Chapitre 665
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 665 : Esther aux joues roses
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« Tu continues jusqu’à ce que ça fasse tilt. »
Ragna enchaîna après Rem. Il était rare qu’il s’interrompe en plein milieu d’une phrase, mâchonne ses mots un moment, puis se lance dans une longue tirade.
Au cours de son séjour ici, il avait entendu, acquis, appris et compris bien des choses. Il avait fini par développer une sorte de bon sens : il savait qu’on ne mettait pas fin à un combat en frappant simplement de toutes ses forces. Ou peut-être était-ce une forme d’égard envers autrui.
« Il faut croire en toi. Tu choisis une voie, tu la suis et, si tu crois qu’elle est juste, tu fais la sourde oreille, même si tout le monde te rabâche que tu te trompes. Et si tu t’écartes un peu du chemin, tu rectifies le tir. Imagine que tu doives aller par là pour atteindre Martai, mais que tu te trompes et partes dans cette direction. Si tu t’en rends compte en cours de route, tu fais simplement demi-tour comme ça. Et là, on peut atteindre Martai. Voilà tout. Alors la voie que je suis devient la bonne. »
Quand Ragna avait d’abord dit « par là », il avait pointé le nord.
Puis, en parlant de « partir dans cette direction » par erreur, il avait montré l’ouest. Et lorsqu’il avait dit « tu fais simplement demi-tour comme ça », son doigt avait fini par pointer vers le sud.
Martai se trouvait à peu près à l’est, si l’on devait préciser une direction. Son talent pour citer toutes les directions sauf la bonne était vraiment exceptionnel.
« Ce type est incroyable. Comment tu fais pour aller jusqu’à Aetri et revenir ? En fait, comment tu trouves les latrines ? Je suis étonné que tu ne te perdes pas. »
Les latrines se trouvaient à moins de cinquante pas des logements. Quelqu’un avait même aménagé un chemin de pierres exprès pour y mener. C’était attentionné. Enkrid se surprit à s’interroger.
Mais quand est-ce que ces pierres ont été posées, et par qui ?
Pas besoin de réfléchir longtemps.
Kraiss.
En somme, c’était un chemin balisé pour Ragna.
Cela dit, les latrines, c’était une chose. Mais il arrivait à Ragna de sortir seul en ville.
« Comment il se débrouille ? Il y a des soldats tout le long du trajet. J’ai donné l’ordre permanent à quiconque le voit partir de rester près de Ragna. »
Kraiss déclara cela en retournant les saucisses au-dessus du feu. Des perles de jus, semblables à de la sueur, scintillaient à leur surface et une odeur riche et savoureuse emplissait l’air.
Ah oui, Kraiss était là.
Rem hocha la tête. Kraiss faisait partie de ces cinglés qui auraient déjà prévu quoi faire si une météorite s’écrasait sur la Garde-frontière demain matin.
Pas un seul individu normal dans cette bande.
Rem secoua la tête.
« Arrête d’affecter des soldats à ma surveillance. C’est pénible. »
« Endure. »
Ragna protesta, mais Kraiss secoua la tête sans ciller. Il s’était désormais bien adapté à cette bande.
Il avait déjà assez de travail pour s’effondrer, et tenter de gérer l’humeur de chacun au cas par cas transformerait chaque jour en champ de bataille.
Les chevaliers, ou peu importe comment on les appelait, ces cinglés faisaient généralement ce qu’il leur disait tant qu’il ne franchissait pas certaines limites qu’ils s’étaient fixées.
Aux yeux de Kraiss, si on laissait Ragna faire ce qu’il voulait, il était du genre à errer jusqu’à l’Empire et à en revenir. Et il risquait de rentrer avec l’étincelle qui mettrait le feu à une guerre, puisqu’il abattait tout ce qui croisait sa route.
Rem et Audin n’étaient pas plus normaux que Ragna. Sans surveillance, Rem finirait probablement par rouer de coups le dernier noble à avoir traversé la Garde-frontière. Audin ne valait pas mieux.
La préparation physique, c’est très bien, mais pourquoi faut-il que tu l’imposes à tous ceux qui t’entourent, frère Ours ?
Kraiss ravala son grognement sans cérémonie.
Audin attrapait tous ceux qui lui tombaient sous la main pour les pousser à s’entraîner, et quiconque se faisait prendre dans ses filets découvrait qu’il n’avait même pas le cran d’essayer de s’échapper.
Quand une carrure pareille vous souriait en vous appelant frère ou sœur, la folie qui se cachait derrière était évidente.
C’était peut-être pour cela que l’unité sacrée d’Audin était la mieux entraînée physiquement de toutes.
Ils pleuraient tous les jours, sans exception, et soulevaient quand même les pierres. Pendant les prières, ils s’asseyaient sur des chaises invisibles et invoquaient leur dieu. Kraiss avait un pincement au cœur chaque fois qu’il les regardait.
