Chapitre 674
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 674 : Trois-Fer
= = =
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? »
Grida pencha la tête sur le côté. Ragna ouvrit la bouche par réflexe.
« Qu’est-ce qu’elles ont, mes yeux ? »
À bien y réfléchir, sa petite sœur avait toujours été comme ça, même enfant. Mais ces yeux-là, c’était nouveau.
« Je t’ai demandé pourquoi tu me regardais comme ça. »
Une légère combativité colorait les paroles de Grida. Ils avaient beau avoir une différence d’âge considérable, ils avaient commencé l’escrime en même temps.
Ragna avait-il pris une épée pour la première fois parce qu’il refusait de continuer à se faire frapper par elle ?
Il y avait eu des jours comme ça. Un souvenir d’enfance, remontant à l’époque où il venait d’apprendre à marcher et où le monde commençait à peine à prendre sens.
Bien sûr, les souvenirs de Grida ne donnaient aucune raison à Ragna de partager les siens.
« Ça ne te regarde pas. »
Ragna répondit sans même ciller. Moins d’un mois après avoir tenu une épée pour la première fois, il n’avait plus eu besoin de se faire frapper. Voilà le genre de frère qu’il était.
Mais agaçant, ça restait agaçant. Ses yeux comme sa bouche.
La main droite de Grida s’abaissa puis remonta d’un seul mouvement. Elle délia ses doigts, les referma, et une poignée d’épée se retrouva comme par magie dans sa paume.
Ting.
La lame jaillit du fourreau et fila vers sa cible. Elle émit une lueur d’une blancheur inhabituelle, capta le soleil et le renvoya dans le champ de vision de Ragna.
Un arc audacieux, qui lui aurait ouvert la peau s’il n’avait pas esquivé. La lame jaillit vers le haut, retomba droit vers le bas, puis obliqua comme une hirondelle et fonça sur son avant-bras.
Clang !
Ragna pivota sur son pied gauche et tira à moitié sa grande épée, la levant pour bloquer la lame de Grida. Puis il la dégaina complètement et fendit l’air vers le haut.
Depuis l’enfance, ils avaient grandi en croisant le fer. C’était leur façon de se saluer. Grida fut quelque peu surprise par cet échange, pourtant bien léger.
Deux choses la surprirent, en fait.
La première.
Il a esquivé ?
Le jeune Ragna ne savait pas esquiver.
« Esquiver ? Pourquoi ? Je peux simplement l’arrêter de front. »
Il avait toujours été ainsi. À l’époque, sa famille l’avait qualifié de prodige potentiel, sans pareil parmi ceux qu’elle avait vus, mais son défaut sautait aux yeux.
Trop têtu.
Borné à l’excès.
Parfois, il fallait savoir contourner l’obstacle, mais Ragna, lui, regardait toujours droit devant.
Pour vraiment maîtriser l’épée, il fallait apprendre à se déplacer, à atteindre sa cible et à trancher comme l’eau qui s’écoule.
Telle était la leçon transmise par les ancêtres de la famille.
Mais Ragna s’était contenté de répéter les mêmes gestes, parce que tout le reste lui semblait trop pénible.
C’était exactement ainsi que Ragna était apparu à Enkrid lors de leur première rencontre. Le petit frère que Grida connaissait avait été comme ça ; et pourtant, à présent, il détournait la lame.
Presque à l’opposé de l’Épée lourde et féroce, il y avait la Souplesse et l’Épée fluide. La lame fluide.
Un mouvement qu’elle n’aurait jamais cru voir chez lui.
Et il y avait une autre chose qui la surprit.
Grida empoigna rapidement son épée à deux mains.
Il lui en fallait deux pour résister à la lame pressante de Ragna.
Skriii, grrrrinc.
D’une seule main, elle ne pouvait même pas songer à parer.
Quelle force il a gagnée ?
Ce brute insensé.
De l’extérieur, le coup ascendant de Ragna semblait presque désinvolte. Pourtant, Grida, qui le recevait, sentit une sueur froide lui couler dans le dos.
Boum !
Elle rompit le contact avec la lame et bondit en arrière.
Fff.
La grande épée de Ragna traversa l’endroit où elle se trouvait et s’éleva dans les airs, avant de s’immobiliser. La lame pointée vers le ciel, son petit frère tenait la grande épée d’une main et la regardait.
Un instant plus tôt, son regard avait quelque chose de la férocité de Rem, mais il avait de nouveau changé.
Je n’arrête pas d’être surprise.
Une troisième chose. Une véritable impatience brillait dans les yeux de Ragna.
C’était le frère qui avait quitté la famille parce que suivre la voie prescrite l’ennuyait. À l’époque, ses yeux ressemblaient à ceux d’une Goule en décomposition.
Il avait toujours trouvé tout ennuyeux, pénible et dépourvu du moindre intérêt.
