Chapitre 645
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 645 : Comment combattre les Créatures démoniaques
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À ces mots, le visage couvert d’écorce de Bran se plissa. C’était sa façon de sourire.
« Ha ha. »
Ermen et quelques autres elfes rirent aussi. Certains en avaient même les larmes aux yeux.
Enkrid sentit de nouveau, avec une acuité renouvelée, qu’il se trouvait dans une cité elfique.
Il n’avait pas saisi la plaisanterie lui-même, mais certains elfes semblaient avoir compris celle que Sinar venait de faire.
Et il y avait apparemment quelque chose d’assez sentimental là-dedans.
« Les blagues des elfes… Je pourrais les écouter toute ma vie sans jamais les comprendre. »
Enkrid croisa le regard de Sinar en prononçant ces mots.
« Ce n’est pas nécessaire. Je serai juste à côté de toi pour te souffler l’explication chaque fois que tu en auras besoin. »
Sinar se leva, s’approcha et lui répondit. Elle était assez près pour qu’il sente son souffle.
« Tu es trop près, Sinar. »
Enkrid répliqua, et quelques elfes qui les observaient se mirent à chuchoter.
« Comme prévu. »
« Alors, c’est comme ça ? »
« Briseur de cœurs. »
Qu’est-ce qu’ils racontent ?
Enkrid passa deux jours de plus à se remettre physiquement et mentalement, puis finit par sortir du lit.
Le repos comptait autant que l’entraînement, cela allait de soi.
Il avait besoin de rééducation. Il commença donc par les muscles des doigts, puis progressa vers le reste du corps, enchaînant pendant trois jours les exercices au poids du corps, des petits muscles aux plus gros. Le quatrième jour, il reprit son entraînement matinal habituel. Sa méthode surprit autant les elfes que les humains.
« Déjà ? »
« Il ne devrait pas encore se reposer ? »
« Le Tueur de créatures démoniaques est debout ? »
« Il aurait du sang de troll dans les veines, par hasard ? »
Toutes sortes de commentaires lui parvinrent. L’un d’eux frôlait la provocation, mais l’elfe qui l’avait lancé n’avait aucune malice ; il ne faisait que s’inquiéter, comme s’il était prêt à donner sa vie si la situation l’exigeait. Cette attitude venait d’un elfe qui n’avait jamais vécu en dehors de la société elfique et ne savait tout simplement pas mieux faire.
Les elfes ne cessaient de rôder autour d’Enkrid. Beaucoup se présentaient les bras chargés de fruits ou d’autres présents.
Les rumeurs qui circulaient étaient plus surprenantes que « ta mère est une troll ». Il s’agissait de rumeurs, pas d’histoires.
« Alors, tu es vraiment un briseur de cœurs. Les rumeurs ne mentent pas. »
C’était à peu près ça.
Il ne savait pas comment une rumeur pareille avait pu se répandre dans une cité elfique.
« Pourquoi est-ce qu’on t’appelle comme ça ? Ah, je vois. On dirait que c’est parce que tu as charmé pas mal de femmes avant de toutes les repousser. »
« Quand est-ce que j’ai fait ça ? »
À un moment, il prit Zero à part pour le lui demander. La réponse qu’il obtint ne lui plut guère.
« Sinar l’a dit. Chaque fois qu’elle venait en ville. Souvent, à chaque visite, chaque fois qu’elle ouvrait la bouche. »
Il aurait pu soupirer, mais ne lui en parla pas sur-le-champ. Il avait beaucoup à faire. Et Zero était là, les yeux brillants, à l’attendre.
« On s’était promis un duel d’entraînement, non ? »
« Je croyais que tu avais oublié. Mais tu es sûr que ton corps va bien ? »
Fell et Ruagarne les observaient derrière eux. Enkrid voulait voir clairement de quoi Zero était capable, et ne voulait donc pas que celui-ci se retienne.
