Chapitre 426
[Traducteur - Night]
[Relecteur - Gun]
Chapitre 426 : Seul candidat (8)
« Rien n’est jamais facile, hein ? »
Alors que Yeongwoo s’affalait au sol, du sang empoisonné lui jaillissant de la poitrine, Jiseon s’approcha sous sa forme humaine.
— Ç… ça va ?
Elle venait de voir une lame transpercer la poitrine de son fils.
Yeongwoo leva les yeux vers sa mère et répondit :
« Cette fois, j’ai vraiment failli y passer. »
— Oui, ça sautait aux yeux.
Jiseon hocha la tête, puis posa son regard sur le cadavre coupé en deux du président Nezra.
— Ce type est vraiment mort, hein ?
« Probablement. »
Le président Nezra.
Un extraterrestre d’origine inconnue, envoyé sur Terre pour empêcher les pires catastrophes de s’y produire.
— Tu t’es bien débrouillé. Mais il était censé être l’être le plus puissant de la Terre, non ? Enfin, plus maintenant.
N’avait-il été le plus puissant que sur Terre ?
En vérité, Nezra était le dernier rempart de la planète.
Destiné à se tenir en première ligne lors des crises planétaires, il possédait une maîtrise martiale d’une envergure pratiquement cosmique.
Par nature, il n’était pas un adversaire qu’un simple autochtone aurait dû pouvoir affronter.
Cependant, Jeong Yeongwoo, depuis longtemps dévié de sa trajectoire initiale, était bien trop puissant pour être considéré comme un simple autochtone.
Au bout du compte, Nezra était mort dans l’exercice de ses fonctions, victime des risques du métier.
« De quelle conviction fallait-il être animé pour risquer sa vie afin de m’arrêter ? Pensait-il vraiment que j’étais la plus grande menace pour la planète ? »
Suivant le regard de sa mère, Yeongwoo fixa le cadavre de Nezra.
Le seul but de cet employé extraterrestre était de préserver la planète qui lui avait été confiée : la Terre.
Ainsi, s’il avait ignoré les 73 % d’avis favorables du conseil et accepté le duel, c’était qu’il était sincèrement déterminé à assurer la sécurité de la planète.
« D’une certaine façon, il était peut-être le dernier fidèle de la Terre… mais maintenant, il n’est plus là. »
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
« Du point de vue de la Terre, je veux dire. Après tout, la Terre elle-même n’est pas humaine, pas vrai ? »
— C’est vrai.
« Alors, le seul à être véritablement du côté de la Terre, malgré ses origines extraterrestres, c’était Nezra. »
Nezra avait déjà vécu au moins un cycle de vie complet et venait d’obtenir son existence finale.
Yeongwoo en était certain, car Nezra l’avait dit lui-même :
— Pour nous, les directeurs, il n’est pas question de démissionner. C’est notre dernier cycle. Il n’y a rien après.
Notre dernier cycle.
Tout comme les milliers d’autres membres du conseil étaient les esprits ancestraux de différentes époques, nations et lignées, Nezra était probablement un extraterrestre qui avait marqué l’univers quelque part.
Et si c’était le cas…
« … Attends, ça voudrait dire qu’il existe une forme de réincarnation dans cet univers ? »
Cette question le taraudait depuis le début du combat.
Le fait que des individus vraisemblablement morts depuis longtemps occupent désormais le poste de directeurs planétaires laissait penser que d’autres — lui compris — pourraient se voir attribuer une nouvelle vie après leur mort.
« Maintenant que j’y pense, j’ai bien retrouvé Im Bonghee au fond de ce donjon, alors qu’il était mort le premier jour de réinitialisation. »
Les mutants ne faisaient peut-être pas exception.
Après tout, sa mère et son second oncle avaient eux aussi vu leur première vie prendre fin lorsqu’ils étaient devenus candidats au vote d’effacement de la réinitialisation.
Peut-être avaient-ils volontairement choisi une deuxième vie en optant pour la mutation.
— Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Remarquant que le regard de son fils avait changé, Jiseon pencha la tête, perplexe.
Yeongwoo reporta les yeux sur le cadavre de Nezra.
« Non, je me demandais juste… Quel genre d’être était Nezra avant de se réincarner en président ? »
— Peut-être un guerrier célèbre ou quelque chose comme ça. À voir comment il se battait, ce n’était pas un combattant ordinaire.
De plus, Nezra avait témoigné d’une profonde révérence envers les êtres supérieurs, ce qui en disait long.
De son côté, Yeongwoo avait négligemment jeté de côté l’emblème de l’existence de troisième classe pendant le combat.