Il considérait le maniement de l’épée comme une corvée.
Et pourtant, au fond des yeux de son frère, elle entrevit la même flamme que chez ce fou d’Enkrid. Grida savait remarquer ce genre de choses, et elle la vit à présent.
Qu’est-ce qui t’est arrivé, au juste ?
Elle posa la question en silence et réajusta sa prise. Plutôt que de poser la question avec des mots, elle allait achever de la poser avec son épée.
* * *
Enkrid s’entraînait seul dans la cour, tout en laissant vagabonder ses pensées.
S’il consacrait chaque jour entier à l’escrime, une voie finirait-elle par s’ouvrir à lui ? S’il ne remplissait son esprit que de techniques d’épée, cela suffirait-il ?
Non.
Ses pensées devaient rester libres. Ne penser qu’à l’escrime finissait par l’enfermer. Laisser les choses surgir puis s’éloigner, une à une, lui avait parfois permis de découvrir une nouvelle voie. C’est donc ce qu’il faisait.
La première chose qui lui vint naturellement à l’esprit fut alors le membre de leur groupe qui avait disparu.
Ragna était parti depuis un mois entier, mais personne ne s’inquiétait. Il finirait par revenir de lui-même.
Tout comme Grida mémorise les visages des gens qu’elle voit souvent, Ragna connaît à peu près les routes autour du camp.
À vrai dire, il ne connaissait pas tant les routes que le terrain des environs, qu’il avait mémorisé dans son ensemble.
Quoi qu’il en soit, au besoin, il grimperait à un arbre ou sauterait de toit en toit pour rentrer.
Au ras du sol, il ne trouvait pas son chemin ; mais en hauteur, il s’en sortait très bien.
Il avait peut-être quitté la ville, mais c’était peu probable.
Comme Jaxon qui sortait parfois pour ses propres affaires, Ragna allait de temps à autre flâner au marché et passait son temps comme bon lui semblait.
Tout le monde supposait qu’il était allé au marché, qu’il s’était rempli la panse, avait trouvé un coin chaud où s’adosser, s’était assoupi, et qu’il y paressait confortablement depuis.
Et ce n’était pas une mauvaise supposition.
Enkrid en était arrivé à peu près à la même conclusion.
Il avait donc chassé toute inquiétude au sujet de Ragna de son esprit.
Puis le mois écoulé lui revint en mémoire.
Les mêmes entraînements et exercices que d’habitude, avec, au milieu, les trois membres de la Maison Zaun.
Zaun.
Il les avait écoutés, observés et avait appris de ce qu’ils apportaient avec eux. Au fil de ce processus, Enkrid avait senti une étincelle.
À vrai dire, même avant cela, l’existence même de la chevalerie dont il avait rêvé et qu’il avait tant désirée avait toujours été une étincelle ; son enthousiasme n’avait jamais cessé de bouillonner. Rien de nouveau, donc.
Kraiss aurait sans doute ricané s’il l’avait su.
« Même Juri, qui vend de la marmelade au marché, sait que le capitaine a toujours été comme ça. »
Un commentaire du genre.
Quoi qu’il en soit, que ce soit Jaxon ou Rem, personne dans l’entourage d’Enkrid ne se complaisait dans la facilité. Cela lui plaisait énormément.
Et les trois de la Maison Zaun avaient été comme une noisette de beurre sur un petit pain blanc tout juste sorti du four. Grâce à eux, sa satisfaction avait dépassé son niveau habituel.
« Perception, calcul, préparation. »
Au milieu de ses réflexions, Enkrid repassa dans son esprit une remarque de Jaxon. Elle lui était revenue sans prévenir. Les mots tournèrent et flottèrent dans sa tête, puis trouvèrent leur place, calmes et ordonnés.
« Tu repères l’adversaire et tu lis l’environnement. »
C’était la perception.
« Ensuite, tu traces les lignes d’attaque possibles. »
Cela relevait du calcul.
« Puis tu anticipes les conséquences de tes propres actions. »
C’était l’étape appelée préparation.
Jaxon avait exposé les fondements de l’assassinat, son cœur, qui restait inchangé à ce jour.
« Ce que j’ai appris en premier est contenu dans tout ça, et ce que je fais maintenant ne dépasse pas le cadre de ce que je viens de t’expliquer. »
Alors, qu’avait-il retenu des paroles de Jaxon ?
Les bases. Faire ce qu’il faisait déjà, mais mieux : voilà ce dont, selon lui, il avait besoin.
Perception, calcul, préparation. Ces derniers temps, il s’y était soumis avec rigueur. Mais cette méthode avait un défaut évident.
Si je m’épuise à calculer, je tiens moins longtemps.
Ce n’était pas la direction que voulait prendre l’Épée qui bloque les vagues. Mais l’Épée qui bloque les vagues était-elle la seule réponse ? Pas davantage.
