Chapitre 615
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 615 : Un cœur léger donne une volonté légère
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« Et toi, qu’est-ce que tu y gagnes ? »
Enkrid lui retourna la question.
« Devenir le prochain commandant des Chevaliers sacrés. »
Le bénéfice était assez évident. Le désir se lisait dans les yeux de l’homme. Quelqu’un comme lui finissait naturellement dans un endroit pareil.
Cela ne signifiait pas que tous les membres de l’Armée sainte grise lui ressemblaient.
Azratic faisait déjà figure d’exception, lui qui avait déchaîné des éclairs blancs.
Dans leurs rangs se trouvaient aussi des martyrs qui s’étaient persuadés qu’une croyance mensongère était une foi véritable.
Ce que Muel avait entrepris était manifestement stupide. Un nouveau dieu ? Quelle sorte de raisonnement apostat était-ce là, tout droit sorti de la bouche d’un fils de goule ?
N’importe quel croyant ordinaire aurait donc dit :
« Le Dieu Gris ? Tu veux devenir un apostat corrompu ? On dirait que tu veux te lier d’amitié avec les Cultistes. C’est moi qui délire, ou c’est bien ce que tu insinues ? »
Et pourtant, ceux qui s’étaient rassemblés à l’appel de Muel n’étaient pas tous pareils. Ils auraient dû l’être, mais ce n’était pas le cas.
Même au sein d’une Église, même parmi des gens qui vénéraient un dieu et vivaient dans les limites d’un ordre religieux, on se trouvait toujours dans un lieu où des gens vivaient, s’influençaient et se soutenaient les uns les autres.
Certains s’étaient laissés emporter par l’ambiance. D’autres s’étaient contentés de suivre ceux qui les entouraient.
Il y en avait aussi qui avaient passé leur vie à discipliner leur esprit ou à endurcir leur corps, et qui connaissaient peu le monde extérieur.
Ne pas connaître le monde rendait la tromperie facile.
Et certains s’étaient avancés simplement parce qu’ils croyaient faire ce qui était juste.
Ils ne vénéraient pas le Dieu Gris, mais prenaient Muel au mot lorsqu’il affirmait que même ce qui se passait à présent était une autre manifestation de la divinité.
Voilà comment Muel trompait les gens avec ses mensonges.
Était-ce mal ? Et qui allait le punir ? Les évêques des générations précédentes avaient-ils été différents ? Tous les papes du passé avaient-ils été irréprochables ?
Bien sûr que non, et pourtant, les gens les avaient suivis.
Même le prophète Overdier, qui s’était récemment fait un nom, avait servi dans sa jeunesse un pape réputé être l’homme à l’odeur la plus infecte du monde.
Bien sûr, l’homme qui se tenait devant Enkrid agissait pour son seul intérêt. Tout ce qu’il avait dit le prouvait.
« Sir Azratic et tous les Chevaliers sacrés présents ont déjà été surpassés. Ici, c’est moi le plus fort. »
Il était aussi arrogant. Il ne s’était même pas présenté. Son sourire semblait garantir sa victoire.
Il aimait parler. Il avait jacassé un bon moment, mais c’était enfin terminé.
Il abaissa sa hallebarde. Porter à une main tout le poids d’une arme aussi lourde suffisait à prouver qu’il n’était pas un poids plume.
La pointe de lance qui dépassait de la lame de hache pivota et se braqua sur la poitrine d’Enkrid. À elle seule, elle faisait peser un poids invisible sur ses épaules, mais Enkrid le repoussa sans peine.
La première Volonté qu’il avait apprise était le Refus. Ensuite, au fil de ses innombrables combats contre Rem, il avait naturellement assimilé certains aspects de la Sorcellerie de Rem.
La Volonté était une force informe et invisible. S’entraîner à lui donner une forme visible et à la trancher s’était révélé utile ici aussi.
La Volonté de son adversaire bougeait comme une chaîne qui cherchait à l’enserrer ; Enkrid la trancha d’une lame mentale.
Un bref échange silencieux, attaque et défense sans les mains ni les pieds, si l’on pouvait appeler cela ainsi.
Seuls ceux qui avaient éveillé leur Volonté et savaient la manier librement pouvaient percevoir ce genre de manœuvre.
En abaissant sa hallebarde, l’homme avait clairement signifié qu’il était le meilleur combattant de la salle. Et c’était vrai. Il avait vaincu Azratic, et tous les Chevaliers sacrés présents le reconnaissaient.
Aux yeux d’Enkrid, cet adversaire était d’une force inattendue.
Et c’était précisément pour cela qu’il s’en réjouissait.
« J’ai plutôt de la chance, en général. »
Enkrid répondit franchement. Il le pensait vraiment.
