Chapitre 619
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 619 : Soyons amis
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L’origine est la même. Telle était la vision de la sorcière.
« Tout vient d’une même source. Tout change en partant de cette source. »
Qu’elle fût juste ou non, cette façon de voir les choses avait son utilité.
Si quelqu’un était assez borné pour soutenir que la sorcellerie était la sorcellerie, que le pouvoir divin était le pouvoir divin et que les deux ne se rencontreraient jamais, il n’y avait aucun moyen d’aller plus loin.
« Il y a des aspects avec lesquels je suis d’accord. »
Sinar ajouta ses réflexions aux paroles d’Esther.
La chevalière elfe se servait de la Volonté, qui n’était ni pouvoir divin ni sorcellerie. Elle absorbait l’énergie vitale de la forêt pour la transformer en Volonté.
Contrairement à Enkrid ou à Ragna, qui développaient quelque chose en eux avant de le faire jaillir, elle puisait dans une force extérieure.
La Volonté est-elle quelque chose qui se trouvait déjà en moi ?
Si les origines étaient les mêmes, sans doute que non. Si la Volonté était intrinsèquement intérieure, si tout se résumait à éveiller une force déjà présente en soi, alors si peu de gens parviendraient à l’éveiller, dans les circonstances actuelles.
« Voilà un point de vue fascinant, Panthère Noire. »
Audin hocha lui aussi la tête. Enkrid tourna également ses pensées vers le pouvoir divin.
Le pouvoir divin était une force accordée par un dieu. Il devait donc s’éveiller par la prière, par la seule foi.
Mais de même que le caractère et les aptitudes n’allaient pas forcément de pair, la foi et le pouvoir divin ne progressaient pas non plus ensemble.
Que signifiait le fait que les leçons apprises pendant son service chez les mercenaires s’appliquaient aussi à ceux qui avaient éveillé leur pouvoir divin ?
Cela signifiait qu’on ne pouvait pas obtenir le pouvoir divin par la seule prière et la foi.
La sorcellerie fonctionnait de la même manière, même si elle disposait de méthodes concrètes pour accroître sa puissance.
« Pour cultiver la sorcellerie, l’une des méthodes consiste à choisir le bon endroit. Comment dire… un lieu où l’énergie est favorable ? »
L’origine est la même. Voilà ce qu’avait dit Esther.
« Alors, est-ce que cela vaut aussi pour la magie ? »
demanda Teresa.
La voix grave, mais agréable, du Demi-Géant flotta entre eux comme une musique portée par la lueur du feu.
« C’est pareil, mais différent. »
Esther éprouvait de la bienveillance envers ces gens ; elle leur expliqua donc ce qu’elle savait, en s’en tenant exactement à ce qu’ils pouvaient comprendre.
« Tout dépend de la façon dont on le perçoit et dont on le considère. »
L’origine était la même. Mais tout changeait selon la perception.
Pour ceux qui croyaient qu’il s’agissait du pouvoir d’un dieu, cela devenait le pouvoir divin.
Pour ceux qui percevaient et employaient une présence surnaturelle qu’ils appelaient un esprit, quelque chose qui n’était pas un dieu mais agissait comme tel, cela devenait la sorcellerie.
Pour ceux qui y voyaient une force née de la volonté, cela devenait la Volonté.
Pour ceux qui la percevaient comme l’énergie circulant dans la forêt, cela devenait l’énergie vitale.
« On dit que les dragonides utilisent l’énergie des dragons. »
Ruagarne ajouta qu’ils percevaient et employaient la Volonté selon leur propre système de pensée.
Pas la Volonté ordinaire, mais quelque chose qu’ils appelaient le langage draconique, c’était bien ça ?
Les mots du dragon, le pouvoir du dragon, la volonté du dragon.
Quelque chose dans ce genre.
Et pourtant, l’origine était la même.
Personne ne pouvait connaître tous les secrets du monde. Cela avait toujours été vrai.
Il avait suffi qu’Enkrid écoute et repasse ces paroles dans son esprit pour sentir la Volonté en lui se consolider un peu. En outre, il avait posé les bases de ce qui ressemblait à un petit pilier théorique.
Pour en faire une maison, une véritable structure, il lui faudrait encore saisir bien d’autres choses et les mettre en place une fois comprises. Malgré tout, il avait appris quelque chose ici.
Tandis qu’ils discutaient, la neige se mit à tomber en flocons épais et réguliers. Rem l’observa et prit la parole.
« Je ne compte toujours pas déblayer la neige de mes propres mains. »
Il répondait à une remarque faite plus tôt par Audin, qui avait expliqué que le Seigneur ne balayait pas la neige tombée à la place de qui que ce soit.
