Chapitre 7
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Ryuu
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-muted-foreground underline underline-offset-[3px] hover:text-foreground transition-colors cursor-pointer" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 7 : Trois dés identiques
= = =
Incapable de retenir son rire plus longtemps, Enkrid cessa de sourire.
En le voyant, Rem lui saisit le poignet et l’enveloppa habilement des bandages qu’il avait sortis de ses affaires.
« Reste derrière moi aujourd’hui. Avec ta main dans cet état, tu cherches les ennuis. Si tu t’es fait ça pendant un entraînement, ce salaud de Chef d’escouade va piquer une crise. »
« Ça va. »
« Comment ça, “ça va” ? Si tu pars au combat avec cette main, tu vas mourir. Tu comptes te suicider, c’est ça, ton ambition ? Si c’est le cas, je ne t’en empêcherai pas. »
Il n’avait pas tort. Partir au combat avec la main dans cet état revenait à chercher la mort, mais pour Enkrid, ce n’était pas un problème important. S’il mourait, ce ne serait qu’une mort de plus.
Après sa mort, le cent vingt-cinquième matin se lèverait.
Ce n’est pas lassant.
Car cela signifierait qu’il mettrait fin à la répétition de cette journée. Il n’avait pas consacré tout son temps à perfectionner son escrime. Au cours des cent vingt-quatre jours qu’il avait vécus en boucle, il avait aussi élaboré des stratégies pour survivre à « aujourd’hui ».
On disait qu’un simple soldat qui revenait vivant de sa première bataille avait ramassé une pièce tombée de la poche de la déesse de la Chance. À moins d’être exceptionnellement doué, la chance jouait un rôle considérable dans la survie. Enkrid s’était dit qu’il lui en faudrait une bonne dose pour éviter de mourir.
Mais je ne peux pas compter uniquement sur la chance.
Il n’en avait pas besoin. Il savait ce qui se passerait sur le champ de bataille, surtout autour de lui. Il pouvait donc se préparer et être prêt.
À sa cent vingt-quatrième mort, Enkrid avait de nouveau été transpercé par une estocade. Ses paumes étaient si abîmées qu’il n’avait même pas pu parer correctement l’épée. Pourtant, refusant de gâcher ne serait-ce qu’une journée, il avait mémorisé l’estocade de son adversaire. Il avait maîtrisé sa respiration et tenu bon jusqu’au bout. Et il y était parvenu.
« Ça doit faire mal. Quelle pitié. »
Il avait enduré la douleur brûlante de la lame qui lui traversait le cou, tout en entendant la voix du soldat ennemi. Quelque chose le gênait dans la gorge ; juste avant de mourir, il l’avait recraché : une molaire cassée. La conséquence d’avoir trop serré les dents sous l’effet de la douleur.
Oui, ce n’était pas lassant. Même la répétition de cette journée avait de la valeur et, de ce fait, était agréable.
Mais quelle que soit la raison qu’il pouvait se trouver,
Je ne veux pas mourir.
Mourir ne pouvait pas être agréable. Surtout pas de la main d’un salaud pervers qui prenait plaisir à la souffrance des autres. S’il pouvait en finir, il le ferait. Dès qu’il avait compris qu’il était prisonnier de la boucle d’une journée, Enkrid s’y était résolu.
Et alors…
Clang ! Clang ! Clang !
Le cent vingt-cinquième matin se leva.
***
En se levant, Enkrid commença par secouer les bottes de Rem.
« Qu’est-ce que tu fabriques ? Ce sont les miennes. »
« Je sais, elles puent. Si on les lançait sur l’ennemi comme ça, on pourrait en mettre cinquante hors de combat rien qu’avec l’odeur. »
« À voir ton humeur de chien, tu as fait un beau rêve ou quoi ? »
Un insecte tomba des bottes de Rem lorsqu’Enkrid les secoua. Il l’écrasa sous son pied.
« Je l’ai vu entrer ce matin. »
« … Merci pour l’info. »
Rem ricana et enfila ses bottes. Le laissant derrière lui, Enkrid écarta le pan de la tente et sortit. L’aube pointait, mêlant le bleu du petit matin au jaune du soleil levant. Les gardes de service s’affairaient autour de la marmite, tandis que les soldats qui venaient de se réveiller se frottaient les yeux en grommelant ou s’attelaient tranquillement à leurs tâches.
« Bon sang, arrête de cogner. J’ai l’impression que ma tête va exploser. »
« Tu l’as bien cherché, à t’enfiler de l’alcool comme ça hier soir. »
Les voix venaient de la tente derrière lui.
