Chapitre 794
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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Chapitre 794 : Foi et armes
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C’était l’instant qui précédait celui où Enkrid bloqua la lame du Balrok, juste avant que leurs dents entrecroisées ne s’entrechoquent.
Sinar balaya de sa Lame-feuille les étincelles qui volaient vers elle et les repoussa.
Tchak. Fssss.
Les braises noires semblaient sur le point de roussir la Lame-feuille, mais l’énergie vitale qui lui restait étouffa les flammes.
Si elles s’y déposent, même Naidhl risque de brûler.
Son énergie vitale s’épuisait. Elle n’y pouvait rien. Le regard de Sinar se porta devant elle. Même ces braises dispersées étaient à éviter, pourtant un homme se tenait là, à les affronter de plein fouet.
Tous les elfes connaissaient une saison où ils brûlaient leur vie jusqu’à la dernière miette. Pourtant, l’homme devant elle semblait être devenu Spark en personne.
« Bien. Bien. »
Le murmure de l’elfe se fit bas. Elle évita les étincelles, recula le pied gauche et fendit le fouet de flammes d’un coup diagonal ascendant. Le fouet s’enroula comme un serpent et se déroba à la lame.
Ramenant son bras, Sinar prit appui sur le sol et recula d’un bond, avec l’agilité propre aux elfes.
Boum !
Le fouet déchira l’air et frôla l’endroit où elle se tenait à l’instant.
La lueur verte de la Lame-feuille vacilla dans sa main. Sa lumière semblait précaire, comme une flamme sur le point de s’éteindre.
Ça va mal.
Elle était mal en point. Même dans une forêt, elle n’aurait pu garantir sa victoire, et l’énergie vitale qu’elle avait emmagasinée dans sa lame était épuisée.
Pourtant, si elle cédait ici, elle ne mériterait jamais de se tenir aux côtés d’un homme qui vivait comme Spark jusqu’à la fin de ses jours.
Sinar gardait un œil sur le fouet de flammes et les mouvements du Balrok, qui lui glaçaient parfois le sang, tout en cherchant comment agir.
Qu’est-ce que je peux faire de mieux, là, maintenant ?
Elle devait garder la tête froide. Ce n’était pas le moment de se laisser emporter par son cœur qui battait la chamade. Elle devait réfléchir calmement.
Est-ce que j’aide ?
Non. Elle ne pouvait même pas songer à rejoindre son fiancé dans le combat. Elle ne pouvait pas encaisser un coup destiné à Enkrid. Avec l’énergie vitale qui lui restait, même gagner du temps serait difficile.
Si je ne peux pas aider…
Alors elle pouvait au moins éviter de gêner les autres. Tap, tap. Les pieds de Sinar étaient légers. Malgré son énergie vitale presque épuisée, sa maîtrise physique était remarquable. Elle envoya un caillou vers le fouet de flammes d’un coup de pied, puis fit plusieurs tours sur elle-même en l’air. Le fouet trouva une ouverture et fondit sur elle comme une flèche.
Crac, crac, crac ! Les claquements retentirent à la suite, et des anneaux de flammes apparurent le long de la trajectoire du fouet. On aurait dit la lame d’un chevalier qui avançait d’une estocade délibérée, ou plutôt une lance de jet lancée de toutes ses forces.
Bang !
L’extrémité du fouet s’écrasa contre un bouclier composé de plusieurs couches de lumière blanche et s’immobilisa. Audin avait parfaitement lu sa trajectoire et placé au centre le bouclier qu’il avait invoqué grâce à son pouvoir divin, arrêtant ainsi le coup avec une précision parfaite. Il fallait maîtriser à la fois son pouvoir divin et son corps pour y parvenir.
« Ça s’appelle le Bouclier de lumière sacrée, ma sœur. »
C’était Audin qui avait bloqué le coup. Il sourit et élargit son champ de vision. Lui aussi avait observé le combat d’Enkrid, et l’élan qui s’en dégageait n’avait rien d’ordinaire.
Un mur de pierre massive.
On aurait dit qu’une chose pareille s’était dressée en Enkrid. Elle s’accordait avec les muscles qu’il avait endurcis au fil des années d’entraînement.
Transfert de Volonté.
Ousque et Induless.
Ces deux mots anciens décrivaient le degré d’entraînement de la Volonté. Ousque signifiait garder l’esprit ferme et cultiver sa Volonté jusqu’à la rendre inépuisable.
Induless concerne le Transfert de Volonté.
Le pouvoir divin différait de la Volonté, mais reposait sur un concept similaire : la Proclamation du Domaine sacré. Audin ne pouvait pas l’utiliser pour l’instant. Le talent personnel comptait, mais les conditions à remplir étaient exigeantes.