« Bien sûr que non, monsieur. Pourquoi en faire toute une histoire ? »
répondit Audin. Si la neige s’amoncelait, quelqu’un devrait la dégager, mais une fois de retour à l’unité, il pourrait mettre les soldats au travail.
Audin n’avait pas non plus l’intention de déblayer la neige lui-même.
Ce n’était pas un problème. Enkrid le pensait aussi.
Il n’était pas nécessaire de tout faire soi-même.
Se servir de la Volonté relevait de la même idée. Non pas que la Volonté pût déblayer la neige. Il s’agissait plutôt de comprendre que certaines tâches n’avaient pas à être accomplies à la main.
Comme il était plus facile de s’appuyer sur l’élan que procurait la Volonté que de poser une lame contre la gorge de quelqu’un pour l’effrayer.
De nouvelles idées lui traversèrent l’esprit les unes après les autres. Il les examina sous tous les angles et les travailla lentement.
Il finit naturellement par se taire. Jaxon fut le premier à s’en apercevoir.
Il regarda Ropord, qui venait d’ouvrir la bouche pour dire quelque chose, puis posa un doigt sur ses propres lèvres.
Silence.
Il n’avait même pas activé sa Volonté, mais son intention était parfaitement claire.
Tous jetèrent un coup d’œil à Enkrid et se turent. Seul le feu crépitait.
La neige tombait, sans s’arrêter. Les chevaux qu’ils avaient montés jusque-là avaient de temps à autre hennit dans le froid, mais eux aussi s’étaient tus.
Assis vers l’extérieur du groupe, Jaxon leva les yeux et vit Œil-Bizarre se faufiler parmi les autres chevaux pour les guider.
Toi aussi, tu remarques ce genre de choses ?
Œil-Bizarre n’avait décidément rien d’un cheval ordinaire. La nuit passa ainsi.
Chacun s’installa pour dormir sans qu’on ait besoin de le lui dire. Un peu de neige ne suffisait pas à justifier qu’ils renoncent à la route, mais leur capitaine était plongé dans ses pensées et retournait quelque chose dans son esprit, morceau par morceau.
Esther murmura une incantation et empêcha le vent froid d’entrer dans la grotte et la tente de fortune.
La chaleur qui montait du feu les enveloppa tous.
« Il fait bon. »
Sinar le murmura si doucement que même la personne assise juste à côté d’elle ne l’aurait pas entendue. La chaleur, et la façon dont ces gens se comportaient, lui avaient naturellement arraché ces mots.
Et, à cause de cela, elle sentit quelque chose de lourd se poser en elle, un peu, juste un peu. De la tristesse. Un sentiment naturel pour qui suivait une route dont l’issue était déjà fixée.
Elle n’en laissa pourtant rien paraître. Les elfes savaient déjà bien dissimuler leurs sentiments, et Sinar était particulièrement douée en la matière.
Personne ne remarqua donc sa mélancolie silencieuse.
* * *
« Nous vous sommes reconnaissants pour le dévouement des Chevaliers fous et pour la générosité de Sa Majesté le roi. »
L’État sacré avait frôlé la guerre civile. Sans l’ordre de chevalerie dirigé par Enkrid, le sang aurait coulé en bien plus grande quantité.
Même avec Overdier ralliant les armées et le Corps sacerdotal d’extermination des cultes intervenant, cela aurait été le cas. En l’occurrence, la simple présence de cet ordre de chevalerie si puissant avait réglé l’affaire proprement.
Enkrid avait été au cœur de tous ces événements. À la suite de tout ce qui s’était passé, un émissaire de l’État sacré était venu trouver Crang.
La scène se déroulait dans une salle de réception du palais, sous un lustre suspendu au plafond.
Des tasses de thé fumantes étaient posées sur la table, tandis que des servantes et des domestiques se tenaient alignés sur un côté. Crang sourit avec son air affable et prit la parole.
« Les mains vides ? »
Le seul noble présent dans la salle était le vicomte Baysar. Pas le Baysar qui avait été le pilier d’une famille ducale, mais le jeune Marcus, devenu l’un des proches conseillers du roi.
Il écoutait en silence tout ce que disait le roi, en buvant tranquillement son thé. De temps à autre, il croquait aussi un biscuit.
Toute son attitude laissait entendre que cette rencontre n’avait rien de particulièrement difficile.
Seulement, au lieu de détendre l’atmosphère, cela donnait plutôt l’impression que le Royaume de Naurillia se désintéressait de ce que l’État sacré avait à dire. L’expression du prêtre diplomate s’assombrit peu à peu.
« …Vous semblez aimer parler sans détour. »
dit le prêtre en remuant ses lèvres épaisses.
