Chapitre 633
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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LE CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 633 : Je ne désire plus le talent
= = =
Épée d’acier argenté dans la main droite, Spark dans la gauche.
Tchling !
L’épée d’acier argenté jaillit de sa hanche gauche et traça un faible éclat. La lame fila à l’horizontale, parallèle au sol.
Au même instant, Spark sortit du côté droit et transperça ce qui se tenait devant lui, sur sa gauche.
Une entaille et une estocade. Des gestes simples, mais répétés avec assez de vitesse, ils devenaient la faux de la mort.
Enkrid répéta aussitôt la même combinaison.
Pas la moindre erreur. Ses mains trouvèrent les gorges, tranchant et transperçant avec une précision parfaite.
Les quatre serviteurs grossiers, sortis des ténèbres pour accueillir les visiteurs, s’effondrèrent, la gorge ouverte ou embrochée.
Pendant tout ce temps, la Volonté frôlait le bord de son champ de vision et l’aidait à s’habituer à l’obscurité.
S’il y avait une différence nette entre un chevalier junior et un chevalier à part entière, c’était de savoir si la Volonté s’activait consciemment ou spontanément. Enkrid l’utilisait désormais sans y penser et la laissait le servir comme la situation l’exigeait.
Il ne distinguait pas ses ennemis aussi clairement que les elfes, dont la vue percevait la chaleur, mais il discernait vaguement la forme de ce qui lui faisait face.
Quatre cadavres noyés. Leurs corps boursouflés basculèrent et s’effondrèrent.
Floc.
Le bruit de leur chute, la sensation de leurs chairs molles sous ses bottes, l’air humide chargé de pourriture : tout cela éveilla ses sens d’un seul coup.
De l’eau ?
L’intérieur du labyrinthe était détrempé.
Mais ce n’était pas tout. Une pression désagréable s’exerçait aussi sur tout son corps.
Il fallait la repousser.
Quelque chose tentait d’écraser la Volonté qu’il avait activée sans même y penser. L’air lui-même avait un goût de poison, et la force hostile qui pesait sur ses épaules semblait lui ordonner de déguerpir sur-le-champ.
Pour faire simple, le lieu formait un duo de malaise et de mauvais pressentiment, et quelque chose s’y employait activement à étouffer la Volonté.
Pourtant, cela n’affectait guère Enkrid.
Il était chevalier, et la Volonté du Refus s’était déclenchée par réflexe.
Ce n’était pas une parade parfaite, mais elle suffisait à repousser l’influence.
Il ne restait que l’air humide, une odeur infecte et une atmosphère inquiétante. Rien de plus.
Peu après qu’Enkrid eut accordé le repos à ces quatre serviteurs noyés, Fell, Ruagarne et la compagnie elfe le rejoignirent.
« … Quelle odeur. »
Fell le dit d’un ton neutre.
Les moutons gardés par les Bergers de la nature sauvage empestaient déjà, mais cette odeur était pire : elle vous transperçait les narines. Le même air oppressant qu’Enkrid avait senti atteignit aussi Fell. Sans même s’en rendre compte, il avait déjà posé la main sur le Tueur d’idoles.
« Sinistre. Et de mauvais augure. »
Ruagarne ajouta son commentaire et promena son regard autour d’elle. Même sans un seul rayon de lune, dans des ténèbres plus noires que la nuit la plus sombre, ils parvenaient encore à distinguer les formes alentour.
Ne pas voir ne rendait pas les quatre autres sens aveugles pour autant.
Alors, l’un des elfes sortit une petite pierre, et une source de lumière apparut.
La pierre lumineuse diffusa une douce clarté. Elle n’éclairait pas beaucoup, mais c’était suffisant.
Les elfes naissaient avec une vision capable de percer les ténèbres, un trait propre à leur race ; certains venaient même au monde avec une capacité de détection thermique. Plusieurs de ceux qui les accompagnaient en faisaient partie.
Malgré tout, une source de lumière élargissait considérablement leur champ de vision.
La pierre lumineuse n’avait pas été préparée pour Enkrid et les autres : ils l’avaient simplement emportée dès le départ.
« On dirait que vous avez commencé dès votre arrivée. »
Bran prit la parole. Dans l’obscurité, il sortit un bâton de tabac et le plaça entre ses lèvres. Il frappa deux fois son silex. La feuille s’embrasa dans un sifflement et projeta une petite étincelle.
La faible flamme du tabac contrastait étrangement avec la lueur de la pierre de l’elfe.
La fumée âcre semblait repousser, au moins un peu, la puanteur qui flottait dans cette Terre Maudite qu’ils appelaient le labyrinthe.
« Tu es déjà venu ici ? »
demanda Enkrid.
