Chapitre 157
« On m’a dit un jour que le caractère, c’est ce que l’on est dans l’obscurité. J’ai découvert, mon cher Chancelier, que j’étais l’obscurité. »
– Empereur de l’Effroi Sorcerous
« Voilà », dit le Hiérophante.
Ce fut une agréable surprise d’apprendre que Masego n’avait pas ignoré les discussions avec la Diaboliste uniquement parce que les sujets abordés l’ennuyaient. En fait, il suivait l’autre extrémité du sortilège de scrutation depuis son lancement. Akua avait certes utilisé des relais pour brouiller les pistes, mais je doutais qu’elle ait sérieusement espéré tromper le regard d’un mage Nommé. La conclusion était limpide : peu importait que nous sachions où elle se trouvait, puisqu’elle était prête à passer à l’action à tout moment. Avec l’Eau immobile, et Dieu sait quoi d’autre dans sa manche. Les lignes de lumière, soigneusement ordonnées dans les airs, dessinaient une vaste carte de Callow, sans tenir compte des villes et ne figurant que les reliefs. Je l’examinai, pris l’une des pierres dont Juniper se servait pour planifier ses opérations et la posai sur la carte terrestre que j’avais fait apporter.
« Ça te semble exact ? demandai-je. »
Le Soninké ne se retourna pas, et j’eus l’impression inquiétante qu’il me regardait de ses yeux de verre par l’arrière du crâne.
« Un demi-pouce plus haut », dit-il.
Je rectifiai, puis grimaçai lorsqu’il dissipa le sortilège.
« Impossible de savoir si elle s’est posée, hein ? demandai-je. »
« Elle devra le faire pour utiliser son dispositif, répondit le Hiérophante. Pour une œuvre de cette ampleur, la moindre imprécision aurait des conséquences considérables. Je n’ai jamais entendu parler d’une forteresse volante capable de rester absolument immobile dans le ciel. »
Voilà donc le champ de bataille, pensai-je. Akua avait amené Liesse au cœur de Callow, exactement au croisement de trois villes : Vale, Ankou et Southpool. Toutes trois avaient été relativement épargnées par la Rébellion de Liesse et par ce que les gens commençaient déjà à appeler la Guerre d’Arcadie. D’un côté, elle s’était ainsi placée à portée de marche des légions commandées par le maréchal Grem à l’Œil Unique. De l’autre, ces légions étaient stationnées là parce qu’elles se trouvaient à deux pas de la frontière de la Principauté. Je savais qu’il n’existait aucun moyen réaliste de garder secrètes à l’étranger les opérations qui s’y dérouleraient. La Diaboliste, fidèle à ses habitudes, avait commencé à nous mettre des bâtons dans les roues dès le départ. Noir et Malicia avaient des espions sous chaque caillou de ce pays, mais même cela ne suffirait pas à cacher la nécromancie employée ici.
Il m’avait fallu une autre conversation avec Masego pour comprendre à quel point la révélation de l’Eau immobile serait problématique. Je savais qu’il existait quelque chose appelé le Dû de Keter, l’une des limites de la sorcellerie : la quantité de puissance gaspillée par chaque sortilège et chaque rituel. Apparemment, ce Dû était l’une des raisons pour lesquelles on ne recourait à de grands rituels que lorsqu’on ne craignait pas de ravager le lieu où ils se déroulaient — comme ce fut notoirement le cas au Royaume des Morts. L’horrible projet de Warlock était inquiétant, en partie parce que l’essentiel du travail était accompli par l’alchimie, la sorcellerie n’intervenant que pour déclencher le processus. On pouvait le réutiliser encore et encore sans investir de ressources importantes, hormis les réactifs. À mon avis, parler d’une innovation capable d’ébranler le monde était un peu exagéré, puisqu’elle présentait encore des limites évidentes. Si les gens n’ingéraient pas assez de réactifs, le rituel n’aurait pratiquement aucun effet ; et après sa première utilisation, les autres nations commenceraient certainement à ouvrir l’œil.