Impossible de juger les compétences de quelqu’un sans échanger des coups. Certaines choses ne deviennent évidentes qu’une fois dans le feu de l’action.
Enkrid s’interrompit pour choisir ses mots, puis prit la parole. Il voulait donner un peu de mordant à l’autre, en quelque sorte l’encourager.
« Oh, toi ? Je pourrais me débrouiller avec un bras attaché dans le dos et les deux jambes coupées. Sans problème. S’il y a bien une chose qui m’est plus facile que de respirer en ce moment, c’est de m’entraîner au combat avec toi. »
Pour le dire en termes elfiques, il l’avait dit avec la plus grande sincérité. L’elfe qui lui avait demandé si sa mère était une troll avait été un bon professeur.
Il avait suivi son exemple. Ça avait marché, comme il s’y attendait.
Zero était né avec un esprit de compétition et une soif de victoire, qu’il soit elfe ou non.
Les elfes n’étaient pas tous pareils.
Il y avait des Grenouilles qui fabriquaient des bijoux ; évidemment, il existait aussi des elfes comme lui.
Zero écouta et hocha lentement la tête, sans un mot. Plus lentement que d’habitude.
« Ma lame est un peu grande pour une Naidhl. »
Il le dit d’un ton neutre, mais ses sens étaient assez aiguisés pour percevoir l’émotion qui affleura un instant.
Il est en colère.
Zero tapa plusieurs fois du pied et prit sa garde.
« Je demande officiellement un duel d’entraînement contre messire le Tueur de créatures démoniaques. »
Enkrid estima qu’en le titillant encore un peu, il l’aiderait aussi à travailler son sang-froid.
Il s’était pris d’affection pour Zero. Le cœur rempli de chaleur, Enkrid prit la parole.
« En fait, on devrait peut-être laisser tomber les épées. À mains nues ? Même si ce serait un peu difficile de se battre avec un seul doigt. »
« …Humain. Je vais te tuer. »
Zero perdit un instant son sang-froid. Un elfe qui perdait le contrôle de ses émotions s’effondrait vite.
Enkrid baissa les yeux vers Zero, à terre. « Je croyais que les elfes savaient garder leur sang-froid. »
« C’est un peu mon point faible. »
« Pour l’instant, je te conseillerais de renforcer tes points forts plutôt que d’essayer d’éliminer tes faiblesses. »
Ce n’était qu’une remarque en passant, mais les yeux de Zero s’illuminèrent et il hocha la tête.
Quand quelqu’un de ce calibre vous dit quelque chose, on en prend note.
Et si l’on voulait être sûr de ne pas avoir à le faire, il fallait d’abord le prouver par ses capacités.
Le lendemain se déroula à peu près de la même façon. Zero le défia de nouveau.
« Tu peux battre une Goule, pas vrai ? »
Enkrid ébranla une nouvelle fois son sang-froid.
« En fait, l’un de tes parents serait un escargot, par hasard ? Je me demande s’il existe des elfes-escargots. Tu es tellement lent que je lutte pour ne pas bâiller. »
« Graaah ! Humain, je vais te tuer ! »
Après plusieurs échanges de ce genre, Sinar vint lui demander :
« Tu essaies de faire de lui un elfe berserker ? »
« C’est un entraînement au sang-froid. »
« Tu ne fais pas que tourmenter le pauvre garçon ? »
« Pas du tout. Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire de briseur de cœurs ? »
Sinar marqua une brève pause avant de répondre.
« Je ne peux pas quitter cette cité. Je suis fiancée. »
Elle le dit sans changer d’expression, le menton relevé. Pendant un instant, Enkrid eut l’impression qu’elle ne savait plus quoi ajouter.
Ce qu’elle ajouta ensuite, elle le lui répétait chaque fois qu’ils se croisaient ces derniers temps.
« Arrête de répandre des rumeurs absurdes, s’il te plaît. »
« D’accord. Je ne le ferai plus. »
Sinar était honnête. Elle ne pouvait rien changer à ce qui se disait déjà ; elle voulait donc dire qu’elle ne recommencerait pas à l’avenir.