Quoi qu’il en soit, Audin avait observé de près la transformation d’Enkrid. Il avait aussi repéré l’ouverture que celui-ci avait créée.
Le fouet de flammes avait frappé son bouclier avant de rebondir, et il revenait déjà à la charge. Audin le dévia du revers de la main. Le pouvoir divin qui la recouvrait ne fondit pas et ne brûla pas sous la chaleur du fouet, mais sa manche prit feu.
Il ne pouvait pas protéger ses vêtements en même temps. Sa chemise, déjà en lambeaux depuis qu’il avait traversé le mur à coups de poing, se déchira encore davantage.
Audin écarta le fouet du revers de la main et arracha sa chemise.
Rrrip ! Les coutures cédèrent, dévoilant son torse. Les cicatrices qui le couvraient suffisaient à prouver que le chemin qu’il avait parcouru n’avait pas été facile.
Audin comptait faire gagner du temps à Sinar.
Même si Sinar était touchée ou blessée, personne ne perdrait facilement sa concentration ni son sang-froid.
Mais l’effet psychologique serait réel.
Mieux valait empêcher cela avant que ça n’arrive. Tandis qu’Enkrid retenait le Balrok, Audin trouva son propre rôle. Il devait servir de contrepoids au centre du champ de bataille et en maintenir l’équilibre.
Tantôt en défense, tantôt à l’attaque, il devait être le pivot de la formation.
« Seigneur Père, empruntez un talent au dieu assis près de vous et accordez-le-moi. »
L’heure était venue de faire appel au Dieu des Balances.
À cette étrange prière, la lumière sacrée qui parcourait son corps brilla plus vivement qu’auparavant. Elle se rassembla et remplaça ses vêtements. L’Armure de lumière sacrée. La preuve qu’il n’avait besoin ni d’armure ni de vêtements.
Audin prit position au centre de la formation. Enkrid faisait face au Balrok, sur sa droite, tandis que le fouet de flammes guettait une ouverture droit devant lui.
Enkrid bloquait l’épée, les poings et les pieds du Balrok, tout en gardant à l’esprit les attaques du fouet. Il comptait vraiment arrêter tout ce qui passait à proximité.
Chacun de ses pas en arrière et chacun des angles auxquels il faisait pivoter sa taille le démontraient.
Pendant qu’Audin tenait le centre, Rem, deux fois plus perspicace que lui, avait déjà reculé.
Il avait pris ses distances avec le combat et évaluait l’écart. Un simple calcul avait déterminé sa position.
Il ne s’était pas soucié de la sécurité de Sinar dès le départ. Si elle mourait dans un combat de ce genre, elle n’avait rien à faire comme fiancée du capitaine. Elle avait fait exactement ce qu’on attendait d’elle et trouvé sa place.
Au lieu de foncer tête baissée pour prêter main-forte aux autres, elle avait reculé.
La retraite est aussi une tactique.
Se battre jusqu’à la mort n’était pas toujours la meilleure solution.
Quand il le fallait, on survivait, même s’il fallait jeter le sable caché dans sa paume. Bon, impossible de faire ça dans un combat où l’honneur était en jeu. Mais sur le champ de bataille, les acclamations de la victoire saluaient les survivants, et seule la déesse de la Fortune souriait aux vivants. Il existait même une plaisanterie de mercenaire : voir la déesse sourire après sa mort ne servait à rien.
Le Dieu de la Guerre accueillait les morts, mais la déesse de la Fortune veillait toujours sur les vivants.
Alors ne le prends pas mal si je t’attaque de loin.
Il n’avait pas besoin d’aller aussi loin, mais il avait quand même impliqué les dieux du continent tout entier pour justifier son comportement.
Sur ces mots, Rem libéra son pouvoir sorcier. Il serait cloué au lit un bon moment après ce combat, mais ce n’était pas le moment de s’en inquiéter.
Par la descente divine, il accueillit le pouvoir du dieu dans tout son corps. Le pouvoir sorcier en constituait les fondations et le réceptacle. Une fois vidé, celui-ci se remplissait du pouvoir divin.
Plus précisément, il ne s’agissait pas tant de vider le réceptacle que d’y concentrer toute sa force pour le renforcer. Mais expliquer ce talent ne servirait à rien à qui était incapable de le maîtriser.
En Occident, seuls quelques élus parmi les clans qui maniaient la sorcellerie pouvaient accomplir une descente divine. Seuls les génies en étaient capables. La maîtriser était aussi difficile que l’Induless.
Et maintenant, la manifestation divine.
La descente divine était reçue par le corps. La manifestation divine, elle, passait par l’espace et les outils. Un objet rituel façonné au terme d’un rituel assidu suffisait à lui servir de réceptacle.
