Chapitre 72
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Ryuu
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 72 : Parce que je me suis entraîné à chaque instant (1)
Choisir Jaxon fut une décision facile. Il n’y avait aucune raison d’hésiter.
Pour une mission, mieux valait emmener la personne la plus compétente. Jaxon avait accepté le plus grand nombre de missions au sein de l’Escouade des Fauteurs de troubles. Il avait donc beaucoup d’expérience et on faisait souvent appel à lui. Ses sens aiguisés étaient un atout pour les missions d’escorte, c’était évident. Comparé aux autres membres de l’escouade, il risquait moins de se quereller avec la personne à escorter.
« Bien sûr. »
Jaxon acquiesça comme si c’était évident, tandis que Rem piquait une colère, incapable de comprendre. Ragna lui aussi trouva la décision étrange. Audin se demanda si elle allait à l’encontre de la volonté des dieux.
Naturellement, Ragna et Rem se mirent à se chamailler. Quand Jaxon provoqua Rem, Ragna se retira, laissant les deux hommes en venir aux mains.
Enkrid tenta de s’interposer, mais finit par leur ordonner de ne même plus se regarder.
« Si vous voulez vous battre, faites-le avec moi. »
Sur ces mots, Enkrid conclut la journée en s’entraînant au corps à corps avec chaque membre de l’escouade, à tour de rôle. Il aurait pu se sentir épuisé mentalement, mais c’était une journée ordinaire pour l’Escouade des Fauteurs de troubles. Surtout pour Enkrid, qui maniait l’épée depuis des années malgré son manque de talent. Rien de tout cela n’avait d’importance.
S’il s’était laissé abattre par ce genre de choses, il aurait depuis longtemps abandonné l’épée pour prendre une charrue.
« Comme on pouvait s’y attendre de notre chef d’escouade. »
Kraiss lui adressa un pouce levé, louant une nouvelle fois sa force mentale. Enkrid acquiesça légèrement pour le remercier.
La mission d’escorte aurait lieu le lendemain. Elle concernait le successeur d’une compagnie marchande de taille moyenne, en ville. Trois personnes y furent affectées.
Le commandant de compagnie elfe, Enkrid et Jaxon.
Inutile de partir tôt le matin, puisque la personne à escorter devait arriver en ville vers midi.
Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, Esther se retrouva de nouveau dans ses bras.
« Pourquoi tu as fait ça, hier ? »
Il posa la question, encore ensommeillé, et Esther lui poussa la poitrine de la main. Il ignorait pourquoi elle était en colère, mais ce geste semblait signifier qu’elle voulait faire la paix.
« D’accord. Repose-toi bien, aujourd’hui. »
Esther n’avait pas grand-chose à faire. Le soir, elle dormait dans ses bras. Le matin, elle se réveillait et paressait. Parfois, elle sortait ; elle semblait attraper et manger les rats des environs.
Il ne lui donnait pas régulièrement à manger, mais lui offrait souvent de la viande séchée en guise de friandise. Tous les membres de l’escouade prenaient bien soin d’Esther.
Kraiss, en particulier, veillait sur elle avec application.
« Les Panthères du Lac se font les griffes quand le moment est venu. Si je les récupère, personne ne s’en plaindra. »
Comme elles perdaient leur fourrure, elles se faisaient aussi les griffes. Kraiss avait une bonne raison de s’occuper d’elle.
« Petite fripouille. »
« Miaou. »
Elle détourna la tête d’un air si mignon qu’il lui gratta le crâne quelques fois avant de se lever. C’était l’heure du petit déjeuner.
« Voyons voir si tu t’en sors aussi bien sans moi. »
Rem était de corvée de petit déjeuner. Il lança un regard noir à Enkrid, qui leva le poing par réflexe.
Clac.
Rem bloqua le coup de la paume.
« Tu comptes partir avec un bras cassé ? Me provoquer dès le matin ? »
« Non, j’ai réagi par réflexe en voyant ta tête. »
« Ça me vexe encore plus. »
Ce n’était pas faux. Malgré ses paroles, Rem n’attaqua pas. Après tout, c’était le jour de la mission. Une blessure aurait tout compromis. Au menu, du filet de porc grillé et des pommes de terre bouillies, mais c’était infect.
« C’est bon pour le corps. La viande fortifie les muscles, mon frère. »
La Technique d’isolement servait à renforcer le corps et, comme l’avait dit Audin, bien se nourrir était la dernière étape. Enkrid mangea à contrecœur, sachant qu’il était important de bien manger, même sans les conseils d’Audin.
Après avoir échauffé son corps avec la Technique d’isolement pendant son temps libre, l’heure du départ arriva. Enkrid se lava au puits et prépara son équipement. Il enfila l’armure de cuir récupérée lors du raid contre la Guilde des voleurs de Gielpin. Elle ne couvrait que son torse, mais elle était fine, souple et confortable.
