Chapitre 760
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Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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Chapitre 760 : Que renferme la Terre Maudite ?
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Enkrid regarda Romen.
Pourquoi Romen était-il là, terrassé et aux prises avec un Ver parasite ?
Parce que la Cité d’Aoara n’était pas menacée.
C’était pour cela que Romen pouvait se permettre de s’absenter.
La Cité d’Aoara était l’héritage de la chevalière Aoara. Si la ville avait été en danger et que Romen était quand même venu, il aurait été parfaitement justifié de lui trancher la tête.
Mais Romen n’était pas à ce point stupide.
La Cité d’Aoara devait donc être en sécurité. Et qu’est-ce que cela signifiait ?
Il n’y avait plus de Terre Maudite à Aoara.
Les derniers vestiges de la Forêt Grise avaient dû être entièrement nettoyés.
Alors, y avait-il une raison de maintenir autant de troupes d’élite concentrées à Aoara ?
Non.
On pouvait donc en conclure qu’une partie des forces d’Aoara pouvait être envoyée ici.
Autrement dit, il était possible de protéger ces gens et de les aider à devenir autonomes.
Aoara était une ville dont les habitants savaient se battre.
D’ailleurs, l’Armée permanente de la Garde-frontière avait appris certaines de ses méthodes d’entraînement en observant la Cité d’Aoara.
Une cité fortifiée, bâtie pour la guerre. Son ancien nom était Mille Briques.
Et s’ils bâtissaient ici une sorte de Mille Briques, sur le modèle de cette ville ?
On ne pouvait pas ériger un château en une nuit, mais les techniques de construction avaient beaucoup progressé. Avec le soutien du Royaume de Naurillia, cela ne prendrait probablement même pas un an.
Six mois au plus tôt. Il suffirait de construire le rempart extérieur.
Ils auraient donc ici de nouveaux remparts, face à la Terre Maudite.
Une nouvelle cité fortifiée verrait alors le jour, et le territoire du royaume s’étendrait d’un seul coup.
Les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques des alentours avaient été balayées d’un seul coup, laissant la région dépeuplée. En temps normal, il aurait fallu d’abord éliminer les monstres alentour pour fonder une ville pionnière. Ce travail était déjà fait.
En outre, en détournant une partie des routes commerciales de l’ouest par ici, on ouvrirait un nouveau couloir marchand et le commerce prendrait de l’ampleur.
En somme, cet endroit pouvait passer du statut de ville de la Terre Maudite à celui de ville humaine. C’était le plan qui lui était venu dès qu’il avait posé les yeux sur les habitants de la Terre Maudite.
« Tu as vraiment réfléchi à tout ça ? »
Rem avait parlé d’un ton sincèrement étonné.
« Je peux laisser les détails à Kraiss. Il s’en chargera. »
Entre-temps, on pourrait envoyer ici des troupes de la Cité d’Aoara, sans avoir à mobiliser l’armée du royaume.
« Parfois, je me demande vraiment ce qui se passe dans ta tête, grand frère commandant. »
Audin s’exprima avec admiration. Même s’il n’avait pas aussi bien manié l’épée qu’aujourd’hui, le commandant aurait trouvé le moyen de briller où qu’il aille. Quant à Enkrid, il n’avait pas fait tant d’efforts pour élaborer son plan.
C’était simplement la voie qu’il avait aperçue au moment où il avait décidé de les protéger coûte que coûte.
À force de revivre d’innombrables fois les mêmes journées, il avait appris à repérer le meilleur chemin à suivre. Cela devait y être pour quelque chose.
Cette idée lui vint naturellement, et Enkrid se demanda s’il ne devrait pas remercier le Passeur.
Ce n’était pas un rêve ; il ne reçut donc aucune réponse.
Il chassa cette pensée et leva la tête vers le ciel.
Plusieurs jours s’étaient écoulés depuis leur arrivée et, désormais, il avait l’impression d’avoir organisé non pas un simple bal de cour, mais une véritable saison mondaine.
Toujours rien.
Balrok ne venait pas.
La raison n’était pas difficile à deviner. Ce n’était pas encore suffisant.
Il allait donc devoir allumer un brasier assez grand pour que tout le monde le voie, visible même aux yeux démoniaques, de très loin. La rumeur se répandrait jusqu’à ce que tous en entendent parler. À la fin, même les démons qui chuchotaient entre eux ne pourraient plus l’ignorer.
Le regard d’Enkrid se porta dans une direction. Aucune frontière n’avait été tracée, mais, au-delà de l’horizon, s’étendait ce qu’on pouvait vraiment appeler l’intérieur de la Terre Maudite.
Qu’est-ce qu’on était censé y trouver, déjà ?
« Comme les humains ont des villes avant-postes, la Terre Maudite a quelque chose de semblable. »
Zhoroslavb avait dit cela, avant que la situation ne prenne cette tournure.