« Tu vas la fermer ? S’ils découvrent l’alcool, on aura droit à une sanction disciplinaire. »
« Putain. »
C’était le garde de service qui parlait à un camarade ayant trop bu la veille. En les entendant, Enkrid jeta un bref coup d’œil derrière lui pour apercevoir le soldat qui avait abusé de l’alcool. C’était un Décurion d’une autre unité et un Chef d’escouade. Ce gars avait une bonne mère.
Le soixante-sixième jour, Enkrid lui avait adressé la parole pour rendre la journée mémorable, en faisant mine d’être son ami sans raison particulière.
« Tu n’es pas de garde ce matin ? »
« C’est toi qui t’y colles. »
Tout en observant les environs, Enkrid lança soudain à Rem, qui l’avait suivi dehors :
« Pourquoi moi ? »
« Tu pourrais le faire pour une fois. Je l’ai fait pour toi plus de cinq fois. »
« Tu comptes vraiment les points ? »
« Ouais, seulement avec toi. »
« Pourquoi seulement avec moi ? »
« Parce que tu es pénible, voilà pourquoi. »
En cent vingt-cinq jours, Enkrid n’avait jamais laissé la moindre égratignure à ce salaud de Rem. Non qu’il lui en voulût. Au contraire, il lui en était reconnaissant.
Quoi qu’il en soit, Rem ferait la garde. Lui confier le tour de garde du matin était la méthode qui, parmi tous les « aujourd’hui » qu’il avait vécus en boucle, offrait les meilleures chances de survie et les meilleures conditions pour commencer la journée.
« Bon, merde. Je m’en charge. »
Enkrid s’échauffa en bougeant sans conviction. La fraîcheur de l’air matinal ne le fit pas frissonner. Il se tordit et s’étira sans s’éloigner de l’entrée de la tente. Les membres de l’escouade commencèrent à sortir les uns après les autres.
Le premier fut Jaxon, connu pour son assiduité. Leurs regards se croisèrent et Jaxon le salua d’un signe de tête. Enkrid lui rendit son salut. Quelques autres sortirent, puis le dernier apparut, les yeux encore à moitié fermés. Enkrid l’interpella.
« Grands Yeux. »
« Hein ? »
Grands Yeux était son surnom ; son vrai nom était Kraiss Olman. C’était un membre de l’escouade au physique délicat. Et le seul de la Quatrième-Quatrième Escouade des Fauteurs de troubles, connue pour être un ramassis d’emmerdeurs, dont les compétences au combat étaient inférieures à la moyenne.
Pour être plus précis, Enkrid pouvait le réduire en bouillie.
« Bâille. Pourquoi si tôt ? Se lever à l’aube, c’est de la torture pour une ressource de premier choix comme moi. »
Kraiss bâilla à s’en décrocher la mâchoire. Son visage, encore marqué par le sommeil et pas lavé d’une goutte d’eau, était pourtant plutôt beau. Le genre de visage qui attirait ceux qui s’intéressaient aux hommes.
« J’ai besoin que tu me trouves quelques trucs. »
Kraiss pencha la tête, perplexe : ce n’était pas dans les habitudes d’Enkrid.
« Des cigarettes ? De l’alcool ? Pour les femmes, c’est non. Même moi, je ne peux pas en faire venir ici à une heure pareille. »
Kraiss était l’homme à qui l’on s’adressait dans l’unité pour se procurer tout ce qui était interdit.
« J’ai l’air de quelqu’un qui te demanderait des femmes ? »
« Non. Alors, qu’est-ce qu’il te faut ? »
« Cinq couteaux de lancer, du cuir huilé et une grosse aiguille, des gants en peau de daim et, pour finir, une dizaine de fleurs d’hellébore blanche et une poignée d’alun. »
Enkrid indiqua de ses mains la taille du morceau de cuir qu’il lui fallait. Il devait pouvoir faire le tour du torse d’un homme adulte.
« … Qu’est-ce que tu comptes faire avec un assortiment aussi bizarre ? »
« Ça ne te regarde pas. Tu peux te les procurer ou pas ? »
Kraiss marqua une pause, observa Enkrid, puis acquiesça.
« Il n’y a rien que je ne puisse obtenir. Mais même pour le Chef d’escouade, rien n’est gratuit, tu sais ? »
« Combien ? »
« Dix-sept pièces d’argent. »
Quel voleur. Cinq couteaux de lancer coûteraient une ou deux pièces d’argent chez le forgeron. Certes, si le prix de l’acier flambait, ça pouvait dépasser les trois pièces, mais en général, c’était le tarif. Et de toute façon, les couteaux que Kraiss rapporterait ne seraient pas entièrement en acier. Il trouverait tout de même sans doute des modèles à peu près utilisables. Le cuir de bonne qualité pouvait coûter cher, mais il n’allait pas rapporter une peau provenant d’un atelier renommé.
