Chapitre 714
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 714 : Comme prévu
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La lueur de ses yeux, ses mains gainées de plaques de fer, ses muscles qui se tendaient sous l’armure, ses infimes changements de posture, la pluie, le vent, et jusqu’à l’intention meurtrière qui flottait dans l’air humide entre elles.
Alexandra recueillit toutes les informations dont elle avait besoin et les classa dans son esprit.
Lire la situation autour de soi et en tirer parti, c’était ce que son amie Enkrid savait faire, et elle ne manquait jamais une occasion de le montrer.
Tu n’es pas la seule à en être capable.
Malgré la pluie et le vent qui la fouettaient, elle resta concentrée sur son ennemie. Elle fit abstraction de tout ce qui l’entourait, rétrécit son champ de perception jusqu’à ne plus voir qu’elles deux : elle et son adversaire. Bien exécutée, cette méthode lui permettait même d’ignorer la malédiction de pétrification de la Méduse.
Bien sûr, la malédiction l’atteindrait tout de même dans une certaine mesure, au-delà de ce champ réduit.
Mais elle ne pouvait pas couper la tête de la Méduse et revenir à temps. L’ignorer était donc la seule solution.
Alors elle le fit. Elle l’ignora et aiguisa sa concentration. Elle oublia la pluie. Elle oublia le vent. Elle pénétra dans un monde où elles seules existaient.
Chez son amie revenue d’entre les morts, elle distinguait encore des traces de celle qu’elle avait été de son vivant. Sous le casque d’où s’échappait une vapeur noire, une longue tresse retombait dans son dos.
Andante avait toujours porté les cheveux longs et détachés.
C’était Alexandra qui lui avait dit que ce serait dommage de les couper, quand Andante avait affirmé qu’elle n’en avait pas besoin. Alexandra lui avait appris à les tresser et, à partir de ce jour-là, Andante avait gardé une tresse dans le dos jusqu’à la fin de ses jours.
Elle les avait laissés pousser si longtemps, après ça.
Plus tard, Andante lui avait montré une astuce : cacher des lames dans sa tresse et s’en servir au combat. Mais ce n’avait jamais été qu’un petit jeu.
Sssss.
La vapeur se rassembla, s’épaissit, puis reflua dans le casque.
On aurait dit une mise en garde, le mouvement qu’on esquisse juste avant un combat. Alexandra, elle aussi, s’appuya un peu plus sur la pointe des pieds.
Alexandra et Andante n’avaient jamais été du genre à s’affronter longuement. Elles avaient toujours préféré les combats qui se jouaient en un seul échange.
Leur entraînement n’était qu’à un demi-pas de risquer leurs vies, et Andante avait adoré chaque seconde de son vivant.
« Quand j’ai l’impression de frôler la mort, le monde paraît moins rouge », disait-elle.
Elle l’avait dit en souriant, le sang coulant à flots de la plaie béante dans sa cuisse.
Un monde rouge. Andante avait confié qu’il lui arrivait de voir le monde ainsi, teinté de rouge. C’était le genre de chose que les autres auraient trouvé inquiétant, et cela lui était venu après une période véritablement atroce, qui lui avait laissé une pulsion impossible à réprimer.
Une pulsion qu’elle ne pouvait apaiser qu’en tuant quelqu’un.
Cette intention meurtrière s’aiguisa en une lame unique et fondit maintenant sur Alexandra. La Pression prit la forme d’un tranchant rouge dentelé et se rapprocha jusqu’à se trouver juste devant son visage.
Alexandra ne recula pas d’un pas.
Deux acrobates sur un fil tendu entre deux poteaux.
Un seul coup. C’est tout ce qu’il nous faut, Andante.
Qu’obtient-on en ajoutant la mort à une catastrophe née chevalier ?
La réponse se tenait juste devant elle. Andante réagirait plus vite et plus librement que jamais de son vivant. Alexandra le savait sans même croiser le fer avec elle.
De plus, Andante avait plusieurs autres avantages.
D’abord, il n’y avait plus de souffle à déchiffrer. Les morts ne respirent pas, cela va sans dire.
Ensuite, sans avoir besoin d’échauffer ses muscles ni d’effectuer le moindre mouvement préparatoire, elle pouvait mobiliser toute sa force en un instant.
L’instinct de combat à l’état pur était l’un des pouvoirs d’un Chevalier de la mort.
La seule consolation, s’il y en avait une, était que le plafond absolu de sa Volonté n’avait pas changé. Dans les meilleures circonstances, la Volonté d’un chevalier ne progresse pas facilement ; après la mort, elle ne peut plus progresser du tout. Seule subsiste celle qu’il possédait de son vivant.
Il fallait aussi compter avec sa régénération. Qu’on lui coupe un bras ou une jambe, et le membre repoussait presque aussitôt.