Les pauvres.
Pourtant, à vrai dire, il ne leur en voulait pas vraiment.
Ce qu’il gagnait simplement en ayant Audin, Rem et Ragna près de lui dépassait largement les ennuis qu’ils lui causaient.
Kraiss était le genre de personne à se satisfaire dès que les bénéfices l’emportaient sur les coûts.
Jaxon était également assis avec eux. Il avait eu l’air de n’avoir aucun conseil à donner, mais il attirait sans effort tous les regards.
Il faisait tourner sa dague entre ses doigts. La lame captait la lumière des torches allumées de part et d’autre de la table, puis la renvoyait en éclats.
Sans cesser de faire tourner la dague, Jaxon prit la parole.
« Dans ce monde, personne n’est parfait. La seule différence, c’est que certains ont une lame plus affûtée que d’autres. »
Bref, mais percutant. Enkrid sentit ces mots toucher une partie du système qu’il s’était construit.
Qu’est-ce qui l’emporte sur un cercle achevé ?
Le but ultime, pour un combattant polyvalent, était-il de perfectionner toutes ses capacités jusqu’à former un tout harmonieux ? Non. Une aiguille bien acérée pouvait toujours percer un cercle.
Il en avait fait l’expérience lui-même aujourd’hui. Lors d’un duel d’entraînement classique contre Sinar, il pouvait gagner huit fois sur dix.
Mais dans le cadre précis de l’Épée qui bloque les vagues, la lame de Sinar avait réussi à se faufiler et à lui effleurer l’épaule. Elle lui avait montré cette aiguille acérée.
L’Épée qui bloque les vagues n’était pas un style défini par la forme du mouvement. C’était une épée qui répondait par la pensée.
Sinar avait exploité les failles de cette réponse.
La lame d’énergie vitale.
Elle avait dissimulé une lame indétectable parmi celles qu’il pouvait percevoir.
Douce Brise d’hiver.
En hiver, les vents violents soufflaient. Pas les brises légères. Autrement dit, un vent qui n’aurait pas dû souffler en hiver était venu le chercher.
« Frère, tu peux tout calculer ? Non. Alors, si tu as simplement une longueur d’avance sur ton adversaire dans tes calculs, est-ce vraiment important de trouver la bonne réponse naturellement, sur le moment ? Faut-il que ta technique jaillisse par réflexe ? »
Audin lui répondit par des questions.
Tout calculer ?
Impossible. Il suffisait donc de garder une longueur d’avance sur son adversaire.
Et ce qu’il disait revenait aussi à ceci : sortir ce dont on avait besoin au moment opportun.
La Souplesse parfois, la férocité à d’autres moments.
Juste, lourd, trompeur, rapide, doux.
Enkrid avait l’impression de commencer à comprendre pourquoi un génie unique en son siècle comme Leonessis Oniac avait divisé les arts de l’épée en cinq styles.
Rester fidèle aux bases, et tout le reste finira bien par suivre.
L’Enkrid d’avant l’apprentissage de l’Épée qui bloque les vagues et celui d’après étaient clairement deux personnes différentes.
C’était évident, peut-être, mais la même chose valait pour l’époque d’avant et celle d’après sa chevalerie.
Certaines facettes d’une personne ne changent jamais. D’autres, si.
Enkrid trouva une partie de sa réponse dans les questions d’Audin.
« Au fond, tout se résume donc au maniement de l’arme. »
En réduisant la chose à l’essentiel, c’était bien ça.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? »
Teresa, qui écoutait non loin, posa la question.
Audin répondit.
« Ça veut dire qu’au bout du compte, il faut frapper du poing, trancher de la lame et transpercer de la lance. Alors, tout ce que tu as à faire, ma sœur, c’est t’entraîner aux bases. »
Rester fidèle aux bases. S’entraîner chaque jour. Trouver la réponse avec son corps, pas avec sa tête. Audin reformula ses propres paroles pour tous les présents.
Chacun avait ses idéaux, ses convictions. Enkrid absorbait chaque mot comme du coton sec qui boit l’eau.
Tout calculer, même en empruntant un autre chemin, revient à faire comme Rem.
Rem saisissait tout en un instant et donnait la réponse la plus rationnelle et la plus meurtrière qui soit.
À pierre-feuille-ciseaux, il lisait le mouvement de la main de son adversaire et choisissait sa riposte en conséquence.
Son regard était aussi perçant, ses réflexes aussi rapides.
De quoi faire honte aux hommes-bêtes.
Si un homme-bête aiguisait son esprit à ce point, il pourrait se battre comme Rem. Les hommes-bêtes avaient naturellement un contrôle exceptionnel de leur corps : ils en avaient le potentiel.
Rem avait compensé cela par son propre talent.