Cela n’en restait pas moins une arme brutale, capable de ravager de vastes étendues si on l’employait correctement — ce qui serait le cas si l’Impératrice et Noir en planifiaient l’utilisation. Le Premier Prince brûlait déjà d’envie de lancer une Croisade ; la nouvelle aurait donc des conséquences. Tout ce que je pouvais espérer, c’était ralentir la diffusion de l’information et détruire les preuves. Je savais mieux que d’espérer que cela nous apporterait autre chose qu’un délai. La Diaboliste venait de s’assurer que nous serions en guerre contre la Principauté d’ici quelques années, sans doute dès qu’elle aurait achevé ses préparatifs militaires. Vu l’immensité de Procer et ce que signifierait réellement le déploiement de toutes ses forces contre l’Empire, je doutais que Noir lui laisse le temps de s’armer en paix. Il frapperait le premier, et fort, pour l’estropier avant qu’elle ait pu rassembler convenablement ses armées. Si elle ne déclenche pas la guerre, nous le ferons. Cette pensée avait beau être sombre, je préférais la seconde option. Mieux valait combattre sur le sol proceran que sur celui de Callow.
Je tendis la main vers la bouteille et remplis mon verre. Je n’avais aucune idée du temps qu’il faudrait à la Diaboliste pour achever son dispositif, à supposer qu’elle ne l’ait pas déjà fait ; impossible, donc, de savoir combien de temps durerait cette campagne. Si je prenais quelques mois pour réunir des renforts, devrais-je ensuite affronter une pluie de feu ? D’un autre côté, face à l’armée qui se dressait en face de nous, pouvais-je me permettre de ne pas le faire ? À moins qu’elle ait reçu des renforts depuis son affrontement avec la Princesse du Zénith, la Diaboliste ne disposait que de six mille soldats véritables, mais de deux fois plus de morts-vivants et de démons. Sans compter qu’elle pourrait enrôler toute la population de Liesse, bien sûr, et qu’elle avait toujours un « démon supérieur ». Pour qu’une Princesse de l’Été le qualifie de supérieur, il ne fallait pas le prendre à la légère, à mon avis. Il ne servirait à rien de frapper vite si mes armées ne parvenaient pas à prendre la ville. Il y a encore tant d’inconnues, pensai-je en voyant Masego s’apprêter à partir.
« Reste, dis-je. J’ai besoin de toi pour la conversation qui va suivre. »
« Mon jugement est certes digne d’éloges, mais je ne l’ai guère exercé dans les affaires militaires, répondit le Hiérophante. »
« Cette conversation ne porte pas sur la guerre, pas exactement. J’ai fait venir la duchesse Kegan. Je veux savoir précisément ce que la Diaboliste a mis la main dessus, au point de l’inquiéter autant, et quelles seraient les conséquences de sa destruction. »
Son bandeau se plissa avec son front.
« Les Deoraithe sont réputés pour leur discrétion, dit-il.
— Et nous serons seuls tous les trois dans cette tente, grognai-je. Je fais déjà un compromis. J’aurais préféré que Hakram et Juniper soient là aussi. »
« Et vous pensez qu’elle le verra ainsi ? demanda l’aveugle, sincèrement curieux. »
« Espérons qu’elle soit raisonnable. »
Le mage parut amusé, pour une raison quelconque, mais il tira la chaise à l’extrémité de la table. Celle-ci était prévue pour plus d’une douzaine de personnes — c’était celle dont je me servais pour les réunions d’état-major — et son vide semblait étrange, maintenant que j’étais habituée à la voir entourée de monde. Je bus une gorgée pendant que le Hiérophante attirait la bouteille à lui et se servait à son tour. Je haussai un sourcil.
« Tu n’aurais vraiment pas pu faire l’effort de te lever ? demandai-je.