Les cibles possibles étaient donc limitées.
Il fallait lui trancher le cou ou la tête. Andante le savait sûrement aussi.
Son instinct la poussera à choisir l’épée qui lui offrira les meilleures chances de l’emporter.
De l’extérieur, elles se tenaient simplement là, parfaitement immobiles. Aucune n’avait dégainé. Les bras ballants, toutes deux gardaient une posture indécise.
Quelqu’un qui ne s’y connaissait pas aurait pu croire qu’elles allaient se serrer la main. Mais une Chevalière de la mort n’était sans doute pas d’humeur à faire ami-ami.
Crac !
Un éclair blanc déchira l’air entre elles. Pourtant, aucune ne bougea.
Le face-à-face se prolongea, une éternité ou un instant selon la façon de le mesurer, puis Alexandra fut la première à bouger.
Elle plia les genoux, prit appui au sol et s’élança. Avant même que son corps ne commence à bouger, sa main avait déjà agrippé son épée.
Blitzkling. Lame de foudre. C’était de là que venait son surnom.
L’épée qu’elle brandit allait si vite qu’on aurait pu la comparer à la foudre elle-même.
Jamais elle n’avait montré une telle vitesse au cours de ses entraînements avec Enkrid.
Lynox était là aussi. Et elle, entre toutes, n’aurait eu aucune technique secrète qu’elle gardait pour les combats d’entraînement ? Bien sûr que si.
Elle comprima la Volonté qui tourbillonnait en elle, la concentra en un point, puis la fit exploser. Cette force explosive lui permit de dépasser ses limites, le temps d’un seul instant.
Boum.
L’explosion retentit. La lame déchira l’air, franchit la frontière du temps et arriva à destination.
Clang.
Andante, devenue Chevalier de la mort, répondit à la vitesse d’Alexandra non pas en parant, mais en lui rendant son estoc.
Si Alexandra avait poursuivi sur sa lancée, son ventre aurait été transpercé tandis qu’elle n’aurait fait qu’érafler le casque. Et ç’aurait été fini. Mais elle accéléra encore.
Boum,
Le bruit résonna dans ses oreilles. Il n’était pas réel : une hallucination née de la seconde explosion de la Volonté qu’il lui restait.
En pleine charge, Alexandra infléchit son corps sur le côté. Sa lame décrivit un zigzag et transperça le casque du Chevalier de la mort.
Crac.
Le casque se fendit et une vapeur noire jaillit de l’intérieur. Le monde d’Alexandra vira au rouge. Quelque chose de chaud se mit à couler librement de son nez. Ses deux jambes se mirent à trembler.
À travers sa vision rougie, elle regarda en arrière et aperçut le crâne putréfié dans le casque fendu.
Fouuuush.
Là où elle était passée, un tourbillon horizontal prit forme, comme si son passage avait creusé un long tunnel dans la pluie et le vent.
Ce ne fut qu’une fois l’échange terminé que la trace de son mouvement apparut dans l’air.
« Va. »
Une épée chargée de Volonté — une Arme gravée, qui plus est — avait fendu le crâne. Un Chevalier de la mort n’était pas invincible. Tranchez-lui la tête, et il meurt.
Le dernier mot d’Andante fut : « Va. »
Ses véritables dernières paroles avaient dû être entendues par Heskal, mais c’était une autre histoire.
« Hum ! »
Alexandra ferma ses yeux ensanglantés et laissa la pluie les nettoyer. Elle tomba sur un genou et planta la pointe de son épée dans le sol. Puis elle parla.
« Andante. Si ça te suffit, alors vas-y. »
Andante avait dit un jour qu’elle voulait voir une épée plus rapide que tout ce qu’elle avait connu. Elle venait d’en voir une.
Deux explosions. Faire exploser sa Volonté relevait déjà à moitié de la folie, et elle l’avait fait deux fois, la seconde avec plus de violence encore que la première.
Le bas de son ventre la brûlait, et elle ne savait pas si quelque chose s’était déchiré à l’intérieur. Sa tête martelait.
Une douleur si vive parcourait son corps entier qu’elle se demanda si elle n’allait pas en mourir. Elle avait l’impression d’avoir les entrailles tordues et nouées, et n’arrivait pas à se relever, mais ce n’était pas grave.
Elle avait perfectionné cette technique dans sa jeunesse et perdu la capacité d’avoir des enfants à cause d’elle. Ni à l’époque ni maintenant, elle ne le regrettait.
Elle n’avait pas porté d’enfant dans son ventre, mais elle en avait porté dans son cœur. Et, au bout du compte, n’avait-elle pas contribué à protéger sa famille grâce à cette technique qu’elle avait forgée au prix de sa propre santé ?
Quand même, c’est un peu trop.