Les seuls objets qui risquaient de coûter vraiment quelque chose étaient l’aiguille et les gants en peau de daim. Même en voyant large, trois pièces d’argent tout au plus. On pouvait ramasser des fleurs d’hellébore blanche au village pour quelques piécettes. Quant à l’alun, on pouvait aussi s’en procurer sans trop dépenser s’il y avait un atelier de cuir dans les environs.
Enkrid s’y connaissait assez bien en la matière, mais ne protesta pas. D’abord, puisqu’ils se trouvaient dans un camp militaire, il serait difficile de trouver ces objets sans passer par Kraiss. Ensuite, ce prix imprécis de dix-sept pièces laissait penser qu’il s’agissait probablement d’un tarif honnête, du moins selon Kraiss.
Il y avait aussi une autre raison.
« Tu peux les avoir juste après le petit-déjeuner ? »
« Tu insinues que je devrais sauter le petit-déjeuner pour ça ? »
« De toute façon, tu manges rarement correctement. »
« C’est vrai. Mais, euh… j’ai l’impression que ça ne suffira pas au Chef d’escouade. »
Kraiss forma un cercle avec le pouce et l’index.
« Je n’ai rien sur moi en ce moment. »
Il lui arrivait de mettre son salaire de côté, mais récemment, il avait tout dépensé pour une nouvelle épée. Pour l’instant, il était bel et bien fauché. Il toucherait sa solde après la bataille, mais la réclamer maintenant le ferait passer pour un déserteur.
« Tu vois, ça me met dans une situation délicate. »
À ces mots, Enkrid sourit. Il n’y avait que quelqu’un qui avait un plan de secours solide pour afficher une telle décontraction.
« Prête-moi juste cinq pièces de cuivre. »
Kraiss n’accordait généralement pas facilement sa confiance, mais avec Enkrid, c’était différent.
Après tout, c’est le Chef d’escouade.
À force d’observer Enkrid, il avait compris que celui-ci n’était pas du genre à faire des folies. Et surtout, n’était-ce pas lui qui lui avait sauvé la vie ?
Kraiss tendit cinq pièces de cuivre à Enkrid. Les pièces tintèrent dans sa main tandis qu’il se dirigeait droit vers la tente voisine. À l’intérieur, un groupe avait commencé une partie dès le petit matin. Autour de la table de dés se trouvaient les hommes du dernier tour de garde de la nuit et quelques autres qui préféraient jouer plutôt que dormir. Les regards surpris qui se posèrent sur Enkrid le reconnurent bientôt et se firent curieux.
« Tiens donc ! Le noble seigneur de la Quatrième-Quatrième Escouade ! »
« Tu es matinal, aujourd’hui. »
En voyant ça, Kraiss fut impressionné. Il détestait les jeux d’argent. Non seulement il avait horreur de se faire plumer par des escrocs, mais il n’aimait pas non plus l’idée de confier à la chance l’argent qu’il avait durement gagné, dans l’espoir de le multiplier ou au risque de le perdre.
Gagner, ce serait formidable, mais une fois qu’on y avait goûté, on se laissait facilement prendre au jeu. Et perdre, c’était regarder sa bourse s’évaporer.
Pour Kraiss, le jeu était une activité d’idiot. Pourtant, Enkrid s’y joignit.
« Ça vous dérange si je me joins à vous ? »
« Ici ? »
C’était le garde de nuit de la tente voisine. Il leva les yeux au ciel, jeta un coup d’œil à ses compagnons de jeu, puis acquiesça.
« Bien sûr, pourquoi pas ? »
Les pigeons étaient toujours les bienvenus. Alors qu’Enkrid s’apprêtait à s’accroupir, Kraiss le saisit par le col.
« Tu vas flanquer en l’air mes cinq pièces de cuivre ici ? »
Il avait les yeux chassieux, mais ils brillaient en fixant Enkrid.
Il a dû en faire pleurer, des filles.
Enkrid écarta le poignet de Kraiss en y songeant.
« Si je te l’ai emprunté, c’est mon argent, maintenant. »
Sur ces mots, Enkrid s’installa. Les joueurs se décalèrent pour lui faire de la place.
« Tu sais jouer aux dés ? »
Un soldat qui faisait rouler des dés en os de porc dans un gobelet de bois lui posa la question.
« Si les dés affichent le même nombre, ça double. On mise sur un total supérieur ou inférieur, et on récupère ce qu’on a misé, c’est ça ? »
Il avait vu jouer en regardant par-dessus l’épaule de quelqu’un, mais à force d’avoir vécu cette scène cent vingt-cinq fois, il était impossible de ne pas connaître les règles. Il y avait trois dés en tout. Le total pouvait atteindre dix-huit. Il suffisait donc de parier sur un résultat supérieur ou inférieur à neuf.