Les paroles de Ragna avaient été décousues, mais l’essentiel était passé.
Ce n’est pas grave de faire un détour. Il ne faut simplement pas laisser de regrets derrière soi après s’être engagé sur une voie.
C’était comme dire qu’une fois l’épée en main, il fallait avoir l’obstination nécessaire pour rendre juste même une mauvaise voie.
La conviction.
Un chevalier qui avait trouvé l’omnipotence pouvait accumuler les doutes à force de défaites. Et si son vœu était brisé, il pouvait finir rongé par le doute.
La volonté sans conviction n’est qu’une moitié d’elle-même.
Ragna était un génie. Son génie suscitait une véritable admiration. C’était pour cela qu’il pouvait dire ce qu’il disait.
Cela ne signifiait pas pour autant que ses paroles étaient inutiles à Enkrid.
Écouter, réfléchir, graver les choses en soi. C’était ainsi qu’Enkrid avançait.
Jaxon avait dit de ne pas laisser son adversaire prendre trop d’importance à ses yeux.
Audin avait dit que la réponse résidait dans un entraînement constant et progressif.
Les mots différaient, mais le message était le même. Des paroles qui aidaient Enkrid, mais aussi Ruagarne, l’écuyer Ropord, Fell et Teresa.
« Se frayer une voie qui n’appartient qu’à soi, voilà l’une des conditions pour atteindre les rangs supérieurs. »
Ruagarne, en chercheuse qu’elle était, apporta sa pierre à l’édifice.
« C’est vrai. »
Enkrid acquiesça simplement et mit un morceau de viande dans sa bouche. De la poitrine de porc grillée à la broche, dont le gras grésillait et coulait en grosses gouttes. Il souffla dessus deux fois et mordit dedans. La viande fondit sur sa langue.
Le sel et les épices se mêlèrent au gras et lui procurèrent une chaleur piquante et agréable. Tendre, cuite à feu doux, la viande se déchira sous ses dents et enroula sa langue.
Mm.
Excellente. Vraiment excellente.
Sinar dégustait quelques fruits mûrs à petites bouchées délicates. Même cela, vu objectivement, semblait être le geste d’une déesse.
« Si les choses tournent mal, formons l’Ordre des chevaliers de Sinar. Rassembler des gens ne poserait aucun problème. Mais avant cela, Sinar, as-tu déjà entendu parler d’un salon de beauté ? Maintenant que j’ai vu des elfes de près, je me suis dit que ce serait intéressant d’apprendre comment les choses se passent sur le continent. Commence par travailler dans un salon. Plus tard, ouvre-en un où ne travailleraient que des elfes : tu t’adapteras naturellement à la vie sur le continent. »
Kraiss prononça ces mots, les yeux plus brillants encore que le feu qui les entourait.
« Au sein du clan, une famille s’intéresse à ce genre de choses. Elle est issue de la famille Ermen ; je suppose que tu les as déjà rencontrés. »
Sinar répondit. C’étaient les elfes chargés du commerce au nom du clan. Kraiss les avait bien sûr rencontrés. Il fronça les sourcils — spectacle rare — et manifesta ouvertement son mécontentement.
Un instant, on se demanda ce qui n’allait pas chez lui.
« Cet elfe parle trop. »
Ah. Le dégoût de soi entre membres d’une même espèce. C’était ce que pensa Enkrid. Les autres aussi.
« Je ne parle pas au nom des souhaits du clan. Je le protège. Alors, je laisse chacun agir selon sa volonté, comme il l’entend. »
Sinar dit cela, puis posa les yeux sur Enkrid. Dans le silence qui suivit, Ropord murmura :
« Donc, un mouvement naturel, une épée qui bouge sans qu’on la dirige consciemment, c’est toujours la bonne réponse. »
La condition pour atteindre les rangs supérieurs des chevaliers. Fell reprit le fil, les sourcils profondément froncés.
« Comment ça peut marcher ? »
Il possédait lui-même une parcelle de ce talent, et c’était précisément pour cela qu’il n’arrivait pas à le comprendre. Comment chaque mouvement pouvait-il toujours être la bonne réponse ?
Manier une épée pour frapper et trancher relevait des probabilités. La chance entrait donc en ligne de compte.
Pouvait-on toujours avoir la chance de son côté ? Que faire des variables ?
Alors, il faut faire de chaque voie la bonne réponse ?
Était-ce seulement possible ? Tout dépendait-il d’un talent inné ? Les pensées de Fell partaient dans tous les sens. Autant de questions auxquelles il ne trouvait pas de réponse immédiate.
Sinar répondit à Fell.
« Comment ça marche ? Grâce au pouvoir de l’amour. »
Enkrid se demanda sérieusement si cette elfe avait pris quelque étrange médicament aujourd’hui. Ou si elle avait avalé une grande quantité d’alcool.