« Pourquoi compliquer les choses ? Tout le monde me traite de roi sorti des bas-fonds, alors j’ai renoncé aux manières raffinées qui iraient avec. »
On avait tenu ce genre de propos au sujet de Crang. À Nauril ou dans le royaume même, peu de gens auraient osé le dire, mais les compagnies marchandes rivales de la Compagnie marchande Rockfreed colportaient volontiers ce genre de rumeurs.
Elles estimaient que le royaume, en soutenant Leona Rockfreed, empiétait sur leurs bénéfices.
En vérité, c’était la Garde-frontière qui la soutenait, mais, vu de l’extérieur, cela revenait au même.
C’était aussi ce que souhaitait Crang. Ce qu’Enkrid faisait correspondait aux intentions du royaume.
« Que désirez-vous ? »
Le prêtre ne trouva pas de réponse satisfaisante aux propos du roi. S’alignant sur le souverain de Naurillia, il posa la question sans détour.
Dans le même temps, il passa en revue les différentes choses qu’il pouvait offrir.
L’État sacré produisait quantité de merveilles rares qu’on ne trouvait nulle part ailleurs.
Les potions de soin, par exemple, affichaient une pureté et une efficacité difficiles à égaler ailleurs sur le continent.
À cela s’ajoutaient les amulettes sacrées fabriquées à la main par les prêtres, qui représentaient elles aussi une belle part de leurs exportations.
Les objets capables de résister aux Esprits maléfiques sans forme étaient rares partout.
Un mage pouvait fabriquer un objet magique ; un prêtre maniant le pouvoir divin pouvait, lui, créer un objet divin.
Leur vin, en outre, était deux fois meilleur que tout ce que produisait Naurillia. Si le royaume pouvait l’obtenir à prix relativement bas et en faire une entreprise nationale gérée par la couronne, cela aiderait considérablement les finances du palais.
Il avait entendu maintes rumeurs, ces derniers temps, selon lesquelles les affaires récentes avaient sérieusement entamé les finances de Nauril. C’était ce qui lui avait donné cette idée.
Afficher ouvertement son enthousiasme pour les importations de vin manquerait de dignité ; ils feraient donc probablement appel à une compagnie marchande convenable. Dans ce genre de cas, un parent du roi ou le fils illégitime d’un noble de confiance prenait souvent la tête d’une compagnie et en fondait une nouvelle.
Ils pourraient réclamer les trois.
Dans ce cas, il faudrait céder au bon moment et faire quelques concessions.
« Soyons amis. »
Les mots du roi balayèrent toutes les attentes du prêtre quant aux négociations. Ils dépassaient de loin tout ce qu’il avait pu imaginer.
« …Je vous demande pardon ? »
Le prêtre trébucha sur les mots.
« J’ai dit : soyons amis. »
Le roi répondit d’un ton enjoué.
« Prenez un biscuit. Ils sont bons. »
Même après cette précision, le prêtre ne parvint toujours pas à formuler une réponse cohérente.
Ils échangèrent encore quelques mots. En ne gardant que l’essentiel, leur conversation ressemblait à ceci :
« Devenir amis ? C’est tout ? »
« À peu près. »
« Vous êtes sérieux ? »
« Oui, très sérieux. »
« Votre Majesté, vous vous sentez bien ? »
« Je me sens très bien. »
« Alors pourquoi faites-vous ça ? »
Crang se contenta de rire. Marcus rit lui aussi.
L’émissaire prêtre conclut que cette affaire dépassait ses compétences et un autre émissaire vint prendre le relais.
« Je m’appelle Noah. »
Noah, qu’Overdier avait fait entrer dans la Ville sainte, était devenu entre-temps un prêtre émissaire chargé des relations diplomatiques.
« J’ai entendu parler de vous. »
Crang avait reçu quelques jours plus tôt une lettre d’Enkrid, qui lui avait parlé de Noah.
Même sans cette lettre, il l’aurait sans doute appris. Les exploits des Chevaliers fous étaient trop retentissants pour passer inaperçus.
« Il semblerait que nous ayons un ami commun ? »
« Il semblerait. Même si je n’oserais pas me prétendre proche de Votre Majesté. »
Ils s’entretinrent pendant deux jours, en plusieurs séances. En apparence, ce n’était que bavardages sans importance, biscuits grignotés, vin bu et commérages sur Enkrid avec Marcus.
Ils ne le critiquaient pas vraiment ; ils échangeaient plutôt des remarques du genre : au moins, c’était bel et bien un fou.
« Je suis d’accord. »
Le roi lui-même acquiesça.
Les mots s’entremêlèrent, les conversations allèrent et vinrent, et ils finirent par trouver une conclusion.
« Soyons donc amis. »
Ce fut Noah qui le dit. Quand il repartit, Crang semblait n’avoir rien obtenu en échange. En apparence, c’était vraiment ce qui s’était passé.
