Chapitre 13
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Traducteur/éditeur : Asakusa
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◈ Guide de survie d’un guerrier vagabond ◈
Chapitre 13 : Ce que signifie vivre en vagabond (5)
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Cheon Hwi poussa un long soupir.
Un à un, les guerriers vagabonds le regardèrent et lui demandèrent :
« Jeune héros… qui êtes-vous ? »
Au lieu de répondre, Cheon Hwi balaya simplement les survivants du regard. Tous n’avaient pas réussi à s’en sortir, mais ils étaient nombreux à avoir survécu, surtout comparé au carnage du début. Il en était satisfait.
Ils continuèrent à rassembler les corps. Quelqu’un qui semblait reconnaître les morts prit la parole. Cheon Hwi savait déjà, grâce à la présentation de Gyu Pae, qu’il s’agissait de vauriens de la voie noire appartenant au Gang du Serpent de Sang.
« Ce sont des salauds du Gang du Serpent de Sang. »
« Vous les connaissez ? »
« C’est Gyu Pae, le chef adjoint du Gang du Serpent de Sang, surnommé le Sabre traqueur d’âmes. Il est plutôt connu dans le coin. »
Un guerrier vagabond vétéran de rang B, qui examinait les corps, déglutit. Cheon Hwi avait donc abattu un adversaire pareil avec une telle facilité.
Les regards des vagabonds convergèrent de nouveau vers Cheon Hwi.
On aurait dit qu’ils lui demandaient : « Qui est votre maître ? De quelle secte venez-vous ? »
Curieusement, Cheon Hwi eut l’impression de devoir se justifier et détourna les yeux.
« Merci, grand héros. Vous nous avez sauvés. »
« Merci, grand héros ! »
Un guerrier vagabond de rang B, qui avait compris que Cheon Hwi n’était pas un homme ordinaire, s’approcha et joignit les mains en signe de salut.
« Vous êtes en voyage chevaleresque, grand héros ? »
Un voyage chevaleresque consistait pour une secte renommée à envoyer ses disciples dans le monde martial afin de les mettre à l’épreuve ou de leur faire acquérir de l’expérience au combat. Il arrivait même qu’on leur demande de dissimuler leur appartenance à la secte.
Autrement dit, ils pensaient que Cheon Hwi était un disciple d’une secte célèbre qui avait caché son identité pour passer l’examen des guerriers vagabonds.
« … Je ne suis qu’un vagabond. »
« Un vagabond ? Vous venez de trancher la tête d’un expert de deuxième ordre au stade avancé et vous vous dites vagabond ? Alors, nous, on est des épouvantails au bord de la route ? »
Tout le monde éclata de rire.
Quelle qu’en fût la raison, la tension retomba quelque peu : ils commençaient enfin à réaliser qu’ils avaient survécu à une embuscade d’une telle ampleur.
« Allons, ne lui posez pas de questions ! Vous ne voyez pas qu’il est gêné ? »
« Non… Je suis seulement reconnaissant et désolé, c’est tout ! »
« Reconnaissant et désolé, mon œil ! Tu veux juste te le mettre dans la poche pour qu’il t’apprenne un art martial sublime, pas vrai ? »
Un vagabond de rang C, qui avait pointé Cheon Hwi du doigt et s’était moqué de lui dans la cour du Hall des Guerriers Vagabonds la veille, avait les jambes si molles qu’il s’était affalé par terre.
« C’est celui dont je me suis moqué hier, avant l’examen des guerriers vagabonds. »
À l’époque, ils s’étaient contentés de renifler avec mépris avant de poursuivre leur chemin. À présent, ils s’estimaient incroyablement chanceux de ne pas s’être attiré ses foudres.
Cheon Hwi, lui, demeura indifférent aux regards pleins de révérence des vagabonds.
Il aurait pu se pavaner, mais se contenta de fouiller les vêtements de Gyu Pae, l’air incertain.
Il ne prit qu’une lourde bourse de cuir.
« Comptez les morts. Pour ceux que nous ne pouvons pas emporter, recouvrez au moins les corps de roseaux. Nous ne pouvons pas les laisser ici pour nourrir les bêtes. »
Le vagabond de rang B eut un rire sans joie. Cheon Hwi était plus mûr que les adultes qui peinaient encore à surmonter le choc d’avoir survécu.
* * *
Yi Mu-gwang brûlait d’inquiétude en attendant.
Le soleil rougeoyait au-dessus de la crête occidentale. Il allait bientôt se coucher. Plus d’une demi-journée s’était déjà écoulée.
Le groupe principal avait rejoint sans encombre le lieu de rendez-vous, près de la route officielle, et se reposait tout en réorganisant ses bagages.
Pas une seule fourmi ne s’était accrochée à leur voyage. Contrairement à la charrette-leurre, ils escortaient les véritables fournitures médicinales et les objets de valeur.
