Chapitre 711
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 711 : Un monde en noir et blanc
= = =
En temps normal, les combattants de la Maison Zaun auraient été dispersés un à un, puis éliminés isolément. Au lieu de cela, ils avaient formé quelque chose qui ressemblait à une véritable formation.
Tout avait commencé avec le chef de famille, Alexandra, et Lynox placés en première ligne, faisant office de mur invisible. Trois personnes tenaient la ligne.
Les cavaliers-lézards devaient contourner ces trois-là : ils ne pouvaient donc pas prendre assez d’élan pour lancer une véritable charge, et chacun de leurs mouvements les exposait.
En outre, Enkrid avait envoyé Anahehra en avant avant même qu’une partie des cavaliers puisse amorcer son assaut, profitant de son attaque pour briser les rangs ennemis et les entraîner au corps à corps.
Et pourtant, Heskal ne montrait aucun signe d’inquiétude.
Il aurait mieux valu envoyer Ragna plutôt qu’Anahehra.
Cela les aurait complètement déconcertés. Mais ç’aurait été du gâchis.
Si le chef de famille était un mur, Ragna était un trébuchet. Il fallait l’envoyer voler pour qu’il frappe. Personne ne s’attendait à voir surgir un trébuchet, alors autant s’en servir. Surtout, ils n’avaient pas eu le temps de prévenir Ragna. Il devait faire confiance à celui-ci pour comprendre de lui-même.
Le regard d’Enkrid se déplaça sur le côté. Il n’avait rien entendu de particulier. Ses sens s’étaient déployés, fins et étendus, captant une légère anomalie, à peine plus perceptible que quelqu’un agitant la main derrière son dos à dix pas de distance. Malgré tout, dans des conditions pareilles, il était certain de pouvoir détecter jusqu’au moindre souffle d’air à cette distance.
Au cœur de la tempête, ses sens perçaient tout avec une netteté parfaite.
Il tourna les yeux dans la direction que lui indiquait son intuition et repéra sa cible dans son champ de vision.
Parmi les cavaliers-lézards qui chargeaient en direction de Riley, plusieurs tendaient le bras.
Il aperçut une Créature démoniaque couverte d’écailles au museau acéré, noires et teintées de rouge.
Une Créature démoniaque mutante.
Le genre qui pouvait se faire un nom si elle vivait assez longtemps.
Cachée au milieu de la meute se trouvait une compagnie de Créatures démoniaques dotées de pouvoirs surnaturels, face auxquelles les Écaillés ordinaires auraient eu l’air d’enfants inoffensifs.
Au même instant, Anahehra réagit à leur attaque et cria :
« Quelqu’un me retient ! »
Rien ne lui agrippait physiquement les bras ou les jambes. Enkrid décoda le sens contenu dans ces quelques mots.
Télékinésie.
Il planta son épée dans le sol, étendit davantage sa perception et ouvrit ses sens plus grand encore. Plusieurs Créatures démoniaques, dont les mouvements ne s’accordaient pas au flot ambiant, se détachèrent dans sa perception. Il recueillit les informations qui lui parvenaient avec une sensibilité accrue : il voyait, entendait, sentait, goûtait, ressentait.
Les données affluèrent dans son esprit et se réorganisèrent, se classant exactement selon ses besoins.
Tels des points noirs sur une toile blanche, nets et précis, toutes les créatures à portée dotées d’un pouvoir surnaturel se détachèrent à ses yeux.
Ses mains, elles, ne restaient pas inactives tandis qu’il ouvrait ses sens pour les traquer.
Il tira de son fourreau de poitrine deux dagues à lame cornue et en prit une dans chaque main.
Jaxon les avait un jour qualifiées d’armes les plus détestées du continent.
« Elles n’étouffent pas le bruit. Elles l’amplifient. C’est absolument affreux. »
C’étaient des armes qui n’avaient rien à voir avec la technique ni le sens esthétique de Jaxon.
