Chapitre 641
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 641 : Sens, compréhension, forgeage.
= = =
Le Passeur bégaya et se mordit la langue ?
Au début, Enkrid se demanda si c’était une nouvelle sorte de plaisanterie. Les elfes n’avaient pas ce genre d’humour ; peut-être le Passeur, lui, avait-il ses propres blagues.
Bien sûr, ce n’était pas ça.
Ses pensées s’accélérèrent et filèrent vers une conclusion.
Le contraire du Feu ambulant.
Pour trancher le sortilège du Feu ambulant, il avait fallu concentrer toute sa puissance en un seul coup.
Ce n’était donc pas la réponse, cette fois.
C’était aussi une méthode qu’il avait déjà essayée au cours des innombrables aujourd’hui qu’il avait vécus.
Frapper de toutes ses forces et déferler de Volonté n’avait rien donné.
Alors, quel était le contraire ?
L’instinct d’Enkrid était plus aiguisé que jamais. Et les aujourd’hui répétés l’avaient empli de compréhension, de choses qu’il avait démêlées et gravées dans son esprit, une à une.
Leur écho lui permit d’entrevoir quelque chose au-delà des limites de ce qu’il comprenait.
Comme on devine le sens d’un mot grâce au contexte, les connaissances acquises par l’expérience répétée permettaient d’observer une cause et d’en déduire le résultat.
S’il avait dit qu’il voyait une lumière, c’était parce qu’une conclusion avait vacillé devant lui : une forme esquissée par l’inférence et la déduction.
Les paroles du Passeur étaient incomplètes.
Il ne prononçait que les premières syllabes, ce qui les rendait encore moins claires.
Alors.
Était-ce une façon de le taquiner ? Peut-être.
Une pointe d’inquiétude se logeait au fond de son esprit. Mais s’il existait une méthode qui valait la peine d’être essayée, ne pas la tenter aurait été une autre forme de stupidité.
Il n’avait donc qu’à se concentrer sur l’instant présent.
Le conseil du Passeur était vague.
Enkrid l’interpréta à sa manière.
Souviens-toi du moment où tu as affronté le Feu ambulant.
Puis vint la réflexion. Non pas sur l’instant où il avait appris la technique, mais sur la situation elle-même. Il ressortit les aujourd’hui passés à répéter le combat contre le Feu ambulant, l’état d’esprit qu’il avait alors, la façon dont ses pensées avaient évolué, morceau par morceau.
Une éraflure suffisait à tuer.
Une égratignure suffisait à tuer.
Alors, il n’avait qu’à éviter les coups.
Il avait déjà connu un combat où il avait tenu bon en dépouillant le feu couche après couche, comme on pèle une peau.
L’endurance.
Un souvenir remonta à la surface. Quelqu’un avait autrefois fait de ce style de combat sa spécialité. Liervart. Le chevalier chimère que le comte Molsen avait envoyé au combat.
Il avait fait de son endurance sa principale qualité.
Et même s’il avait remodelé son propre corps, il n’avait jamais atteint le but qu’il poursuivait.
L’affronter l’avait aidé. Tenir contre le Feu ambulant lui revint aussi naturellement à l’esprit. La bibliothèque de son expérience s’ouvrit. Il passa en revue ce qu’il avait appris. Le fait de le revoir lui permit de l’incarner. Il avait aussi gravé la théorie dans sa pratique.
Le sens, c’était :
Une épée qui bloque même les vagues.
La forme consistait à bloquer chaque attaque qui venait à lui. Les méthodes d’entraînement se comptaient par dizaines.
Une fois le sens, la forme et la méthode établis, cela pouvait devenir un style d’épée à part entière.
Il l’avait compris. À présent, il devait le faire exécuter par son corps. Les préparatifs étaient terminés.
Toutes les attaques du Tueur unique étaient mortelles. Chacun de ses coups était plus que menaçant : il vous glaçait le sang.
Pour bloquer l’épée de cet ennemi, Enkrid devrait lui-même enchaîner des dizaines, des centaines de coups précis.
