Chapitre 721
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 721 : C’est amusant
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Ragna avait suivi le rythme d’Enkrid et, après avoir évalué la situation, estima qu’il avait à peu près atteint son objectif.
Si je les occupe ici, personne ne pourra s’en prendre à Ann.
C’était l’une des raisons qui l’avaient poussé à s’attaquer à la Méduse. Tandis qu’ils s’employaient à faucher les Créatures démoniaques et regardaient cet énorme monstre s’écrouler sous une pluie de lames, quelqu’un irait-il vraiment détourner des troupes pour tuer une fille qui piétinait des mauvaises herbes à l’arrière ?
Il veillerait à ne pas leur en laisser le loisir. Voilà ce qu’il s’était dit.
Au bout du compte, c’était donc aussi une façon de protéger Ann.
Un plan auquel seul un fou aurait pu penser, peut-être, mais qui avait fonctionné.
Pour l’instant, ces gens ne pensaient pas du tout à une quelconque fille.
Ils n’avaient d’yeux que pour deux épéistes, le genre de duo qu’on mettrait un jour en chanson, et leurs visages s’étaient assombris.
À vrai dire, ils étaient déjà assez sombres de nature ; un œil humain aurait donc eu du mal à remarquer le changement de couleur.
Si j’y crois, alors c’est vrai.
Ragna chassa ses inquiétudes et se sentit rasséréné.
Il ne lui restait plus qu’à survivre et à venir à bout du combat.
« Tu peux te battre ? » demanda Ragna d’une voix à peine plus forte qu’un murmure.
Enkrid ouvrit et referma la main, puis répondit :
« À peu près aussi bien qu’un Rem doux comme un agneau. »
Ce n’était pas tout à fait une expression, mais ça y ressemblait. Ragna en comprit aussitôt le sens.
Un Rem doux comme un agneau, ça n’existait pas. Enkrid ne pouvait donc pas se battre à pleine puissance. Il n’était probablement même pas capable de déployer le quart de ses forces habituelles.
Après l’avoir vu trancher le cou de la Méduse, Ragna trouvait ça logique. Il avait eu l’air de perdre connaissance un instant.
« C’était une stratégie téméraire, dit Ragna.
— C’était celle de ta mère.
— Je voulais dire qu’elle était courageuse au point d’en être téméraire. »
Même si elle était sa mère adoptive, Ragna n’allait pas l’insulter de sa propre bouche.
Il se reprit aussitôt, haussa les épaules et se plaça devant Enkrid.
« Quand on sera de retour à l’unité, je raconterai comment j’ai protégé notre capitaine après qu’il est devenu un poids mort.
— Et tu omettras la partie où j’ai abattu la Méduse ?
— C’est le conteur qui choisit par quoi commencer, non ? »
Dmuel trouvait déconcertant de voir les deux hommes bavarder devant lui.
N’avaient-ils pas peur ? Ou s’étaient-ils déjà résignés à mourir ?
Si c’était le cas, il avait quelque chose à leur dire.
« Vous ne pouvez pas mourir, même si vous le voulez. »
Il avait parlé d’un ton calme, mais celui qui s’exprimait n’était qu’un cadavre à moitié décomposé. Ses paroles auraient dû sembler sinistres et glaçantes. Mais si ses auditeurs refusaient de les entendre ainsi, il n’y pouvait rien.
« Oh, je suis bien d’accord, répondit Enkrid sans hésiter. Moi non plus, je n’ai pas l’intention de mourir.
— Ce n’est pas ce que je voulais dire…
— On n’est pas venus ici pour prendre le thé, alors pourquoi tout ce bavardage ? Tss. »
Il avait même coupé Dmuel en pleine phrase. Il fallait reconnaître le talent : le titre de « chevalier qui parle avec sa langue » ne lui aurait pas été de trop.
Le ton, le contenu, la manière : tout était parfaitement accordé. Ragna ne put s’empêcher d’être une nouvelle fois impressionné.
Quiconque aurait compris ses paroles en aurait eu les nerfs à vif.
Et c’est exactement ce qui arriva.
« Tuez-les. »
Dmuel laissa éclater sa colère. La chair pourrie qui s’effritait autour de ses orbites se contracta.
Au-dessus de l’orbite, à l’emplacement d’un sourcil, une masse noirâtre évoquant de la chair étalée saillait comme une excroissance et tremblotait.
À ces mots, son disciple favori leva la main droite. À sa façon de bouger, on aurait dit que c’était lui aussi qui avait créé cette masse noire, tout à l’heure.
C’était lui qui avait un œil supplémentaire au milieu du front.
Ragna savait comment s’y prendre avec un sorcier. Il avait appris en observant Enkrid, même si ce n’était que de seconde main, et ça lui suffisait.