Après avoir fixé à son armure le fourreau des Dagues sifflantes, Jaxon lui demanda :
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Je l’ai pris sur un assassin que j’ai tué. »
« Quelle économie. »
Était-ce ce que ça voulait dire ?
Quoi qu’il en soit, il trouvait l’objet plutôt utile et l’avait donc pris. Plus il avait d’armes de ce genre, mieux c’était. Après avoir complété son équipement avec un épais gambison, il sortit.
Il marcha aux côtés de Jaxon jusqu’à l’auberge de la ville. En chemin, Jaxon lui expliqua comment bien écouter et bien observer. Et il n’oublia pas d’ajouter une remarque.
« Tu es lent d’esprit. »
Enkrid ne s’en formalisa pas. Il avait toujours su qu’il était lent d’esprit. Lorsqu’ils arrivèrent au carrefour autour duquel s’élevaient quatre auberges, le commandant de compagnie était déjà là.
« La personne à escorter est arrivée ? »
Enkrid salua brièvement et posa la question.
« Pas encore. Elle ne devrait plus tarder. »
La personne à escorter avait la réputation d’être difficile. Kraiss le lui avait appris. Depuis qu’il avait pris la tête de la guilde, il semblait avoir l’oreille plus fine qu’avant.
« On m’a dit qu’elle était venue pour choisir un successeur. »
Il se demandait à quel point elle pouvait être pénible, mais ce n’était pas très important. Peu de gens étaient aussi difficiles que Rem. Il suffisait de passer un mois dans l’Escouade des Fauteurs de troubles pour que n’importe quel fauteur de troubles paraisse adorable.
Enkrid s’en fichait. Jaxon non plus. Pour lui, une mission n’était qu’une mission. Ils devaient simplement protéger leur cible pendant trois jours, jusqu’à la fin de la réunion de succession de la compagnie. Il leur suffisait d’assurer sa sécurité en ville.
Tout était clair dans son esprit. Il n’avait pas grand-chose à se demander.
Le commandant de compagnie elfe observa l’arrière de la tête d’Enkrid, se rappelant pourquoi elle l’avait emmené. Ce commandant de l’Escouade des Fauteurs de troubles était une cible des assassins d’Azpen. Cela prouvait qu’il était irréprochable. De plus, elle avait apprécié sa manière de régler l’affaire de la Guilde des voleurs.
Il avait maintenu les pots-de-vin. Il avait transformé la guilde criminelle en guilde de renseignements. Grâce à cela, il n’y avait eu aucun conflit avec le commandant de bataillon.
Sachant que la disparition de la guilde criminelle aurait créé des problèmes, elle l’avait laissé s’en occuper. Si les pots-de-vin cessaient et que les supérieurs s’en mêlaient, elle était prête à gérer la situation.
Mais le chef d’escouade n’avait même pas laissé les choses en arriver là.
Les choses ne se passent pas comme prévu, mais…
Ce n’était pas plus mal. Le commandant de compagnie prit la parole pendant qu’ils attendaient la personne à escorter.
« Est-ce qu’il se passe quelque chose entre nous ? »
Enkrid avait posé la main sur la poignée de son épée. Tout son corps sembla se figer un instant. Telle une statue finement sculptée, il tourna lentement la tête et demanda :
« Qu’entendez-vous par là ? »
« Si la rumeur est arrivée jusqu’à moi, tu dois déjà être au courant. »
« C’est un malentendu. Juste une rumeur. Comme les choses sont calmes en ce moment, certains perdent leur temps à raconter n’importe quoi. »
« Ah oui ? »
« Oui. »
« Alors, il n’y a rien entre nous ? »
« Nous sommes simplement une supérieure et son subordonné. »
« Je vois. »
Il dut balayer la question d’une conversation idiote. La rumeur s’était répandue loin et profondément.
« Hum. »
Jaxon se racla la gorge à côté de lui. Il semblait retenir un sourire. Le coin de sa bouche tressaillit.
Tu trouves ça drôle ?
demanda Enkrid en remuant à peine les lèvres.
Je ne ris pas.
Jaxon lui répondit de la même façon. Le commandant de compagnie lut leurs lèvres sans peine.
« Ça t’a gêné ? »
« Non. »
Enkrid répondit aussitôt.
« On aurait dit que ça te gênait. »
« Non. »
« Alors, ça t’a plu ? »
Pourquoi s’y prenait-elle comme ça ?
« Nooon. »
Sa réponse s’étira légèrement. Il aurait pu rire s’il l’avait formulée autrement, mais il resta impassible. Il ne la regarda même pas dans les yeux et fixa l’autre côté de la ville.