Se tromper de réponse, c’était mourir.
Un frisson aigu, l’excitation et une joie féroce lui remontèrent le long de l’échine.
Un nouvel aujourd’hui. Le Tueur unique frappa comme s’il l’avait attendu. Les lames fixées à ses deux bras bougeaient telles des créatures indépendantes. Cela ressemblait au duo de l’Épée de mercenaire du Style de Vallen : deux lames suivant des rythmes différents.
Enkrid ne leva que l’épée d’acier argenté pour les accueillir.
Calculer.
Il décomposa les attaques qui fondaient sur lui, les traita les unes après les autres et les classa dans l’ordre chronologique. C’était le domaine de la clairvoyance. La pensée accélérée l’aidait à y parvenir.
Son cœur battait à tout rompre. Le sang affluait dans tout son corps. Avec lui, la Volonté, cette force informe, le parcourait à toute vitesse et donnait sa puissance à ce qu’il désirait.
Clang.
Il leva l’épée d’acier argenté et dévia une lame qui arrivait en biais. Il ne s’arrêta pas là. Il poursuivit son mouvement en un arc continu. Il le fallait. Cet arc intercepta une autre lame qui s’insinuait dans une ouverture, mais il n’avait pas le temps de souffler, pas même de cligner des yeux. Il ramena aussitôt son épée et para devant son visage.
Une lame jaillissant du coup de pied du Tueur unique, longue comme une Épée courte, frôla sa mâchoire. L’épée d’acier argenté l’arrêta juste à temps.
Skreeaak.
Les lames s’entrechoquèrent et crissèrent, chacune cherchant à imposer sa volonté.
L’intention était claire.
Après le coup de pied viendrait une série d’attaques, un enchaînement ininterrompu de frappes.
Enkrid jugea qu’il devait attaquer. Il dégaina Spark et arracha au Tueur unique une fraction de sa liberté de mouvement.
Les muscles contractés du Tueur unique pouvaient exploser en une charge. Et quand il reculait, il se déplaçait presque aussi vite.
Cela était possible parce que la forme de ses jambes changeait pendant le combat.
Dès qu’il dépassait un certain seuil, ses jambes prenaient une forme animale. Elles venaient de le faire.
Vu à travers un corps humain, on aurait dit que ses articulations se pliaient à l’envers, mais ce n’était pas le cas.
Quiconque connaissait la structure des pattes animales aurait compris qu’il ne s’agissait pas d’articulations inversées, mais d’une illusion d’optique.
En réalité, ce qu’un humanoïde prendrait pour le genou d’une patte animale était le talon.
Les pattes des animaux n’étaient pas inversées. Elles étaient faites pour se tenir ainsi.
C’était une évolution destinée à échapper aux prédateurs. Pour un humain, cela reviendrait à se tenir sur la pointe des pieds, dans une posture toujours prête à bondir. Et quand ses jambes changeaient ainsi, la force des jambes du Tueur unique faisait plus que doubler.
Boum. Boum.
Le sol rocheux se fissura et s’ouvrit. D’innombrables traits orange jaillirent des crevasses.
La créature qui avait reculé fondit sur lui deux fois plus vite. Elle balança ses deux bras en arrivant et, de l’autre côté de cette charge, la scène ressemblait à ceci :
Une pluie de météores tombant du ciel.
Les traînées orange qui évoquaient des météores ne tombaient pas seulement d’en haut. Elles filaient en ligne droite, décrivaient des courbes, rasaient le sol.
Sinar n’avait-elle pas dit qu’au sein des techniques de l’épée des Quatre Saisons, une averse de pluie, poussée assez loin, devenait une pluie de météores ?
Cela ressemblait à l’Épée de pluie que Sinar lui avait montrée. Mais c’était plus rapide et plus lourd. Bloquer chacune de ces attaques relevait du supplice.
Enkrid devait dépasser ses propres limites. Alors, il le fit. Son corps, affiné par l’entraînement, et son esprit, chauffé comme une lame dans la forge, franchirent tous deux le plafond et continuèrent à avancer.
