Chapitre 612
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 612 : Une lumière qui n’éblouit pas
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Ropord avait espéré que l’assassinat de quelques prêtres par Jaxon ferait hésiter l’ennemi, mais leur commandant avait rejeté la faute sur un Esprit maléfique.
Des réflexes aiguisés.
Ou peut-être avaient-ils prévu dès le départ qu’un incident de ce genre pourrait se produire.
Ropord évalua discrètement la situation, comparant les forces ennemies aux leurs et prenant en compte le terrain, les positions… tout. L’armée ennemie avançait justement à pas lents. Une fois ce facteur ajouté au calcul, une seule conclusion s’imposait.
Se battre à l’intérieur du monastère coûterait trop de vies. Des gens mourraient sans même pouvoir se défendre. Les moines à l’intérieur ne pouvaient pas être considérés comme des combattants.
Alors, que faire ?
Ropord saisit son épée, gagna l’avant du monastère, repoussa la palissade qui barrait le passage et trancha les broussailles.
À vrai dire, tout avait commencé plus tôt, quand Esther avait bloqué l’incantation divine. Fell l’avait aidée. Enkrid, en les voyant, leur avait dit d’avancer. Non pas qu’il eût mûrement réfléchi à la situation : comme tous trois étaient déjà prêts à partir, les mots lui étaient venus naturellement.
Il n’avait suivi aucun plan tactique mûrement préparé.
De toute façon, il n’y avait pas grand-chose à distinguer clairement de là où il se trouvait.
Quoi qu’il en soit, alors que Ropord avait presque dégagé le passage, Fell prit la parole derrière lui.
« Je sors le premier. »
« Petit, c’est moi qui ai ouvert ce passage. Pourquoi tu passerais devant ? »
« Si vous voulez vous battre, allez dehors et faites ça, mes petits frères. »
Teresa les domina de son ombre et mit fin à leur stupide dispute par une réponse sensée.
À cet instant, elle aperçut Audin qui arrivait et tourna les yeux vers son maître.
De loin, Audin hocha une fois la tête. Ils auraient tout le temps, plus tard, d’échanger des nouvelles et de se raconter ce qui s’était passé.
Pour l’heure, il fallait faire ce qui devait être fait.
« Nous ne nous battrons pas à l’intérieur. Nous allons fixer le champ de bataille ici, dehors. Comme ça, personne ne mourra. »
Ropord prononça ces mots en s’avançant.
En échange, tous trois devraient se battre en risquant à peu près la moitié de leur vie, mais ce n’était pas très inquiétant.
S’entraîner régulièrement contre Ragna ou Enkrid vous poussait de toute façon au bord de la mort.
Risquer la moitié de sa vie ? Ça valait le coup d’essayer.
Ropord le pensait sincèrement.
C’était pourquoi il faisait une chose qu’il n’aurait jamais imaginé faire à l’époque où il vivait à Nauril.
S’avancer lui-même au lieu de laisser les autres passer devant, exactement comme il le faisait en cet instant.
Enkrid lui avait même dit d’avancer ; d’une certaine manière, il en avait reçu la permission.
Il sortit donc et s’avança d’un pas nonchalant, traçant lentement une ligne au sol du bout de sa botte.
« Que ceux qui veulent mourir franchissent cette ligne. »
Depuis qu’il avait vu Enkrid faire la même chose, il avait envie d’essayer. Fell bondit aussitôt en avant et franchit la ligne.
« Je l’ai franchie. »
« Espèce de berger sans cervelle, je parlais à l’ennemi. »
« Oh, je sais. Mais avant même qu’ils approchent de cette ligne, je leur ferai goûter à ma lame. Alors… si vous avez ramassé un bout de métal sans avoir le moindre talent pour vous en servir, j’imagine que vous avez fait la paix avec l’idée d’y laisser votre peau ? »
La première partie s’adressait à Ropord, la seconde aux lignes ennemies. Fell prenait son temps. Si l’on ne considérait que le talent brut, rares étaient ceux qui valaient la peine d’être affrontés.