Il valait toujours mieux trancher un sorcier avant qu’il ne lance son sort. Un principe simple. Il n’avait qu’à le mettre en pratique.
Il prit fermement appui au sol, leva son espadon et l’abattit.
Sa vitesse de frappe brute n’avait rien d’exceptionnel, du moins à l’échelle d’un chevalier ; aux yeux du vieillard à trois yeux, elle devait sembler fulgurante. Et ce n’était pas une simple taille verticale : il y avait intégré un jeu de jambes.
Un pas en avant venait prolonger son coup. Ragna savait précisément jusqu’où sa lame porterait, sans avoir besoin de calculer.
Dans la trajectoire de l’espadon qui s’abattait, sa pointe fendrait verticalement le crâne du vieillard et en arracherait l’abomination qui s’y trouvait.
Son pied toucha le sol et son épée fendit l’air. Mais avant qu’elle n’atteigne sa cible, une lourde pression le frappa à la poitrine, au moment même où la lame arrivait à mi-course.
Boum.
Le corps de Ragna fut soulevé d’une trentaine de centimètres, puis projeté en arrière. Il ne vola pas très loin. Dès qu’il sentit la pression contre sa poitrine, il pivota en l’air et laissa la force glisser sur lui ; le choc ne fut donc pas sérieux.
« Mes yeux perçoivent les lois mêmes qui régissent le monde naturel. Tu as vraiment cru qu’un simple épéiste pourrait échapper à mon regard ? »
Le vieillard à trois yeux laissa transparaître son orgueil. Enkrid le remarqua en silence.
Il a encore dit « simple épéiste ».
Après avoir déjà entendu cette phrase une fois, la plupart des gens auraient dû se montrer plus prudents.
Quoi qu’il en soit, le vieillard à trois yeux lançait ses sorts à une vitesse incroyable. Il ne récitait aucune incantation, alors il était impossible de repérer le moment où son sort s’activait.
« Vous ignorez bien trop de choses. Vous ne connaissez rien aux différents degrés de ceux qui utilisent les sorts ; c’est pourquoi vous vous contentez de foncer et de faire tournoyer vos lames. »
Quand venait le moment de se mettre en valeur, Dmuel ne savait pas se retenir. C’était ainsi qu’Enkrid l’interprétait.
Il imaginait sans peine le genre d’homme qu’avait dû être Dmuel quand il enseignait l’alchimie à travers le continent.
Tandis que Dmuel parlait encore, Ragna lui lança son espadon.
Sa cible n’était pas un chevalier. Un coup direct aurait dû suffire à l’abattre, mais les choses ne se passèrent pas ainsi.
Un nuage de fumée noire jaillit droit devant Ragna.
La fumée se tordit pour former des dizaines de mains et de pieds, des épées, des lances et des marteaux, qui lui barrèrent la route.
Ragna dévia son estoc et frappa dans tous les sens, sans privilégier ni le haut, ni le bas, ni la gauche, ni la droite. Sa lame allait si vite que les gouttes de pluie semblaient la suivre.
Il taillait une petite tempête avec son épée ; les mains, les pieds et les armes de fumée noire, aussi solides que des objets réels, furent pris dedans et éclatèrent contre l’espadon.
Crac. Boum. Éclate.
Quand le vacarme prit fin, Ragna intercepta de son espadon un objet lourd qui visait son genou.
Kriii.
L’invisible révéla une silhouette floue sous la pluie : une lame faite d’air comprimé.
Une longue entaille barrait l’espadon de Ragna, et une partie de la protection qui recouvrait son genou avait été arrachée.
S’il n’avait pas porté les jambières de fer sanglées à ses tibias, il aurait pu recevoir une assez vilaine entaille. Mais Ragna ramena son espadon sans perdre son calme et le pointa de nouveau vers l’avant.
« Petite créature sans peur ! »
Le vieillard à trois yeux hurla et tendit la main. Cette fois, la foudre s’abattit.
Une lumière se rassembla dans sa paume, puis des éclairs blancs, ramifiés et irréguliers comme les branches d’un arbre en pleine croissance, fusèrent vers l’avant.
Ragna lança son espadon juste au-dessus de ses yeux et recula d’un pas.
Crac.
La foudre frappa l’espadon, qui partit tournoyer au loin.
Dmuel observa la scène, puis reprit la parole.
« Le premier degré est celui de l’apercevant du Monde des sorts. C’est le stade où l’on commence tout juste à comprendre ce qu’est un sort. Vient ensuite le locuteur. Ce terme désigne tous ceux qui empruntent des sorts à des êtres d’autres mondes et les récitent. »
Quoi que vous fassiez, cela ne changera rien. Voilà ce qu’il voulait leur faire comprendre.