« Imbécile. »
Le Chevalier sacré retroussa les lèvres et ricana. Avant même que le mot eût fini de lui échapper, il fondit sur Enkrid. Pour un homme maniant une arme lourde, ses déplacements étaient remarquablement rapides, mais il ne pouvait pas prétendre à une attaque surprise.
Son mouvement était évident.
Enkrid brandit l’épée d’argent pur qu’Aetri lui avait offerte. La lame fendit l’air en diagonale.
Clang !
Le tranchant heurta la hampe de la hallebarde juste sous sa tête. Elle ne se brisa pas. Enkrid sentit plutôt le choc remonter dans sa main.
Une Arme gravée, sans aucun doute. Sa dureté était d’un autre ordre. Mais la Volonté qui l’imprégnait lui parut étrangement creuse.
Enkrid était intrigué par cet adversaire puissant, mais cela ne voulait pas dire qu’il devait se battre comme si sa vie en dépendait.
En repoussant la hallebarde, il scinda sa Volonté et insuffla de la force dans son coup. S’il pouvait déverser toute sa Volonté d’un seul coup, en une explosion, la répartir ainsi était encore plus simple. Il lui avait fallu de l’entraînement et une persévérance tenace pour y parvenir, mais à présent, il en était capable.
Il accéléra son épée d’argent pur. Puis ses pieds s’animèrent, et il mit en pratique ce qu’il avait appris. À mi-chemin, il entremêla à ses mouvements l’Épée de mercenaire du Style de Vallen.
« Une ruse minable ? »
Son adversaire était tombé dans le piège du Souffle feint, et une veine se mit à battre sur son front.
Enkrid avait haleté, feignant l’épuisement, et l’homme s’était aussitôt jeté sur lui pour saisir l’occasion.
Cela suffit à perturber légèrement le rythme de la puissance divine qui circulait dans le corps de son adversaire.
On ne pouvait pas vraiment dire que l’homme était aguerri. Sa maîtrise de la puissance divine était remarquable. Mais c’était tout.
Il n’égalait pas Rem, ni Ragna, et le comparer à Aoara aurait presque été insultant.
Même face au chevalier de la campagne d’Azpen, l’adversaire du jour semblait moins impressionnant.
À dire vrai, s’il avait rencontré cet homme avant l’affrontement du Feu ambulant, il n’aurait pas pu jurer qu’il l’emporterait facilement. Mais à présent, il ne le ressentait pas ainsi.
Il ne pensait pas non plus qu’il aurait perdu, même à l’époque.
« Pare ça ! »
L’adversaire lança sa botte secrète. Il abattit un coup puissant, arraché à une torsion complète du corps. On aurait dit une technique cachée qu’il avait gardée en réserve.
La plupart des Chevaliers sacrés préféraient les combats d’endurance aux frappes écrasantes. Cet homme faisait exception.
La lame de hache fixée à la hallebarde surgit derrière son dos, hors du champ de perception d’Enkrid, décrivit un large arc et s’abattit sur lui.
La sensation était celle d’un éclair qui tombait.
Et Enkrid avait déjà prévu la chute de cet éclair, venu de l’extérieur de son champ de perception, avant même que l’homme ne crie.
Le corps de l’homme lui avait déjà révélé qu’il mettait tout son poids dans un coup décisif.
Son pas, ses muscles qui se contractaient, la tension de sa prise, l’angle de son bras, la position de son arme : tout entrait dans le champ de sa perspicacité et lui permettait de lire l’avenir une fraction de seconde à l’avance.
Le Point de concentration s’activa. Sa pensée s’accéléra.
Dans cette parcelle de temps brisée, Enkrid sut exactement quoi faire.
La Volonté est une force informe. Elle n’a pas à se plier à la vitesse.
Il savait déjà comment déverser toute sa Volonté d’un seul coup ; il en était donc réellement capable.
Avant de le comprendre, cela lui avait semblé difficile. À présent, c’était aussi simple que de savoir qu’on peut vider une tasse d’un seul trait en la renversant complètement, au lieu de l’incliner lentement.
Zing.
L’épée forgée par Aetri chanta. La résonance remonta le long de sa main et parcourut tout son corps.
Ce n’était pas une Arme gravée, et pourtant la lame semblait avoir sa propre volonté.
Tranche, semblait-elle dire. Nous ne perdrons pas contre ça.
Pied gauche en avant. Fléchir le genou, puis le tendre. Pas d’esquive.
L’homme agissait par intérêt personnel plutôt que par conviction, mais Enkrid ne minimisait pas son talent pour autant. Ce qui était manifestement différent, cependant, c’était le poids insufflé dans leurs armes.
À première vue, la hallebarde était plusieurs fois plus lourde. Pourtant, la plus lourde des deux armes était l’épée d’argent pur qu’Enkrid faisait tournoyer.