Au sein de la Maison Zaun, la maladie d’Alexandra n’avait jamais été grave. Elle s’était toujours limitée à une légère toux. Mais dans cet état, son mal se réveilla. Un frisson la parcourut soudain.
D’une certaine façon, elle n’avait porté qu’un seul coup d’épée, mais ce coup avait tué un Chevalier de la mort.
Elle avait fait sa part. Le problème, c’était que la bataille n’était pas terminée.
Et mon corps refuse de bouger.
Des Créatures démoniaques volaient vers elle. Les yeux de la Méduse étaient toujours braqués sur elle aussi.
La malédiction de pétrification qu’elle avait pu ignorer jusqu’alors était devenue une menace qu’elle ne pouvait plus se permettre de négliger.
Alexandra baissa la tête pour éviter le regard de la Créature démoniaque.
Au-dessus, la chevelure serpentine ondulait toujours. La Méduse observait le champ de bataille, tandis que des Créatures démoniaques battaient des ailes et tournaient autour d’elle.
Ça sent mauvais.
Comme si tout cela ne suffisait pas, l’une des Bêtes magiques lézardes, apparemment dotée d’un cerveau encore plus petit que celui de ses congénères, chargea avec ce qu’on ne pouvait appeler autrement que du courage. Alexandra semblait à peine tenir debout, appuyée sur son épée.
Sans son cavalier, la Bête magique lézarde ouvrit les mâchoires pour lui arracher la tête.
Alexandra tira son épée, la brandit et la replanta dans le sol. Le mouvement fut si rapide qu’une personne ordinaire n’aurait pas pu le suivre.
Paf.
La seule preuve de son geste était la Bête magique devant elle : étalée au sol, la mâchoire encore ouverte, le haut du crâne arraché.
Ça va vraiment mal.
Elle avait à peine la force de parler, tandis que les Bêtes magiques et les Créatures démoniaques autour d’elle ne cessaient de se multiplier. La raison n’était pas difficile à deviner.
Tempe.
Il était immobilisé. Malgré la présence de Lynox à ses côtés.
Ce Heskal… renard, c’est exactement le mot qui lui convient.
Ce plan venait de lui. Transformer Andante en Chevalier de la mort et l’envoyer ici, tout cela.
Enfin, elle n’avait aucun moyen de savoir de quel côté il s’attendait à voir pencher la balance, entre elle et Andante.
Si elle mourait dans cet état, la balance pencherait un peu plus vers la défaite de Zaun.
Ses sens s’émoussaient et elle commençait à sentir le poids de ses vêtements trempés. Rien de tout cela n’annonçait quoi que ce soit de bon.
Quelqu’un va s’occuper de ces têtes de serpent, oui ?
La malédiction de pétrification et les serpents qui formaient sa chevelure rendaient la situation bien pire encore.
Un Scaler doué de télékinésie s’empara de son épée. Une prise invisible se referma sur la lame.
Puis elle sentit une présence derrière elle. Son esprit embrumé et ses sens engourdis ne l’avaient pas détectée avant que la personne ne se place juste dans son dos.
Je m’écroule.
Elle se libéra de la télékinésie et balança son épée vers l’arrière. Il ne lui restait assez de force que pour un seul coup.
Si c’était la fin, elle frapperait, puis appellerait son mari.
Si elle allait mourir, il trouverait une solution. Il y arrivait toujours.
Ou bien elle pouvait mourir ici et devenir un fantôme vengeur, déterminé à empêcher son remariage.
Sans faute.
Alors sauve-moi, Tempe.
Elle évalua la distance qui la séparait de la silhouette approchant par-derrière. Quand elle eut la mesure, elle arracha son épée à la prise télékinésique et frappa.
Frottement, sifflement, clang.
Son attaque fut arrêtée. L’autre personne tenait son épée à la verticale et avait simplement bloqué la sienne. Puis elle combla la distance d’une grande enjambée, si vite qu’Alexandra n’eut pas le temps d’appeler son mari.
* * *
Enkrid comptait les flèches qui flottaient autour de lui lorsqu’il comprit que la plupart des Créatures démoniaques dotées de puissantes capacités surnaturelles avaient été rassemblées ici.
Il devait encore rester bon nombre de télékinésistes parmi elles, mais il pouvait les considérer comme des adversaires ordinaires.
Les indices qui s’étalaient devant lui parlaient d’eux-mêmes ; il n’avait pas besoin de son intuition pour les interpréter.
Au moins cinq d’entre elles se tenaient là, une douzaine de flèches chacune suspendues dans les airs, sans même lever la main.
Cinquante flèches flottaient dans les airs, toutes pointées vers lui.
Quand elles se mettraient à voler, la situation se compliquerait sacrément.
Leurs pointes étaient d’un noir de jais.
Enkrid aurait parié la main gauche de Rem qu’elles étaient empoisonnées.