Heo Gyeom, le Sabre de la Montagne de Fer, posa son immense sabre à terre et claqua la langue.
« Le soleil se couche. À ce stade, ces imbéciles du détachement spécial doivent déjà servir de pâture aux corbeaux. La mort et la survie sont monnaie courante à la guerre, mais quand même. Tss, tss. »
La voix de Heo Gyeom était dénuée d’émotion. À vrai dire, il semblait plutôt vouloir cesser d’attendre et repartir.
Heo Gyeom demanda au représentant de la compagnie marchande :
« Vous aviez l’intention de jeter le détachement spécial en pâture dès le départ ? »
Ce n’était pas une idée absurde.
Ils avaient engagé des escortes, ce qui signifiait qu’ils avaient forcément eu vent d’une attaque.
Paradoxalement, le meilleur moyen d’éviter une embuscade n’était pas de s’y préparer, mais de la laisser se produire. Pendant que l’ennemi se réjouissait du succès de son plan, on pouvait envoyer le véritable groupe principal par une route sûre. Selon les circonstances, c’était parfois la réponse la plus efficace.
Le représentant de la compagnie marchande haussa simplement les épaules, comme pour dire qu’il n’en savait rien.
« Tss. Ne faites pas l’innocent. »
Heo Gyeom parlait comme s’il avait déjà compris qu’on avait jeté le détachement spécial en pâture, tel un morceau de viande offert à la vermine.
Le représentant de l’apothicairerie semblait lui aussi penser qu’après cette longue attente, tout était terminé. Il hocha la tête.
« L’heure convenue est passée. Nous allons traverser le pont Baeksu sans eux. »
Ils n’avaient pratiquement pas attendu. Le temps de marcher près d’une demi-journée et d’atteindre les abords du pont Baeksu, le soir était déjà tombé. Ils n’avaient même pas patienté assez longtemps pour laisser les chevaux se reposer et boire.
Yi Mu-gwang était convaincu qu’on avait envoyé le détachement spécial au casse-pipe.
D’ordinaire, il aurait accepté que les choses se passent ainsi dans les bas-fonds du monde martial. Il aurait sorti un peu d’alcool, pleuré les morts, puis serait reparti.
Mais il avait l’impression d’avoir avalé un brasero.
Il recracha le morceau de cure-dent qu’il mâchonnait pour contenir son anxiété.
« Bon sang… »
« Ce gamin n’est même pas mon disciple officiel. Pourquoi je me fais tant de souci ? »
Peut-être s’était-il attaché à quelqu’un qui apprenait tout ce qu’il lui enseignait.
Alors que le groupe se préparait à partir et à traverser le pont Baeksu, le grondement de roues de charrette s’éleva au-delà du champ de roseaux, suivi du tintement de clochettes de bœufs.
Les guerriers vagabonds du groupe principal ajustèrent leurs chapeaux de bambou et se tournèrent tous vers le bruit.
Un groupe apparut, le soleil couchant dans son dos.
Il était évident qu’il s’agissait du détachement spécial.
« Oh, les voilà », dit Heo Gyeom sans grand intérêt.
Puis les observateurs écarquillèrent les yeux. Heo Gyeom était parmi eux.
« Il y a eu un combat. »
Parler simplement d’un combat ne suffisait pas. Les traces de la bataille étaient trop évidentes.
À la tête du groupe marchait Cheon Hwi, couvert de sang de la tête aux pieds.
Le rouge du crépuscule l’enveloppait lui aussi, ce qui le rendait encore plus inquiétant.
L’attitude des guerriers vagabonds qui le suivaient était tout aussi étrange.
Les vétérans aguerris de rang B semblaient escorter Cheon Hwi.
Quelques vagabonds les accueillirent malgré les traces manifestes du combat, mais ne purent cacher leur perplexité.
« Ce bleu marche en tête ? »
Tout le monde suivait Cheon Hwi. Personne ne tentait de le dépasser.
On aurait dit que Cheon Hwi, couvert de sang, était le chef du détachement spécial.
La dernière fois que Yi Mu-gwang l’avait vu, Cheon Hwi avait été traité comme un indésirable au sein du détachement spécial.
Personne n’avait voulu lui parler. On l’avait traité comme s’il n’avait qu’à fermer la marche.
« Comment ce type a-t-il obtenu un insigne de rang B ? »
Ils ne s’étaient pas privés de le lui faire sentir.
Même les vagabonds de rang C avaient regardé Cheon Hwi de haut en silence.
« Eh bien, regardez-moi ça », dit Heo Gyeom.
Les bras croisés, il observa Cheon Hwi de la tête aux pieds, sans un mot.
« On dirait un tout autre homme après avoir goûté au sang. »
Heo Gyeom lança un regard en biais à Yi Mu-gwang, comme pour lui demander ce qui s’était passé.