« Une fois. »
« Ah. »
« Je suis là, entre autres, pour vous guider. »
L’intérieur du labyrinthe était moins étroit qu’il n’en avait l’air de l’extérieur. Bran avait suffisamment de place pour passer.
Il ne s’était pas attendu à explorer un tunnel pareil, mais le savoir à l’avance n’aurait rien changé.
Une caverne aux parois ruisselantes d’humidité, au sol inégal, avec des parois de calcaire qui se resserraient de part et d’autre : telle était l’entrée, la porte vers la Terre Maudite connue sous le nom de labyrinthe.
« Sinar voudrait déjà faire demi-tour. »
Une elfe prit la parole. Cette épéiste portait à la hanche une lame semblable à Spark. Impossible de savoir si elle parlait au nom de Sinar, mettait la détermination d’Enkrid à l’épreuve ou exprimait une inquiétude sincère.
Elle était d’un calme extraordinaire, ses émotions soigneusement enfouies.
« Cette personne a toujours été têtue et n’a jamais écouté qui que ce soit. »
Fell répondit à sa place. Ce n’était pas faux.
« Allons-y. »
Enkrid parla et s’avança. L’air désagréable et oppressant, la puanteur qui l’assaillait… appeler cela un mur aurait été une insulte aux murs.
L’elfe qui tenait la pierre lumineuse la leva bien haut.
Les quatre cadavres noyés qui l’avaient accueilli, puis la Manticore, n’étaient clairement pas les seuls ennemis. Il avait vu juste.
Ils progressèrent dans le large tunnel et les Créatures démoniaques surgirent sans relâche.
« Grrk-kuaagh. »
L’odeur de chair en décomposition les frappa d’abord. Puis, à peine ce rugissement grotesque avait-il atteint leurs oreilles qu’une forme jaillit des ténèbres au-delà de la pierre lumineuse.
Ils avaient à peine avancé, tourné un seul coin, et déjà les Créatures démoniaques étaient sur eux.
« Des cadavres noyés mêlés à des chiens à visage humain. »
Ruagarne les observa de son œil aiguisé de Grenouille et énonça le constat. Ce n’était même pas nécessaire : un regard suffisait.
Leur apparence parlait d’elle-même. Certains étaient gonflés d’eau, et des lambeaux de peau s’en détachaient pour s’écraser au sol dans un bruit mouillé. Les autres étaient des chiens à visage humain, des Créatures démoniaques quadrupèdes : ils étaient des dizaines, tous semblables. Alignés, ils roulèrent leurs yeux d’un noir de jais et barrèrent la route au groupe.
Une menace ? Pas vraiment.
« On s’en charge. »
Bran s’avança. Bien sûr, ils n’étaient pas idiots et s’étaient préparés à pénétrer dans la Terre Maudite.
L’épéiste elfe, qui avait fait de son corps une arme en lieu et place de l’énergie vitale, en était la preuve.
Enkrid croisa les bras et observa un instant.
Le moment était venu d’évaluer ses alliés.
Le combat des elfes était un modèle d’efficacité.
Bran, du peuple des Woodguards, et les autres : Brisa, Arcoiris et Zero.
À part Bran, Zero se démarquait nettement des autres.
« Pas mal. »
Ruagarne le dit. Enkrid acquiesça.
Zero prit appui au sol et dégaina son épée en chargeant. La Naidhl, lame propre à la race des elfes, glissa hors du fourreau et se révéla dans l’obscurité.
Il avança et dégaina dans le même mouvement. Zero mobilisa ses muscles et transmit la force en chaîne, de la cheville au genou, puis à la hanche, à l’épaule et au poignet, avant d’abattre son épée.
La Naidhl qu’il tenait sembla se courber en plein vol, illusion née de la vitesse pure. Dans la douce lueur de la pierre, la lame fendit en deux un chien à visage humain.
Fouac !
Malgré la lumière de la pierre, le sang noir de la Créature démoniaque inonda le sol. Déjà détrempé, celui-ci le fut davantage encore.
« On dirait qu’il te prend pour modèle. »
Telle était l’analyse de Ruagarne.
Le coup qu’il venait de porter rappelait celui avec lequel Enkrid avait tranché la Manticore. Pas à l’identique, mais la méthode était similaire.
Est-ce donc à cela que ressemble un talent exceptionnel ?
La source du pouvoir des elfes était l’énergie vitale. Pourtant, même incapable d’y puiser, Zero brandissait sa lame sans hésitation et abattait les chiens à visage humain.
Les deux autres elfes n’étaient pas en reste.
Enkrid avait lui-même l’impression qu’on lui avait attaché une jambière de fer. C’était l’air de la Terre Maudite qui pesait sur lui, indépendamment de ce que la Volonté du Refus avait repoussé. Les deux elfes devaient ressentir la même chose.
Ils étaient rapides.