S’il n’y parvenait pas, il serait poignardé, tailladé ou battu à mort. Il n’avait pas d’autre choix.
Ses yeux, qui avaient dépassé leurs limites, repérèrent les variations de vitesse. Une Acuité visuelle dynamique hors de portée des humains.
La Volonté déferla. Elle renforça d’abord ses muscles, puis circula dans son corps, protégea ses organes et remonta vers son cerveau.
La Volonté soutenait chacun de ses sens et transformait l’ordinaire en quelque chose qui dépassait l’ordinaire. C’était ainsi que des exploits semblables à des tours de passe-passe devenaient possibles.
Le corps du Tueur unique ne cessait de changer. D’abord les jambes, puis les bras. Ses bras se relâchèrent comme ceux d’un mollusque. Sans os, rien que des muscles tendus, ils se pliaient et se tordaient, accélérant les lames.
Enkrid vit tout. Il esquiva, para et riposta.
Le sang coulait à flots de la main qui tenait l’épée d’acier argenté.
Il portait des gantelets de tissu, mais ils n’absorbaient pas tous les chocs. De nouvelles plaies s’ouvraient sur d’anciennes callosités, formées par une peau arrachée et recousue tant de fois qu’elle était devenue dure comme le fer.
C’était brutal.
Mais il n’avait aucune intention de s’arrêter. Il bloqua une lame, puis une autre.
Il cessa de compter. Le temps n’avait plus aucune importance.
À un moment, ses yeux le brûlèrent comme si quelqu’un y avait versé de la cire de bougie.
C’était évident : un esprit qui prenait d’innombrables décisions à toute vitesse finirait par commettre des erreurs.
La fatigue s’accumulait. Les calculs incessants créaient des angles morts.
Une lame du Tueur unique lui entailla la joue. Son bras, composé de muscles et dépourvu d’os, s’allongea en laissant derrière lui une traînée orange.
Paf.
Enkrid entailla les deux bras du Tueur unique, mais dut se contenter d’une égratignure à la joue.
Une éraflure suffisait à tuer.
Rien n’avait changé. Il avait échoué. La douleur lui déchira tout le corps, comme si quelqu’un avait glissé une lame dans son sang et l’y faisait circuler.
Quand il était jeune, une vieille femme de mauvaise humeur l’avait averti qu’une piqûre d’aiguille au mauvais endroit pouvait suivre les veines et vous tuer. En cet instant, c’était exactement ce qu’il ressentait.
Boum.
Alors qu’il vacillait, une lame jaillie du pied du Tueur unique s’enfonça au sommet de son crâne.
La douleur, partie de sa tête, le traversa comme la foudre.
Ça faisait mal.
La douleur fut suivie de l’obscurité, et l’obscurité signifiait la mort. Cet aujourd’hui était terminé.
« Est-ce que ce sera la réponse ? »
Sur la Rivière Noire agitée, le Passeur, sa lampe violette à la main, posa la question sans grand intérêt. Enkrid ne répondit pas.
Le contraire du Feu ambulant.
Il y avait une telle distance entre le Passeur qui avait prononcé ces mots et celui qui se tenait devant lui à présent qu’on aurait dit deux personnes différentes.
« Je ne sais pas non plus. »
« Amusant. »
Le Passeur le dit sans la moindre trace de rire. L’aujourd’hui recommença. Même début qu’hier, comme pour tous les aujourd’hui écoulés.
Enkrid reprit son épée avec enthousiasme, lame en main, et la Volonté pour bouclier.
« Aujourd’hui sera plus intéressant qu’hier. »
Enkrid prononça des paroles que personne autour de lui ne pouvait comprendre.
« Qu’est-ce que tu racontes ? »
Sinar le lui demanda, mais il ne put répondre. Le Tueur unique avait senti son intention meurtrière et fonçait droit sur lui.
Clang.
Les lames trouvèrent leur rythme. Le combat reprit. Il calcula les variables et en déduisit des réponses raisonnables.