— Tu parles comme Père, marmonna-t-il. »
J’aurais pu répondre à cela — et j’avais déjà des idées — mais je dus les mettre de côté pour l’instant : Kegan nous fit l’honneur de sa présence. Nous y reviendrions, toutefois ; le sourire que j’adressai à Masego le lui promettait.
« Votre Grâce, me salua la duchesse, puis inclina la tête à contrecœur vers Masego. Seigneur Hiérophante. »
« Duchesse Kegan, répondis-je par-dessus le bord de mon verre. Je vous en prie, asseyez-vous. »
Ses politesses étaient raides, et je savais parfaitement pourquoi. Vingt mille Deoraithe avaient quitté Daoine pour marcher à la guerre, dont un quart de la Garde ; à présent, il n’en restait que quatorze mille. Ses pertes lors de la bataille des Quatre Armées et Une avaient été relativement faibles, mais Dormer avait été sanglant. D’autant plus, je le savais, que Juniper lui avait refusé l’usage de la Garde lorsque ses troupes peinaient à tenir face aux soldats réguliers de l’Été dans la ville extérieure. On les avait envoyés combattre les Immortels à la place, et là aussi, le désastre avait été évité de peu. Je n’avais toujours pas reçu de rapport oral, mais celui que j’avais consulté par écrit disait que la Garde s’était fait massacrer avant que la Voleuse vienne à son secours en dérobant l’étendard sur ce flanc. La moitié de la Garde avait été ensevelie, ici ou en Arcadie. C’était le genre de pertes qui exigeaient une génération pour être réparées, et nous n’avions même pas encore aperçu Liesse. Kegan s’assit loin de Masego et de moi, pour mon plus grand amusement. C’était presque puéril, tous trois réunis autour d’une table prévue pour quatre fois plus de monde, comme si la situation n’avait rien d’étrange.
« Votre messager n’a pas précisé la raison de votre convocation, seulement que l’affaire était urgente, dit la duchesse. »
Elle regarda la bouteille, mais ne tendit pas la main. Je n’avais aucune intention de gaspiller du vin d’été de Vale pour une femme comme elle ; je ne lui en proposai donc pas.
« Nous savons où se trouve la Diaboliste, dis-je en désignant la table. »
Elle y jeta un coup d’œil, s’attardant sur la pierre que j’avais posée.
« C’est une faute de sa part, dit la Deoraithe. Vous pourriez facilement rassembler des troupes dans les villes voisines sans même recourir à des portails. Des ordres transmis par scrutation vous permettraient de réunir et d’armer des hommes en grand nombre. »
« J’étudie mes possibilités. »
L’idée d’envoyer des civils à peine entraînés dans le repaire de folie qu’Akua aurait préparé pour eux me rebutait, mais je n’ignorais pas que je n’aurais peut-être pas le choix. Les forces qui nous restaient ne suffiraient peut-être pas à affronter plus de cent mille morts-vivants, sans parler de la horde de démons qu’elle aurait certainement sous contrat.
« C’est justement pour cela que je vous ai fait venir, repris-je. Les chances sont déjà bien maigres. Nous ne pouvons pas nous permettre d’avancer à l’aveugle. »
Le visage hâlé de l’aristocrate se figea.
« Je vous ai déjà révélé tout ce que je pouvais, dit-elle. »
Je haussai un sourcil. Elle m’avait dit que ce qu’Akua avait lié « pouvait être considéré comme une sorte de divinité », ce qui était en réalité moins que ce que Masego avait pu m’apprendre — et lui ne le tenait que de seconde main, par son père.
« Des changements de comportement ont été observés chez les membres de la Garde, dit le Hiérophante. Vous n’en avez pas parlé, ni réellement de grand-chose d’autre. »
Le regard de Kegan se glaça.
« Votre éminent père n’a-t-il pas mis suffisamment de mes gens sous le scalpel pour en déduire quelques vérités ? »
Ah, le sarcasme. Elle aurait dû savoir que cela ne prendrait pas avec Masego. Il savait assez bien lire les gens qu’il connaissait, mais les inconnus ?