Leurs pas étaient légers, leurs coups d’épée féroces.
Zero cherchait à concentrer toute sa force dans chaque coup. Les deux autres, elles, restaient dans leurs limites et multipliaient les blessures au lieu de chercher à tuer.
Pas un regard, pas un signe de la main, pas un mot échangé, et pourtant ces deux-là combattaient comme des jumelles.
L’une tournait négligemment le dos ; un chien à visage humain se jetait sur cette ouverture, et l’autre elfe lui tranchait la gorge.
Elles montrent délibérément une ouverture pour attirer l’attaque, puis repèrent le point faible de ces créatures incapables de résister à leur instinct et les abattent.
Voilà la tactique que les elfes mettaient en œuvre.
Si elles chargeaient, leur dos se retrouvait sans défense, et elles forçaient les Créatures démoniaques à faire exactement ce mouvement.
Facile à dire. Difficile à mettre en pratique.
Bran se distinguait des autres. Sa méthode était bien plus simple que celle des trois elfes.
Grrr !
Un chien à visage humain chargea et mordit le bras de Bran. Ses crocs ne réussirent pas à percer son armure. Tandis qu’il s’accrochait à son avant-bras, Bran lui abattit sur la tête son épais poing de bois.
Boum !
Le coup n’était ni lent ni rapide, mais sa force rivalisait avec celle d’un géant. À l’impact, la tête du chien à visage humain éclata.
La méthode de Bran était simple.
Prendre un coup, en rendre un.
Le corps d’un elfe Woodguard était fait d’écorce, et cette écorce formait une armure que presque rien ne pouvait percer ; elle protégeait même les yeux et les organes.
Un corps de bois dès la naissance. Voilà ce qu’était un elfe Woodguard.
Un Woodguard avait-il seulement des organes ?
Si l’extérieur ne cède pas, briser ce qu’il y a dedans. Une pensée réflexe, qui surgissait même lorsqu’il n’avait aucune raison de se battre.
Zero finit par rejoindre les deux autres elfes.
Plus de vingt chiens à visage humain avaient déferlé, mais Enkrid n’avait pas besoin d’intervenir.
Il se contenta d’observer et d’assimiler ce qu’il voyait. Au fil de son observation, une petite révélation inattendue lui vint.
Zero.
Cet elfe ne brandissait pas son épée avec sa tête. Il la brandissait à l’instinct.
Il avait fermé son esprit et enfoui ses sentiments. Seule sa pensée du combat continuait de tourner en lui. Il suffisait de le regarder bouger pour s’en rendre compte.
Et pourtant, il réfléchissait encore.
Une pensée brute, guidée par l’instinct du combat, et un jugement rationnel ne pouvaient coexister.
Et pourtant, c’était bien ce qui se passait. Du moins, c’était ce qu’il semblait.
Comment est-ce possible ?
En matière d’expérience accumulée, nul sur le continent ne pouvait rivaliser avec Enkrid.
L’accélération de la pensée s’enclencha et il dévora du regard ce que faisait l’elfe. « Dévorer » n’était pas tout à fait le mot juste ; « absorber » convenait mieux. Fasciné, il se plongea dans l’analyse sans même s’en apercevoir.
Tout le processus ressemblait à ce que faisait habituellement Ragna.
La différence entre Ragna et Enkrid, c’était que Ragna voyait quelque chose et le comprenait aussitôt, tandis qu’Enkrid n’en était pas capable. Il devait en chercher la raison, retracer le processus. Alors, c’est ce qu’il fit.
Cela ne prit pas longtemps. La réflexion était poussée, mais le temps réellement écoulé fut bref.
Enkrid comprit le raisonnement tactique des elfes.
Ce que j’utilise, c’est l’accélération de la pensée.
Vu de l’extérieur, on aurait dit qu’il réfléchissait à des dizaines de choses à la fois, en un instant. Mais de l’intérieur, sa pensée était séquentielle, avançant pas à pas. C’était simplement une vitesse anormale.
Ce que montrait l’elfe était différent de sa propre méthode.
Main droite : acier argenté. Main gauche : Spark.
Se servir de deux épées à la fois. L’elfe faisait la même chose.
Répartir l’usage des deux mains revenait, autrement dit, à diviser sa pensée elle-même.
Il avait vu et compris le principe. En l’essayant quelques fois, il saurait peut-être s’il en était capable.
Ce n’était pas le moment de tenter l’expérience, mais Enkrid ne pouvait toujours pas se contenter de comprendre quelque chose pour le maîtriser aussitôt.
Il n’était pas né avec ce genre de talent.
Il y avait eu une époque où il avait désiré ce genre de talent. Plus maintenant. Même s’il ne pouvait pas encore accomplir quelque chose sur-le-champ, une graine venait de germer en lui, et cela suffisait.