Jusqu’ici, chaque fois qu’elle se rendait dans la cité elfique, elle avait parlé d’Enkrid.
Le Chef d’escouade séduisant qui faisait chavirer les femmes. Celui qui recevait toujours des lettres par dizaines sans jamais rencontrer une seule des femmes qui les lui envoyaient.
Parfois, elle disait qu’il ne fréquentait les femmes que lorsqu’il avait quelque chose à y gagner.
La troisième version racontait qu’il ne venait la voir que pour s’entraîner avec elle, et qu’il ne lui adressait pas un mot avant de partir pour un long voyage.
L’histoire du profit, le fait qu’il ne vienne la voir que pour s’entraîner, tout cela était assez vrai.
Comment appelle-t-on quelqu’un qui fait battre les cœurs sans rien donner en retour ?
« Briseur de cœurs. C’est le surnom qui circule. »
Bran savait écouter. Il lui arrivait de s’asseoir avec Sinar et de critiquer Enkrid avec elle. Et voilà que ce même Enkrid se trouvait dans la cité elfique.
Par habitude, Bran alluma le tabac qu’il avait dans la bouche et s’approcha.
« Toujours aussi animé, briseur de cœurs. »
« Les elfes ne mentent pas, mais il se trouve que tu sais déformer la vérité. »
« C’est vrai. Nous pensons qu’il vaut mieux déformer la vérité que mentir. Nous avons aussi tendance à éviter les choses quand c’est possible. »
« C’est ça, les elfes épris de paix ? »
Bran regarda l’eau qu’Enkrid buvait. Il reconnut l’emblème de la famille qui recueillait la rosée du matin.
Le secret résidait dans l’eau. C’était une source médicinale qui purifiait le sang et renforçait les os. Un des trésors des elfes.
D’ordinaire, il fallait avoir rendu d’éminents services pour obtenir ne serait-ce qu’une gorgée auprès de cette famille.
Et il y avait là plus de cinq bouteilles de cette eau de rosée.
Quand j’en ai demandé une seule gorgée, ils m’ont sorti toutes les excuses possibles.
Ils ne mentent pas, ils déforment la vérité à la place. Un fragment de sa conversation avec le chef de la famille qui recueillait la rosée lui revint à l’esprit.
« Il a fallu deux semaines entières pour recueillir cette rosée. »
« Je sais. C’est pour ça que je ne demande qu’une gorgée. »
« J’ai passé deux semaines entières à la recueillir. Elle est précieuse. »
« Justement, une seule gorgée. »
« J’ai mis deux semaines à la préparer, en recueillant chaque goutte avec soin. »
Au bout du compte, déformer la vérité et faire la sourde oreille, ce n’était pas si différent. Cette rosée appartenait au chef de famille, un elfe si obstiné qu’il en paraissait idiot et qui était le plus avare de tout le clan.
« Elle est bonne, cette eau ? »
« Oh, elle est excellente. »
« Alors, c’est un cadeau. »
Mais cela ne servait à rien de maudire cet elfe avare. Bran, lui, aurait volontiers arraché son propre cœur pour le lui offrir, s’il l’avait pu.
À la place, il avait apporté de la sève de Woodguard.
« Qu’est-ce que c’est ? »
« De la sève. Vois ça comme un ingrédient qu’on ne peut jamais obtenir par l’alchimie. Sa valeur n’a rien à voir avec celle de cette eau. »
Il ne mentait pas, mais déformait bel et bien la vérité. La rosée et la sève étaient toutes deux précieuses à leur manière.
La différence, c’était que l’une ne servait qu’en alchimie, tandis que tout le monde pouvait boire la rosée. Leurs usages étaient donc entièrement différents.
On pouvait donc dire, à juste titre, que leurs valeurs étaient incomparables.
Comment comparer des choses qui servent à des fins différentes ?
