Chapitre 666
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 666 : Le fou qui brandit un marteau
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Le regard d’Enkrid se posa sur les yeux d’Esther. Ses pupilles brûlaient, et ses cheveux ondulaient malgré l’immobilité de l’air.
Qu’est-ce qui lui prend ?
« Et je n’ai jamais fait la queue en coupant la file. Grands Yeux, encore un verre. »
Au souffle d’Esther se mêlait, avec le parfum du ciel nocturne, une autre odeur : une fumée lourde, légèrement sucrée.
« Oui, oui. »
Kraiss avait déjà sorti une bouteille à la légère odeur de sucre brûlé et en versait le contenu dans la coupe qu’Esther lui tendait. Le parfum était doux, mais l’alcool, lui, cognait fort.
« C’est l’alcool qu’on nous a offert dans la cité des elfes », expliqua Kraiss en servant.
Sinar ajouta : « Il est brassé avec cinq fruits différents et de la rosée du matin. Il s’appelle Tintilas Wyr. Dans la langue commune, ça signifie quelque chose comme “poison qui s’insinue”, ou “brume qui s’approche sans bruit”. Quelque chose dans ce goût-là. »
Un alcool fort, donc.
« Je ne suis pas ivre. Ne vous inquiétez pas. Le sortilège Éclat est comme un secret de sorcier. On ne révèle pas sa vision arcanique à n’importe qui. Sinar, c’est bon de te revoir. »
Elle était ivre. Enkrid en était certain.
« Ivre ? Je ne suis pas ivre. Pourquoi me regardes-tu comme ça ? Le ciel nocturne tourne, tourne sans arrêt. Et si aujourd’hui était le jour où le monde prend fin ? Les étoiles vont-elles tomber et tout fracasser ? Si c’est le cas, je ne peux pas rester ici sans rien faire. Enki, viens avec moi. Il faut trouver un abri où nous réfugier un moment. »
Elle était bel et bien ivre.
« Il n’y a pas de place pour moi ? » demanda Kraiss avec un sourire, en s’immisçant dans la conversation. Esther avait l’air de l’amuser.
« Voleur de griffes. »
Sans prévenir, Esther lança un coup de poing. Kraiss avait suffisamment entraîné son corps pour réagir : il se cambra afin d’esquiver. Le poing fendit l’air dans un sifflement net.
S’il l’avait reçu, il aurait eu les os brisés, au minimum. Esther paraissait frêle, mais cette main renfermait la force d’une panthère.
Elle le lui avait dit elle-même. C’était l’un des avantages qu’elle avait acquis en se transformant en Panthère du Lac.
« Pas le visage. »
Mais ce que Kraiss lança en esquivant n’avait rien à voir.
Donc partout ailleurs, ça lui allait ?
« Pourquoi pas le visage ? »
Rem avait suivi la scène. Il avala le morceau de viande qu’il mâchait, puis posa la question. À manger comme ça, il aurait dû avoir la bouche toute graisseuse, mais Rem était étonnamment soigneux.
À bien y penser, il était vraiment plein de surprises.
Plus malin qu’il n’en avait l’air, il aimait échafauder des plans avec une sorte de plaisir rusé. Même quand il compliquait la vie de quelqu’un, il agissait avec méthode.
Quand il tuait des nobles, il ne s’en prenait pas au premier venu.
Il n’avait choisi que ceux qui étaient irrécupérables, bâtissant délibérément sa réputation d’infamie.
Ainsi, seuls les êtres véritablement malveillants lui en voulaient personnellement.
Le voir manger proprement, à présent, était une autre surprise. Sans doute un aspect de lui qu’il ne montrait qu’aux membres de ce groupe.
Enfin, c’était simplement ce qu’Enkrid se disait en l’observant.
« Contrairement à Rem, j’ai un visage qui mérite qu’on en prenne soin », déclara Kraiss en s’éloignant peu à peu d’Esther. Avait-il seulement conscience de ce qu’il disait ?
C’était là que se révélaient les propres surprises de Kraiss. D’ordinaire, il calculait tout et prévoyait toutes les éventualités, mais dans des moments comme celui-ci, il sortait des énormités.
Comme à l’instant : il savait parfaitement comment Rem réagirait à une remarque pareille, et pourtant les mots lui avaient échappé comme s’il n’y avait pas réfléchi.
« Moi ? »
Rem répliqua. Le sourire au coin de ses lèvres avait quelque chose d’inquiétant. Assez lugubre pour éteindre un feu de camp.
« … L’homme le plus séduisant que l’ouest ait jamais produit, bien sûr. »
Kraiss tenta de se rattraper.
« Trop tard, espèce d’ordure. Ce soir, je vais rendre ton visage nettement plus viril. »
Rem tira un poignard au manche d’os en prononçant ces mots. Quelle que fût son origine, l’arme dégageait une aura sinistre.
