Chapitre 730
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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LE CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 730 : Un conteur fascinant
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Enkrid ne refusa pas la proposition de Valmund. Le chef de famille et les autres n’auraient de toute façon pas pu l’en empêcher.
Quand quelqu’un avait déjà les yeux qui brillaient en disant que c’était exactement ce qu’il voulait, comment aurait-on pu le faire changer d’avis ?
Alors, ils firent ce qu’ils pouvaient.
« Ragna est parti réclamer Ilchul. Il lui faudra encore quelques jours. Au maximum, ça pourrait prendre deux semaines de plus. »
Tempête remarqua qu’Enkrid ne s’intéressait pas particulièrement à ce qu’il venait de dire. Son regard était déjà tourné vers l’avenir.
L’audace et le défi.
Si l’on devait mettre un nom sur ce regard, ces deux mots conviendraient, un pour chaque œil.
C’était comme une fournaise où bouillonnaient le désir d’apprendre et la soif de progresser.
Les préparatifs du départ étaient terminés depuis longtemps. Il suffisait de voir Enkrid pour s’en rendre compte.
« Tu pars vraiment devant ? »
Ann s’avança. Elle aussi pouvait être considérée comme l’une de ses bienfaitrices. Elle n’avait pas l’air de vouloir le retenir. Elle posait simplement la question pour en être sûre.
« Ouais. Emmène Ragna avec toi quand tu viendras. Dis-lui que s’il vient seul, vous ne fonderez pas de foyer ensemble de votre vivant. »
« Je le sais déjà. »
Elle ne souriait pas en le disant : elle s’inquiétait donc pour de bon.
Des mains de plusieurs personnes, il reçut de la viande séchée et des fruits secs, ainsi que quelques potions spéciales de Milestia, qu’il rangea dans son sac.
« Tiens, prends ça. »
Même Lynox, pourtant pingre, lui céda l’une de ses reliques. C’était une tige un peu plus longue qu’une épée courte. Quand on la faisait tournoyer dans l’air, elle émettait un léger tintement métallique, puis sa longueur doublait et une pointe de lance surgissait à son extrémité.
« C’est une lance de jet improvisée. Elle porte un sort de perforation, alors elle transpercera presque tout. Et elle peut aussi faire ça. »
Lynox lui en expliqua le fonctionnement à voix basse. C’était malgré tout un objet assez rare.
« J’en ferai bon usage. »
Enkrid la prit avec sa désinvolture habituelle, glissa la tige à sa ceinture, attacha ses deux épées, passa son sac sur l’épaule, puis se tourna pour partir.
La cape bleu marine qui l’enveloppait attirait le regard, sa surface gravée d’un motif en lignes brisées.
« Vous partez seulement tous les deux, ça ira ? Dis-le si tu as besoin de quoi que ce soit. Je viendrai à votre rencontre. »
Grida lança ces mots dans le dos d’Enkrid.
« Avec un trou dans le ventre ? »
« Ce n’est pas comme s’il n’y avait personne d’autre que moi chez les Zaun. Et qui n’a pas déjà reçu un ou deux coups qui lui ont percé le corps ? »
Sous le regard de Tempête, Enkrid déclina l’offre d’un geste.
À le voir ainsi plaisanter avec un ami, on aurait pu le croire ordinaire au premier abord.
Mais c’était impossible.
Il avait bien trop d’allure pour qu’on le qualifie d’ordinaire. Ses cheveux noirs, ses yeux bleus limpides comme un lac de montagne et la cape bleu marine jetée sur ses épaules composaient un tableau saisissant. Il était grand, avec de longs membres. Son corps entraîné et sa démarche équilibrée inspiraient de la confiance à ceux qui le regardaient.
Toute noble de quelque importance tomberait probablement sous son charme dès qu’elle poserait les yeux sur lui.
Mais il y avait plus étrange encore.