Au cours d’un seul aujourd’hui, Enkrid sentit réellement qu’il progressait.
Il avait compris que, si les jambes et les bras du Tueur unique ne changeaient pas, le combat était à peu près équilibré, voire légèrement à son désavantage. Mais si son corps changeait, l’écart de force et de vitesse aurait dû être évident.
Pourtant, il tenait le rythme.
Alors il continua.
Il serra les dents, tint bon et poursuivit le combat. Son corps en payait le prix.
Les premières furent des larmes de sang. La Volonté surchauffée fit éclater les fins vaisseaux de ses yeux.
Puis vint le saignement de nez. Plus il y avait de variables à suivre, plus son esprit devait tourner vite.
Son cerveau s’échauffa et le sang se mit à couler de son nez. Ensuite, ses poumons se crispèrent. Ses muscles rougirent sous la chaleur. Pendant un instant, tout son corps fut marbré d’un rouge sombre et à vif, comme s’il était couvert d’ecchymoses.
« Merde. »
C’est ce que dit Ruagarne en voyant cela.
Clang.
Fell, qui observait Enkrid, dégaina le Tueur d’idoles et se prépara au combat.
On dirait qu’il a tenu aussi longtemps qu’il le pouvait.
Le Tueur unique n’avait pas l’air fatigué. Ou plutôt, il n’avait pas l’air d’une créature capable de se fatiguer.
Un chevalier qui frappait de coups ordinaires, ou dont la Volonté ne flamboyait qu’au moment de l’impact, pouvait abattre mille ennemis en une journée.
Enkrid, lui, faisait circuler la Volonté dans tout son corps sans interruption. Il avait accompli l’équivalent de bien plus que mille ennemis, non pas en une journée entière, mais en un temps infime, tout en poussant son corps à bout.
Il n’était donc pas étonnant que son nez se soit mis à saigner comme une digue qui cède.
Ça ne va pas.
Enkrid jugea que sa méthode d’entraînement comportait une faille. La pensée accélérée lui permettait d’effectuer des centaines de calculs à la fois. Il avait cru que c’était le seul moyen de bloquer une épée qui changeait à chaque instant.
Mais les limites de la pensée accélérée étaient évidentes.
Et maintenant ? Le mur lui barrait-il encore la route ?
Non. Il perdait assez de sang pour en mourir, et pourtant Enkrid enfonça son épée d’acier argenté dans le sol et se maintint debout. Il regarda le Tueur unique reculer.
Espèce d’ordure.
Il avait supposé que le Tueur unique ne s’en prenait qu’à lui parce qu’il représentait la plus grande menace. Mais…
Dans un combat, au moins, je dois considérer son sens tactique comme égal au mien.
Cela semblait juste.
Oui, il le ciblait parce qu’il était dangereux. Mais il calculait aussi l’efficacité de ses tactiques.
Dès qu’il jugea que ses capacités de combat avaient diminué, il passa à sa prochaine cible.
Il combattait de façon extrêmement efficace et rationnelle.
S’il peut me tuer, les autres ne lui demanderont pas beaucoup d’efforts.
Mais s’il s’en prenait plutôt à Ruagarne, à Fell ou aux autres, ils feraient front ensemble.
Le résultat ne changerait peut-être pas pour autant, mais il n’avait pas choisi cette option.
Il saisissait le moindre avantage. Comme l’avait fait Enkrid. La créature aussi.
Les démons sont rationnels. Comme c’est approprié.
« Ce n’est pas fini. »
Enkrid le dit. Le Tueur unique ne répondit pas. Il leva sa lame vers sa prochaine cible.
Pas Ruagarne. Pas Fell. Il se tourna vers Bran, le Woodguard.
« Je ne m’attendais pas à autre chose. »
Et Sinar se redressa. Un bruit sourd et grinçant s’éleva d’elle.
Lorsqu’elle se leva de la chaise de pierre, des choses pareilles à des veines se détachèrent sous elle en gouttes éparses.
Le sang coulait le long du dos de Sinar. Cette chaise n’en était pas une, tout simplement.