L’humour des elfes…
Il avait du mal à s’y habituer.
« Les voilà. »
La remarque de Jaxon tira Enkrid de ce mauvais pas. La personne à escorter approchait.
Boum, boum.
Le sol trembla à l’approche d’un carrosse tiré par deux chevaux. Enkrid se dit qu’il serait bien plus facile de s’occuper de la personne à escorter que du commandant de compagnie.
« C’était amusant. »
Le commandant de compagnie murmura ces mots, faisant frissonner Enkrid. Même avec son manteau doublé de fourrure, il eut froid. Le carrosse s’arrêta bientôt et quelqu’un en descendit. La personne ne ressemblait pas à ce qu’Enkrid avait imaginé.
Pas un crapaud grassouillet et avide, mais…
Une femme aux traits saisissants. Elle avait de longs cheveux blonds et des yeux brun rougeâtre. Elle était d’une beauté remarquable. Le bruit de ses talons résonna lorsqu’elle descendit du carrosse et se retrouva face au commandant de compagnie elfe.
« Je m’en remets à vous. »
En tant qu’escorte de l’armée régulière, il n’y avait pas besoin de présentation. À partir de cet instant, elle ne s’adressa qu’à son entourage.
Une femme d’âge mûr, peut-être sa gouvernante, transmit les demandes de la personne à escorter. On disait que la blonde avait un peu plus de vingt ans, et son caractère restait encore à découvrir.
On le saura en lui parlant.
Il ne l’avait pas encore regardée dans les yeux, alors il ne pouvait pas en dire grand-chose.
« Ça devrait être une mission facile. »
Jaxon parla, et Enkrid acquiesça. Il s’était attendu à ce qu’elle vienne seule, mais elle avait amené cinq épéistes pour la protéger. Trois d’entre eux portaient des boucliers et deux, de fines épées. Enkrid mit en pratique ce qu’il avait appris.
« L’âge, la posture, la position, le regard… Tout ça, ce sont des informations, mon frère. »
D’après Audin, il fallait se servir de la posture pour se faire une idée de l’adversaire et en tirer des conclusions.
Est-ce fiable ?
Il n’en était pas sûr. Les Grenouilles pouvaient instinctivement jauger la force d’un adversaire, mais les humains avaient besoin de connaissances et d’expérience.
« Tu finiras par y arriver, mon frère. »
Audin l’avait dit, mais ce n’était pas quelque chose qu’on apprenait du jour au lendemain. Enkrid ne s’impatientait pas. Il observa calmement ses adversaires. L’un des cinq était gaucher, et le grincement de la chaise indiquait qu’il portait une armure lourde.
Aucun d’eux ne portait pourtant de cotte de mailles.
En hiver, porter une armure de métal n’était pas nécessaire, surtout lorsqu’on escortait un carrosse. Un épais gambison était plus adapté. C’était ce qu’ils portaient. Son expérience et le bon sens appris auprès d’Audin concordaient. En observant leur équipement et leur posture, il évalua leur niveau.
Il ne se tromperait pas sur tout, mais…
Les cinq.
Ils semblaient moins doués que les soldats des frontières, bien loin du niveau de l’élite. Enkrid réfléchit à ce qu’il venait de comprendre.
Pas mal.
Il n’aurait jamais cru pouvoir évaluer le niveau de quelqu’un d’après sa posture et son équipement. Sentant qu’il avait progressé, Enkrid savoura cette joie. Il ne s’en lassait jamais.
C’était toujours nouveau, toujours exaltant. Ses talents martiaux et ses techniques de combat s’amélioraient.
L’excitation ne retombait pas. C’était incroyablement plaisant. Même s’il n’aurait peut-être pas l’occasion de tirer son épée pendant cette mission, il était heureux de mettre en pratique les techniques qu’il venait d’apprendre.
« Ça te dit de jouer à un jeu intéressant ? »
La proposition de Jaxon piqua sa curiosité. C’était une méthode d’entraînement.
« Ça s’appelle “reconnaître le son”. »
« Allons-y. »
Rem et Ragna, tout comme Audin, adoraient enseigner. Ils ne le montraient pas, mais leur passion brûlait d’un feu froid. Enkrid ne pouvait pas l’ignorer. Il profitait de cette passion.
Ce n’était donc pas qu’un simple jeu.
Enkrid avait vu juste. La proposition de Jaxon était une méthode d’entraînement destinée à aiguiser le sens de la lame.
Bien sûr, ce n’était pas facile.
« Le bruit d’une langue qui claque. »
Jaxon parla, et Enkrid fronça les sourcils.
« Trop lent. »
Les missions d’escorte étaient généralement ennuyeuses, surtout ici, au poste des gardes-frontières. La compagnie marchande disposait de ses propres gardes, et la raison pour laquelle on avait appelé les trois hommes était évidente.