L’élan des soldats ennemis qui approchaient prit une tournure menaçante.
Afficher une lumière sacrée grise signifiait notamment qu’on avait conclu des marchés en privé et qu’on s’était profondément enfoncé dans la corruption du monde.
Pour des gens de cette trempe, l’autorité était peut-être la valeur suprême.
À voir deux hommes se moquer ouvertement de cette autorité, les soldats de l’Ordre des chevaliers sacrés sentirent la chaleur leur envahir le corps. Cette chaleur avait un nom : la rage.
« Nous vous arracherons la langue avant de vous tuer ! »
Le premier guerrier sacré chargea droit sur eux. Il avançait à pied, confiant dans ses jambes.
Boum.
Le sol trembla tandis que son corps fendait le champ de bataille en ligne droite.
Fell s’avança à sa rencontre et traça une autre ligne sur son corps.
Clang. Chlak.
Seul Fell entendit le bruit de près. Ceux qui observaient à quelques pas de là le perçurent non pas par les oreilles, mais par les yeux.
Le grand guerrier sacré, qui avait chargé, s’effondra, le flanc entaillé jusqu’à mi-corps, les entrailles traînant derrière lui.
« Ghh… »
Il poussa un cri étrange et tenta de retenir ses propres viscères. Ropord enchaîna aussitôt en lui fracassant le crâne du plat de sa lame.
Paf. Boum.
Le casque bascula sur le côté et la tête de l’homme heurta la terre. Le sang qui s’écoulait de son flanc imbiba le sol. Un liquide chaud et humide pénétra dans la terre froide et sèche.
« Ça en fait un », dit Fell.
« C’est moi qui l’ai achevé. »
Ropord eut un bref ricanement et vint se placer aux côtés de Fell.
L’élan changea parmi une partie de la horde de guerriers sacrés qui chargeait.
Ce n’étaient pas des soldats qui avaient percé les lignes alliées sur un coup de tête. Se laisser emporter par l’instant et charger tête baissée ne ferait qu’augmenter leurs pertes.
Dans chaque groupe de dix guerriers sacrés, un chef commandait les autres. On les appelait les guerriers sacrés supérieurs.
« Formez les rangs. »
Les groupes dotés d’une longue tradition affinaient toujours leurs tactiques collectives.
Celui-ci ne faisait pas exception.
Vingt guerriers sacrés de l’Abondance se séparèrent en deux colonnes.
Six guerriers sacrés du Dieu des Balances, confiants en leurs talents individuels, se détachèrent du groupe et se dirigèrent vers Teresa, qui s’était écartée.
« Une Demi-Géante, hein ? Ça devrait faire un combat convenable. La peau dure, c’est satisfaisant à trancher. »
Un guerrier sacré prononça ces mots en faisant courir sa langue sur sa lame souple et ondulante.
Comme si Teresa n’avait rien appris d’Enkrid pendant tout ce temps. Bien sûr que si.
« Ta langue va rouiller. »
Cette pique acérée, née de l’influence d’Enkrid, fit vaciller le calme du guerrier sacré.
La remarque le prit au dépourvu. Son sourire se tordit.
« Salope. »
Des paroles indignes d’un homme de foi, mais Teresa garda l’esprit calme.
Ce n’était pas pour autant qu’elle allait prendre le temps de célébrer sa sérénité intérieure.
Teresa inclina son bouclier et ajusta sa prise, le penchant vers la gauche. Elle avait vu les six guerriers sacrés se répartir devant et derrière elle pour tenter de l’encercler.
Aucun des six ne songeait à perdre. Ils adoptèrent une formation méthodique et dégainèrent leurs armes.
En les observant, Teresa prit un instant pour repenser à son entraînement. Un seul instant, mais son estomac se retourna.
Les exercices et le conditionnement d’un fou suffisaient à donner le vertige et la nausée même à une Demi-Géante.