Tempête interpella Enkrid, qui s’apprêtait à partir sans rien demander ni dire un mot.
« Pourquoi ne demandes-tu rien ? »
Il avait sauvé la Maison Zaun de la ruine.
Il avait écarté la menace qui pesait sur elle.
Deux bretteurs et une jeune fille, rien de plus.
Ce n’était pas comme si ces trois-là avaient tout fait.
Mais qu’en aurait-il été sans cet homme ?
Il n’était pas nécessaire d’être particulièrement perspicace pour le comprendre.
Les choses se seraient déroulées comme Heskal le souhaitait, ou comme l’Empire le voulait — cet Empire qui était arrivé en retard et qui, à présent, avançait avec une complaisance mielleuse.
Une alliance tacite, même si le mot « tacite » pesait bien plus lourd que le mot « alliance ».
L’Empire avait toujours voulu avaler Zaun tout entière.
Mais ce n’était pas ce que Zaun voulait.
Les individus en quête d’un intérêt personnel pouvaient partir s’ils le désiraient, mais Zaun, dans son ensemble, ne le voulait pas.
La place qui aurait dû revenir au chien de chasse de l’Empire avait été occupée par un homme nommé Enkrid.
Il aurait donc pu demander quelque chose.
Il aurait pu s’emparer de l’épée de Zaun. Même si les choses ne s’étaient pas déroulées exactement comme il le souhaitait, il aurait au moins pu essayer.
Et pourtant, Enkrid, de la Garde-frontière, ami proche et commandant de Ragna, n’avait rien demandé.
Oui. De temps à autre, on rencontrait des gens comme lui.
Des hommes d’une autre trempe, qui regardaient vers un avenir lointain plutôt que vers le présent et laissaient la dette en suspens.
Mais même à cette aune, le chef de famille trouvait Enkrid différent. Il n’avait même pas songé à laisser délibérément la dette en suspens.
C’était cela qui le déconcertait le plus.
« Qu’est-ce que je pourrais bien demander de plus ? »
Enkrid pencha la tête, sincèrement perplexe.
Même appuyé sur sa canne parce que sa jambe le faisait souffrir, Tempête redressa le dos et bomba le torse.
« Tu as sauvé Zaun. »
Inutile d’enrober les choses. Il n’avait de toute façon pas le talent pour ça. Il ne savait pas glisser un sous-entendu en douce.
Cet homme comprenait la valeur de ce qu’il avait accompli. Il était perspicace et vif d’esprit.
Et pourtant…
« J’ai déjà reçu bien plus qu’il ne m’en faut. »
C’est tout ce qu’il répondit.
Était-ce une impulsion ? Ou une manœuvre calculée, une façon de préparer le terrain pour protéger Zaun à l’avenir ?
Il n’en savait rien. Tempête écarta les calculs et les manigances, et écouta plutôt la flamme qui s’allumait dans sa poitrine.
C’étaient des mots qu’il n’avait jamais prononcés à voix haute, puisqu’il était le chef de famille.
« Si tu nous appelles un jour, Zaun sera à tes côtés. Odinkar, tu veilleras à ce que mon serment soit tenu. »
« Bien sûr. »
Odinkar, qui se tenait à proximité, acquiesça sans hésiter.
Peut-être parce qu’il avait connu Enkrid avant même son propre chef de famille. Quoi qu’il en soit, il n’avait aucune réserve.
Les paroles étaient légères. Elles ne portaient aucun sentiment : le chef de famille était ainsi fait.
Mais leur sens n’avait rien de léger. Et Enkrid ne sembla pas surpris.
C’est tout ? Il jeta un regard qui semblait poser la question, hocha la tête et se détourna.
« Eh bien… »
En le regardant partir, le chef de famille prit la parole.
« Pour le héros qui a sauvé notre maison. »
Personne ne l’acclama. Personne ne versa de larmes.
Ils dégainèrent simplement leurs armes.
Tching, tching, tching, tching, tchiang.