« Hé, hé, ne fais pas ça. Ragna, Audin, capitaine, capitaine ! »
Kraiss se cacha derrière le feu de camp. Les flammes ondulèrent de côté, s’étirant et tendant leurs mains comme pour l’attraper.
Sinar observa le feu vaciller et murmura, le visage impassible :
« Tout va bien maintenant. Tout va bien. »
Le feu du démon avait disparu. Elle le savait. Mais une marque brûlée à même la peau ne s’effaçait pas si facilement.
« Où est Bran ? »
Enkrid posa la question en regardant la brève agitation. Sinar lui répondit aussitôt :
« Il n’arrête pas avec son tabac. Un Woodguard qui fume, tu y crois ? »
Ce n’était pas difficile à croire. Maintenant qu’il savait pourquoi Bran allumait ses cigarettes, encore moins.
« Je vais prendre l’air. Grands Yeux, quelques cicatrices au visage, ce n’est pas grave. »
Ragna se leva et déclara cela. Kraiss se hérissa.
« Tu n’as pas la moindre cicatrice au visage. »
« C’est parce qu’il n’y avait personne qui en valait la peine. »
D’ordinaire, Ragna parlait peu. Il se mouvait comme si le monde entier lui était continuellement pénible. Pourtant, en compagnie de ces gens, il parlait davantage, et on le surprenait rarement à paresser. Une autre surprise à mettre au compte de Ragna.
« C’est plutôt malheureux, comme remarque. Garde-la pour la sortir devant l’unité, un de ces jours. Les hommes se relâchent, ces temps-ci », dit Ropord après avoir entendu Ragna. Fell, à côté de lui, grommela quelque chose avant de renverser dans sa bouche une bouteille entière de ce précieux alcool elfique.
« Hé, si tu bois tout ça tout seul, je t’ouvre le ventre pour en récupérer un peu. »
Rem lança cette menace brutale en le voyant faire, et Audin se contenta d’empoigner Fell à la gorge pour lui arracher la bouteille.
Fell résista par réflexe et se prit un coup.
« Châtiment divin », déclara Audin.
Non, c’était juste de la violence. Audin.
Ils ne pouvaient pas laisser Ragna partir seul ; Ropord se leva donc pour l’accompagner. Pendant ce temps, Enkrid goûta l’alcool apporté par Kraiss.
Il était fort.
Mais une note douce et légèrement acidulée se glissait dans sa puissance lourde et lui illuminait la langue.
On aurait pu dire que c’était une boisson dont la saveur vous atteignait avant même que vous ne sentiez la force de l’alcool, ce qui convenait assez bien à un nom comme « poison qui s’insinue ».
Vu sa puissance, il n’était pas étonnant qu’Esther eût bu jusqu’à s’écrouler.
« Je les sauverai. Ne vous inquiétez pas. Bande d’idiots », marmonna Esther, étendue par terre. Sa robe s’était largement étalée à un moment donné, épaisse comme une couverture, mais elle avait toujours l’air d’avoir froid.
Il faudrait qu’il aille chercher une cape et la lui pose dessus, plus tard.
« C’est du costaud. On le garde pour fêter quelque chose ? »
Sinar vint s’asseoir à côté de lui.
« Fêter quoi ? »
Il s’était attendu à une autre plaisanterie en passant, mais… « Le fait que tu as pris la forme de celui que tu voulais être. »
Peut-être était-ce la vue des flammes vacillantes. Quoi qu’il en fût, Sinar parla sans la moindre trace d’humour, sur le ton de quelqu’un qui disait exactement ce qu’il fallait.
Enkrid avait un jour contemplé une paix bâtie sur l’épée et s’était demandé ce qu’elle valait.
Il avait aussi pensé, plus d’une fois, que les gens autour de lui étaient précisément la compagnie dont il avait rêvé.
Mais s’il était honnête avec lui-même, la vérité était plus simple. Il aimait simplement ce qu’il vivait à présent.
Se tenir aux côtés de ces fous. Pouvoir protéger ceux qui combattaient dans son dos. Porter sa volonté dans la bataille et avancer. Il aimait tout cela, sincèrement.
« Repose-toi, de temps en temps. Laisse les pensées difficiles tranquilles », dit Sinar. Elle ajouta ensuite « dans mes bras », mais il fit semblant de ne pas entendre.
Enkrid mangea, but et dormit. Puis il rêva.
« Le temps est magnifique. Laisse-moi te raconter une vieille histoire, aujourd’hui. Je pense qu’elle te plaira. C’est l’histoire d’un elfe qui aimait plaisanter. »
Une vieille femme qui s’était autrefois vendue pour survivre avait trouvé la paix. Un petit-enfant sur les genoux, elle lui racontait une histoire.