Terminer le calcul en un instant.
Il revit dans son esprit ses passes d’armes avec Rem, ses affrontements avec Audin, et les exercices où Jaxon et lui se poursuivaient en boucle, perturbant leurs perceptions et lisant les mouvements de l’autre.
Toute la journée, il avait manié l’épée et s’était entraîné. Il élaborait sans cesse des stratégies, retournait les choses dans sa tête et repassait chaque échange.
Ce qui ne pouvait autrefois être compris qu’en mourant, après qu’une montagne d’expérience se fut élevée pierre après pierre, était devenu un jour la lampe qui éclairait la voie.
Il se trouvait à l’un de ces moments-là.
Il rassembla tout ce qui lui venait par inspiration.
Rem se concentre sur l’instant.
Jaxon agissait en tenant compte de tout ce qui l’entourait. Audin trompait son adversaire pour garder la distance qui lui convenait.
Tout se superposa et fit converger son regard intérieur.
Bloquer une flèche en plein vol. Percevoir le projectile que Rem avait lancé avec sa fronde.
Tout cela appartenait à l’univers d’un seul instant. Dans le temps étiré qui s’y trouvait, il devait saisir cet instant et réagir.
Une attaque ne signifie quelque chose que si elle touche.
Éclair. Un éclair de lumière.
Pas simplement rapide : s’il parvenait à maintenir le calcul à cette vitesse, alors le mouvement mériterait vraiment le nom d’éclair.
Le sens : une lumière qui jaillit en un instant.
La forme d’exécution : une vitesse mortelle née du calcul.
La méthode d’entraînement :
À chaque instant imprévu, projeter l’épée en s’appuyant sur une réflexion tactique.
Et, à tout instant, ne jamais oublier la vitesse.
Une voie difficile, selon tous les critères, mais Enkrid l’avait trouvée, et une joie sans pareille fit trembler tout son corps.
« Pourquoi il se met soudain à faire ça ? »
Magroon, qui étudiait l’escrime dans un coin de la cour, regarda Enkrid et posa la question.
Il bavait et tremblait de tout son corps. N’importe qui pouvait voir qu’il était ivre d’une sorte d’extase.
Pour qui ne le connaissait pas, il avait simplement l’air fou.
Il avait manié son épée une fois, réfléchi un moment, s’était entraîné seul, et voilà où il en était. Rien de tout cela ne semblait normal.
Même au sein de la Maison Zaun, il y avait son lot de gens singuliers, mais personne d’aussi étrange.
Aux yeux de Magroon, cet homme évoluait dans un domaine incompréhensible.
« Laisse-le. Il est juste surexcité. »
Rem avait déjà vu ça et ne s’en émouvait pas.
« C’est fréquent, à l’ouest ? »
« Fréquent ? Il y a aussi des gens qui vivent à l’ouest, espèce d’idiot. »
Rem s’irrita sans raison apparente et s’éloigna.
Alors, celui-là, là-bas, ce n’est pas une personne ?
La question ne fit qu’embrouiller davantage l’esprit de Magroon.
À ce moment-là, Enkrid sortit de son extase et retrouva ses esprits.
La direction était fixée ; il ne lui restait plus qu’à s’entraîner. Puis le dernier principe évoqué par Jaxon lui revint en mémoire.
Une sorte de leçon : à aucun moment, il ne fallait se montrer négligent ou arrogant.
« La préparation n’est pas la fin. La dernière étape, c’est la retraite. Si aucune ouverture ne se présente, pourquoi foncer ? S’il n’y a pas d’ouverture, tu recules un instant. Mais là aussi, tu dois savoir jusqu’où reculer, où t’arrêter et quels dégâts tu es prêt à accepter. »
Ne te laisse pas tellement absorber par l’attaque que tu en oublies de regarder derrière toi.
Jaxon voulait lui conseiller de ne pas risquer sa vie à la légère, mais chacun pouvait prendre ses paroles et les appliquer à sa manière.
Si je suis tellement absorbé par la technique que j’oublie de regarder derrière moi, c’est un problème.
C’était ce qu’il avait appris dès le premier jour de ses boucles temporelles.
Il s’était tellement absorbé dans son estoc qu’il n’avait pas réfléchi au-delà. N’avait-il pas repassé la scène en revue, à l’époque, et juré de ne jamais recommencer ?
Il était en train de s’entraîner à part à l’art de l’épée qu’il avait baptisé Éclair quand Ragna entra dans la cour avec Grida.
Après un mois d’absence, il revenait enfin. Et pourtant…
« Pourquoi tu tremblais et bavais à l’instant ? Il y a quelque chose qui cloche dans ton corps ? »
Magroon ne tourna même pas la tête pour s’adresser à Enkrid. Sur le côté, Rem marmonnait tout seul en aiguisant la lame de sa hache sur une pierre. Audin jeta un bref coup d’œil, puis se consacra entièrement à l’entraînement de Fell et de l’écuyer Ropord.