À un moment, d’étranges motifs apparurent dans les yeux de Rem, et son ombre se transforma en une silhouette de petite taille aux longs bras.
En Occident, il y avait huit généraux divins, parmi lesquels Grime. Ils représentaient le summum de la sorcellerie occidentale. Celui que Rem avait principalement appelé par descente divine était l’un de ces huit : l’ancêtre des lanceurs de pierres, celui qui avait terrassé le général divin qui s’élevait jusqu’au ciel, le petit Géant connu sous le nom de Lance-Ciel.
Il sortit un objet rituel taillé dans le fer le plus dur, le plaça dans la fronde et se mit à tourner. Chacun de ses gestes s’enchaînait naturellement.
Vroum, vroum, fwoooosh !
Deux disques flottèrent dans les mains de Rem. Il ne pouvait pas encore les lancer.
Très bien. Montrez-moi de quoi vous êtes capables.
Il attendit. S’il lançait maintenant, il risquait de fracasser le crâne d’un allié par-derrière. Et pas qu’un peu : il y avait de fortes chances qu’il lui fende la tête.
Il le devinait en observant la scène de loin. Le Balrok était un combattant chevronné. Il saurait transformer l’assaut d’un allié en un champ de bataille à son avantage.
Rem rassembla le moindre renseignement que lui fournissaient ses sens et guetta une ouverture, mais aucune ne se présenta.
On ne pouvait pas traverser une obscurité totale sans même la lumière de la lune. C’était comme tomber dans un lac profond sans savoir où était la surface.
On ne remontait que lorsqu’on vous saisissait la main pour vous tirer vers le haut.
Audin prit position au centre. Ragna se tint derrière lui. Sinar recula, et Jaxon disparut sans laisser la moindre trace.
Le fouet enflammé tournoyait librement de droite à gauche, comme s’il était vivant, dardant sa langue tantôt vers Audin, tantôt vers Enkrid. Cette langue était assez brûlante pour roussir la peau au moindre frôlement et échauffer l’air alentour.
L’air autour d’eux était devenu lourd et sec. L’odeur âcre s’intensifiait. Le parfum que dégageait Sinar était repoussé. Au lieu de rayonner au loin, la lumière sacrée enveloppait entièrement le corps d’Audin.
À cause de cela, l’ombre du Balrok semblait couvrir et dominer toute la salle. Ce n’était qu’une impression, bien sûr, mais un chevalier ne pouvait pas ignorer même une sensation pareille.
En un instant, les mouvements du Balrok changèrent. Plus précisément, les sens de Rem l’avertirent que son escrime n’était plus la même.
Les pensées de Rem s’accélérèrent, ses pupilles se dilatant tandis qu’il traitait les informations qui lui parvenaient par les yeux. Les mouvements du Balrok devant lui semblèrent se décomposer. Un geste d’une autre vitesse s’amorça. Le Balrok modifia l’écart entre ses pieds. Il planta le pied gauche en diagonale vers l’arrière, enfonça le droit dans le sol et abattit son épée.
Des coups verticaux.
De la force, de la vitesse, et une technique précise.
Il avait lancé son épée à bout de bras, exploitant la longueur de ses jambes et de ses bras. Pour un coup vertical ordinaire, on avançait le pied droit en diagonale au moment de frapper. Celui-ci, en revanche, avait été porté en reculant. Le seul transfert de poids suffisait à tout révéler à Rem. C’était une technique de vétéran.
Même si Enkrid bloque, il sera repoussé.
Dans l’épée du Balrok avait pris forme quelque chose d’aussi singulier que la descente divine de Rem. Sa Volonté s’était condensée en une lame. Les yeux du Balrok se plissèrent en deux longues fentes et tremblèrent. Puis, au moment où la pointe de sa lame s’abattit sur la tête d’Enkrid, Rem dut faire un choix.
Agir ou faire confiance.
Enkrid avait dit qu’il bloquerait, et Rem avait reçu l’ordre de lancer de loin.
Les disques étaient prêts. Un seul lancer pouvait empêcher Enkrid de s’effondrer sous le coup et de mourir sur-le-champ.
Les disques ne bougèrent pas. Dans cette fraction de seconde où il regardait la scène se dérouler, l’esprit accéléré, Rem tint bon.
Au même moment, Enkrid devint un mur de pierre massive. Plus précisément, la force informe en lui — sa Volonté — prit cette forme.
Enkrid leva son épée en garde diagonale et bloqua la lame du Balrok.
Kriiiiiing.
Aucune étincelle ne jaillit. Aucun fracas explosif ne retentit. Au lieu d’un grondement capable de faire éclater les tympans, seul un son semblable à une corde de harpe qui se brise s’éleva entre les deux épées.