« Les affaires sont difficiles, mais quand je vois la frimousse de mon petit, je retrouve comme par magie toute mon énergie. »
Un marchand de fruits pensait à sa femme et à son enfant en poussant sa charrette.
Dans un champ de fleurs, un jeune homme timide et une jeune femme se chuchotaient des mots doux, tandis qu’un soldat de garde se plaignait de n’avoir eu aucun travail dernièrement et de prendre du ventre.
Le boulanger l’observait et le pressait de se lever tôt pour aller courir.
Le garde lui répondit que son père n’avait qu’à le faire lui-même ; le boulanger rétorqua qu’il était occupé tous les matins à cuire du pain et que, si le garçon n’était pas content, il pouvait quitter son poste et venir en faire autant.
Dans le rêve, personne ne s’inquiétait des Créatures démoniaques qui rôdaient au-delà des limites du village, et personne ne craignait que les flammes de la guerre ne les atteignent un jour pour tout réduire en cendres.
Aucun bandit ne venait leur voler leurs biens. Le seigneur se demandait sincèrement s’il était même nécessaire d’entretenir les remparts.
Enkrid les observa et se saisit de son épée. Plus exactement, il la prit à l’extérieur de la ville où ils vivaient.
La paix et la tranquillité ne viendraient pas en restant allongé à se caresser le ventre.
Le chevalier qui met fin à cette guerre !
Le chevalier qui teinte la guerre de crépuscule !
Nous le nommons Chevalier du Crépuscule !
Le Chevalier de la Fin des Guerres !
Le chevalier ultime ! Celui qui met fin aux conflits !
La chanson du barde itinérant mit fin au rêve, et il se réveilla.
Enkrid se leva avant l’aube et commença son entraînement. Au matin, Esther rassembla ses souvenirs de la veille, poussa un hurlement silencieux et ne retourna pas dans ses quartiers pendant deux jours.
Les soldats qui se rendaient aux postes de la chaîne de montagnes racontèrent avoir entendu des cris étranges venant des sommets. On y distinguait des hurlements de Créatures démoniaques et de Bêtes magiques.
« Elle sait se défouler avec panache », commenta Rem.
Enkrid se contenta de sourire. Quelques jours passèrent, puis Aetri le convoqua. Il voulait qu’Enkrid se rende à la forge.
À cette nouvelle, le cœur d’Enkrid s’emballa d’impatience. Aetri avait dit que ce ne serait pas une Arme gravée, mais quelque chose qui s’en approchait. Rien que cela rendait l’attente insupportable.
Dès la fin de son entraînement matinal, il traversa la ville aux premières heures du jour et prit la direction de la forge.
« Te voilà. »
Aetri l’accueillit comme s’il l’attendait. La chaleur de la forge repoussait la fraîcheur bleutée de l’aube. Aetri y était assis, son assistant coiffé d’une capuche de toile à ses côtés.
« Connais-tu les trois grands métaux du continent ? »
Enkrid lui adressa un léger signe de tête. En retour, Aetri lui posa cette question.
« Non. »
Il secoua la tête.
On connaît généralement bien les choses qui nous intéressent. Enkrid avait glané quelques vagues renseignements sur l’Acier valérien, le véritable argent et le fer le plus dur, au fil de conversations, mais il n’en savait pas davantage.
L’assistant apporta une chaise et Enkrid s’assit. Deux tasses de thé fumaient doucement sur la table.
Aetri posa sur la table un objet oblong enveloppé dans un tissu, puis prit la parole.
« Le fer le plus dur vient des gisements de pyrite orientaux de la chaîne des monts Uber, tandis que le véritable argent provient des mines de fer de Lewes. Tu sais sans doute que ce ne sont que des noms : il ne s’agit ni d’or ni d’argent véritables. »
Ça, il le savait. Il hocha la tête et Aetri poursuivit :
« Et dans les mines de Valeria, on trouve parfois ce qu’on appelle du véritable fer. Sa couleur est d’un bleu-noir sombre. En général, plus un métal est dur, plus il est cassant et facile à briser. Mais le véritable fer valérien n’a pas cette faiblesse. On raconte aussi que, lorsqu’on fond une météorite tombée du ciel, on trouve du fer météoritique à l’intérieur. »
Enkrid l’écouta attentivement, cherchant à comprendre où il voulait en venir, et sentit qu’il commençait à saisir.
« L’armure que tu m’as apportée contenait du fer météoritique. Et l’autre métal, c’était la pierre philosophale, que certains appellent le métal vivant. »
La première arme qu’Enkrid avait reçue était faite du fer le plus dur. La suivante, de véritable argent.
Celle qu’il avait en main à présent était Penna, une épée qu’un forgeron elfe avait lui-même aiguisée et trempée dans du clairargent, un matériau tiré du véritable argent, doté de propriétés particulières.
L’enthousiasme brillait dans les yeux d’Aetri.