Enkrid vit une compagne mourir sous ses yeux et les elfes unir leurs forces pour combattre. Il regarda Sinar se relever pour résister, incapable pourtant de se battre comme autrefois.
Puis il mourut.
Les dents serrées, malgré la douleur de ses muscles déchirés, il se jeta sur le Tueur unique, qui lui transperça le cœur en un instant.
C’est ainsi qu’il mourut.
Après cette obscurité, durant laquelle même le Passeur ne se manifesta pas, il se réveilla en tremblant, le souvenir de la douleur encore inscrit dans son corps.
« Si la pensée accélérée ne suffit pas… »
Malgré la douleur, son esprit fonctionnait parfaitement. Les mots lui vinrent tout seuls.
La théorie et l’imagination, l’entraînement et l’expérience fusionnèrent dans son esprit et lui ouvrirent une nouvelle voie.
L’Épée qui bloque les vagues.
Le sens : une épée qui bloque même les vagues.
La forme : bloquer les attaques.
La méthode d’entraînement :
Tremper la pensée.
Comment tremper la pensée ?
Jusqu’ici, Enkrid avait connu deux méthodes.
La première consistait à penser à toute vitesse.
Il avait appris l’autre depuis son arrivée dans la cité des elfes.
La diviser.
Scinder sa pensée.
L’ennemi utilisait séparément ses deux bras. Il combattait en divisant sa pensée. Il se battait aussi avec tout son corps. Les branches de sa pensée se ramifiaient sans doute bien au-delà de deux.
Ce qu’il avait assimilé, c’était la manière de combattre d’un chevalier elfe.
Un instinct naturel du combat, dont le raisonnement tactique avait été remplacé par celui d’un elfe.
Il possédait des armes qui tuaient au moindre effleurement. Sa forme s’était développée autour de ce fait.
Et sa pensée avait évolué de la même façon.
On dit que les démons sont les ennemis naturels des chevaliers.
Celui-là correspondait bien trop à cette description.
« Il suffit de la diviser. »
Les yeux d’Enkrid s’illuminèrent. L’explorateur qui, lorsqu’il échouait, cherchait une nouvelle voie au lieu de sombrer dans le désespoir s’avança, comme toujours.
Enkrid continua de répéter les jours suivants. Il mourut, encore et encore.
Cinq cent soixante-six aujourd’hui passèrent. À un moment, le Passeur cessa de se montrer.
Et même lorsqu’il apparaissait, il avait l’air d’un acteur de troisième zone récitant un texte appris par cœur.
« Abandonne. Tu es prisonnier d’aujourd’hui. »
« Tu as besoin de haïr quelque chose ? Alors, hais-toi toi-même. Ça suffira. »
Au cours de l’un de ces aujourd’hui répétés, Enkrid reparla à Sinar et reçut la même réponse.
Par hasard, c’était la même chose qu’elle avait dite lors du tout premier aujourd’hui.
Ce genre de chose était rare au fil des aujourd’hui répétés.
L’avenir est changeant.
Mais la vie change sans cesse, et c’est peut-être pour cela que le hasard se transforme parfois en miracle.
« Alors, Enki, tu me sauveras ? »
Sinar le lui demanda.
« Oui, je te sauverai. »
Enkrid répondit.
N’avait-il pas dit que c’était pour cela qu’il était venu ?
Après plus de cinq cents aujourd’hui, son cœur n’avait pas vacillé une seule fois. La lame de sa volonté avait été frappée d’innombrables fois, et pourtant elle brillait toujours, acérée.
Ce qu’il devait faire était clair, et c’était ce qu’il faisait depuis le début.
La pensée accélérée, puis, au-delà, la division de la pensée.
Il n’avait aucune certitude.
Comme toujours, Enkrid se contenta de relever le défi.
Le Tueur unique s’avança. Enkrid le regarda et marmonna pour lui-même.
J’ai vu ta sale gueule si souvent que je commence à m’attacher à toi. Espèce de fils de pute.
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