« Non, répondit franchement le Hiérophante. Il a reçu l’ordre de ne jamais s’emparer d’un membre de la Garde sans motif légal, ce qui s’est révélé très difficile depuis la Conquête. »
« Quel dommage pour lui », répliqua Kegan d’un ton neutre.
« C’est très gentil de votre part, dit Masego, l’air surpris. C’est terriblement frustrant d’avoir sous la main un mystère aussi fascinant, sans avoir le droit de l’étudier. »
« Ce n’est pas Warlock qui vous pose la question, duchesse, dis-je. C’est moi. »
La femme reporta son attention sur moi.
« Les termes de notre traité avec la Tour placent les affaires de gouvernement intérieur sous notre seule autorité, dit-elle. »
« Et si cette chose se trouvait encore sur votre territoire, je ferais volontiers semblant qu’elle n’existe pas, dis-je. Mais ce n’est pas le cas. Elle sert de combustible à ce que la Diaboliste compte nous envoyer, et je ne vais pas me lancer dans la bataille sans avoir une idée générale de ce qui m’attend en face. »
« La violation du traité est le fait de Praes, dit sèchement Kegan. Daoine n’a pas à payer le prix de cette trahison. »
« Akua Sahelian a été déclarée rebelle par l’Impératrice, soupirai-je. Vous savez qui représente Praes, en ce moment ? Moi. Vous savez, celle qui essaie de réparer ce foutu gâchis. »
« Un gâchis auquel vous avez largement contribué, répliqua froidement la duchesse. N’avez-vous pas personnellement demandé à la Cour de nommer la Diaboliste gouvernante de Liesse ? »
« Mon serment m’obligeait à le faire », répondis-je, mais ma justification était faible et je le savais.
Ces derniers temps, je m’étais demandé si j’étais le pilier qui soutenait Callow ou la pierre que son peuple avait au cou. Je n’avais pas fini de perdre le sommeil à cause de cela, mais je n’allais pas non plus laisser cette pensée me lier les mains face à une femme qui refusait activement de m’informer d’un danger auquel nous étions toutes deux exposées.
« Et mon devoir m’interdit de parler de cette affaire, dit Kegan. »
Je laissai échapper un long souffle et posai calmement la main sur la table. L’autre femme l’observa, et ses traits se détendirent presque imperceptiblement lorsqu’elle vit que le bois n’avait ni blanchi ni gelé. Elle croyait que cela signifiait que je n’étais pas furieuse. Erreur. Ça veut simplement dire que j’ai repris un semblant de contrôle.
« J’ai prêté beaucoup de serments et fait bien des promesses ces derniers mois, dis-je calmement. J’ai aussi lancé quelques menaces plutôt grandiloquentes. Je ne vais pas m’embarrasser de tout ça ici, Kegan. Je vais simplement vous exposer deux vérités. La première, c’est que pour avoir une chance raisonnable de l’emporter, je dois savoir à quoi je fais face. La seconde, c’est que je n’ai pas besoin de votre consentement pour obtenir une réponse. »
Je pouvais parler avec ma Voix, demander au Hiérophante de lui arracher la réponse de l’esprit, ou recourir à une demi-douzaine d’autres moyens. Chaque mois, mon arsenal s’étoffait et mes réticences à l’utiliser s’amenuisaient. Je pouvais employer n’importe lequel de ces outils, et même m’assurer qu’elle n’en garderait aucun souvenir en quittant cette tente. Masego avait beaucoup appris en combattant les fées dans le sud, lorsque je l’avais envoyé se servir de l’Été contre la Diaboliste.
« Vous avez beaucoup insisté sur votre volonté d’agir avec équité, dit Kegan, mais je voyais la peur dans son regard. »
« Et je continuerai, répondis-je. J’accorderai ma clémence chaque fois que je le pourrai. La justice aussi, dans la mesure du possible — mais jamais au prix de la défaite. C’est ma ligne rouge. Franchissez-la à vos risques et périls. »
La duchesse soutint mon regard, malgré sa peur, et gagna ainsi mon respect. Cela ne m’empêcherait pas de demander au Hiérophante de lui ouvrir l’esprit si je n’avais pas le choix.