Deux forces informes s’étaient heurtées et immobilisées l’une l’autre. Un espace se creusa entre elles. À l’instant où Enkrid bloqua l’épée, Audin saisit l’extrémité du fouet de flammes.
Fssss ! Les flammes qui brûlaient la lumière sacrée offraient un spectacle étrange. Une fumée blanche s’élevait de la main qui tenait le fouet.
Une ouverture.
Dès qu’il la vit, il la reconnut, et dès qu’il la reconnut, sa main bougea d’elle-même.
Édit du Tonnerre.
Le projectile chargé de l’énergie de Lance-Ciel vola vers le front du Balrok, mais celui-ci leva la main pour le bloquer. Il façonna cette force informe — la Volonté, ou l’énergie démoniaque, puisqu’il était par nature une Créature démoniaque — en bouclier et l’arrêta.
Quel salopard habile.
Rem débita des absurdités, et personne n’y prêta attention.
Ragna dégaina Ilchul et la saisit à deux mains. La lame était silencieuse, comme endormie. Elle ne dégageait aucune chaleur et ne flamboyait pas.
C’était parce que son propriétaire ne lui avait encore rien demandé. Dans l’air épais, Ragna régla sa respiration et attendit derrière Audin.
Au moment où Enkrid bloqua l’attaque du Balrok et où le projectile de Rem éclata, Ragna passa à l’action.
Point de concentration.
Enkrid avait dit qu’il bloquerait, alors il bloquerait. Ragna n’en avait jamais douté, pas une seule fois.
Convaincu de cela, Ragna fit abstraction des sons et rétrécit son champ de vision, jusqu’à ne plus voir que son adversaire. Il ne guettait que l’occasion de porter un seul coup.
Donapha, le chevalier et maître que Ragna avait rencontré dans le Labyrinthe, avait passé des décennies à perfectionner cette spécialité. Pour Ragna, elle était naturelle depuis sa naissance.
Ragna frappa droit sur le flanc du Balrok. Enkrid avait éveillé sa Volonté et utilisé Liaison pour immobiliser l’épée de flammes noires.
L’épée balaya l’espace de droite à gauche, passant tout près d’Enkrid, à la droite de Ragna. Une lueur rouge apparut le long de la lame d’Ilchul. Canalisée par la Volonté de Ragna, elle était devenue une lame brûlante.
Crac !
Un coup qui semblait capable de tout trancher fut arrêté. Son épée immobilisée, le Balrok leva le bras gauche pour bloquer l’attaque. Un épais bracelet jaillit de sous sa peau : une relique qu’il avait dissimulée sous sa chair.
La relique-bracelet se brisa, et le hurlement d’un esprit vengeur retentit. Alors que l’attaque semblait avoir échoué, l’épée de Ragna bougea de nouveau.
Il fit pivoter son coup de droite à gauche autour de l’avant-bras du Balrok, jusqu’à ce que la lame soit parallèle au sol. C’était une attaque de suivi.
La précision technique n’était pas l’apanage du Balrok.
Le tranchant brûlant d’Ilchul passa de l’autre côté de la lame et racla l’avant-bras du Balrok, mais seule la peau fut éraflée. Rien ne fut tranché, rien ne brûla.
À la place, une ligne de chaleur extrême suivit la lame en mouvement et fonça droit vers la poitrine du Balrok.
Boum !
À cet instant, le Balrok enveloppa son corps de ses Ailes, prit appui sur une jambe et donna un coup de pied de l’autre. Ragna l’ignora et poursuivit son mouvement. Enkrid avait dit qu’il bloquerait, alors il le ferait. La confiance de Ragna ne faiblit pas.
Enkrid ne trahit pas cette confiance. Il repoussa Urtt et écrasa aussitôt le pied sur la cheville du Balrok.
Le fracas qui éclata fut celui du pied d’Enkrid heurtant celui du Balrok. Ilchul ne parvint pas non plus à accomplir ce que Ragna voulait.
Crac.
La lame brisa l’un des cristaux du Balrok, mais ne les trancha pas tous. Une longue entaille s’ouvrit sur sa poitrine, et du sang noir coula.
Ragna avait voulu trancher trois cristaux d’un coup. Il avait échoué.
« J’ai l’impression de voir du sang de plus en plus souvent, ces derniers temps. »
Le Balrok déclara cela calmement et reprit sa garde.
Du sang coulait du nez d’Enkrid. Il n’avait pas une seconde à perdre à s’en soucier. Dans ces derniers échanges, il venait de mesurer une nouvelle fois toute l’étendue de la force du Balrok.
L’épée et le fouet sont-ils ses seules armes ?
Le Balrok répondit que son corps tout entier était une arme. Pour le Démon de la Discorde, même un seul ongle était une arme.
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