Dès qu’il l’avait entendu, son cœur s’était emballé. L’impatience l’avait envahi. Pour comparer, si la Forêt Grise de la Terre Maudite, qui s’étendait devant la Cité d’Aoara, était un petit lac, alors cet endroit était un océan.
Un océan noir d’encre, dont il ne voyait pas l’autre rive et dont il ignorait ce qui pouvait surgir des profondeurs. Et cet océan l’appelait.
Ce n’était qu’une brèche que l’immense front sud n’avait pas réussi à colmater, et pourtant, même la plus belle femme du monde, nue et cherchant à le séduire, n’aurait pas fait battre son cœur aussi fort.
« Qu’est-ce qui te fait sourire comme ça ? »
Rem l’observait.
« Ça a l’air amusant. »
« On dirait qu’une autre idée vraiment dangereuse est en train de germer. »
Enkrid regarda Rem en parlant. Le regard de Rem ne devait pas être différent du sien.
« Tu vas entrer ? »
« Ouais. »
La réponse fusa en même temps que la question.
* * *
« Vous avez bien fait de ne pas vous battre. »
Le maire de la cité marchande hocha la tête en direction du capitaine des mercenaires.
Quand ils avaient appris qu’Enkrid et ses hommes se dirigeaient dans la direction opposée à la cité marchande, le maire avait brièvement éprouvé des regrets, mais cela n’avait pas duré.
« Je veux quand même savoir pourquoi ils vont là-bas. S’il le faut, je mobiliserai toutes les guildes d’information. »
Enkrid et les Chevaliers fous représentaient un danger même pour les guildes d’information, pourtant solidement implantées dans tout le continent.
Plusieurs guildes d’assassins avaient tenté de s’en prendre à eux et s’étaient fait engloutir tout entières.
Entièrement. Tous ceux qui les avaient attaqués étaient morts, et pas seulement les assaillants : les guildes qui avaient accepté les contrats avaient été anéanties.
Comme les guildes d’information se livraient généralement aussi à l’assassinat, il était naturel qu’elles craignent elles aussi ce groupe.
Puis des traces de la Lame de Georg, l’un des réseaux d’assassins les plus tristement célèbres du continent, avaient été découvertes sur les lieux où ces guildes avaient péri. Dès lors, s’en prendre aux Chevaliers fous n’avait plus valu la peine.
Il n’y avait donc plus d’assassins à leurs trousses. Du moins, sur ce qu’on appelait le Continent central.
Dans ces conditions, essayer d’infiltrer leurs rangs par quelque ruse que ce soit était une entreprise délicate.
Heureusement, ce groupe ne faisait aucun effort pour dissimuler ses déplacements.
Plus heureux encore, une organisation appelée la Guilde de Gielpin vendait des informations fiables et de grande qualité à leur sujet, pratiquement en situation de monopole.
Le seul problème, c’était le prix, qui se comptait en couronnes. Mais, pour parler franchement, la cité marchande était propriétaire du plus grand coffre d’or du continent. Elle dépensait sans compter et obtenait ce dont elle avait besoin.
C’est ainsi qu’ils apprirent que les Chevaliers fous s’étaient rendus jusqu’à la lisière de la Terre Maudite et avaient tué toutes les Créatures démoniaques.
« Je vous l’avais dit. Rendez-vous. Rendez-vous, tout simplement. Si vous aviez choisi de vous battre, je serais déjà à la retraite. »
Le capitaine des mercenaires prit la parole.
Malgré tout, voir le capitaine des mercenaires, surnommé l’Indomptable, se comporter ainsi lui faisait un peu mal.
Le maire en ressentit un vague pincement au cœur.
Si un ordre comme l’Ordre des chevaliers du grand-duc d’Azpen était sous les ordres de la cité marchande…
La cité marchande pourrait devenir un royaume.
« Tss. »
Le maire souffla brièvement, chassant cette pensée inutile. Il ne désirait pas devenir roi. Il avait simplement essayé de veiller sur sa famille et les siens, et les choses en étaient arrivées là.
Beaucoup le traitaient d’extrême partisan de sa propre survie. Mais il avait vu quantité de gens vouloir tout prendre, chercher querelle à tout le monde et finir par y laisser la vie.
« J’ai commencé comme colporteur à dix-sept ans. De tous ceux qui avaient débuté avec moi à l’époque, presque aucun n’est encore là. Tu veux savoir comment j’en suis arrivé là ? Je me cachais derrière les types qui fonçaient tête baissée sur les gros coups, et je laissais derrière moi ceux qui ne savaient pas combien leur vie valait. Voilà comment j’en suis arrivé là. Et puis quoi ? Ah oui, j’ai du flair pour juger les gens. Ça aussi, je l’ai. Alors j’ai éliminé tous ceux qui auraient pu se retourner contre moi, et me voilà. »
« Qu’est-ce que tu racontes ? »
En privé, le capitaine des mercenaires était comme un ami proche. Il écouta sans broncher les divagations du maire, qui avait déjà bu quelques verres. C’était le même discours que le maire tenait chaque fois qu’il avait bu.