Cette pensée fugace s’évanouit et ses mains continuèrent de bouger. Il fixa également du regard les créatures ennemies qu’il avait perçues par ses cinq sens. Tout sembla ralentir, jusqu’à l’Écaillé qui tendait le bras.
L’esprit d’un chevalier tournait plusieurs fois plus vite que celui d’une personne ordinaire. C’était comme se glisser dans une fissure du temps et observer le monde depuis l’intérieur.
C’était sans doute pour cela que des pensées parasites s’insinuaient à de tels moments.
Point de concentration.
Lorsque le temps semblait ralentir, le corps avait l’impression de s’enfoncer dans la boue. Mais la Volonté déferlait en lui de la tête aux pieds et insufflait de la force dans ses membres.
Même dans cette boue, il pouvait encore bouger comme bon lui semblait.
Que devait-il faire, là, tout de suite ? Lancer et toucher.
Il se concentra. Il mêla la technique de Jaxon à ce qu’il avait observé et appris auprès de Riley. Il tira simultanément les deux bras en arrière, comprima la force jusqu’à ce qu’elle soit juste suffisante pour atteindre sa cible, puis les lança en avant, chargés de Volonté. Ses bras se croisèrent devant sa poitrine dans un claquement de fouet, et les dagues à lame cornue fendirent l’air en sifflant.
Bang ! Bang ! Bwoooo !
Les dagues fendirent l’air dans un bref mugissement de cor et transpercèrent le crâne de deux Écaillés qui tendaient les bras vers le ciel.
Le double craquement retentit distinctement dans la tempête déchaînée.
Les dagues ne s’étaient pas fichées dans leur tête. Elles l’avaient traversée de part en part. Deux trous plus larges qu’un poing s’étaient donc ouverts dans leur crâne.
Un tel trou aurait achevé même un Troll, sans parler d’un Écaillé.
Les créatures qui avaient tendu les bras pour recourir à la télékinésie s’effondrèrent et s’écrasèrent face contre la boue.
Enkrid retira son épée du sol et lança :
« Ne vous occupez pas des Créatures démoniaques mutantes. »
Il semblait qu’il ne pouvait plus se contenter d’observer depuis le bord du champ de bataille.
S’il y en avait plus d’une ou deux dotées de pouvoirs surnaturels, il n’avait pas le choix.
Il allait devoir se jeter lui-même dans cette mêlée déchaînée.
Et ces Créatures démoniaques mutantes aux pouvoirs surnaturels n’étaient que le premier des atouts préparés par l’ennemi.
CRAC-BOUM !
La foudre déchira le ciel et une sensation d’effroi lui tomba dessus. Il leva les yeux. Sous la muraille noire des nuages d’orage, la pluie se mit à tournoyer et à s’agglomérer en une forme immense.
On aurait dit qu’un grand serpent était apparu au-dessus d’eux. Pas un dragon. Un serpent au long corps sinueux, suspendu dans les airs et venu prendre le parti des Créatures démoniaques.
L’effroi qui lui martelait la nuque lui apprit aussitôt qu’il s’agissait de sorcellerie.
« Je me demandais quand ils allaient sortir ça. »
marmonna Enkrid.
L’effet fut immédiat. Dès que le serpent apparut dans le ciel, les Créatures démoniaques redoublèrent de férocité.
SSSSAAAAA !
Les cris stridents des Écaillés lui vrillèrent davantage les oreilles et son instinct tira la sonnette d’alarme.
« Tenez la ligne. »
Il lança ces mots en passant devant Riley.
« Tu crois que j’ai besoin qu’on me le dise ! »
Enkrid passa devant lui et décrivit un arc fluide avec son épée. Trois-Fer traça une courbe ascendante et lacéra la gorge d’un lézard qui rampait au sol dans un silence absolu.
Tranche, craque !
On aurait dit qu’il avait fait claquer un fouet tranchant autour d’une gorge pour l’arracher.
Le fil de la lame fit le tour du cou de la Créature démoniaque et le trancha.
La bête avait un talent remarquable pour dissimuler sa présence. Mais le bruit de la pluie frappant le sol avait changé, et une silhouette s’était dessinée dans le rideau d’eau. Cela avait suffi à la tuer.
