Chapitre 778
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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Chapitre 778 : A répondu à l’appel
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« De toute façon, les gens finissent par mourir. »
« Ha, ça fait du bien. »
« Romen, je te confie la ville. »
« Enkrid, merci. »
« Ah, c’était amusant. »
Les paroles qu’Aoara avait prononcées juste avant de mourir ne s’étaient pas contentées de rester dans sa mémoire. Elles s’étaient gravées si profondément en lui qu’il ne pouvait les oublier.
Certains souvenirs refusaient de quitter son esprit, peu importe combien de fois il revivait cette journée.
Quelqu’un n’avait-il pas dit que revivre cette journée ne s’accompagnait pas du don de l’oubli ?
Le Passeur lui avait dit quelque chose de ce genre, un jour, en lui expliquant que s’il souhaitait oublier ces douloureux souvenirs, il n’avait qu’à rester dans cette journée.
Crépitement. Crépitement.
La fumée du feu de camp s’éleva jusqu’au plafond de la grotte, s’insinua dans la pierre et disparut. Une odeur âcre et piquante lui chatouilla les narines.
Aoara, celle qui avait tranché la tête du Fragment de Balrok.
Aoara, celle que Balrok avait emportée dans son rêve.
Aoara, celle qui avait fait de son serment un bouclier et de son sourire une épée.
Aoara, qui avait enfin protégé sa ville, y avait gravé son nom puis était partie, s’assit devant Enkrid et lui fit signe d’approcher.
« Hé, viens par ici. Parlons un peu. »
Cette familiarité désinvolte fit avancer Enkrid. Tout en marchant, il balaya du regard l’espace derrière elle, puis reporta les yeux sur Aoara.
Allait-elle soudain l’attaquer à l’épée ? Ses yeux allaient-ils rougir, avant qu’elle ne se jette sur lui pour chercher querelle ? C’était une intuition, mais cela ne semblait pas probable.
Aoara était assise sur un petit rocher. De l’autre côté du feu de camp, un autre rocher de taille semblable attendait. Enkrid s’y assit.
Aoara prit la parole et demanda : « Comment vas-tu ? »
« Très bien. »
« Vous en avez l’air. Chevalier, maintenant ? »
« Oui. »
« Je vais donc devoir vous appeler messire Enkrid, à partir de maintenant. »
Aoara sourit en disant cela. Elle ne manifesta aucune surprise en le voyant.
La lueur rouge du feu de camp éclairait la moitié du visage pâle d’Aoara. Seul son sourire familier se détachait. Comme Enkrid ne disait rien, elle reprit la parole.
« Comment va Romen ? »
« Cet abruti courait partout tout seul pour devenir plus fort et a failli se faire avaler par un Ver parasite. »
« Romen ? Ce Romen-là ? »
Aoara éclata de rire, puis lança : « Raconte-moi tout. »
Ils bavardèrent tous les deux. Il ne faisait ni chaud ni froid et, bien qu’ils fussent dans une grotte, l’air n’était ni humide ni sec.
C’était douillet, calme et paisible.
Comme rentrer chez soi en pleine tempête de neige, au cœur de l’hiver, se laver, puis s’asseoir avec une tasse de chocolat chaud pour discuter.
« Des idiots. »
Aoara riait parfois et fronçait les sourcils. Elle se comportait comme une vivante.
Mais elle ne l’était pas. La nuit où elle avait tué le Fragment de Balrok, Balrok l’avait emportée dans le rêve de cette nuit-là.
Collecteur d’âmes.
C’était l’autre nom de Balrok.
Avant même qu’Enkrid ait pu demander ce qui s’était passé, Aoara sourit d’un air penaud et dit : « Ce salopard était difficile à battre. »
Ce qui se trouvait devant lui n’était qu’une partie d’Aoara.
Il avait déjà vécu quelque chose de semblable avec Précepteur et Aker, l’arme laissée derrière lui par un chevalier. La différence, c’était qu’Aoara était morte de la main de Balrok contre sa volonté et qu’elle était donc retenue ici.