Des dizaines d’épées se dressèrent vers le ciel pour saluer leur héros.
Le soleil brillait de tout son éclat, et la végétation était en pleine croissance. C’était l’été.
* * *
Il fallut deux ou trois clignements d’yeux à Ragna pour comprendre que cet endroit n’était pas le monde réel.
Ilchul.
Il était venu réclamer l’épée. Ilchul était à la fois un héritage et une relique que la famille Zaun se transmettait de génération en génération.
Sa forme n’était pas fixe, et le nom même d’Ilchul changeait parfois.
C’était tout ce que Ragna savait de lui-même.
Tout le reste, il le tenait de son père.
« C’est simple. Surmonte la volonté persistante qui réside dans l’épée et elle sera à toi. Quiconque la saisit sans en être digne deviendra idiot. »
« Ah bon ? »
Ragna ne montra ni doute ni peur.
Il ne demanda pas non plus ce que signifiait « en être digne ».
L’épée avait été rangée, couchée dans une simple boîte en bois. Elle était rouillée, son tranchant ébréché ; elle n’avait rien d’une lame précieuse. C’était peut-être là sa meilleure protection.
Quel voleur aurait deviné qu’elle avait de la valeur ?
Une épée qui rendait fou celui qui la saisissait sans en être digne avait encore moins de chances de ressembler à une lame précieuse.
Juste à côté, l’épée apportée quelque temps plus tôt par Lynox, dont la garde était entièrement forgée en argent pur, semblait deux fois plus précieuse.
« Je l’ai brandie exactement deux fois. À l’époque, l’épée s’appelait Ilmol. »
Ragna médita là-dessus, puis leva les yeux. Trois silhouettes se tenaient devant lui, des hommes et des femmes.
L’une d’elles était une femme aux cheveux si vivement rouges qu’on aurait dit que des flammes lui couronnaient la tête. Elle sourit franchement et s’adressa à lui.
« Ce sont des volontés persistantes. Si tu les sous-estimes, tu mourras. »
« On n’a pas beaucoup de temps, alors dépêchons-nous. »
Ragna répliqua sans attendre.
Plus tard, en combattant, il apprit aussi que ces gens avaient autrefois reçu l’aide d’un ami nommé Aker, mais l’information lui entra par une oreille et ressortit par l’autre.
Quant à la menace selon laquelle s’il faisait traîner les choses, son corps se viderait de toute force et mourrait dans le monde réel, il y prêta à peine attention.
« Celui-là, c’est quelque chose. »
Seule la femme des trois prit la parole. Elle précisa que c’était parce qu’Aker ne leur avait pas correctement enseigné la technique, mais cela ne concernait pas Ragna non plus.
Ce qu’il voulait, c’était l’Arme gravée, transmise de génération en génération dans sa famille, qui prenait une forme adaptée à la Volonté de son propriétaire.
« Tu n’as donc aucun respect pour tes ancêtres, petit morveux ? »
Alors, quand il entendit cela, il l’ignora et continua de manier son espadon.
Il avait vu quelqu’un à ses côtés franchir chaque limite rencontrée et continuer d’avancer.
Moi aussi, je peux le faire.
Il devait affronter les trois en même temps.
Mais ce n’était rien.
Ceux qui veulent abandonner cherchent des excuses. Ceux qui croient en leurs chances cherchent une solution.
Ragna choisit la seconde voie. Avec conviction et obstination, il poursuivit le combat.
Tout le monde pensait qu’il lui faudrait au moins deux semaines. Ragna se réveilla au bout de trois jours.
« Il est parti avant moi ? »
Il apprit qu’Enkrid était déjà parti, mais ne perdit pas contenance.
À première vue, Enkrid semblait tout calculer et peser le pour et le contre avant d’agir. Mais Ragna l’avait assez longtemps observé pour comprendre en partie qui il était vraiment.