On pouvait appeler ça de la vivacité d’esprit, mais aussi bien le qualifier de grossier.
Après tout, il n’avait reçu aucune instruction officielle sur l’univers.
Il avait simplement appris à gagner, peu importe la vulgarité des méthodes.
À l’inverse, Nezra…
« Le président avait une certaine dignité. Il était sans aucun doute bien éduqué. C’est probablement pour ça qu’il est mort, cela dit. »
Au bout du compte, même la chance l’avait abandonné.
Mystérieusement, le destin — l’énergie du cosmos — avait pris le parti de Jeong Yeongwoo.
Et finalement…
Frouf… !
Les deux moitiés du cadavre du président Nezra commencèrent à se dissoudre dans les airs.
« Hein ? »
— Hé, qu’est-ce qui se passe ? Où est-ce qu’il va ?
La scène ressemblait étrangement à la désintégration des mutants à leur mort, et Yeongwoo cligna vivement des yeux.
Si Nezra avait dit vrai, alors c’était la fin absolue de son cycle de vie.
— C’est notre dernier cycle. Il n’y a rien après.
« Il n’y a rien après… »
Tandis que Yeongwoo repensait aux paroles du défunt, la main du président, qui tenait toujours son épée, fut aspirée dans le vide.
Frouuu !
Puis,
« Hé, attends ! »
Même l’épée dont Nezra s’était servi pour transpercer le cœur de Yeongwoo commença à se dissoudre dans le néant.
Contrairement à ce qui se passait après la mort des autres adversaires, il n’y avait aucun butin à récupérer sur le président.
« A-attends ! Ma Montagne des Vingt et Une Épées… ! »
Affolé, Yeongwoo se précipita pour saisir l’épée de Nezra, mais la moitié de la lame avait déjà disparu.
« C’est pas vrai ! Il s’en va vraiment sans rien laisser derrière lui ?! »
Alors que Yeongwoo s’écriait, incrédule, le fourreau de l’épée du président s’effaça lui aussi de sa main.
Et puis —
Fouuush !
Tout ce qui avait constitué le président Nezra disparut.
Sans laisser la moindre trace dans ce monde.
[Traducteur - Night]
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「La Terre a perdu son président.」
Un bref message de notification apparut, et les directeurs, qui murmuraient entre eux, levèrent tous les yeux vers le ciel.
— Quoi, ils lui font leurs adieux ?
Alors que tout le conseil observait un moment de silence, il devint évident qu’ils faisaient bel et bien leurs adieux à Nezra.
Bien qu’il fût d’une autre origine et défendît une position politique différente, ils lui rendaient hommage, car il venait d’atteindre la fin de son ultime cycle.
— O-on ne devrait pas faire quelque chose, nous aussi ?
Retirant maladroitement son casque, Jiseon promena un regard incertain autour d’elle.
Pendant ce temps, Song Jungho, qui s’était discrètement joint aux membres du conseil dans leur hommage silencieux, marmonna :
∴ L’univers commence à me plaire.
— Espèce de taré.
Pendant ce temps, Yeongwoo ramassa Bâtard, resté à l’endroit où se tenait le président, puis s’adressa aux directeurs.
« Où en est le vote ? »
Les directeurs, qui avaient jusque-là baissé la tête en silence, la relevèrent lentement et affichèrent chacun une couleur.
Flouh, pa-pat, pat !
Environ 30 % étaient verts, 10 % rouges et les 60 % restants gris.
— … C’est assez intuitif.
La remarque de Jiseon tombait juste.
Peut-être parce qu’ils avaient tous été humains à l’origine, ils utilisaient des signaux que n’importe quel Terrien aurait pu comprendre.
Le vert devait signifier l’approbation, le rouge l’opposition, et le gris indiquait ceux qui n’avaient pas encore voté.
« Donc, seuls 40 % des membres ont voté : 30 % pour et 10 % contre ? »
Le sourcil de Yeongwoo tressaillit de mécontentement, et les directeurs qui avaient affiché un signal rouge dissimulèrent rapidement leur couleur.
« Bande de sa… Non, directeurs. Vous n’avez toujours pas compris ? Vous venez pourtant de le voir de vos propres yeux… »
Yeongwoo leva Bâtard et le pointa vers les directeurs qui remplissaient la salle.
« Je suis désolé que le président soit mort, mais, franchement, ce n’est qu’un accident du travail, non ? En réalité, le président ne servait que d’indicateur de puissance de combat, pas vrai ? »
— … ?
Difficile d’approuver une telle affirmation.