Yi Mu-gwang haussa simplement les épaules. C’était la meilleure réponse qu’il pouvait donner. Lui non plus n’en savait rien.
La mission avait pris plusieurs heures de retard, mais s’était achevée sans trop de difficultés.
Cheon Hwi, qui avait exécuté Gyu Pae, le chef adjoint du Gang du Serpent de Sang, reçut même une récompense spéciale.
« Prenez ceci. C’est un élixir appelé Pilule de la Petite Carapace. Il vous aidera à accroître votre énergie interne. »
Impossible de savoir si l’apothicairerie les avait simplement jetés en pâture, prête à acheter leur vie à bas prix tout en transportant sa véritable cargaison en sécurité. Quoi qu’il en soit, la nouvelle que l’apothicairerie convoyait de précieuses fournitures médicinales avait dû parvenir au Gang du Serpent de Sang, provoquant tout ce désordre.
* * *
Yi Mu-gwang fixa Cheon Hwi.
Après s’être lavé, Cheon Hwi paraissait encore plus jeune.
Ce garçon qui n’avait pas encore perdu son air d’enfant avait tué Gyu Pae ?
« C’est impossible. »
Gyu Pae.
Ce n’était pas pour rien qu’on le surnommait le Sabre traqueur d’âmes. Même si Yi Mu-gwang l’affrontait directement, il ne pouvait pas être sûr de l’emporter. À vrai dire, il serait presque certainement dominé sept fois sur dix.
Et pourtant, Cheon Hwi n’avait pas la moindre blessure de sabre.
Il avait abattu un tel adversaire sans subir de blessure grave.
Était-ce seulement possible ?
« Dégainé ton épée. »
Cheon Hwi cessa de secouer ses cheveux mouillés et leva les yeux.
« Oui ? »
« Vérifions ça. »
« Vérifier quoi ? A-attendez, vous voulez dire que je dois vraiment dégainer ? »
« C’est ça. Pour voir si un fantôme a pris possession de toi ou de moi. »
Yi Mu-gwang retira l’enveloppe de cuir de son pudao.
Cheon Hwi hésita un instant, puis dégaina son épée.
Fchiiing.
Quelques guerriers vagabonds à proximité jetèrent un coup d’œil dans leur direction.
La rumeur selon laquelle Cheon Hwi avait tué Gyu Pae s’était déjà répandue parmi eux comme une traînée de poudre. Cheon Hwi et Yi Mu-gwang se faisant face, ils ne pouvaient s’empêcher de regarder.
« J’ai du mal à croire que tu aies vraiment tué Gyu Pae. Si c’est vrai, tu devrais au moins être capable de parer mon premier coup. »
« Et si je n’y arrive pas ? »
« Si tu n’y arrives pas ? Alors tu meurs. »
« Pardon ? »
Après avoir prononcé ces mots, Yi Mu-gwang se demanda s’il n’y était pas allé un peu fort et haussa les épaules.
On aurait dit qu’il tenait pour acquis que, si Cheon Hwi avait tué Gyu Pae, il parerait forcément son coup. Yi Mu-gwang était désespérant.
« J’arrive. »
À peine eut-il fini de parler que le pudao de Yi Mu-gwang s’abattit.
Boum !
Cheon Hwi leva son épée par réflexe.
Non. À l’instant où il crut avoir paré le coup, son corps fut repoussé. Ses semelles tracèrent une longue ligne dans la terre et une douleur cuisante lui remonta dans le poignet.
« C’est lourd. »
Cheon Hwi écarquilla les yeux.
C’était différent du sabre aux Neuf Anneaux de Gyu Pae. Celui-ci s’accompagnait d’une pression semblable à une tempête qui désorientait l’adversaire, tandis que le pudao de Yi Mu-gwang s’accrochait à lui comme du caramel.
Même repoussé ou paré, il revenait s’agripper, occupait l’espace et fondait de nouveau sur lui.
Ses trajectoires, tantôt lentes, tantôt rapides, étaient difficiles à suivre du regard. On aurait dit qu’il était chargé de la force d’une boue épaisse et collante.
Si Cheon Hwi tentait d’esquiver, la lame le suivait. S’il parait, elle insistait.
Le deuxième coup s’abattit.
Cheon Hwi déploya à la hâte une forme d’épée rapide pour le bloquer.
Clang !
Sa défense, fragile, était mêlée aux subtilités de l’épée rapide. Il avait bloqué le coup, mais cela tenait davantage de l’improvisation. Dans un véritable combat, la lame aurait forcé le passage et l’aurait abattu.
Bien sûr, Yi Mu-gwang ne blessa pas Cheon Hwi et recula.
« Hmm. »
Le sourcil de Yi Mu-gwang tressaillit.