« Eh bien, ce serait bien si tu pouvais me libérer. J’ai essayé de le faire moi-même, mais j’ai échoué. »
L’atmosphère douillette, paisible et silencieuse s’évanouit. Le sourire d’Aoara ne changea pas, mais l’ambiance, si.
« Il est là. »
Aoara parla et se redressa en grognant. Quelqu’un devenu chevalier n’avait aucune raison de grogner simplement en se levant. Elle signalait à Enkrid qu’elle se relevait.
« Fais attention. »
Elle le pensait vraiment.
L’espace qui les entourait ressemblait à une vaste clairière.
Le plafond était haut, contrairement au passage par lequel il était arrivé, et les murs se trouvaient loin. D’après les sens d’Enkrid, l’endroit était assez vaste pour accueillir des centaines de personnes sans qu’elles soient à l’étroit. Le sol était plat et il n’y avait, à proprement parler, aucune construction.
La seule chose inhabituelle, c’était que les murs se rétrécissaient à mesure qu’ils montaient.
Par l’ouverture étroite du plafond, le clair de lune commençait à filtrer.
Cette nuit-là, la lune était rouge. Une lune rouge. Les deux lunes s’étaient teintées de cramoisi, et leur lumière se répandait sur le corps d’Aoara.
Elle s’éloigna du feu de camp, mais les flammes la suivirent et s’étirèrent bientôt le long de son bras gauche.
Fwoom.
La traînée de feu s’enroula trois fois autour de sa main, tandis que le reste pendait vers le sol. Un fouet de flammes se posa à terre. Enroulé en un cercle serré, il ressemblait à un serpent de feu, prêt à étouffer et brûler tout ce qu’il attraperait.
Enkrid avait remarqué son ombre dès qu’il avait vu Aoara pour la première fois.
Dans cette ombre, deux cornes s’élevaient de la tête d’Aoara et des ailes repliées s’accrochaient à son dos. Une fois déployées, elles auraient pu l’envelopper tout entière.
Le démon se dépouilla de l’enveloppe de l’âme qu’il avait recueillie et se révéla. Il avait délibérément pris l’apparence d’Aoara en attendant.
En y regardant de plus près, l’ombre du Balrok s’était déplacée pour prendre la forme de celle d’Aoara.
L’ombre était-elle donc Aoara, toutes deux fusionnées ? Non. Ce n’était qu’une illusion d’optique.
Une tromperie délibérée, un passe-temps tordu.
« Enchanté », lança Enkrid en se levant pour le saluer.
Le corps d’Aoara s’agrandit tandis qu’il s’assombrissait jusqu’à devenir noir comme l’encre. Ses muscles enflèrent et toute sa silhouette se dilata.
Ce qui n’avait été visible que dans l’ombre se tenait désormais là, en chair et en os.
Craquement.
La Créature démoniaque errante, celle qui massacrait les démons, fit rouler son cou comme si elle était soulagée, maintenant que ses deux cornes s’étaient dégagées, puis expira longuement.
Une courte gerbe de flammes jaillit dans son souffle.
« Toi aussi, tu souffles du feu, lança Enkrid en l’observant calmement.
Le maître du fragment le regarda de haut.
— Tu m’as appelé si fort que je suis venu.
À vrai dire, il ne parlait pas avec ses cordes vocales. Il transmettait son sens par la Volonté, un moyen de communiquer qui ne nécessitait aucune langue. Rien d’étonnant. Le Passeur faisait de même.
« Je t’ai appelé, et tu es vraiment venu. »
Enkrid répondit sans hésiter.
La peau de tout son corps était sombre et, à la place de ses pupilles, des flammes rougeoyantes emplissaient ses yeux. Des langues de feu tourbillonnantes lui tenaient lieu d’iris.