Qu’avait-elle donc fini par saisir, au terme de ces souffrances atroces ?
Teresa planta le pied gauche vers l’extérieur, mit son poids sur le droit et abaissa légèrement sa posture. Ainsi placée, elle pouvait abattre son bouclier en diagonale dès qu’on l’attaquerait.
« Hmph ! »
Un guerrier sacré se jeta sur elle sans prévenir et abattit son fléau d’armes.
Le coup venait d’en haut et visait son poignet, derrière le bouclier. Teresa releva légèrement celui-ci et intercepta le fléau avec son bord.
Clang.
Le métal frappa le métal. Une détonation retentit et se propagea. Cette attaque ne tenait aucun compte de la défense.
Teresa riposta aussitôt d’un coup d’épée de la main droite. Un mouvement vertical, porté par une force monstrueuse.
Les deux guerriers sacrés qui flanquaient l’assaillant se ruèrent pour l’arrêter.
Tous deux tenaient de grosses barres de fer, qu’ils croisèrent pour bloquer la lame de Teresa.
Clang.
Le deuxième choc. Assez fort pour faire bourdonner les oreilles un instant.
« Vous regretterez de vous être avancée », lança l’un d’eux, les sourcils froncés.
Leur méthode était simple : l’attaquant frappait hardiment pendant que les deux autres paraient.
Trois n’en faisaient plus qu’un. Ils étaient six au total, ce qui signifiait que deux coups d’une force semblable pouvaient venir simultanément de chaque côté.
Teresa bloquait un côté avec son bouclier et parait l’autre, ou ripostait, avec le plat de son épée.
De l’extérieur, on aurait cru qu’elle reculait. Ses assaillants échangeaient leurs positions tout en combattant, contrairement à elle.
Mais Teresa elle-même n’y voyait aucune crise.
C’était plus facile à gérer que Ropord et Fell qui unissaient leurs attaques contre elle.
Ne pas trouver d’ouverture chez ses adversaires n’était pas un problème non plus.
« Si vous poussez et tirez sur une porte sans parvenir à l’ouvrir, demandez-vous si vous manquez de force. »
Des paroles tirées de la Guerre sacrée. Plus précisément, elles figuraient dans les écritures du dieu de la guerre.
Teresa aimait beaucoup cette phrase.
Quand Enkrid lui avait montré le coup qui concentrait la Volonté en une seule frappe, Teresa maîtrisait déjà quelque chose de semblable.
Canaliser la Volonté dans la force naturelle d’une Géante. Ouvrir une porte récalcitrante.
Clang.
Elle bloqua du bouclier. Un coup brutal vint de la droite ; elle le dévia avec le pommeau de son épée. Dans le bref intervalle ainsi gagné, sa lame décrivit le même arc qu’auparavant.
La lame qui s’abattait verticalement s’écrasa contre les barres de fer croisées.
Bam.
Cette fois, un son différent éclata.
Crac.
Puis retentit le bruit de quelque chose qui se brisait.
« Espèce d’ignorante… »
Même si deux hommes répartissaient la force, que se passait-il quand le coup frappait plus fort qu’ils ne pouvaient le supporter ?
Et Teresa ne s’était pas contentée de frapper de toutes ses forces. Si elle l’avait fait, Audin, qui l’avait entraînée, aurait poussé un gémissement de désespoir.
Autrement dit, non seulement sa façon de libérer cette puissance avait changé, mais la technique qu’elle y mettait aussi.
Au moment de l’impact, elle fit pivoter sa lame et concentra davantage la force sur celui de gauche.
Un coup que tous deux auraient eu du mal à encaisser fut entièrement dévié sur un seul d’entre eux.
Une variante de la spécialité des chevaliers sacrés : la Pénétration.
Quand la force fut inclinée d’un côté, le bruit changea et le poignet de celui qui tenait la barre se brisa.