« Je ne vais pas demander pourquoi tout le monde se démène pour me faire des cadeaux, mais là, c’est trop. »
Enkrid accepta la sève en prononçant ces mots. Et il ne la posa pas négligemment : il la rangea soigneusement avec le reste.
Mais au-delà de ce genre d’attention, qui aurait pu refuser d’offrir quoi que ce soit à celui qui avait tué un démon et sauvé tout le clan ?
Pas seulement Bran. Tous les elfes l’appréciaient.
« Ce n’est pas trop. »
Bran secoua la tête.
« Admettons que ce ne soit pas trop, alors. »
Il y a des gens auprès desquels on se sent étrangement à l’aise. Pour Enkrid, Bran était de ceux-là.
Bran se tint à ses côtés, immobile comme un arbre, à l’observer.
Et comme il était littéralement un elfe fait de bois, il ne ressemblait pas du tout à un arbre. Il était simplement un arbre, debout là.
La forme d’arbre était l’une des compétences emblématiques des Woodguards.
La technique des chevaliers, l’Assimilation, venait à l’origine des elfes ; se fondre dans l’environnement n’avait donc rien d’exceptionnel pour eux.
Ensuite, quelques Dryades passèrent, chacune lui offrant une feuille. Les feuilles de Dryade étaient un autre des trésors des elfes.
Enkrid les accepta une à une et les empila dans un morceau de tissu soigneusement plié. Il en avait désormais quatre.
En le regardant, Bran songea :
À ce rythme, ils finiront par déterrer tout le champ et lui donner les pousses aussi.
Autrement dit, la maisonnée allait se retrouver ruinée à ce train-là. Ermen s’approcha alors.
Lui aussi arrivait les mains pleines de cadeaux.
« Aucun mot ne saurait exprimer ce que je ressens. J’espère donc simplement que vous accepterez ceci. »
Au plus profond de la cité du clan poussait un arbre appelé l’arbre des dix mille ans, qui faisait circuler l’énergie vitale de la forêt dans toute la région depuis plus de dix mille ans.
On l’appelait communément l’Arbre-Monde. Ermen avait apporté l’un de ses fruits.
Pour offrir un tel fruit, il fallait l’accord de tous les membres du conseil et le sceau de la reine elle-même.
Bran y réfléchit et se demanda qui pourrait bien refuser.
« Quand les beaux jours reviendront, mangez-le, je vous prie. Il réchauffe et protège le corps, mais il doit encore mûrir. Et Sinar doit rester dans la cité. Vous le comprenez, j’espère ? »
« Oui, je l’ai déjà appris. »
On le lui avait annoncé peu après son réveil. La promesse de s’entraîner avec lui jusqu’à la fin de ses jours était un serment de donner sa vie s’il le lui demandait un jour, et elle lui avait expliqué qu’elle avait choisi de protéger la cité. Enkrid respectait sa décision.
Ermen, qui était venu lui rendre visite, s’agenouilla alors en silence. Son attitude était grave, calme et posée.
Il posa les deux genoux à terre. C’était la même chose chez les humains et les elfes : ce geste était réservé aux supplications qui dépassaient la simple demande, celles qui venaient du désespoir.
« Ermen ? »
Bran, qui observait la scène, se libéra de sa forme d’arbre et l’interpella. Ermen ne se retourna pas.
« J’ai une requête à vous adresser, messire Tueur de créatures démoniaques, venu de la Garde-frontière. »
« Vous n’aviez pas besoin de faire ça. »
Enkrid se gratta la tête en répondant. Il avait cessé de faire tourner Spark dans sa main.
Il était en train de démêler, morceau par morceau, toutes les pensées qui l’envahissaient quand Ermen était arrivé.
« Apprenez-moi à combattre les Créatures démoniaques. »
Enkrid cligna silencieusement des yeux. Son esprit parcourut le passé et le présent de la société elfique, puis se projeta dans son avenir.