— Je suis le maître du Labyrinthe, Balro-g. Mortel, m’as-tu appelé en rêvant de la vie éternelle ?
« Non. »
— Je m’en doutais.
Enkrid rit. Il rencontrait enfin l’enfoiré qu’il avait eu tant de mal à retrouver.
La Créature démoniaque qui portait le nom de Démon de la Discorde se mit soudain à rire, elle aussi.
Un humain et une Créature démoniaque se faisaient face en riant.
Si un peintre s’était trouvé là, il n’aurait pas pu s’empêcher de coucher cette scène sur sa toile. L’affrontement était saisissant.
Le sourire de Balrok apparut dans le champ de vision d’Enkrid. Les coins de sa bouche se retroussèrent, dévoilant des crocs blancs.
Pourquoi ses dents sont-elles blanches ?
Tandis qu’il le dévisageait, la bouche de Balrok s’ouvrit de nouveau.
« Ça promet d’être amusant. »
L’impatience qui perçait dans ces mots, le plaisir, l’excitation… tout cela le toucha, et Enkrid éprouva un étrange sentiment de perte. Il se laissa guider par cette impression et lança : « C’est plutôt ma réplique, espèce d’enfoiré. »
Balrok était une puissante Créature démoniaque, assez fort pour mériter le nom de Démon de la Discorde. De plus, il venait de démontrer qu’il possédait le Pouvoir divin nécessaire pour disperser ses compagnons dans cet endroit.
Enkrid ignorait les détails de ce qui s’était passé et la situation exacte, mais il en avait une vague idée.
C’était le Pouvoir divin d’un démon. Les démons n’étaient pas de simples créatures. Leur Pouvoir divin en faisait des êtres que nul autre n’osait défier.
Le Pouvoir divin du Balrok était la Labyrinthisation : il transformait le territoire qu’il occupait en Labyrinthe.
Alors pourquoi s’adresser aussi rudement à un adversaire pareil ?
Il n’y avait aucune raison particulière. Il ferait tout ce qu’il faudrait pour gagner. Enkrid combattait à sa manière.
Les démons aussi avaient des émotions. S’il pouvait les déstabiliser, il le ferait. Il comptait délibérément saper la dignité du Balrok.
Un chevalier ordinaire n’aurait même pas osé tenter le coup.
Le plus drôle, c’était que le Balrok tentait quelque chose de semblable contre Enkrid.
— Tous ceux qui sont venus ici sont morts à présent, à part toi. Leurs corps ne devaient pas être en meilleur état.
Enkrid répondit sans hésiter. « J’ai fait quelques essais en venant, et personne ne meurt pour si peu. »
Il avait affronté trois chevaliers prisonniers du Labyrinthe pour arriver jusque-là. Ils avaient fait de bons partenaires d’entraînement.
— Tu crois que c’est tout ?
La voix du Balrok gagnait en puissance. Un seul instant d’inattention, et ses poumons et son cœur semblaient devoir se ratatiner. C’était là la forme originelle de la Pression.
Le contenu de ses paroles visait lui aussi clairement à ébranler son sang-froid.
L’inconnu inspirait la peur. Il éveillait l’effroi. Le Balrok tentait d’instiller le trouble dans le cœur d’Enkrid.
Le fou qui revivait sans cesse cette journée retourna la tactique du Balrok contre lui.
« Oh. »
Il feignit la surprise et laissa une ouverture. Le Balrok ne fut pas dupe.
Que cachait le titre de Démon de la Discorde ?
Ce nom ne lui venait pas seulement de son goût pour le combat, mais aussi de sa manière de se donner tout entier dans la bataille.
— … Espèce de salaud.
Le ton de Balrok était devenu grossier, lui aussi. Il parlait à présent comme un mercenaire dans une taverne, et non comme un être de sa réputation.
Même pour Balrok, c’était quelque peu inattendu.
Un humain qui ne fléchissait pas devant son élan et continuait à dire ce qui lui passait par la tête était vraiment rare, même au cours de sa longue existence.