« Mon instinct me dit quelque chose. C’est précisément le moment de baisser la tête et de tenir bon. Tu verras. Le monde revient à celui qui tient le plus longtemps. Celui qui survit jusqu’au bout l’emporte. »
Le capitaine des mercenaires était d’accord sur ce point.
C’était pour cela qu’il s’était rendu.
« Alors, tu signes ce contrat avec la Garde-frontière ? » demanda le capitaine des mercenaires.
Le maire acquiesça.
« Pas le choix. »
Le contrat n’avait rien de compliqué. Il s’agissait simplement d’un engagement concernant l’envoi de troupes : pas une aide immédiate, mais la promesse d’en dépêcher si quelque chose arrivait.
La proposition venait d’un certain Kraiss, de la Garde-frontière.
Le maire se demandait ce que faisait le châtelain Graham, qui ne s’était même pas montré.
Pourtant, l’autre camp avait des liens avec la cité marchande depuis un moment. Pour être plus honnête, auparavant, il était facile à duper, mais ce Kraiss-là était différent.
La situation avait changé. Les rôles étaient inversés.
Pour obtenir de la Garde-frontière la simple promesse d’un soutien militaire, la cité marchande devait remettre des dizaines de sacs remplis de pièces d’or. C’était douloureux, mais il était évident que c’était nécessaire.
À cause de ces Créatures démoniaques qui apparaissaient près de la rivière, ces derniers temps ?
« On a assez de mercenaires pour ça. »
Le capitaine des mercenaires, l’Indomptable, affichait son assurance.
Oui, là-dessus, tout allait bien.
C’était plutôt comme prêter serment d’alliance.
Au début, la cité marchande avait songé à envoyer une jolie femme à la Garde-frontière pour nouer des liens avec la famille d’Enkrid. Mais, quand tout le monde avait aperçu les deux femmes surnommées l’Elfe dorée et la Fleur Noire, ils avaient perdu courage.
Cela dit, Enkrid ne prenait pas non plus dans ses bras toutes les femmes qu’on lui envoyait.
Même en allant jusque-là, elle aurait eu droit à la troisième ou à la quatrième place parmi ses concubines.
À présent, c’était la seule option qui leur restait pour éviter de devenir ennemis.
Le maire était un peu inquiet, mais la Garde-frontière avait déclaré :
« Cette promesse repose sur le serment d’un chevalier. Elle ne sera pas rompue, tant que vous ne nous trahissez pas les premiers. »
Dépouillée des belles formules et des politesses, telle en était la substance.
« Très bien. Je vous ferai confiance. »
La réputation d’Enkrid était immense. On pouvait lui faire confiance.
Et il était suffisamment effrayant.
Cette folie d’entrer dans la Terre Maudite.
Quoi qu’il arrive, le maire ne voulait pas en faire un ennemi.
* * *
Le commandant des chevaliers sacrés Overdier avait lui aussi appris la nouvelle au sujet d’Enkrid.
« Le Dieu des Balances lui a donné la folie et lui a ôté la peur. »
Il le dit en riant, à moitié stupéfait, à moitié exaspéré.
Noah, devenu pape, sourit à ses paroles.
« Plus que cela, je crois que c’est son désir de protéger les gens qui vivent aux abords de la Terre Maudite. Si nous pouvons faire quelque chose pour l’aider, j’aimerais que nous le fassions. »
« Il y a des moyens d’agir, mais aucun ne sera bien vu politiquement, Votre Sainteté. »
Le Saint Homme en haillons lui répondit.
« Je crois que protéger les gens compte davantage que ma position politique. »
En entendant cela, Overdier éclata de rire. C’était bien ce genre de personne qui aurait dû devenir pape.
« Alors, faisons-le ! »
La politique, le statut, le pouvoir, l’influence : qu’est-ce qui comptait davantage que tout cela ?
La volonté de protéger les gens et de les sauver.
Le Corps sacerdotal d’extermination des cultes se mit donc en marche. Ses membres disaient avoir une dette envers Noah et acceptèrent sans hésiter.
* * *
« C’est mon ami, mais il est vraiment cinglé. »
Crang le dit comme il l’avait toujours fait. S’asseoir sur le trône ne l’obligeait pas à changer sa façon de parler, même en privé.
« C’est étrange d’entendre ça de la part d’un roi qui a envisagé de faire la guerre à l’Empire à cause de la disparition de cet ami. »
De l’autre côté de la petite table du salon, Crang plissa les yeux.