« Je suis Fanito, le bras droit de lord Heskal. »
L’homme qui tenait le filet prit la parole. Enkrid tourna la tête vers lui. Son armure de plaques de fer, qui luisait faiblement, semblait être un trésor à elle seule.
Le genre de chose que Kraiss aurait convoité au premier regard.
Fanito avait l’air convaincu d’avoir acculé Enkrid. C’était bien l’impression qu’il donnait.
En le regardant, une pensée lui traversa soudain l’esprit.
Être pris dans un filet, ça veut dire que tout est fini ?
Non. Pas du tout. Une idée lui vint d’un coup, une inspiration, si l’on voulait.
Combiner l’Épée de la Chance et l’escrime tactique.
Partir des bases de l’escrime tactique, calculer à l’aide du Flash, et transformer jusqu’au hasard et à la chance en intentions délibérées.
Tout cela pour s’emparer de la position la plus avantageuse.
Voilà à quoi servait la tactique.
Son esprit, brûlant et tournant à plein régime, trouva une réponse. Enkrid ouvrit la bouche et laissa sortir les mots avec l’aisance d’un instrument bien accordé.
« Tout se déroule comme prévu. »
Ce n’était pas tout à fait vrai : il s’était bel et bien fait prendre. Mais si chaque coïncidence était intégrée à ses intentions, alors même cette situation pouvait être considérée comme faisant partie du plan.
« Vous… aviez prévu ça ? »
Fanito avait l’air sincèrement stupéfait.
« Bien sûr. »
Enkrid resta parfaitement impassible. Comparé à Ragna, qui pouvait désigner l’ouest et l’appeler le nord sans ciller, ce n’était rien.
« Impressionnant. Enkrid, des Gardes-frontières. »
Il n’avait jamais affronté Fanito à l’entraînement. On disait que certains des partisans de Heskal étaient occupés par des missions à l’extérieur et difficiles à rencontrer ; Fanito en faisait partie.
Fanito semblait réellement surpris, et Enkrid laissa son esprit vagabonder un instant.
Puisqu’il avait décidé de faire entrer chaque coïncidence dans le cadre d’une intention délibérée, faire en sorte que cela en ait vraiment l’air relevait de l’escrime tactique.
La tactique consistait à tromper son adversaire. Au fond, l’épée tactique de Ruagarne était l’Épée Illusoire.
Une petite chaîne d’idées résonna dans son esprit, l’une après l’autre.
L’Épée de mercenaire du Style de Vallen n’avait jamais vraiment porté sur la manière de manier une épée. C’était parce qu’il s’agissait de l’Épée Illusoire. Autrement dit, la tactique reposait à la base sur la tromperie. S’il continuait à s’entraîner et à approfondir l’escrime tactique, la voie à suivre finirait peut-être par apparaître.
Comment décrire cela ? Une méthode d’entraînement pour manier une épée qui trompe, ou la technique de l’épée elle-même ?
Impossible de mettre de l’ordre dans tout ça pour le moment. Il ne pouvait que saisir cette pensée et la garder en mémoire.
Pour l’heure, il fallait d’abord s’occuper de ce qui se trouvait devant lui.
« Vous avez rassemblé ici les Créatures démoniaques les plus puissantes, celles qui possèdent des capacités surnaturelles, pour tuer l’un des combattants de niveau chevaleresque de Zaun, puis foncer droit au cœur de la Maison Zaun. Voilà votre plan. »
Il pouvait l’affirmer parce qu’il avait compris leurs intentions. Une fois que l’autre camp avait dévoilé autant de cartes, il était assez facile d’en deviner le but.
« Exact. Vous aviez prévu ça aussi. »
Fanito ne semblait pas particulièrement perspicace, puisqu’il ne cessait de montrer ouvertement sa surprise. D’un côté, il s’était fait avoir comme un bleu. De l’autre, le jeu d’acteur d’Enkrid touchait à la perfection.
Enkrid reprit la parole, suivant la voie que lui indiquait l’Épée Illusoire.
« Oui. Tout se déroule comme prévu. »
Si Kraiss l’avait vu, il l’aurait peut-être traité de plus grand menteur du continent.
Si Ruagarne l’avait vu, elle aurait applaudi sans s’arrêter de ses mains luisantes.
« Aucun de vous ne passera. »
Là, il était sincère. Plan ou pas, dès qu’Enkrid s’était retrouvé face à eux, il avait su ce qu’il devait faire. Et à présent, ce salaud de Ragna devait le savoir lui aussi.
« Même en le sachant, vous arrêter ne sera pas facile. »
Fanito serra les molaires en parlant. Il enviait celui qui avait percé à jour la stratégie de son maître.
Son envie se changea vite en colère, et cette colère se mua en intention meurtrière, en un désir froid et certain de tuer l’homme qui se tenait devant lui.
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