Gwak Do-mun avança d’un Pas de l’Ombre du Serpent et lança son épée flexible vers la gorge de Cheon Hwi.
Ses arts rapides de l’épée ne pouvaient pas bloquer cette attaque. Avant de réussir à imiter maladroitement le Pas de l’Ombre du Serpent et à s’esquiver à toute vitesse, il mourut des dizaines de fois sous cette frappe pourtant simple.
Mais si j’applique maintenant les principes de cet art du bâton, que je m’approprie l’espace le premier et que je lui barre la route…
Les yeux fermés, Cheon Hwi saisit son épée usée dans la véritable chambre de l’auberge et tourna légèrement le poignet.
Il retrouva la sensation de barrer une route qu’il avait acquise grâce aux arts du bâton.
La pointe du pied de Cheon Hwi s’enfonça dans le sol en direction d’un point situé à une largeur de main devant le pas de Gwak Do-mun, tandis que son épée s’abattait.
Formes rapides de l’Épée des Trois Puissances, première forme : Fend-la-Terre.
Elle fendait la terre.
Une forme d’épée rapide qui coupait les orteils et brisait le centre de gravité de l’adversaire, anéantissant la trajectoire de sa technique avant même que son épée ne surgisse.
Fouu !
Lorsque l’épée flexible de la vision vacilla, Gwak Do-mun fit pivoter la sienne et visa de nouveau la taille de Cheon Hwi.
Le terrible instant de la mort de Yi Mu-gwang, lorsqu’il s’était jeté en avant pour saisir l’épée flexible, se superposa au présent.
Je ne le laisserai plus faire.
Cheon Hwi ne pouvait plus jamais échouer à bloquer ou à esquiver, obligeant son maître à barrer la trajectoire de l’épée de son propre corps.
Fouit ! Frouf !
En suivant le principe de Fend-la-Terre, Cheon Hwi créa une première forme qu’on pouvait qualifier de défensive. C’était une forme assez vaste pour englober toutes les possibilités qu’elle permettait de développer.
Le corps de Cheon Hwi se heurta à la vision tandis qu’il continuait à pratiquer l’Art du Retour au Puits.
La chambre était étroite. Il ne pouvait pas manier son épée librement.
Mais cela l’arrangeait. Moins il avait d’espace pour manier son épée, moins ses mouvements étaient inutiles.
Dans la vision, son ventre fut de nouveau ouvert et le sang jaillit. Peut-être parce qu’il était mort tant de fois, la douleur de sa mort lui parut si nette qu’elle ressemblait à une douleur fantôme.
Après l’avoir répétée des dizaines de fois, Cheon Hwi saisit le principe qui consistait à contrôler l’espace.
Ça a marché…
Dans la vision, Gwak Do-mun eut l’air surpris que son épée ait été bloquée et recula d’un demi-pas.
Une des formes défensives des Formes rapides de l’Épée des Trois Puissances venait de se graver en lui.
Comme s’il refusait de laisser cette ouverture, l’épée flexible de Gwak Do-mun, qui avait reculé d’un demi-pas, se rua aussitôt sur lui.
Cette seule illumination jaillit comme un éclair et l’amena à comprendre successivement les deuxième et troisième formes.
Formes rapides de l’Épée des Trois Puissances, deuxième forme : Lie-l’Adversaire.
Au lieu de bloquer de force la trajectoire de l’épée adverse, cette forme lisait le mouvement, le suivait et l’interceptait à l’avance.
S’il n’arrivait pas à lire le mouvement à sa première mort, il lui suffisait de le comprendre à la deuxième ou à la troisième.
Une deuxième forme qui privait l’adversaire de sa liberté en faisant peser son propre poids sur la lame pendant un bref instant.
Comme elle permettait de contrôler l’espace, peu importait que l’adversaire attaque avec un bâton, une épée, une lance, un sabre ou n’importe quelle autre arme.
Après avoir compris la deuxième forme en un instant, Cheon Hwi prit soudain conscience de quelque chose.