Un érudit risquait tout pour la vérité. Un chevalier se laissait consumer par l’art de l’épée.
Et un artisan ? Et pas n’importe lequel : un homme qui relevait un défi comme nul autre avant lui. Qu’est-ce qui comptait le plus pour quelqu’un comme lui ?
Ses désirs pouvaient varier un peu de temps à autre. Mais Enkrid croyait comprendre ce qu’Aetri désirait, en ce moment même.
« Tu veux que je te rapporte du véritable fer. »
« Oui. »
Aetri répondit sans même reprendre son souffle. Comme une épée dégainée si vite qu’on ne voyait pas le geste : avant même de s’en rendre compte, la lame était déjà contre votre gorge. Aussi rapide, aussi franc.
Ce que voulait l’artisan devant lui, c’était du matériau.
« Dis-le franchement, la prochaine fois. »
« Oui. Je le ferai désormais. »
Ce n’était pas vraiment qu’il avait voulu tourner autour du pot.
Aetri aussi prend du plaisir à tout ça.
Il prenait plaisir à forger une Arme gravée. Il ne considérait pas le présent comme une souffrance ou un désespoir.
Et c’était bien ainsi.
Un fou qui brandissait son marteau en savourant chaque étape.
C’est toi, ça.
Voilà comment Enkrid le définissait. S’il l’avait entendu, Aetri l’aurait regardé d’un air profondément troublé.
Que le suspense fût retombé ou non, Aetri retrouva son attitude simple habituelle. Il défit le tissu enroulé sur la table.
« J’entrevois plus ou moins la voie à suivre. On pourrait dire que c’est la première épreuve que je dois réussir. La forme te convient-elle ? »
Entrevoir la voie à suivre signifiait savoir comment forger une Arme gravée. En parlant d’épreuve et en l’interrogeant sur la forme, il indiquait qu’il fixait cette apparence comme forme définitive.
Penna était une épée courte dont un seul côté était tranchant. Enkrid s’en était pourtant bien servi ; une fois habitué à l’arme et à sa prise en main, il avait pu faire de son pouvoir tranchant une arme à part entière.
Même Rem avait poussé de petits grognements chaque fois que sa hache heurtait Penna.
« Encore un peu, et ma hache va finir par se sentir insultée », avait-il dit.
Ragna avait été plus direct : il lui avait carrément dit qu’il était temps de trouver une nouvelle épée.
« Je vais sortir chercher une épée. »
« Où ça ? »
« Il y a un endroit. Un endroit comme ça. »
Ne pas préciser sa destination et partir seul revenait à annoncer qu’on ne le reverrait jamais.
« On a décidé d’appeler ça des adieux, pas un voyage, Ragna », avait dit Kraiss à côté de lui. Il avait exprimé exactement ce qu’Enkrid pensait.
Finalement, Ragna n’était pas parti.
« Enfin, je ne sais pas très bien comment rentrer. »
Après avoir entendu ça, impossible de le laisser partir.
Ragna lui-même disait ne pas connaître le chemin. Autrement dit, il pouvait partir à pied, dériver sur un bateau et se noyer en mer ; personne n’aurait rien à redire.
Quoi qu’il en soit, Penna était ce genre d’arme. Il ne serait pas facile d’en trouver une qui lui convienne mieux.
Enkrid tendit la main et saisit la poignée de l’épée posée sur la table.
Le pommeau, gainé de cuir brun impeccable, était d’une grande simplicité. Il avait la forme d’un losange qui se terminait en pointe.
La partie de la lame près de la ricasso était restée non aiguisée, et la garde se résumait à une simple barre droite, sans motif ni le moindre ornement.
« La pointe est en fer le plus dur, la lame contient du véritable argent et le cœur est en fer météoritique. »
La pierre philosophale avait été fondue et avait servi à mêler les trois métaux.
La lame était longue, plus proche d’une épée à deux mains que d’une épée à une main. La poignée avait été adaptée à cette longueur.
La lame était plutôt épaisse, comme celle d’une spatha.
Dans l’ensemble, l’arme avait la forme d’une épée à deux mains, même s’il serait possible de la manier d’une seule main.
Avec la force d’un chevalier, on pouvait brandir une massue faite de cinq masses d’armes fondues ensemble.
Et même parmi les chevaliers, Enkrid était exceptionnellement fort.
« Elle me plaît énormément. Je ne pourrais pas demander mieux. »
Enkrid le dit tout haut. Une pensée lui vint : celle qu’on prête aux gens qui n’ont fait qu’apercevoir un visage de l’autre côté d’une pièce et en sont tombés amoureux sur-le-champ.
C’était exactement ce qui arrivait à Enkrid. Rien qu’à la voir, elle était magnifique. Sans même en évaluer l’équilibre, elle correspondait en tout point à l’idéal qu’il s’était forgé dans son esprit.
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