Dmuel agita sa main pourrie d’un ton détaché, comme si tout ce qui se passait à côté de lui ne le concernait pas.
Son geste n’avait rien de particulier ; il l’avait seulement ajouté à son discours. Quand sa main bougea, une odeur fétide se répandit dans l’air. Enkrid leva instinctivement la main pour se couvrir le nez.
À y regarder de plus près, cette forte odeur douceâtre et rance ne venait pas de Dmuel, mais du vieillard qui avait un œil planté au milieu du front.
Dmuel dispensait son savoir aux deux idiots qui se tenaient devant lui. Enkrid ne pouvait pas vraiment savoir ce qui se passait dans la tête de Dmuel, mais ses gestes et le ton de sa voix donnaient cette impression.
Était-ce ce genre de personnalité qui l’avait poussé à enseigner l’alchimie à travers le continent ? Non par bonté, mais par désir de se sentir supérieur ?
Enkrid avait eu un peu de chance, mais il avait réussi à entrevoir ce qu’était vraiment Dmuel.
Dmuel reprit la parole, toujours sur le ton de celui qui explique.
« Après l’apercevant et le locuteur, quel degré vient à votre avis ? »
Pendant ce temps, Ragna avait chargé à mains nues, s’était heurté à un golem de pierre noire et sautait en arrière pour l’éviter.
Le golem avait bien sûr été invoqué par le vieillard.
Quoi que Dmuel racontât, Ragna ne donnait pas le moindre signe de l’écouter. Enkrid regarda Dmuel et dit : « Contrairement à ce délinquant, là-bas, je suis plutôt bien élevé. Je vous en prie, continuez, Dmuel, le légendaire alchimiste. »
Il s’était même mis à le vouvoyer.
L’escrime tactique de Ruagarne portait ses fruits.
Quand le corps était au plus mal, gagner du temps en berçant l’ennemi d’insouciance était une tactique tout à fait valable.
La Méduse ayant disparu, Enkrid pouvait relever la tête sans peine et feindre d’écouter attentivement.
Le comportement de l’homme qui l’avait raillé un peu plus tôt agaçait Dmuel, mais il ne pouvait s’empêcher de savourer le plaisir de parler.
« Le degré suivant est celui du possesseur. Il désigne le sorcier qui possède son propre monde. »
Boum.
Un bruit retentit juste à côté de lui.
Ragna et le golem échangeaient des coups.
En matière de maîtrise pure du corps, Rem était le meilleur combattant, mais pour les arts martiaux, aucun membre des Chevaliers fous ne pouvait rivaliser avec Audin.
Cela dit, à mains nues, Enkrid était convaincu de pouvoir battre Ragna.
Pour autant, Ragna n’était pas sans défense quand il était désarmé.
Il encaissa quelques coups, attendit une ouverture et fracassa la tête du golem. Il bloqua tour à tour ses coups de poing gauche et droit avec les avant-bras, puis s’élança d’un seul mouvement et lui écrasa la mâchoire d’un coup de genou. Par chance ou par hasard, le noyau se trouvait dans la tête, et le golem cessa de bouger.
Ragna avait fracassé la tête du golem. Dès que ses pieds touchèrent terre, il roula en arrière.
Boumm.
Une explosion retentit à l’endroit où il se tenait un instant plus tôt. Les flammes jaillirent, mais la pluie les éteignit presque aussitôt.
« Ha. Ha. »
Ragna haletait. N’importe qui pouvait voir qu’il était épuisé.
« Comme des insectes. Rien que des insectes. »
Le vieillard à trois yeux avait répété plusieurs fois qu’ils n’étaient rien. Était-ce ce qui plaisait à Dmuel ? Toujours est-il que sa voix se fit légèrement plus chaleureuse.
« Le possesseur finit par sombrer dans l’excès, enivré par le plaisir de lancer des sorts. Ce degré se nomme donc immoderentia dans l’ancienne langue. Au-delà vient villis, l’actualisateur, le stade où l’on manifeste son propre monde. Et à votre avis, qu’y a-t-il encore après ? »
Il savait ménager ses effets au bon moment ; on aurait dit qu’il avait aussi le talent d’un barde itinérant.
Bien sûr, peu de gens auraient eu l’estomac assez solide pour s’asseoir devant ce visage et écouter son récit.
« Tacitus, l’acquiescement. Le degré de celui qui a obtenu le droit de se tenir en dehors des principes du monde. À ce niveau, nul besoin d’être lié par une incantation. »
Enkrid comprit que Dmuel n’était pas un homme vertueux, mais qu’il avait été un excellent professeur.
Même si c’était un mesquin, quand il enseignait, il devait le faire comme il fallait.
Encore maintenant, il partait de notions simples, puis les développait peu à peu, prenant son temps et expliquant chaque chose une à une.
Un enseignement rigoureux.