La paix.
Les elfes, qui chérissaient la stabilité, avaient vécu dans une société fermée, à l’écart de la Terre Maudite, des démons et de la guerre. Ils croyaient ainsi protéger le clan, et c’était ce qu’ils avaient fait.
Puis une Terre Maudite était apparue au cœur même de leur cité.
La crise.
Le démon n’avait pas seulement représenté une menace : il avait tenté d’engloutir tout le clan. Tous avaient frôlé l’effondrement total.
Les elfes n’étaient pas idiots.
S’ils avaient appris quelque chose de cette expérience, quoi donc ?
Pour préserver la stabilité et la paix, il fallait se battre quand la lutte était nécessaire. Leur attitude devait changer. Cela dit, on ne pouvait pas attribuer toute cette tragédie au seul refus obstiné des elfes de bouger.
En vérité, ils avaient sans doute toujours changé. Simplement trop lentement.
Les paroles qu’Ermen venait de prononcer annonçaient un bouleversement radical.
Sans raison particulière, Enkrid se rappela une phrase que Sinar avait dite quelques jours plus tôt.
« Je ne peux pas quitter la cité. Tu le sais, n’est-ce pas ? »
« C’est la quarantième fois que tu me le dis. »
« Je pourrais te le répéter autant de fois que j’ai vécu d’années. »
« Plus de quatre cents fois, alors ? »
« C’était une erreur. À plus tard. »
Elle venait le voir quand bon lui semblait et lui répétait ça. Les mots par lesquels elle reconnaissait s’être trompée lui étaient restés en tête un moment.
Ce n’était pas le genre de chose qu’on s’attendait à l’entendre dire.
Avait-elle souhaité quelque chose à ce point ? Était-elle si occupée à vouloir dire autre chose que les mots lui avaient échappé ?
« Je ne peux pas quitter la cité. Je n’y peux rien. »
C’était ça, le fond de l’affaire.
Ah, cette elfe était vraiment quelque chose.
Une elfe qui ne pouvait pas mentir déformait la vérité à la place. Elle appartenait à une famille de gardiens et devait protéger la cité, le clan.
« Pour combattre les Créatures démoniaques, ils n’auraient pas besoin d’un entraînement de base ? Si vous leur enseignez les techniques un par un ici, vous allez devoir rester quelques mois de plus, non ? »
Fell posa la question derrière lui. Ruagarne comprit plus vite que lui.
« Ce n’est pas ce qu’il veut dire. »
Et Enkrid comprit plus vite encore.
« L’énergie vitale de cette cité commence à faiblir, c’est bien ça ? »
Les dégâts laissés par le démon. L’énergie de la terre s’amenuisait.
Sinar et plusieurs autres elfes le lui avaient appris. À bien y réfléchir, il semblait qu’ils étaient tous venus lui en parler à l’instigation de Sinar.
« Vous êtes au courant ? »
Ermen avait envisagé de partir. Quelles que soient les Créatures démoniaques qui leur barreraient la route, quels que soient les humains qui se dresseraient devant eux, ils se frayeraient un chemin. Les elfes allaient désormais s’aventurer sur le continent.
Ils affronteraient les épreuves et l’adversité comme on traverserait une étendue sauvage à mains nues pour survivre.
Comme si l’on semait une unique graine de fleur sur un sol nu, puis qu’on attendait qu’un jardin pousse.
Mais s’il existait déjà des bases, ils n’auraient pas à lutter autant.
Quand on traverse une étendue sauvage, mieux vaut une charrette que ses deux jambes. Et au lieu d’attendre qu’une seule graine pousse, répandre de l’engrais et planter des pousses fait éclore les fleurs plus vite et plus facilement.
« Commençons par le départ. »
Enkrid prononça ces mots.
C’était le début de leur apprentissage du combat contre les Créatures démoniaques.
Se tenir aux côtés de quelqu’un qui sait se battre. Voilà la première leçon.
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