S’ils engageaient des gardes pour se faire attaquer malgré tout, ce serait comme défier les gardes-frontières. Ceux-ci étaient directement sous l’autorité du roi. Attaquer les soldats du royaume sur le territoire du roi ?
Même la célèbre Compagnie marchande Rengadis, connue pour ses chèques en blanc, y réfléchirait à deux fois.
« Le troisième homme, à la table de gauche. »
Comment pouvait-il savoir avec autant de précision, rien qu’en écoutant ?
Enkrid avait l’impression d’avoir développé un second regard, mais…
C’était un jeu simple, mais difficile. Jaxon énonçait un son et Enkrid, concentré sur les bruits alentour, devait le reconnaître.
« Le bruit d’un couteau qu’on aiguise. »
La cuisine ? Non, au-dessus.
Enkrid activa son Point de concentration et se concentra de toutes ses forces. La sueur lui coulait du front. Malgré la cheminée qui réchauffait la pièce, l’endroit où se tenait Enkrid était froid.
« Au-dessus. »
« La direction est bonne. À quel étage ? »
L’auberge où ils se trouvaient comptait trois étages. Devait-il deviner ? Non, ce ne serait pas un entraînement.
« Chambre 102. »
Jaxon lui donna la bonne réponse. Le timing était crucial dans ce jeu. Il fallait répondre à temps. Après quelques tours, le commandant de compagnie s’approcha.
« Laissez-moi participer. »
C’était une elfe, dont les sens étaient bien plus aiguisés que ceux d’un humain. Aux yeux d’Enkrid, elle semblait même meilleure que Jaxon.
« Le bruit d’une lame courte qu’on rengaine et qu’on tire à plusieurs reprises. »
Un nouveau défi se présentait.
Enkrid se trompa encore et encore. Le commandant de compagnie elfe répondit sans le moindre effort.
« L’entrée de l’auberge. »
« Le bruit de quelqu’un qui se couvre la bouche pour respirer. »
Comment le savait-elle ?
Enkrid n’y comprenait rien, mais le commandant de compagnie elfe continuait de répondre juste, de sa voix posée.
« Dehors, près de la fenêtre. »
« Quelqu’un qui retient son souffle en restant assis. »
« Sous la table de droite, face à l’entrée. »
« Quelqu’un qui jette des regards furtifs. »
« Derrière toi. »
À mi-parcours, Enkrid fut perplexe. Il ne s’agissait plus de sons. La personne à escorter était l’héritière de la compagnie marchande. Celle-ci avait engagé ses propres gardes. Ils occupaient un côté de la grande salle de l’auberge.
Et…
« Ils s’attendent à une attaque. »
« Je suis d’accord. »
La conversation entre Jaxon et le commandant de compagnie elfe prit tout son sens pour Enkrid. Jaxon se leva en repoussant sa chaise.
Grincement ! Boum !
« Ouf. »
Enkrid vit l’homme frappé à la cuisse par la chaise de Jaxon. Il tenait une dague noire et avait l’air surpris. Enkrid avait gardé ses sens en alerte pendant l’exercice d’écoute.
En voyant Jaxon, Enkrid se retourna. Un homme armé d’une dague se tenait là. Il allait frapper.
Enkrid se retourna si brusquement que l’assaillant, surpris, écarquilla les yeux et se figea un instant. Enkrid saisit cette occasion et lui attrapa le poignet.
Crac.
Il lui tordit le poignet vers l’extérieur et leva le coude.
« Argh. »
Le poignet tordu, l’assaillant fut entraîné sans résistance par Enkrid. Celui-ci lui enfonça le coude dans la poitrine.
Crac.
Le sternum de l’assaillant se brisa et il lâcha sa dague. Enkrid la rattrapa, s’accroupit et la lança vers l’endroit où il se tenait. La lame fila dans les airs et se ficha dans un pilier de bois avec un bruit sourd.
On aurait pu croire qu’elle l’avait manqué de peu, mais…
Enkrid l’avait anticipé. Il était facile de l’éviter.
Incroyable comme certaines choses peuvent être utiles.
Quand l’assassin avait attaqué la tente médicale pour s’en prendre à Crang, il avait fallu s’occuper d’Enkrid en premier. Celui-ci avait survécu à chaque fois.
À force de le répéter chaque jour.
Ensuite, il avait affronté les Dagues sifflantes de l’assassin demi-elfe. C’était récent. Là encore, c’était devenu son quotidien. Là où d’autres n’y auraient été confrontés qu’une ou deux fois dans leur vie, lui avait dû les affronter un nombre incalculable de fois. C’était le fruit de toute son expérience.
À présent, ce genre d’attaque était facile à gérer.
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