Pourtant, même si elle avait bu ou pris quelque chose, elle paraissait aussi calme que d’habitude. Elle devait être épuisée d’avoir aidé le clan à mener sa dernière migration, mais elle n’avait rien fait d’autre.
Alors, quelle était son excuse, aujourd’hui ?
« Elle est toute excitée. »
Ruagarne le dit avec l’instinct d’une femme. Et elle avait raison. Sinar n’avait pas pu quitter sa ville, Kirhais, parce qu’elle avait un devoir à remplir.
Elle avait donc emmené toute la ville avec elle. Si cela n’avait pas été possible, elle était prête à faire pression pour que la ville soit rebaptisée Ermen au lieu de Kirhais.
Quoi qu’il en soit, à cause de son devoir, du serment qu’elle s’était engagée à respecter toute sa vie, elle était restée très longtemps loin de la Garde-frontière.
Elle s’était libérée du joug d’un démon, et l’homme qui l’avait sauvée de ce démon était ici, mais elle n’avait pas pu rester à ses côtés.
Ce n’était pas vraiment du ressentiment, mais la situation l’avait étouffée, et cette oppression l’avait aussi rendue impatiente.
L’histoire était déjà connue parmi les elfes. C’était aussi pourquoi, depuis un mois, de plus en plus d’entre eux franchissaient furtivement le mur au beau milieu de la nuit pour rejoindre Enkrid.
Ils avaient plus de chances en l’absence de Sinar qu’en sa présence.
Mais même sans elle, ils n’arrivaient pas à atteindre Enkrid. Et, par-dessus le marché, la présence de la sorcière connue sous le nom de Fleur Noire pesait sur les elfes.
Parmi les membres les plus âgés du clan, ceux qui auraient été qualifiés d’anciens même dans la société humaine, certains considéraient les sorciers comme des serviteurs du démon.
Ce préjugé remontait à l’époque où ils avaient combattu le démon, quand certains sorciers et sorcières s’étaient rangés de son côté.
Pour des elfes qui avaient vécu dans une société fermée, une sorcière représentait un danger extrême.
Esther n’avait pourtant jamais songé à séparer la chair des os des elfes et à les empaler sur des pieux pour les exposer.
Même si elle tuait un elfe, elle ne ferait rien d’aussi inutile.
Quoi qu’il en soit, la Sinar assise en face d’Enkrid était satisfaite.
Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas eu l’occasion de le taquiner, et elle était plus impatiente que d’habitude pour cette raison. Pour être précis, Sinar ne se comportait donc pas étrangement à cause d’un médicament. Elle était simplement excitée.
De l’extérieur, on pouvait toutefois lui pardonner de croire qu’elle avait pris quelque chose.
« Si tu veux vraiment savoir, viens dans mes quartiers ce soir. Je te dirai tout. Absolument tout, jusqu’au moindre détail, grâce au pouvoir de l’amour. »
Elle avait lancé ça d’un ton parfaitement neutre, sans la moindre expression. C’était ce qui rendait la scène inquiétante. Avec un visage digne de la sœur d’une déesse, on ne pouvait que se demander pourquoi elle était comme ça.
Enkrid ressentit un frisson d’un autre genre que celui qui le parcourait quand l’exaltation le gagnait.
« Je devrais t’assommer ? »
Il posa la question avec sérieux. C’était le meilleur moyen de lui clouer le bec.
« Tu irais vraiment jusque-là ? »
Rem saisit la perche.
Ragna n’allait pas rester en retrait non plus.
« Va prendre l’air. Et ne te perds pas. »
Il lança ça à Sinar. Puis :
« Que ton dieu veille sur toi, ma sœur. »
Audin ajouta son commentaire, tandis que Jaxon continuait à faire tourner sa dague. Puis, sans prévenir, il demanda :
« Tu vas continuer à utiliser cette dague disgracieuse et agaçante ? »
Ce genre de remarque ne sortait pas de nulle part. Quelque chose le tracassait.
« C’est une dague à lame cornue. Pas une dague disgracieuse. Je suis plus habitué au bruit quand je la lance qu’à la lancer en silence. »
Enkrid répondit sans détour. Jaxon ne répliqua pas et laissa tomber. Il désapprouvait clairement, mais ne comptait pas insister.
« Un sort porte une intention. Sans intention, un sort ne vaut rien. Mais à force de s’habituer à lancer des sorts, on finit par en jeter de simples d’un geste. La réaction précède alors l’intention. Un sort qui jaillit à tout instant, quelle que soit la situation, s’appelle un éclat. »
Esther intervint pour expliquer que « éclat » désignait une lueur ou un scintillement. Ce soir, elle avait pris forme humaine et arborait ses cheveux noirs.
Elle proposait elle aussi une réponse à la question qu’Enkrid avait soulevée.
Mais pourquoi avait-elle les joues si rouges ?
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