Le type assis au milieu faisait office de croupier. Il lançait les dés et les autres pariaient.
« Allez, on commence par une première manche. »
Ce n’était qu’une petite partie avant le petit-déjeuner. Les mises n’étaient pas élevées. Il fallait miser au minimum cinq pièces de cuivre et au maximum deux pièces d’argent. Enkrid engagea ses cinq pièces de cuivre.
« En dessous. »
« Au-dessus. »
« En dessous. »
« En dessous. »
« Au-dessus. »
« Au-dessus. »
« En dessous. »
En moins de dix minutes, Enkrid avait deux pièces d’argent dans la main. Le plaisir des jeux de dés venait de leur rapidité. Tout était dans les gains rapides, sur une courte période.
Et la partie continua.
Au début, Enkrid avait mémorisé les résultats pour s’amuser. Les dés donnaient-ils toujours les mêmes résultats chaque jour ? Même si les journées se répétaient, les choses autour de lui avaient tendance à changer légèrement.
Il le savait donc.
Les dés donnaient toujours les mêmes résultats.
« On dirait que la déesse de la Chance ne s’est pas contentée de laisser tomber une pièce. Elle t’a aussi embrassé. »
Quand les pièces dans la main d’Enkrid dépassèrent les dix pièces d’argent, le soldat qui faisait office de croupier fit cette remarque.
« C’est pas de la triche, ça ? »
D’habitude, la remarque serait venue du soldat assis à côté du croupier, mais ce fut le croupier lui-même qui prit la parole.
« De la triche ? J’ai juste de la chance aujourd’hui. On dirait que la déesse me souffle les résultats à l’oreille. »
Enkrid balaya d’un haussement d’épaules les regards soupçonneux. Ils ne pouvaient pas vraiment l’accuser. Après tout, c’était le croupier qui lançait les dés. Et même s’ils s’étaient entendus, le résultat aurait été trop beau. D’ailleurs, à mi-parcours, ils s’étaient mis discrètement à parier comme Enkrid et en avaient tiré profit.
« De la triche ? C’est toi qui lances les dés. »
« J’ai cru que tu lançais un fichu sort. »
« Même pas en rêve. »
« D’autres jours, même quand ils perdaient comme des fous, ils continuaient à jouer sans s’arrêter à cause de la malchance. »
Un soldat qui avait gagné un peu d’argent grâce à Enkrid ricana. Le croupier reconnut que c’était vrai et proposa de jouer encore quelques manches avant d’arrêter.
« Allez, une dernière. On va bientôt manquer de temps. »
L’heure du petit-déjeuner approchait. Enkrid fit rouler les dix pièces d’argent dans sa main. Il avait commencé avec cinq pièces de cuivre et en était arrivé là. Tout cet argent venait du croupier.
« C’était sympa. Pour la dernière manche, on mise dix pièces d’argent ? Je voudrais tout régler et filer. »
La mise maximale était généralement de cinq pièces d’argent. Le croupier fronça les sourcils. Vu la précision des résultats du jour, il n’avait aucune raison d’accepter.
« Alors, je mise sur un triple et je m’en vais. »
Enkrid prit la parole avant que le croupier ne puisse répondre. Quelles étaient les chances d’obtenir le même résultat sur les trois dés ? Le soldat qui lançait les dés avait rarement vu un tel résultat de toute sa vie, et jamais au cours d’une vraie partie. Il ne l’avait obtenu qu’en s’amusant tout seul.
À ses yeux, le pari d’Enkrid ressemblait donc à une plaisanterie, comme s’il acceptait de perdre tout l’argent qu’il avait gagné. Du moins, c’est ainsi qu’il l’interpréta.
Héhé.
Par-derrière, Kraiss donna un petit coup dans le dos d’Enkrid. Sans bouger les lèvres, il lui dit :
T’es cinglé ou quoi ?
Non, pas du tout. Enkrid n’était pas cinglé.
« Un triple pour dix pièces d’argent. »
« … D’accord. »
Clac !
Le soldat fit tournoyer les dés et les posa bruyamment sur la table, au cas où un lancer trop doux provoquerait un problème.
« Voyons voir. »
Le croupier ouvrit le gobelet, le sourire aux lèvres, partagé entre l’impatience et l’appréhension.
« … Waouh, putain. »
« La déesse de la Chance a vraiment dû te bénir. »
« Bon sang, c’est possible, ça ? »
Tout le monde était stupéfait, sauf Enkrid. Trois dés identiques. Les dés affichaient tous le même nombre.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="text-muted-foreground underline underline-offset-[3px] hover:text-foreground transition-colors cursor-pointer" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>