« Faites soigner ça », dit l’un des guerriers encore debout. Mais rester là sans rien faire n’était pas une erreur de tactique : c’était une erreur de jugement.
L’épée et le bouclier de Teresa se mirent à suivre un autre rythme.
Plus rapide. Plus violent.
Elle se servait aussi de son bouclier pour attaquer, le tenant parfois seulement par la poignée fixée sur le bord et s’en servant comme d’une lame avec un de ses angles.
Quand l’angle du bouclier racla une cuirasse dans un long bruit déchirant, un guerrier sacré cria :
« Elle est folle ! »
Teresa s’illumina.
« Vous connaissez le nom de notre ordre de chevalerie ? »
En prouvant qu’elle ne se laisserait pas damer le pion, elle afficha clairement son allégeance.
« Cinglée ! »
Un autre guerrier sacré s’écria tandis qu’elle enfonçait son épée. Ce n’était pas une simple estocade, mais un coup chargé de poids.
On ne s’en tirait pas avec quelques côtes cassées en le parant à la va-vite.
L’épée qu’elle avait lancée en avant après ses paroles atteignit la cuisse d’un guerrier sacré ennemi.
Boum. Craac.
L’os se brisa en éclats. Le guerrier sacré poussa un hurlement effroyable.
« Aaaah ! »
Un cri déchirant, noyé de douleur. Un fragment de l’os brisé traversa la peau de la cuisse.
C’était le résultat d’un coup volontairement poussé vers l’intérieur pour y concentrer l’impact.
« Tenez bon ! Le Dieu des Balances veille sur nous ! »
Pris de panique, ils firent tous appel à leur lumière sacrée. Sous la lumière du soleil, leurs armures étaient grises. Leur éclat n’éblouissait pas le moins du monde.
Cette pensée traversa l’esprit de Teresa tandis qu’elle continuait de frapper. Pendant qu’elle acculait les six guerriers sacrés et les abattait un à un, Ropord et Fell affrontaient l’ennemi sur leur propre front.
« Pourquoi tu me tournes le dos ? »
« Va jouer avec les moutons. Arrête de traîner là. »
Tous deux continuaient à s’envoyer des piques, mais ils ne laissaient pas vraiment leur dos exposé.
Tous les guerriers sacrés n’avaient pas le niveau d’un chevalier junior. Les chevaliers juniors n’étaient pas précisément monnaie courante dans le monde.
Il n’en restait pas moins qu’un sur dix sortait clairement du lot.
Chaque groupe de dix attaquait une fois, se défendait, reculait, puis laissait la place à un camarade.
Impossible d’en isoler un seul.
De plus, les dix n’avaient ni le même niveau ni les mêmes habitudes.
Et comme ils avaient largement le temps de reprendre leur souffle, ils mettaient toute leur force dans chaque attaque. Dans ces conditions, il n’était pas facile de briser leurs assauts d’un seul coup pour renverser la situation.
Lorsqu’un petit nombre de combattants puissants affrontait une multitude d’adversaires plus faibles, les premiers s’épuisaient généralement. Le combat suivait la même voie.
Deux guerriers sacrés avaient atteint le niveau de chevalier junior, et tous deux faisaient preuve d’une patience remarquable.
Ils ne prenaient pas eux-mêmes l’initiative et coordonnaient leurs actions avec leurs camarades.
C’était précisément ce qui les rendait plus difficiles à affronter. En plus de cela, les guerriers sacrés n’économisaient pas leurs paroles.
« Bande d’idiots. »
« Vous savez où vous êtes ? »
« Deux abrutis. »
« Je vais d’abord trancher la langue de celui qui l’a la plus longue. »
« Qui vous a dit de ne pas franchir cette ligne ? Bande d’imbéciles. »
« Allez appeler votre mère. »
Ils avaient tous la langue bien pendue. On se demandait où ils avaient appris tout ça.
Être plongé dans les affaires du monde, c’était en être proche.