Il avait fendu la terre pour restreindre l’adversaire, puis s’était servi du sol ainsi contrôlé pour l’entraver.
Quelle devait donc être la troisième forme, celle qui suivait ?
Dans les arts martiaux, il n’y a pas de distinction entre les formes offensives et défensives. Je crois comprendre pourquoi.
L’union de l’attaque et de la défense.
Voilà donc pourquoi.
Un bon manuel d’arts martiaux transformait naturellement une attaque en défense, et une défense en attaque.
Et dès lors qu’on pouvait passer librement d’une forme à l’autre, il n’y avait aucune raison de les diviser en attaques et en défenses.
Cheon Hwi comprit ainsi naturellement quelle troisième forme lui fallait achever.
Sur des dizaines de feintes et de visions, il ne réussit qu’une seule fois : il finit par blesser Gwak Do-mun à l’épaule d’un coup peu profond.
Si je me sers de cette illumination pour forcer d’abord les pas et les déplacements de l’ennemi, lui faire révéler son escrime, puis activer la forme d’épée rapide dans le seul espace que je me suis approprié…
La réussite et la précision de cette estocade augmenteraient considérablement.
Il était certain de pouvoir frapper un point vital plutôt qu’une épaule.
Après Fend-la-Terre, la première forme, et Lie-l’Adversaire, la deuxième, Cheon Hwi concentra tout le qi interne de son dantian dans la pointe de son épée, au cœur de cet espace limité.
Formes rapides de l’Épée des Trois Puissances, troisième forme : Perce-le-Ciel.
Une forme qui trouvait, parmi des dizaines de feintes et de visions, l’unique voie vers la survie, puis concentrait toute l’intention meurtrière dans une estocade.
Trois formes venaient de se graver dans les arts martiaux de Cheon Hwi, qui n’en avaient jusque-là comporté aucune et qu’on avait simplement appelés les Formes rapides de l’Épée des Trois Puissances.
Fend-la-Terre, Lie-l’Adversaire, Perce-le-Ciel.
Les Trois Puissances de Cheon Hwi ne descendaient pas du ciel vers la terre.
Elles fendaient la terre, liaient l’homme et, enfin, perçaient le ciel.
C’était une épée qui partait de la terre, traversait l’humanité et atteignait le ciel.
Ces trois formes se mêlèrent de nouveau lorsque Cheon Hwi affronta Gwak Do-mun dans la vision.
Comme auparavant, Perce-le-Ciel transperça l’épaule de Gwak Do-mun, mais la blessure était un peu plus profonde. La pointe de l’épée l’avait à peine effleuré la fois précédente. À présent, Cheon Hwi sentait dans son poignet que la lame s’était enfoncée plus franchement.
Cheon Hwi retira son épée et regarda Gwak Do-mun.
Contrairement à la fois précédente, du sang épais maculait la pointe de l’épée et en dégoulinait.
Comme si Cheon Hwi lui posait une question, Gwak Do-mun se contenta de ricaner et de hausser les épaules dans la vision.
Comme pour lui dire qu’il avait encore beaucoup de chemin à parcourir.
Ou peut-être qu’il était profondément surpris.
La vision de Gwak Do-mun se dispersa et disparut.
Ce ne fut qu’alors que Cheon Hwi remarqua que son corps était couvert de sueur. Il ne savait même pas depuis combien d’heures il s’entraînait ainsi.
L’épée de Gwak Do-mun, dans ses souvenirs, était toujours aussi rapide, aussi vicieuse et indéniablement belle.
La force. Même chez un ennemi, elle est belle.
Après avoir régulé sa respiration et achevé un cycle de méditation respiratoire afin d’intérioriser une nouvelle fois son illumination, Cheon Hwi se leva et referma le livre.
* * *
Le lendemain matin, au terrain d’entraînement d’une résidence extérieure du clan Murong.
« Au suivant ! Cheon Hwi ! Entrez et attendez ! »
Cheon Hwi pénétra sur le terrain où se déroulait le test de sélection de la force de répression.
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