Heskal.
Enkrid crut comprendre ce que l’homme cherchait à faire.
Si quelqu’un comme Kraiss ou Abnair pouvait observer ce champ de bataille de l’extérieur, il le dirait sans détour :
« Il joue tout sur une seule frappe décisive. »
Et avant cette frappe, il comptait épuiser toutes leurs forces.
Physiquement, et de toutes les autres façons possibles.
Il lancerait les Créatures démoniaques contre tous ceux qui avaient atteint le niveau d’un chevalier pour les user. Et si nécessaire, il enverrait le reste de ses troupes contre les Zaun pour tuer les membres de leur famille. C’était ainsi qu’il comptait briser leur moral.
Un chevalier représentait une force asymétrique. Si l’on pouvait les tuer, envoyer mille Créatures démoniaques contre eux était un échange tout à fait acceptable.
Il est exceptionnel.
Heskal était un tacticien hors pair.
Enkrid n’avait pas d’autre choix que de suivre dans une certaine mesure le plan de Heskal.
Il avait tenté de combattre en retenant ses forces, mais il ne pouvait pas détourner les yeux de la situation. Il avait tout juste réussi à empêcher Riley et les autres de mourir, et ainsi à éviter que cela n’ébranle le moral de tous. Si cette ligne cédait, la route vers le village Zaun serait ouverte. L’arrière ne pourrait alors plus être protégé non plus.
Guidé par l’intuition acérée que lui procuraient ses sens finement aiguisés, Enkrid jeta un regard au loin et lança rapidement :
« Baissez la tête ! »
Est-ce vraiment équitable ?
Cette pensée traversa son esprit un instant.
La forme de serpent invoquée par sorcellerie renforçait les Créatures démoniaques, portant leur force et leurs autres capacités physiques au-delà de leurs limites habituelles.
Et parmi elles se trouvaient les Créatures démoniaques mutantes. Rien de moins que des Créatures démoniaques dotées de pouvoirs surnaturels.
Puis, derrière toutes les autres, une Créature démoniaque qui les dépassait de la tête et des épaules dressa la sienne. Une créature qu’on voyait rarement, même dans la Terre Maudite.
SHAAAAA.
Les centaines de serpents qui couvraient sa tête étaient sa marque distinctive. Cette marque s’étendait à présent sur tout le champ de bataille. Une créature qui pétrifiait d’une malédiction quiconque croisait son regard. Méduse.
Son corps semblait cinq fois plus grand que celui d’un Écaillé. Il dépassait même un Géant.
La malédiction de pétrification de Méduse n’agissait pas sans condition. Un être doté de Volonté pouvait lui résister dans une certaine mesure. Le problème, c’était qu’il fallait tout de même y résister.
Cette Volonté était désormais accaparée au détriment de tout ce dont ils avaient encore besoin.
Ils devaient endurer une malédiction qui mêlait de la poussière de pierre à leur sang tout en repoussant une horde de Créatures démoniaques, dont des monstres aux pouvoirs surnaturels.
Un combat loyal : leur camp avait l’avantage. Avec les Créatures démoniaques aux pouvoirs surnaturels : les forces étaient à peu près égales. Le serpent invoqué par sorcellerie au-dessus d’eux : ils perdaient. Méduse en plus : la défaite était certaine.
Et même là, Heskal avait su réfléchir.
Il a utilisé Méduse comme outil tactique.
Il ne l’avait pas envoyée charger. Il l’avait placée de manière à exercer une pression sur tout le champ de bataille.
En observant depuis ici, Enkrid crut discerner la source de la puissance de la sorcellerie.
Méduse était à la fois un instrument tactique, un médium de sorcellerie et un symbole.
Les forces ennemies dépassaient clairement les leurs. À cela s’ajoutaient un sorcier et un alchimiste légendaire.
Si ce fantôme nommé Dmuel devenait un dieu comme il le souhaitait, on l’appellerait probablement Dmuel de la Peste, ou quelque chose dans le genre.