Les guerriers sacrés sous les ordres de Muel, en particulier, traitaient régulièrement avec des marchands et des bandits. À force, ils avaient naturellement affûté leur langue.
Et celui qui portait une barbe de bouc et avait l’air si fourbe que son visage semblait de travers même quand il ne bougeait pas — le genre d’homme qu’on ne pouvait que traiter de salaud, quel que soit son titre de guerrier sacré — rendait même cette insulte mal prononcée difficile à laisser passer.
Les vingt ne participaient pas tous aux échanges, mais plus de dix les attaquaient verbalement. Deux hommes avaient bien du mal à gagner une bataille de mots contre autant de monde.
Au bout du compte, Ropord et Fell se faisaient tour à tour malmener par les insultes et les coups d’épée.
Fff.
Puis la pointe d’une lance effleura la joue de Fell. Le sang jaillit. Fell recula et fit voler un caillou d’un coup de botte.
Il poursuivait le calcul commencé plus tôt et cherchait à créer une ouverture.
Le caillou fusa, mais un soldat qui avançait derrière leva son bouclier pour le bloquer.
Paf.
Le caillou s’était brisé sous la violence du coup, ses fragments éparpillés, mais c’était tout.
Aucune ouverture ne se présenta.
De l’autre côté, Ropord s’affairait à parer du plat de sa lame les pointes de lance et l’étoile du matin qui fusaient de gauche et de droite, esquivant au passage.
Que se passerait-il s’ils continuaient à se battre ainsi ? Inutile de donner la réponse à Fell.
Et s’il la connaissait, Ropord la connaissait encore mieux. C’était après tout sa spécialité.
« Hé », appela Fell.
« Quoi ? » répondit Ropord sans cesser de jouer des pieds. Fell se cala sur son rythme et demanda :
« Tu vois l’ouverture ? »
Ils s’entendaient mal. Vraiment mal.
Mais comme ils avaient passé tant de temps à se surveiller de près au combat, leur coordination au sein de l’ordre de chevalerie surpassait celle de tous les autres.
En règle générale, une fois le niveau de chevalier junior atteint, il devenait plus efficace de se battre seul. Dès que sa force au combat atteignait celle d’une arme de guerre, on tendait naturellement à privilégier les combats en solitaire. Pour ces deux-là, toutefois, c’était une autre histoire.
Fell connaissait bien la spécialité de Ropord.
Et Ropord connaissait tout aussi bien celle de Fell.
Ropord n’avait pas la puissance explosive de Fell.
Il pratiquait une escrime qui montait progressivement en puissance, à l’opposé de celle qui concentrait toute sa force dans chaque frappe.
Bien sûr, conscient de sa faiblesse, il avait commencé à mêler l’Épée lourde et féroce à son Style de l’Épée correcte orthodoxe.
C’était un aspect qu’il apprenait auprès de Ragna.
Ragna n’était pas un grand maître, mais il n’était pas du genre à esquiver les combats d’entraînement. Ropord avait donc vraiment progressé grâce à lui.
Fell, en revanche, misait surtout sur des frappes d’épée explosives. Les combats d’usure et les affrontements calculés n’étaient pas son fort.
Il avait des réflexes plus proches de l’instinct animal.
C’était pourquoi son Jeu des nombres était moins développé que celui de Ropord.
En général, Ropord aurait préféré ne pas faire équipe avec Fell.
« Hé ! Ta mère a couché avec une Goule ? »
Mais en voyant le visage à barbe de bouc ricaner en disant cela — celui d’un homme qui méritait pleinement d’être traité de salaud, quel que soit son titre de guerrier sacré —, Ropord se dit qu’une trêve provisoire avec Fell ne serait pas si mal.
« Regardez-moi celui-là. Il a l’étoffe d’un commandant de langue, pas vrai ? »
« Ouais. Je te laisserai lui couper la langue. »
Fell céda. Les belles paroles du guerrier sacré les avaient unis.
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