* * *
« Cette fois, tu n’as pas cassé ton épée ? Je suis ému. »
À son retour, il reçut les remerciements de Kraiss.
« Ne t’avais-je pas dit que c’était la suite logique ? »
À côté de Kraiss, il vit Abnair hocher la tête.
Ensuite, les choses reprirent leur rythme habituel. Le châtelain Graham et les autres, qu’on les appelle des adversaires ou des victimes de l’influence d’Enkrid, étaient de retour.
Ceux qui ne vivaient que pour les duels s’étaient rassemblés.
« Fais-moi une passe, tu veux bien ? J’ai peaufiné une nouvelle technique. »
Même si leur niveau était inférieur à celui d’un chevalier, voir quelqu’un déployer une technique à laquelle il avait consacré de vrais efforts était un plaisir en soi.
Il n’y avait aucune raison de refuser.
L’entraînement reprit lui aussi. Audin et Rem s’affrontèrent à plusieurs reprises pendant plus de trois jours et, pour dire les choses simplement, le résultat fut un match nul.
En examinant le combat avec attention et précision, Audin avait un léger avantage en matière de technique pure, mais, dans un vrai combat, il aurait été difficile de désigner un vainqueur.
Au milieu de tout cela, une autre particularité du pouvoir divin apparut clairement.
« Je peux répandre la lumière de la guérison. »
C’était quelque chose que ni la Volonté ni la sorcellerie ne pouvaient faire. L’origine était peut-être la même, mais les différences étaient si nombreuses.
Il n’était pas étonnant que la magie divine eût suivi une voie à part.
Il apprit aussi que le pouvoir divin utilisé par un chevalier sacré et celui employé dans les prières sacrées étaient deux choses différentes.
Au milieu de tout cela, Enkrid s’assit avec ce qu’il avait compris et le retourna encore dans son esprit.
Comment quelqu’un éveille-t-il la Volonté, au départ ?
En se posant la question à lui-même, on finissait par trouver quelque chose qui s’approchait d’une réponse.
Ce n’est pas seulement quelque chose qui vient de l’extérieur.
Ce n’était pas non plus uniquement l’éveil d’une force déjà présente en soi.
Il fallait les deux. On accueillait ce qui venait de l’extérieur, on le cultivait en soi et on le menait à son terme.
Pour faire simple, il s’agissait de savoir si l’on pouvait recevoir les éléments qui composaient le monde et les cultiver. De savoir si l’on pouvait faire pousser une plante.
On l’arrosait et on lui donnait juste assez de soleil, et elle poussait. Mais que se passait-il si on ne savait pas comment l’arroser ? Et si on ignorait jusqu’à l’existence de l’eau ?
On ne pouvait même pas commencer.
C’était sûrement pour cela que les utilisateurs de la Volonté étaient si peu nombreux sur le continent.
Et, outre l’eau, il fallait aussi savoir que la lumière du soleil était nécessaire.
Au bout du compte, Enkrid en arriva à cette conclusion :
C’est parce qu’il n’existe aucune méthode d’entraînement systématique.
Si l’entraînement de la Volonté pouvait être organisé, ne pourrait-on pas augmenter le nombre de ceux qui l’utilisaient ?
Il faudrait apprendre à entraîner l’esprit.
Même après avoir gravi tous les échelons depuis le bas, Enkrid n’arrivait pas facilement à se faire une idée de la chose.
Ce n’était pas facile. Mais l’idée que ce fût absolument impossible ne lui vint pas non plus.
Ce qui l’étonnait, toutefois, c’était que les célèbres écoles martiales disséminées à travers le continent n’avaient fait, depuis toujours, que cela : établir des méthodes d’entraînement pour éveiller la Volonté.
Elles s’en servaient aussi pour cultiver le talent.
Enkrid était lui-même en train d’en jeter les bases.
En matière de vitesse, c’était comme s’il accomplissait en peu de temps ce que ces groupes avaient mis des décennies à faire.
Enkrid avait l’habitude de prendre les techniques et les talents à l’épée un par un, de les adapter à son propre corps et d’en créer de nouveaux à partir de rien. Il n’avait donc toujours aucun préjugé.
Une méthode pour entraîner la Volonté.
Tout comme la Technique d’isolement façonnait le corps, il devait exister une méthode pour cela aussi. Il ne pouvait rien élaborer pour l’instant, mais il espérait qu’en continuant d’avancer pas à pas, quelque chose finirait par en sortir.
Au-delà de tout cela, en revivant les événements, en revenant et en échangeant des récits avec ceux qui l’avaient accompagné, il avait aussi éveillé bien des choses du côté technique.
Et pourtant, il lui restait encore tant à apprendre. Cette seule pensée le réjouissait tant qu’elle faisait battre son cœur à tout rompre.
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