Enkrid jugea qu’il valait mieux ne pas regarder Méduse plutôt que de dépenser de la Volonté pour résister à sa malédiction. Même si la Volonté coulait en lui sans fin, toute part dépensée à un instant donné ne pouvait pas être utilisée ailleurs.
Il savait aussi que les épéistes Zaun étaient capables de combattre à l’aveugle. Ils s’entraînaient les yeux bandés depuis l’âge de dix ans. Il savait que leur formation à l’épée comprenait précisément ce genre d’exercice sensoriel.
« Baissez la tête et combattez ! Ne regardez surtout pas ! »
Enkrid cria de nouveau. Lui-même gardait le menton levé.
Il effectuait une dernière vérification pour s’assurer qu’il n’y avait rien qu’il devait encore voir de ses propres yeux.
Méduse lançait sa malédiction sur le fait de voir.
Et d’en haut, quelque part, il entendit le battement d’ailes.
Heskal avait retenu les créatures ailées et les avait gardées en réserve. Il ne les lâchait que maintenant, en même temps que Méduse.
Il vise à combiner une force aérienne à un moyen de suppression tactique.
Ou peut-être ces créatures ailées avaient-elles besoin que la sorcellerie recouvre le champ de bataille avant de pouvoir voler dans une tempête aussi violente.
Enkrid ignora la malédiction de Méduse et garda les yeux tournés vers l’avant. Il faisait confiance à la Volonté qui coulait en lui sans répit, et à sa Volonté de Refus.
Et cela fonctionna. La malédiction ne laissa aucune trace sur son corps.
Pour une personne ordinaire, la peau aurait déjà commencé à se raidir ; la pierre aurait gagné peu à peu tout son corps.
« Je suppose qu’on peut appeler ça des troupes aériennes. »
Il repoussa ses cheveux mouillés de son visage. La pensée qui s’imposa à son esprit était simple : la situation était très dangereuse.
Si leur camp ne sortait pas une carte qu’il gardait en réserve pour renverser la situation, il allait certainement perdre.
Son intuition le lui disait. Les calculs aussi.
Très bien. C’était ce qu’il allait faire.
L’art tactique de l’épée de Ruagarne ne se maîtrisait pas en restant à l’arrière à regarder. L’intuition puisait dans l’inconscient, rassemblait tout et produisait une réponse.
Y compris sa propre force de combat.
Enkrid suivit le chemin dans son esprit, guidé par l’instinct et l’intuition.
Une tête embrasée par la concentration lui montra la voie à suivre. Cela se liait à quelque chose qu’il avait récemment compris.
Enkrid baissa la tête.
Lynox déchaîne des vagues en retenant sa Volonté.
Il appliqua ce qu’il avait appris en observant l’escrime de Lynox. Enkrid n’était pas un génie, mais on pouvait à juste titre le qualifier de doué pour manier la Volonté.
En pratique, manipuler la Volonté tenait moins au talent inné qu’au fait que sa Volonté débordante lui permettait de répéter sans fin.
C’était pour cette raison qu’il avait trouvé les techniques avancées plus faciles à apprendre que les bases de l’entraînement de la Maison Zaun.
Retenue.
Il cessa de regarder Méduse. Il dissimula sa Volonté. En même temps, il accorda sa propre fréquence à celle du monde autour de lui.
C’était l’Assimilation.
Aussi absurde que cela puisse paraître, ce ne fut qu’ici et maintenant qu’il saisit l’Assimilation que Jamal d’Azpen lui avait montrée autrefois.
Si Rem assistait à la scène en ce moment… « Non, mais c’est quoi ce bordel ? Je comprends vraiment pas. Pourquoi tu n’y arrives que maintenant ? »
Voilà probablement ce qu’il dirait, furieux.
Enkrid croyait presque entendre sa voix lui demander pourquoi il n’y était pas arrivé quand on le lui avait expliqué, il y a longtemps.
Enkrid se fondit dans le champ de bataille.
Il expira longuement, en un filet fin et régulier, puis effleura ses lèvres du bout de la langue pour goûter l’air et la pluie qui tombait.