« Ça ne mord pas », marmonna Enkrid pour lui-même.
L’Escrime orthodoxe à la manière d’Enkrid : Montrer une ouverture avait échoué.
Le Balrok cessa de communiquer. Enkrid s’avança naturellement. Il déplaça son centre de gravité en frappant le sol du pied, puis abattit son épée dans la posture d’un homme qui se précipite en avant.
Un coup inspiré de l’Épée fluide d’Aoara. Un cadeau de bienvenue tout indiqué pour le visage du Balrok.
La lame d’Enkrid franchit la distance comme si elle pliait l’espace. Le Balrok la bloqua à bras nu.
Clang !
Une onde de choc se propagea autour d’eux. Fwoom. Le fouet de flammes du Balrok s’embrasa furieusement, comme s’il avait sa propre volonté.
« Fais connaissance. Voici Salamandre. »
Le Balrok leva l’avant-bras au-dessus de son front en parlant. Ses yeux croisèrent ceux d’Enkrid. L’une des paires était bleue, l’autre rouge.
Ses yeux de flammes brûlaient avec férocité. Au même instant, le fouet, semblable à un serpent de feu, se mit en mouvement sans prévenir.
Les flammes enroulées tentèrent de saisir sa cheville. Enkrid recula naturellement et tira de toutes ses forces sur l’épée plaquée contre l’avant-bras du Balrok. Forgecrépuscule répondit à l’appel de son propriétaire et affûta son tranchant.
Une Arme gravée imprégnée de Volonté. En matière de puissance tranchante pure et instantanée, elle surpasserait Penna, le trésor des elfes.
Crissement, crissement.
Mais la lame ne parvenait pas à faire ce qu’il voulait.
L’avant-bras de Balrok, qui souriait toujours, ne portait pas la moindre égratignure, pas même une marque.
Quel avant-bras pouvait bien être aussi résistant ?
Et le fouet de flammes se mouvait à sa guise, comme s’il avait sa propre volonté.
Les muscles de son bras ne bougeaient même pas.
Pas seulement son bras : aucun muscle de son corps n’avait bougé. Le fouet avait attaqué de lui-même, sans élan ni signe avant-coureur.
Le fouet de flammes glissa au sol dans un sifflement, puis releva la tête.
À le voir, on aurait facilement cru qu’une Bête serpent se déplaçait toute seule.
« Celui-ci s’appelle Surt. »
Le Balrok tira alors de sa main droite une épée embrasée et la présenta. La flamme qui la dévorait était noire, d’une couleur qui n’avait rien d’ordinaire. L’épée mesurait trois fois la taille d’Ilchul, l’arme de Ragna.
Le Balrok était légèrement plus grand qu’Audin ; même pour une créature de sa taille, cette épée était donc imposante et lourde.
Lorsqu’il déploya ses deux ailes, son corps parut encore trois ou quatre fois plus grand.
Au même instant, le Balrok déchaîna la Manifestation de la Pression, une force qui écrasait et submergeait toute créature sur son passage.
Il eut l’impression que des chaînes chauffées à blanc s’enroulaient étroitement autour de tout son corps et qu’un rocher plus gros qu’une maison tombait au-dessus de sa tête.
Il allait perdre. Il était sur le point de perdre. Il n’y avait aucun moyen de gagner. Dépasser une chose pareille était impossible. Ce n’était pas à la portée d’un humain. Un Géant ferait-il mieux ? Un Draconide serait-il différent ?
Ces pensées commençaient à peine à se former que sa Volonté s’anima d’elle-même en lui et opposa son refus. Elle déchira et balaya la Pression que le Balrok déversait sur lui, puis la rejeta au loin. Les chaînes se brisèrent, et le rocher qui écrasait son esprit disparut.
Enkrid avait surmonté la Pression déployée par son ennemi, mais il se rendit compte qu’une large ouverture s’était formée entre-temps. Le Balrok n’en profita pas pour attaquer.