L’épée rapide dont Cheon Hwi venait de se servir s’était beaucoup éloignée de ce que Yi Mu-gwang lui avait enseigné. Elle dépassait même l’Art de l’épée rapide des Trois Puissances.
Son efficacité au combat n’était pourtant pas mauvaise.
« On dirait qu’il a assimilé les formes de l’art de l’épée et les a développées en techniques d’épée. »
Un talent phénoménal.
Surtout quand on savait que Cheon Hwi n’avait compris les principes de l’épée rapide que quelques jours plus tôt.
En général, un véritable combat forgeait davantage un artiste martial que cent séances d’entraînement, mais même en tenant compte de cela, l’épée rapide de Cheon Hwi avait atteint un niveau impressionnant.
Pour vérifier une fois de plus, Yi Mu-gwang lança sa lame comme l’éclair.
Pris au dépourvu, Cheon Hwi tendit son épée, mais le dos incurvé du pudao frappa le plat de sa lame.
Un geste insignifiant.
Et pourtant, la pointe de l’épée de Cheon Hwi fut enfoncée dans le sol.
« Hein ? »
L’instant d’après, le pied de Yi Mu-gwang balaya le genou de Cheon Hwi.
Flac !
Cheon Hwi retomba sur les fesses.
Les guerriers vagabonds à proximité retinrent leur souffle.
Cheon Hwi contempla machinalement sa propre main.
Yi Mu-gwang posa son pudao sur son épaule et claqua la langue.
« C’est étrange. »
« C’est parce que je suis faible ? »
« Non. Tu as progressé. Tu es bien plus fort. Mais… tss. »
Yi Mu-gwang avait l’air sincèrement perplexe.
« Tu es toujours plus faible que moi. »
Cheon Hwi ne répondit pas.
« Tes pieds sont lents, ton poignet manque de force et ne parlons même pas de ton énergie interne. Si nous nous battions de front, je te vaincrais dix fois sur dix. »
« Alors comment ai-je pu tuer Gyu Pae ? »
« C’est bien pour ça que c’est étrange. »
Le regard de Yi Mu-gwang s’aiguisa.
« Ton épée actuelle n’est pas assez puissante pour vaincre Gyu Pae. Pourtant, tes yeux… n’ont pas l’air de mentir. Et surtout, les autres disent l’avoir vu de leurs propres yeux. »
Même après avoir été repoussé par le premier coup, Cheon Hwi avait suivi des yeux la trajectoire du deuxième jusqu’au bout. Et même en tombant, il avait vérifié la position des pieds de son adversaire.
« Cheon Hwi. »
« Oui. »
« Combien d’échanges as-tu eus avec Gyu Pae ? »
Cheon Hwi réfléchit un instant.
S’il ne comptait que les échanges d’une seule vie, ils n’avaient pas été nombreux. Il savait qu’il ne pouvait pas gagner un combat qui s’éterniserait et s’était donc concentré sur les failles qui apparaissaient entre les mouvements enchaînés de Gyu Pae, afin de lui porter rapidement le coup fatal.
Mais s’il comptait toutes les fois où il était mort, il était incapable de les dénombrer.
« Par chance, en un… fchit… paf… »
« Un fchit, paf ? C’est quoi, cette réponse à la con ? Ça veut dire quoi, au juste ? »
Yi Mu-gwang ricana.
« Franchement. Un génie des arts martiaux qui élimine le chef adjoint du Gang du Serpent de Sang d’un fchit et d’un paf ? Si les anciens des Neuf Sectes et de l’Unique Gang entendaient ça, ils se réveilleraient en sursaut avant de s’évanouir. »
Cheon Hwi ne répondit pas.
Yi Mu-gwang soupira, comme si c’était tout simplement ainsi. Peut-être la réputation de Gyu Pae dépassait-elle son véritable niveau, car les rumeurs avaient tendance à se répandre loin.
« Très bien. Je te crois. Mais ne te fais pas d’idées. Tu es encore faible. Il est temps que tu apprennes plus en détail à manier ton énergie interne. Apprends petit à petit, et je vais manger la Pilule de la Petite Carapace que l’apothicairerie t’a donnée. »
« Vous ne pouvez pas ! »
« Hé, hé. »
En riant, Yi Mu-gwang entra dans l’auberge animée.
L’auberge avait été bruyante à l’arrivée de Yi Mu-gwang, mais lorsque Cheon Hwi entra derrière lui, le silence tomba comme dans une tombe, avant que le vacarme ne reprenne.
Cheon Hwi n’était pas mécontent de cette sensation.
Yi Mu-gwang ajusta son chapeau de bambou et gravit les marches. Jetant un regard en coin à Cheon Hwi qui le suivait, il se dit que le garçon commençait enfin à ressembler à quelqu’un qui vivait en vagabond.
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