La voix d’Audin remplit le bref silence qui s’était installé.
« N’aviez-vous pas dit que le premier à crier perdrait ? Je ferai de mon mieux pour vous aider tous les deux, avec toute mon humilité. Le Seigneur veillera sur vous, mes frères. »
Ropord et Fell, un bâton de bois serré entre les dents chacun, blêmirent. Rien d’étonnant : ils savaient par expérience ce qui les attendait.
Fff.
Audin abattit la matraque de fer lisse qu’il avait fabriquée exprès, épaisse comme l’avant-bras d’un adulte.
Paf !
Le bruit venait de la cuisse de Ropord, qui n’était couverte que d’un pantalon fin.
« Il a tenu bon », déclara Teresa. Elle observait la scène en arbitre, le regard et l’expression empreints d’un sérieux absolu.
« Bien », dit Audin, satisfait, avant de lever la matraque vers le suivant.
Fell regarda et réfléchit un instant. Devait-il s’avouer vaincu ? Non, il ne pouvait pas faire ça.
Alors qu’il hésitait encore, Audin abattit la matraque.
Paf !
Ils reçurent chacun un coup, équitablement.
Ruagarne, qui faisait tournoyer son fouet et son épée à quelque distance de là, tout en répandant de l’huile, s’arrêta et dit : « Te voilà revenu. »
Ce fut tout.
Ragna entra sans faire d’histoires.
Odinkar, absorbé par son entraînement en solitaire un peu plus loin, leva les yeux en apercevant Ragna et brandit son épée.
« Hé. »
Une salutation.
« Odinkar. »
Ragna le vit, leva légèrement la main, et s’en tint là. Odinkar semblait s’être complètement intégré à cet endroit pendant leur séparation. La simplicité avec laquelle il accueillit le retour de Ragna en disait long.
Presque à l’égal de l’Assimilation, la technique elfique.
Puis Sinar entra derrière Ragna et interpella Enkrid.
« C’est ta fiancée. Je voudrais qu’on choisisse aujourd’hui le nom de notre enfant. »
Oui. Un après-midi tout à fait ordinaire, comme il se doit.
« Vous êtes vraiment bizarres. »
Tel fut le verdict de Grida sur tout ce qu’elle venait de voir. Ragna se dirigea naturellement vers le réfectoire, puis les bains, avant de revenir et de rejoindre Enkrid.
« Tu tombes bien. J’avais besoin de toi. »
Enkrid l’accueillit.
Il venait de créer l’art de l’épée Éclair. L’envie de le mettre à l’épreuve grandissait rapidement.
Chling.
Ragna leva sa grande épée. Même après les réparations d’Aetri, le tranchant était ébréché.
Cela s’était produit lors de ses échanges de coups avec Penna, puis avec Grida. Enkrid dégaina Trois-Fer.
Chhhling.
Le son de la lame quittant son fourreau était d’une clarté inhabituelle. Ils s’affrontèrent. Ce n’était qu’un moment ordinaire de leur journée.
« Le nom de l’enfant ? »
« J’en ai déjà choisi un. »
Grida avait écouté avec un vif intérêt ce que Sinar avait dit à Enkrid, se demandant s’il y avait vraiment un enfant.
Puis Enkrid leva simplement son épée et prit la parole. Grida en conclut donc que, oui, cet homme était bel et bien fou.
« Trois-Fer. »
Après réflexion, Enkrid avait décidé de nommer son épée Trois-Fer.
« Heureusement que Œil impair n’a pas piqué une crise. Vraiment. »
Rem dit cela en regardant Enkrid, qui acquiesça.
« Pas vrai ? C’est un bon nom, hein ? Œil impair aussi s’est emballé au début, tellement il était content. »
« Qu’est-ce que tu as l’oreille commode. Je me demande bien pourquoi tu te donnes la peine de les garder. »
C’était le plus grand compliment que Rem pouvait lui faire.
Un jour, deux jours, trois jours. Le temps continuait de passer. Même après le retour de Ragna, les journées ne changèrent guère.
Comme toujours, les jours que n’importe quel observateur aurait pu qualifier d’ennuyeux s’écoulèrent à toute allure.
Puis vint un matin de printemps limpide, sans pluie ni nuages. C’était aussi le début du deuxième mois. Grida fit une proposition à Enkrid.
« Faisons un vrai combat. »
Pendant deux mois, Grida s’était concentrée sur les exercices de base plutôt que sur les passes d’armes. En la regardant, Enkrid avait trouvé que son entraînement ressemblait à celui d’Aetri.
Comme du fer qu’on chauffe au feu.
Grida s’était ainsi trempée elle-même.
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