« Tu t’adaptes vite. Bien. »
L’autre en fut satisfait.
Depuis le début, il n’avait pas eu l’intention d’attaquer.
Est-ce qu’il teste quelque chose ? Essaie de jauger mon niveau ? Se retient ?
Peu importait. Enkrid ne vacilla pas. Quoi que l’autre fît, il n’avait pas oublié ce qu’il était venu faire.
Tranche-le.
Il insuffla sa Volonté avec toute son intention. À cet instant, il entrevit ce qu’avait réellement été l’astuce de Ragna.
Une variation de la Volonté.
Introduire quelque chose de différent dans la nature de la Volonté. Comment ? En y insufflant son intention.
Il avait observé Ragna, puis répété l’exercice d’innombrables fois. Il s’était ménagé du temps pour y réfléchir et en démêler les subtilités, et avait ajouté à cela l’expérience acquise en affrontant trois chevaliers sur le chemin.
Tout s’assembla et se fixa dans la lame. Le bleu pâle de Forgecrépuscule s’affina, s’aiguisa jusqu’à former un tranchant.
De même qu’une épée brandie avec la ferme intention de trancher acquérait un pouvoir de coupe, pousser cette intention à son paroxysme faisait naître une lame de Volonté manifestée.
Cela ressemblait à un prolongement de quelque chose qu’il avait appris auparavant, tout en lui donnant l’impression de découvrir quelque chose d’entièrement nouveau.
Quoi qu’il en soit, une seule chose était certaine : une lame bleu ciel s’était superposée à l’épée d’Enkrid.
Boum.
Bleu ciel ou non, le Balrok bondit simplement sur place. En plein vol, il disparut dans un souffle.
Il réapparut derrière Enkrid.
Les yeux bleus d’Enkrid suivirent deux lignes. Celles-ci décrivirent un demi-cercle autour de son corps.
Il pivota et abattit son épée. La lame, qui tranchait l’acier comme du tofu, fut arrêtée par Surt.
Paf.
Le choc produisit à peine un bruit. À la place, la flamme noire s’embrasa, gagnant tout juste un peu d’ampleur.
Fwoom.
On aurait dit que le Balrok déclarait que Forgecrépuscule ne lui posait aucun problème, que ce n’était rien.
À travers les flammes, le poing du Balrok fusa vers lui.
Enkrid contracta les genoux et les coudes et tenta de saisir le poignet du Balrok pour le lui briser, mais le coup de poing de la créature accéléra et sa vitesse varia.
Boum !
Il encaissa le coup de plein fouet.
L’Épée de la Chance, le calcul, la pensée optimisée, l’Épée qui bloque les vagues… Il avait tout enchaîné, et pourtant, il fut projeté au loin.
Son corps décolla du sol et s’écrasa contre la paroi de la grotte.
Le Balrok ouvrit aussitôt le poing qui l’avait frappé, saisit la poignée du fouet et l’abattit contre la paroi. Sa vitesse n’avait rien à voir avec celle du fouet quand il bougeait de lui-même.
La tête du serpent de feu enfla et prit la forme d’une immense massue émoussée, puis frappa le mur plus vite que le son.
Boum ! Crac !
Un fouet percuta le mur, qui vola en éclats comme si un rocher l’avait écrasé. Au milieu des débris, Enkrid roula pour se mettre à l’abri.
Le sang lui coulait abondamment du coin de la bouche tandis qu’il roulait, comme si ses organes avaient été touchés.
Ça ne marche pas.
Une lame qui semblait capable de tout trancher pouvait malgré tout être arrêtée par une lame de forme identique. C’était ce que Balrok avait fait. Démon errant, légende vivante, il en était capable.
— C’est tout ?
demanda le Balrok. Son épée, Surt, avait pris une forme semblable à celle d’Enkrid : une lame de flammes, rugissante et flamboyante.
Notes de bas de page :
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