Il faisait simplement ce qui lui passait par la tête.
Ce n’était donc pas très surprenant.
À cet instant, tous les autres furent surpris. Sauf Ragna.
Il sortit, son lourd espadon à la main. Il n’était pas devenu idiot.
« Ilchul n’était pas une épée longue ? »
Odinkar pencha la tête. La plupart des autres s’étaient posé la même question.
« Lorsqu’elle accepte son propriétaire, elle peut changer de forme. »
Le chef de famille répondit. En y regardant de près, on voyait combien il était surpris : ses yeux étaient tout juste un peu plus grands que d’habitude.
Seule une personne qui partageait son lit, comme Alexandra, aurait remarqué la différence.
* * *
« L’essentiel, c’est la Circulation. La Circulation. »
Quand Enkrid avait annoncé qu’il partirait seul avec le chevalier impérial Valmund Balpier, tout le monde s’était montré contrarié.
Malgré cela, le voyage se révélait plutôt agréable.
« La Circulation. Un chevalier junior imprègne sa Volonté d’intention et la perfectionne jusqu’à en faire une technique. Puis, une fois qu’un chevalier a atteint un certain niveau, il commence à manier sa Volonté naturellement. Et pour aller au-delà de cette spontanéité, pour véritablement maîtriser sa Volonté, il faut de nouveau y insuffler de l’intention. »
Tout cela ressemblait à des histoires de nuages et de brume, mais Enkrid l’avait vécu dans sa chair et comprit aussitôt.
L’Explosion de Volonté, la Retenue : tout cela résultait de l’art de mêler naturellement l’intention à la Volonté, puis de la libérer.
Le changement de nature de la Volonté.
C’était la prochaine étape pour Enkrid, et il s’avérait qu’il l’avait déjà franchie sans vraiment s’en rendre compte.
C’était aussi pour cela qu’il avait répondu à Tempête Zaun qu’il avait déjà reçu bien plus qu’il ne lui en fallait.
Zaun lui avait transmis son savoir librement et généreusement, et cela lui avait amplement suffi.
J’ai appris énormément de choses.
Toujours la même pensée.
Ne rien réclamer aux gens sous prétexte qu’il les avait aidés allait de soi pour Enkrid. Rien de plus.
En outre, évincer Zaun de la place qui était la sienne dans le monde aurait signifié qu’à partir de cet instant, Zaun ne serait plus Zaun.
Zaun pouvait se consacrer à l’entraînement précisément parce que la famille était isolée.
C’était ainsi qu’elle était devenue la Zaun d’aujourd’hui.
Une pratique sans fin : manger, dormir, se réveiller chaque jour et ne rien faire d’autre que manier l’épée. Voilà le genre de groupe qu’ils formaient.
Son isolement l’empêchait de se laisser entraîner dans les affaires des autres. De ce point de vue, les trois villages étaient comme l’armure de Zaun.
Ils s’occupaient du monde extérieur pendant que Zaun se concentrait sur son entraînement. Une organisation simple.
Pour une petite faction, c’était probablement la plus puissante qui soit.
Valmund savait quantité de choses et les racontait les unes après les autres.
Après avoir parcouru une longue distance d’un bon pas, tous deux étaient légèrement en sueur. Ils avaient convenu de continuer sans faire de pause tant que le soleil serait levé.
Ils suivirent d’étroits sentiers qui serpentaient dans les bois, gravirent des pentes et en redescendirent d’autres, puis sautèrent par-dessus un ruisseau.
Deux hommes dotés de capacités physiques dépassant les limites humaines n’eurent aucun mal à franchir un cours d’eau assez large pour que trois ou quatre personnes puissent s’y allonger côte à côte.
Juste après ce passage, alors qu’ils marchaient sur un tronçon en pente douce, Valmund lui posa la question.