Comprendre quelque chose en un instant n’avait rien à voir avec des années d’efforts pour l’ancrer dans son corps. Ce qu’on apprenait au fil des ans ne s’oubliait pas facilement, et on pouvait revenir sur chaque étape du processus pour l’examiner de nouveau.
Pour le dire simplement, il comprenait par la raison ce qu’il avait déjà appris à ressentir par instinct.
Enkrid ne s’en voulait pas. C’était précisément pour cela qu’il ne désirait plus le talent.
« Notre travail, c’est de trouver l’escalier qui descend. »
Bran parla après avoir achevé les Créatures démoniaques.
D’autres continuèrent d’arriver. À présent, les cadavres noyés étaient si courants qu’ils ne suscitaient même plus de réaction.
À un moment, deux Manticores surgirent en même temps.
Ils n’avaient pas le temps de se reposer, mais rien n’atteignait le niveau d’une crise ou d’une véritable menace.
Tout au plus, de simples Créatures démoniaques.
Aucune n’égalait la Manticore qui était apparue à l’extérieur de l’entrée de la Terre Maudite, et aucune n’appartenait à la classe Colonie non plus. Les elfes pouvaient s’en charger seuls.
Bien sûr, le problème de l’endurance persistait.
Il y avait trop de Créatures démoniaques agaçantes pour ne pas s’en inquiéter.
Même une tâche répétitive et simple finit par épuiser si elle ne s’arrête jamais.
Fell et Ruagarne se relayaient pour intervenir, et Enkrid ne restait pas non plus les bras croisés.
Les cadavres des Créatures démoniaques s’entassaient. Ils avancèrent sur le sol humide et inégal, de plus en plus difficile à parcourir à chaque pas. En chemin, d’autres nuisances apparurent, comme les Mouches vampires et de grosses sangsues cachées sous leurs pieds, qui tentaient de mordre à travers leurs protège-tibias.
Les Mouches vampires étaient particulièrement exaspérantes. Une fois mordu par ces bestioles, le sang ne s’arrêtait pas facilement de couler.
Il était donc hors de question de se faire mordre. Une seule morsure, et les ennuis seraient sérieux.
Les elfes manœuvraient leurs épées avec une grande précision et éliminaient les insectes, mais ils semblaient inépuisables.
« Ces nuisibles m’ont déjà causé des problèmes la dernière fois. »
Bran le dit. Sa propre peau pouvait encaisser leurs morsures sans conséquence ; il ne les pourchassait donc pas activement.
Il se contentait d’en écraser quelques-uns d’un revers de la main.
Paf.
Il en attrapa une et la projeta contre le mur. Du sang noir et des lambeaux de chair écrasée dégoulinèrent sur la pierre.
Une vision peu réjouissante.
Enkrid n’avait même pas dégainé. Il les chassait du poing lorsqu’il arriva quelque chose.
« C’est agaçant. »
Ruagarne le dit et embrasa son fouet. Les environs s’illuminèrent brusquement.
Elle fit tournoyer le fouet dans un large arc et projeta une vague d’air brûlant. La chaleur incinéra les Mouches vampires en plein vol.
La chaleur qui s’élevait du fouet tournoyant n’avait rien à envier à un sort crachant du feu.
Enkrid observait la scène avec une curiosité manifeste quand Ruagarne croisa son regard. « La façon dont on se sert d’une arme magique change tout ce qu’elle peut accomplir », dit-elle.
Après avoir éliminé les Mouches vampires, ils continuèrent longtemps leur chemin.
« Cet endroit est immense. »
Fell le dit, et Bran acquiesça.
« Deux jours au minimum, trois au maximum. »
Ce n’était pas pour rien qu’on l’appelait le labyrinthe. Rien que trouver son chemin était déjà un travail en soi. Sans Bran, ils auraient pu errer bien plus longtemps.
Quoi qu’il en soit, environ une demi-journée s’était écoulée selon leur estimation quand… « Trouvé. »
Bran le dit. Il n’avait pas mémorisé les itinéraires du labyrinthe. Pour déterminer leur position, il se fiait aux Créatures démoniaques, pas au terrain.
« Ce sont celles qui gardent l’escalier. »
À ces mots, ils regardèrent devant eux. Plusieurs cadavres noyés apparurent. Ils étaient inhabituels, n’avaient pas l’air de créatures ordinaires, et ils étaient loin d’être peu nombreux.
« C’est le genre qui ne meurt pas quand on le tue. »
Bran ajouta cela. Les elfes se tendirent visiblement.
Même aux yeux d’Enkrid, ces adversaires n’avaient rien de facile. Au-dessus des épaules des cadavres noyés, une masse changeante et informe était visible.
Plus précisément, une entité sans forme fixe : un Esprit maléfique avait élu domicile dans les cadavres noyés.
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