Le mouvement paraissait léger et rapide, mais le poids qu’il renfermait était tout autre.
Bang ! Crac !
La lame qui remontait fendit la tête de hache de la hallebarde qui s’abattait. Guidé par son instinct, Enkrid s’avança et exécuta l’Épée fluide d’Aoara.
Un éclair argenté fendit la tête de hache et poursuivit sa course, tranchant le sommet du crâne de son adversaire.
Le pas en avant allongea le mouvement, et la portée dépassa celle du coup de hallebarde.
Le résultat : le crâne de l’homme s’ouvrit. Ses paupières tressaillirent. Le sang et la matière grise ruisselèrent sur son front et sa tempe.
Au-delà de sa tête fendue en diagonale, des choses qui auraient dû rester invisibles se révélèrent.
Rassemblant le peu de souffle qui lui restait, il parla.
« Qu’est-ce que c’est ? »
Sans même cligner des yeux, il contempla son propre état. Il mourait. L’instinct forgé par toute une vie d’entraînement chevaleresque le lui disait. Voilà pourquoi ces mots lui échappèrent.
« Je me suis entraîné toute ma vie. Est-ce si mal de vouloir quelque chose en retour ? »
À la fin, l’amertume l’envahit.
Vivre comme un moine ne rend pas forcément pur. Et devenir chevalier ne signifie pas que chacun nourrit un noble idéal.
Devenir chevalier dépendait au fond d’un mélange de talent, d’efforts et de chance.
Mais quand le cœur est léger, la Volonté l’est forcément aussi.
C’est ce que pensa Enkrid.
Ils étaient tous deux chevaliers, mais la différence de poids entre leurs Volontés sautait aux yeux.
Le corps bascula vers l’avant et s’effondra, aussi léger que l’avait été sa Volonté. Pour un combat contre un chevalier, cela avait été un peu trop facile. C’est ce que pensa Enkrid.
* * *
Rem pensait qu’Enkrid avait vraiment le chic pour trouver les adversaires qui lui convenaient. Il pensait aussi que tous ceux qui l’entouraient étaient complètement cinglés.
Qu’est-ce qu’il y avait de réjouissant à se battre avec un sourire pareil ?
« Espèce de cinglé à la hache, pourquoi tu souris ? »
Ses pensées s’étaient égarées un instant quand l’adversaire sous ses pieds prit la parole.
« Je souriais ? »
demanda Rem.
« Espèce de taré. »
Ce furent les derniers mots de l’homme. Il s’était accroché à la vie alors même que ses organes se répandaient hors de son corps.
Il avait même utilisé la lumière sacrée grise pour se soigner.
La puissance divine était par nature une force faite pour l’endurance. L’adversaire de Rem avait justement combattu de cette manière. Il avait apparemment hérité du nom de l’un des Apôtres de l’abondance.
Son surnom à lui aurait été « celui qui ne meurt pas, même si on le tue encore et encore ».
Il avait combattu en se couvrant de l’Armure de lumière sacrée, en épuisant son ennemi et en soignant à l’aide de lumière sacrée les petites blessures qui s’accumulaient entre-temps.
« Oh, merci pour le compliment. »
Rem ramassa sa hache. Invoquer la descente divine après si longtemps lui avait laissé le corps endolori.
Le Chevalier sacré, qui n’avait cessé d’endurer, ne résista pas à la hache de Rem lorsqu’elle s’abattit d’un seul coup.
En regardant autour de lui, il constata que l’issue générale de la bataille était déjà décidée, lui compris. Les combats contre les chevaliers s’étaient achevés sur une victoire écrasante.
Au milieu de tout cela, Rem avait aussi aperçu Audin en plein combat.
Espèce d’ordure.
Devenir un roc lumineux — c’était ainsi que Rem appelait la puissance divine — faisait indéniablement de lui un adversaire pénible.
Pas que Rem pensât pouvoir perdre.
Le soleil au-dessus d’eux commençait à décliner.
« Qu’est-ce que… »
Muel était trop stupéfait pour terminer sa phrase.
« Qu’est-ce qu’on fait ? »
lui demanda son lieutenant, qui était également son disciple.
La puissance divine de l’homme était médiocre, mais il avait toujours été comme la langue de Muel dans sa bouche. Il savait vite jauger une situation ; c’était pour cela que Muel le gardait auprès de lui. Mais cette fois, il était trop décontenancé pour prendre la température de Muel avant de parler.
Le regard de Muel se posa sur la femme qui se tenait devant la palissade.
Une sorcière vêtue d’une simple robe noire malgré le froid.
Il avait lui-même des compétences en magie, mais ce que cette femme avait fait, il n’aurait même pas osé tenter de le faire.