« Sais-tu pourquoi Tempête Zaun et Lynox ne m’aiment pas ? »
« Non. »
« C’est simple. Je me fiche des moyens employés, du moment que je gagne. »
Pour chacun, les moyens et les méthodes n’avaient pas le même sens.
Enkrid, par exemple, pouvait lui aussi passer pour quelqu’un qui se fichait des méthodes, puisqu’il utilisait le terrain et provoquait ses adversaires.
Mais les Zaun n’étaient pas du genre à maugréer pour si peu.
Ils étudiaient les tactiques et aimaient aussi se battre.
Ce que Valmund décrivait avait probablement une autre cause. Quelque chose de plus sordide.
« Je n’ai pas à en avoir honte. Qu’est-ce qu’il y a de mal à exploiter les faiblesses de quelqu’un ? »
Et Enkrid était assez ouvert d’esprit pour ne pas avoir de raison de le condamner.
Même si la méthode était un peu brutale et lui donnait envie de froncer les sourcils, il pouvait l’accepter.
Ils traversèrent une portion de sous-bois épais, franchirent un terrain ravagé comme par un glissement de terrain et débouchèrent, leurs bottes couvertes de boue, sur un chemin plat qui s’ouvrait devant eux après la fin de la pente.
Des Créatures démoniaques apparurent ici et là sur leur chemin, mais aucune de celles qui étaient assez stupides pour charger les deux hommes ne put les ralentir ne serait-ce qu’un instant.
À chaque fois, Enkrid observait attentivement la technique de Valmund.
Valmund ne dégaina même pas son arme. Il écrasait le crâne des Créatures démoniaques à coups de brassard d’acier.
Un Sanglier, une Bête magique plus grande qu’un géant et dont il fallait lever les yeux malgré ses quatre pattes, fonça sur eux. Valmund pivota tranquillement sur le côté et lui fracassa le crâne du revers de la main.
Le Sanglier fit encore quelques pas en titubant, le crâne enfoncé, puis roula sur le sol.
Ensuite vint une meute de cadavres noyés qui avaient rampé hors de l’eau après plusieurs jours de fortes pluies. Pourtant, Valmund ne dégaina toujours pas son arme.
Ce n’était pas une compétition, mais Enkrid, qui s’absorbait lui aussi depuis quelque temps dans la création d’une nouvelle technique d’épée, les tua à mains nues.
« J’ai entendu dire que les Créatures démoniaques combattaient en formation. »
Valmund prononça ces mots tout en en tuant quelques autres.
« Elles étaient assez organisées pour qu’on se demande qui les avait entraînées. »
« Rien d’étonnant. Approche-toi de la Terre Maudite et tu en verras souvent. Ça arrive de plus en plus depuis quelques années. »
La Terre Maudite.
Enkrid se mit à l’écouter avec attention, et Valmund poursuivit.
« De même que les humains volent des techniques aux Créatures démoniaques et les apprennent, je pense que le moment est venu pour les Créatures démoniaques d’apprendre à leur tour les systèmes des humains. Les deux camps ont tiré de l’autre tout ce qu’ils pouvaient. »
Plusieurs raisons rendaient ce voyage si agréable aux yeux d’Enkrid. D’abord, cette tension sourde, à peine perceptible, qui venait du fait qu’ils n’étaient que tous les deux.
Ensuite, Valmund abordait des sujets dont on ne pouvait entendre parler nulle part ailleurs.
Enkrid était le genre d’homme à dépenser ses dernières couronnes pour écouter les histoires d’un barde itinérant.
Il avait un faible pour les bons récits.
« Qu’ont-elles appris ? »
« Tu ne le savais pas ? La Pression vient à l’origine des Créatures démoniaques. Non, il faudrait même dire que les humains ont appris l’existence de la Volonté elle-même en observant les Créatures démoniaques. »
Aux yeux d’Enkrid, le chevalier impérial Valmund était un conteur fascinant.
Même à cet instant, il lui déroulait des récits qui éveillaient d’eux-mêmes l’attention.
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