Les membres de certains ordres de chevalerie, dans certaines villes, feraient bien de l’observer et de prendre des notes.
« Faites simplement comme ça. Allez-y, essayez. »
Une démonstration, puis voilà tout ce qui tenait lieu d’explication.
« Mon disciple est au degré de l’acquiescement. »
Dmuel acheva son explication. Il avait dit que l’acquiescement était le degré auquel les sorts s’activaient sans incantation.
Ragna revint vers Enkrid et lui demanda : « Toujours aussi doux ? »
Là où il se tenait un instant plus tôt, des ondes de choc invisibles s’abattaient les unes après les autres et creusaient des cratères dans le sol.
« Ça commence à devenir pénible, mais ça va encore. »
Enkrid savait qu’il ne lui restait, au mieux, que quelques coups d’épée. Il fallait donc qu’ils comptent.
Cela suffirait-il pour abattre cette chose ? Impossible de le savoir sans essayer.
« Finissez-en. »
À ces mots de Dmuel, le vieillard à trois yeux leva la main.
Une corne poussa sur la femme qui se tenait à ses côtés. Des écailles apparurent sur ses deux bras dans un craquement, et son museau s’allongea.
« Regardez-moi ça. Quand je deviendrai un dieu, ces nouveaux êtres régneront sur ces terres. »
On aurait dit un mélange à moitié formé d’un Écaillé et d’un être humain.
La créature poussa un cri strident, baissa la tête et laissa pendre ses bras.
Hein. Hein. Hein.
Un monstre qui reprenait son souffle. À chaque respiration, ses épaules et sa poitrine se soulevaient ; cela suffisait à emplir l’air de la présence d’un être qui n’était ni une Créature démoniaque ni une chimère.
La créature remua, les yeux révulsés, et pencha légèrement la tête.
Son regard le pressa par-dessous. Dès qu’il se posa sur lui, une pression informe s’abattit.
Télékinésie.
« C’est comme si une centaine d’hommes robustes vous maintenaient en place. »
C’étaient les paroles du vieillard à trois yeux. Si un simple regard déclenchait une telle force, qu’en serait-il quand il l’utiliserait à pleine puissance ?
Ragna tendit une main vers Enkrid.
« Il y a de fortes chances qu’on y reste tous les deux.
— Alors qui retournera raconter comment tu m’as barré la route ?
— Tu le raconteras toi-même, capitaine.
Enkrid lui rendit Penna et dit : « Si je rentre seul, Ann m’empoisonnera.
— … Ça, je n’y peux rien. »
Ils avaient plaisanté et fait traîner les choses, mais la situation restait désespérée.
S’il mourait, la journée recommencerait. Était-ce une raison pour l’accepter ? Non. Enkrid ne pouvait pas raisonner ainsi.
S’il avait voulu se laisser porter par la vie, il ne se serait pas autant démené depuis le début.
Les paroles du Batelier, prononcées quand il avait perdu connaissance, lui revinrent en tête.
Ils étaient arrivés jusque-là sans que personne ne meure, par pure chance ; croyait-il vraiment que cette chance durerait éternellement ?
Si ça ne marche pas, je continuerai jusqu’à ce que ça marche.
Il s’arma de résolution. Enkrid rassembla la Volonté qui montait en lui depuis son corps brisé.
S’il le fallait, il devrait danser lui-même sa dernière danse de l’épée.
Ragna saisit Penna et régla sa respiration.
Combien de fois, au fil des années, s’était-il battu avec quelqu’un dans son dos ?
Quelqu’un qu’il devait garder en vie se tenait derrière lui.
Penna à la main, Ragna observa la Créature démoniaque immobile devant lui, puis le vieillard qui se tenait derrière elle.
« Personne ne meurt dans mon dos. »
Il réapprenait à se battre en protégeant quelqu’un. Il s’appuyait sur ce qu’il avait appris d’Enkrid et y ajoutait sa propre touche.
Ragna était un génie. Il avait observé les gestes d’Enkrid et avait aussi une idée des méthodes de sa mère.
Il ne l’avait vu faire qu’une fois, mais il avait confirmé un instant plus tôt, en fracassant la tête du golem, qu’il pouvait l’imiter, même maladroitement.
Il y mêla sa propre manière de faire.
S’il échouait, eh bien, il mourrait probablement. Mais est-ce que mourir avait de l’importance ? Non. Ce qui comptait, c’était d’obtenir ce qu’il voulait.
Et pour l’instant, Ragna voulait protéger ceux qui se trouvaient derrière lui.
À voir la situation, était-ce un rêve impossible ? Alors autant en profiter.
« Intéressant. »
Ragna reprit à son compte la phrase d’Enkrid.
« Hé, celle-là, c’est la mienne.
— protesta Enkrid.
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