Voilà pourquoi Muel n’avait pas tenté à la légère de renforcer les sorts de ses prêtres subalternes.
La terreur déchaînée par l’homme à l’épée à deux mains avait figé toute l’unité sur place, tandis que les Chevaliers sacrés en qui il avait placé sa confiance tombaient les uns après les autres.
La réputation des Chevaliers fous s’était répandue sur tout le continent, mais leurs véritables capacités n’avaient jamais été entièrement révélées.
Autrement dit, on ne pouvait découvrir de quoi ils étaient capables qu’en les affrontant. Muel le comprenait à présent.
Pourquoi une force pareille rôdait-elle dans les parages ?
Il avait l’esprit en désordre. Il n’arrivait plus à penser clairement.
« Apôtre ! »
Son disciple l’interpella de nouveau. On lui avait dit de l’appeler pape, mais l’ancien titre lui avait échappé.
« Avancez tous. »
marmonna Muel.
« En avant ! En avant ! »
Sa voix s’éleva. Il décida d’y ajouter une incantation divine.
C’était un sort qu’il avait préparé par précaution.
Tous ceux qui avaient affronté l’État sacré disaient la même chose : l’aspect le plus terrifiant de son armée sainte était le fanatisme de soldats qui continuaient de charger même après avoir perdu bras et jambes.
C’était une armée de berserkers qui ne craignaient rien. Un sort de folie qui faisait voir des démons dans leurs ennemis aux croyants. Une fois lancé, il transformait de simples soldats en martyrs prêts à mourir pour leur dieu.
« Seigneur, j’invoque ta puissance. J’invoque ta puissance. »
Muel venait de commencer à psalmodier avec désespoir quand l’imprévu survint.
Deux groupes approchaient de directions différentes, avançant lentement vers eux. Ils venaient de loin, si bien que Jaxon, Sinar et les autres les avaient repérés depuis un moment déjà.
Enkrid, qui avait achevé son combat, les avait vus lui aussi. Quelques soldats les avaient également remarqués.
Muel et ceux qui se trouvaient au centre ne prirent conscience de la présence des deux armées qu’un peu plus tard.
Toutes deux étaient des forces de la taille d’une armée. Leurs bannières étaient visibles. L’une portait l’emblème de l’État sacré : une lance ailée, l’étendard brandi lorsque l’armée sainte partait en guerre pour anéantir l’ennemi.
L’Armée sainte grise portait une bannière fabriquée à la hâte, ornée d’une lance grise. À présent, l’original venait d’apparaître.
L’autre était un drapeau noir barré d’une diagonale.
Le guerrier sacré anonyme du monastère de Noah avait dit que même en cas de victoire, ils n’y gagneraient rien et risquaient d’être taxés de gens ensorcelés par des démons.
Enkrid avait répondu que cela lui était égal, mais il ne pouvait s’empêcher de rester sur ses gardes face à une armée susceptible de devenir leur ennemie à tout moment.
Muel vit lui aussi les deux groupes approcher. Il interrompit son incantation.
Au même moment, quelqu’un se précipita depuis chacun des deux groupes. L’homme venu de l’État sacré était un visage familier.
L’autre était connu du guerrier sacré anonyme.
« Pourquoi le commandant est-il ici ? »
murmura-t-il, surpris.
La bannière barrée appartenait au Corps sacerdotal d’extermination des cultes.
Autrement dit, ses membres étaient en quelque sorte les compagnons d’armes du guerrier sacré anonyme. Ils étaient peut-être venus punir quelqu’un qui avait trahi son devoir.
« Cessez le combat ! »
Celui qui s’élança hors des rangs du Corps sacerdotal d’extermination des cultes cria en courant, répétant son ordre encore et encore.
« Un peu tard ! »
« Commandant ! »
Le guerrier sacré anonyme alla à sa rencontre.
Dès qu’Enkrid posa les yeux sur lui, il sentit un poids sans commune mesure avec celui de l’adversaire qu’il venait d’affronter.
Un homme au front et aux joues couverts de cicatrices.
L’homme venu de l’État sacré avait lui aussi atteint le champ de bataille.
Qui était ce visage familier ? Le prophète Overdier.
D’un côté, un petit ordre de chevaliers ; en face, les deux armées. Les représentants de chaque groupe s’avancèrent et s’arrêtèrent.
Enkrid avait déjà déclaré qu’il se fichait qu’on le traite de démoniaque ou de quoi que ce soit d’autre. Si ces gens l’attaquaient ici, il leur ferait face. Telle avait été son intention depuis le début, et elle n’avait pas changé.
Tous se dévisagèrent.
Overdier prit le premier la parole.
« Bande d’idiots ! »
Sa voix débordait de fureur.
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