« Un moindre mal reste un mal, dit-elle avec amertume. »
« Je préfère parler de nécessité que de moindre mal, dis-je, mais je ne vais pas ergoter sur le reste. »
Kegan souffla et tendit la main vers le vin. Elle se servit un verre, s’humecta les lèvres, puis prit la parole.
« Ce n’est pas un dieu tel que les gens de Praes l’entendraient. C’est un tout formé de plusieurs esprits. »
Masego eut le souffle coupé.
« Des âmes. »
Kegan acquiesça.
« Chaque membre de notre peuple qui est mort depuis que les elfes nous ont pris la Floraison Dorée. Ils sont des millions, à présent. »
« Et la Garde est liée à eux, dis-je. »
« Elle emprunte la force de nos ancêtres, afin qu’un jour nous reprenions notre foyer, dit la duchesse. »
« Vous avez forgé un dieu, dit le Hiérophante, avec une pointe d’admiration. C’est peut-être la plus grande œuvre de nécromancie que la Création ait jamais connue. Contrairement à Keter, elle continuerait de grandir. À chaque décennie, vous pourriez avoir davantage de Gardes, ou des Gardes plus puissants. »
J’avais d’autres préoccupations.
« Si la Diaboliste contrôle votre… tout, dis-je, peut-elle contrôler la Garde à travers lui ? »
« Les anciens dirigeants de Daoine avaient des inquiétudes similaires, dit Kegan. Une séparation a été aménagée pour empêcher un Sorcier d’agir ainsi s’il venait à le découvrir. C’est l’une des raisons pour lesquelles la Garde n’a pas pu devenir plus nombreuse sans gagner en puissance au fil des siècles. Le nombre de serments que l’on peut prêter est limité. L’usurpation s’est tout de même fait sentir. C’est fort désagréable. »
« Vous auriez dû en parler à Père il y a des années, s’exclama le Hiérophante, tout excité. Il existe de nombreuses théories qui… »
Je l’interrompis d’un geste de la main.
« Peut-on le détruire ? demandai-je.
— Oui, répondit-elle à contrecœur.
— Et quelles en seraient les conséquences ? insistai-je.
— Je l’ignore », admit-elle, et je me tournai vers Masego.
« Vous détruiriez le tout, pas les âmes, nota le Hiérophante. En tant qu’entités individuelles, elles continueraient d’exister, libérées du lien qui les maintenait unies. »
Je grimaçai.
« Ça n’a pas l’air réjouissant. Les environs en pâtiraient, pas vrai ?
— Il serait possible de les contenir en un lieu donné, avec les protections adéquates, dit-il. Sinon, si elles étaient libérées de toute contrainte, j’imagine qu’un tiers de Callow serait transformé en désert dévasté et hanté par des esprits violents. Il me faudrait examiner le phénomène de près ou disposer de chiffres plus précis pour évaluer les dégâts exacts. »
« J’ai amené des spécialistes pour reprendre le contrôle à la Diaboliste, dit la duchesse. Le plus important est de l’empêcher d’interférer avec le processus. »
Les yeux de verre se tournèrent vers elle.
« Je doute que des mages deoraithe puissent défaire l’œuvre d’une praticienne Nommée du talent d’Akua Sahelian, dit le Hiérophante. »
Je tambourinai des doigts sur le bois.
« Duchesse, faites en sorte que vos gens discutent avec le Hiérophante, ordonnai-je. Nous verrons si votre solution est réalisable. Je préférerais de loin qu’elle le soit. Mais si ce n’est pas le cas… »
Je grimaçai.
« Eh bien, la Diaboliste a placé une charge au cœur de son armée, dis-je. Je n’hésiterai pas à l’allumer pour mettre fin à la guerre. »