« Je vous ferai juger pour outrage à la couronne, comte Marcus. »
La colère d’un roi s’accompagnait toujours d’une menace.
Le souverain de Nauril, capitale de Naurillia, parla à voix basse, mais ses mots portaient tout le poids de la colère royale.
Même en privé, malgré leur familiarité, un simple comte osait ainsi critiquer les actes du roi et lui en faire reproche.
« J’ai l’impression que je vais me pisser dessus de peur. Alors, laissons tomber. »
Marcus avait lâché ces mots d’un air las. Crang savait que sa menace ne ferait aucun effet. Il le savait avant même d’ouvrir la bouche.
« Très bien, d’accord. Est-ce qu’on peut vraiment faire quelque chose pour aider ? »
« Si vous considérez la lutte contre la Terre Maudite comme leur affaire personnelle, il n’y a pas de problème. Mais si la maison royale s’implique, les choses changent. Et tu sais très bien que nous n’avons personne à envoyer. L’ordre de chevalerie qui tient le front sud n’a aucune marge de manœuvre. »
Déployer les Chevaliers à la Cape Rouge en signe de soutien n’était pas envisageable. Marcus ne céda pas.
La réputation de la maison royale était en jeu, et ils avaient déjà provoqué eux-mêmes plusieurs crises majeures de leur côté.
« Je ne crois pas qu’il veuille une aide militaire, de toute façon. »
Crang connaissait bien Enkrid. Ils ne passaient pas leurs journées ensemble, mais ils se comprenaient, et c’était pour cela qu’il le considérait comme un ami.
« Il est en train d’éliminer les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques, puis de s’installer, n’est-ce pas ? Nous avons toujours su qu’il y avait cette ville infiltrée et nous l’avons laissée tranquille. Une fois qu’Enki l’aura vue, il ne la laissera pas en paix. »
L’anéantir ou la sauver : Enkrid choisirait l’une de ces deux options. Ce n’était pas le genre d’homme à laisser les choses en l’état.
Naurillia savait déjà que cette ville infiltrée abritait des habitants de la Terre Maudite, rongés par celle-ci. Ils avaient prétendu ne pas pouvoir intervenir, faute de moyens, mais ce n’était qu’une excuse, si l’on voulait appeler cela ainsi.
Quelqu’un, là-bas, était en train de faire voler cette excuse en éclats et d’aller de l’avant. Ils pouvaient donc profiter de l’occasion et régler le problème en même temps.
« Si nous envoyons quelqu’un, ce sera Andrew Gardner et ses troupes personnelles. De toute façon, ce ne sont pas des épéistes qu’il nous faut pour le moment. »
« Alors, envoie-les. »
* * *
Décider d’entrer dans la Terre Maudite ne signifiait pas s’y précipiter tête baissée. Il fallait d’abord se préparer, à commencer par vérifier l’état des armes.
Ils devaient aussi trouver un messager pour prévenir Ann.
Pour l’instant, ils laisseraient Romen derrière eux.
Ils devaient également vérifier s’il restait des Créatures démoniaques ou des Bêtes magiques dans les environs.
Ruagarne, qui avait beaucoup lu, prit la parole.
« On appelle aussi la Terre Maudite une zone d’érosion. Tu en as entendu parler, non ? »
« Pour y entrer, il nous faut au moins connaître ce que savent les gens qui vivent dans la région. »
La moitié de ces connaissances relèverait de la superstition, mais Ruagarne pensait qu’elles contenaient malgré tout des informations utiles. Après tout, même s’ils servaient un dieu démoniaque, ces gens vivaient ici depuis des générations, bien avant l’apparition de la Terre Maudite.
Après cela, Enkrid reprit ses habitudes. Il poursuivit ses objectifs comme lorsqu’il répétait sans fin la même journée.
À l’aube, il s’entraîna. Toute la matinée, il repassa dans son esprit la méthode que Ragna lui avait montrée pour matérialiser la Volonté en lame. L’après-midi, il écouta ce que les habitants avaient à raconter.
« Tu veux que je te montre encore une fois ? »
Entre-temps, Ragna se pavanait et se rengorgeait, et Enkrid devait en supporter une partie.
« Débarrassons-nous de ce salaud. Je n’en peux plus. »
Il laissa les plaintes de Rem entrer par une oreille et sortir par l’autre.
« L’atmosphère est vraiment déplaisante, ici. »
Il répondit aussi à la remarque répétée de quelqu’un qui s’accrochait à Sinar.
Les récits que les habitants leur livraient entre deux séances, comme Ruagarne l’avait annoncé, étaient intéressants.
La moitié était sans doute des histoires inventées par peur ; l’autre ressemblait davantage à des traditions orales transmises de génération en génération. Impossible, donc, de considérer ces informations comme fiables. Mais, si on les prenait pour des récits de barde itinérant, elles étaient assez divertissantes.
Notes :
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