Jiseon tourna discrètement les yeux vers son fils, tandis que les milliers de directeurs terriens, visiblement décontenancés, semblaient partager le même avis.
« Pourquoi le président était-il si fort ? N’était-ce pas parce que l’univers lui avait conféré une puissance physique afin que la Terre puisse préserver sa dignité planétaire ? »
Était-ce vraiment le cas ?
Impossible de le savoir, car les directeurs ne répondirent pas.
En fait, jamais les directeurs n’avaient pris directement la parole.
« Mais le président est mort. Pourquoi ? Parce qu’il a été vaincu par un humain comme moi. »
Yeongwoo leva le pouce et se désigna.
« Alors, qu’est-ce que ça veut dire ? »
Il posa la question aux directeurs, mais n’attendit pas leur réponse pour poursuivre.
« Ça veut dire que l’humanité a enfin acquis la pleine souveraineté sur cette planète. Ça veut dire qu’un humain peut désormais remplacer le président. »
Yeongwoo ne pouvait certes pas voter au conseil, mais il avait tout de même prouvé qu’il était capable d’assumer la principale responsabilité du président : défendre la planète contre les menaces extérieures.
« Le président était lié à cette planète à vie, ce qui fixait sa puissance de combat. Mais moi, c’est différent. »
Yeongwoo leva alors Bâtard et le pointa vers le ciel.
« Moi, nous, nous partirons explorer l’univers et continuerons de grandir dans un espace bien plus vaste. Un jour, même le président paraîtra insignifiant en comparaison. »
Fwaaaah !
Une lumière dorée jaillit soudain des yeux de Yeongwoo.
C’était la manifestation de son aura écrasante.
« Votez pour moi. À partir de maintenant, la dignité de la Terre dépendra de la stature de l’humanité. »
Alors que le seigneur bandit Jeong Yeongwoo faisait cette déclaration, les yeux dorés flamboyants, les directeurs qui le fixaient, hébétés, recommencèrent à murmurer.
Après tout, qu’un humain comme Jeong Yeongwoo ait vaincu le président Nezra était un exploit remarquable.
Et, le président ayant disparu, il leur fallait effectivement une figure puissante pour le remplacer.
Mais en contrepartie, ce qu’ils devraient offrir, c’était…
— Les directeurs doivent être tiraillés. S’ils sont vraiment des spectres antiques, ça veut dire qu’ils viennent tous d’une époque révolue, non ?
De son côté, Jeong Yeongwoo incarnait le progrès à lui seul.
Il était déjà à moitié un homme de l’espace, avec un pied fermement ancré dans l’immensité de l’univers.
∴ Pourtant, son taux d’approbation était déjà de 73 % avant son duel contre le président, non ?
Song Jungho se gratta le menton.
∴ L’histoire de l’humanité est imprégnée de guerres. Ces directeurs, qui ont dû passer toute leur vie à une époque de conflits, n’avaient aucune raison de ne pas suivre une force écrasante.
— Quoi ?
∴ On ne peut aspirer à la paix que lorsqu’on a de la force. Si j’étais l’un des directeurs, j’aurais voté pour lui, moi aussi. Ce taré serait terrifiant comme ennemi, mais comme allié, rien ne serait plus rassurant.
Avant même que Song Jungho ait fini de parler, le conseil reprit le vote.
Pa-pa-pat !
Les spectres qui affichaient un signal gris se mirent rapidement à adopter une seule et même couleur.
Pa-pat, pat, flouh !
Cette couleur, c’était…
« … ! »
Le vert.
La couleur de l’approbation.
En fin de compte, le conseil avait décidé de confier la Terre à Jeong Yeongwoo.
Flouh !
Enfin, le dernier des milliers de membres du conseil passa au vert, concluant le vote.
「Le conseil a terminé le vote.」
≪Sur la question de l’attribution du droit de négociation pour la Terre au seigneur bandit Jeong Yeongwoo.≫
「Approbation : 89 %. Opposition : 11 %.」
« 89 % ? Écrasant. »
Alors que Yeongwoo hochait la tête, satisfait du résultat, un nouveau message apparut devant les yeux de tous.
「Le conseil a accordé à Jeong Yeongwoo le droit de négocier au nom de la Terre. |l||I, obéis à l’autorité légitime.」
|l||I était le code unique de la Terre.
Autrement dit, le système ordonnait à la Terre de se conformer à la décision du conseil.
Alors, juste après, un message comme personne sur cette planète n’en avait jamais vu apparut.
Flouh !
『Bordel de merde.』
« Quoi ? »
『Adieu les beaux jours.』
[Traducteur - Night]
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