Une trace légèrement sucrée effleura sa langue et se transforma en information. Distance, direction, position. Imprécises. Il ne percevait que des présences.
Il pensa pouvoir fermer complètement les yeux. Alors il le fit.
Au lieu de ses yeux, il ouvrit ses oreilles. L’ouïe prit la place de la vue.
Il n’avait pas besoin de faire appel à l’écholocation. Le bruit de la pluie s’en chargerait.
Le grondement de l’eau qui tombait s’effaça.
Et le monde d’Enkrid devint noir et blanc. Ce n’est qu’alors qu’il put tout voir.
La position de chaque ennemi, l’endroit où il se tenait, ce qu’il faisait.
Il courut en suivant le chemin que l’art tactique de l’épée de Ruagarne avait tracé dans son esprit.
Personne dans la ligne des Zaun, pas même Riley, ne remarqua son mouvement. L’ennemi non plus.
En mouvement, plongé dans l’Assimilation, il n’éleva sa Volonté contenue qu’une fois arrivé juste devant sa cible.
La première était un autre Écaillé qui venait de lever la main pour recourir à la télékinésie.
Enkrid dégaina Penna et la planta dans la mâchoire de la créature, de bas en haut.
Boum !
La lame traversa le crâne ; le sang noir, la cervelle et des fragments d’os furent exposés à l’air libre.
Plus vite qu’il ne l’avait enfoncée, il retira Penna, la débarrassa du sang d’un geste, la rengaina et fit dix-huit pas de côté. Il avançait comme un homme qui marche, mais à la vitesse d’un sprinteur.
À dix-huit pas de là, un Homme-ours spécialisé dans la dissimulation de sa présence s’apprêtait à lancer une volée de plumes empoisonnées.
Clac-clac-clac. Des plumes capables de percer la tempête déchaînée se dressèrent comme une bête furieuse montrant les crocs.
Chacune des plumes de son corps était une fléchette empoisonnée. Si on le laissait faire, quelqu’un finirait presque certainement par en recevoir une. L’Homme-ours n’en eut pas l’occasion.
Le véritable fil d’argent de Trois-Fer trancha ses piquants et son cou, tous deux durs comme l’acier.
Du sang noir jaillit de la coupe nette de son cou tranché, mais la pluie qui tombait à verse se mêla aux éclaboussures et le dilua.
Dans le monde noir et blanc qu’Enkrid percevait grâce à son ouïe, on aurait seulement dit que deux liquides aux textures différentes se mélangeaient.
Il continua d’avancer. Plongé dans l’Assimilation, il repérait les ennemis grâce aux sons et aux vibrations, et ne faisait appel à sa Volonté contenue qu’au moment nécessaire.
Tchac !
L’Écaillé suivant avait le corps anormalement résistant, mais Penna trouva l’orbite et s’y enfonça droit, fendant son crâne.
Il ne mourut pas sur le coup, mais Enkrid n’eut pas besoin de s’y reprendre avec ses mains.
Au suivant.
Les pouvoirs surnaturels se répartissaient en gros en trois catégories.
Ceux qui recouraient à la télékinésie. Ceux dont le corps était exceptionnellement dur. Et ceux qui excellaient à dissimuler leur présence.
Enkrid tua d’abord ceux de la troisième catégorie, ceux qui se cachaient.
Le monde en noir et blanc ressemblait à un terrain d’entraînement conçu uniquement pour lui.
C’était comme être le seul à pouvoir bouger sur une toile d’araignée.
La Toile d’Aker : attribuer un ordre à toute chose, puis lancer l’épée. Il mêla la Forme de l’Épée correcte, qu’il avait apprise et pratiquée, à l’art tactique de l’épée de Ruagarne. Dès lors, cela ne lui sembla plus difficile.
C’était simplement quelque chose qu’il savait faire.
Et avec pour seule arme ce qu’il savait faire, Enkrid ne laissa mourir aucun de ceux qui portaient le nom de Zaun, pas un seul.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>