Chapitre 606
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 606 : En marche vers la guerre
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Que faire lorsqu’une situation suit son cours sans tenir compte de vos intentions, et que le spectacle vous est tout sauf agréable ?
« Ça sent mauvais. »
Kraiss n’était pas satisfait de la tournure que prenaient les choses, si éloignée de ses propres calculs. Cela l’empêchait de dormir la nuit.
L’insomnie, après une très longue absence.
Depuis qu’il avait compris qu’un événement avait éclaté dans l’État saint juste après le retour d’Enkrid, jusqu’au moment où il avait vu l’armée sainte du Dieu Gris se rassembler, il avait suivi chaque évolution. Il en avait tiré cette conclusion :
Les Cultistes étaient bien plus profondément implantés sur le continent qu’il ne l’avait cru.
Même si le Culte n’avait pas orchestré toute cette affaire, il était presque certain qu’il y avait trempé les mains.
« Est-ce qu’on peut éliminer tous les Cultistes ? »
Comment ? Aucune méthode ne lui venait à l’esprit. Seuls les pires scénarios défilaient dans sa tête.
Et si un Cultiste capable de dissiper les malédictions d’un simple contact se présentait ?
Kraiss ignorait qu’une personne exactement comme celle-là était déjà venue, et avait échoué.
« À leur place, je m’en prendrais d’abord au chef. »
Quoi qu’on en dise, la Garde-frontière reposait sur une seule personne. Sans Enkrid, personne ne pourrait combler ce vide. L’unité que les gens traitaient de folle, qu’ils surnommaient l’esprit de la folie, se disperserait en premier.
« Comment retenir Rem, Ragna, Jaxon et Audin ? »
Qui pouvait bien les maintenir tous ensemble ?
Et il ne comptait même pas Esther, Sinar, Fell, Ropord et Teresa.
Kraiss avait déjà du mal à en gérer un seul. Pourtant, Enkrid portait leurs espoirs à tous sur ses épaules, les rassemblait autour de lui et gardait son calme. Sous une telle pression, Kraiss aurait perdu la tête, mais Enkrid continuait de manier son épée comme toujours.
« J’ai déjà parlé à Aetri. Vas-y donc. »
« Tu ne vas pas me gronder pour avoir cassé mon équipement, cette fois ? »
« Est-ce que tu m’écouterais, si je le faisais ? Et voici un maillot de corps tissé en véritable argent. Esther dit qu’elle y a insufflé un sort de protection, alors prends-le. »
Il lui tendait un maillot de corps fin, presque transparent. Enkrid dévisagea Kraiss un instant, puis lui demanda : « Tu es malade ? »
« Quoi, je fais un geste gentil et tu te plains ? »
« Va dormir. »
Après cela, Kraiss ne parla guère de ce qui lui pesait et passa plusieurs autres nuits blanches.
Puis Enkrid évoqua la marche.
Et, d’une manière ou d’une autre, sans que Kraiss fasse quoi que ce soit de particulier, les nuits blanches prirent fin. Ce n’était sans doute pas ce qu’Enkrid avait voulu, mais le voir agir lui apporta une sorte de réponse.
« Que faire lorsqu’une situation suit son cours sans tenir compte de tes intentions ? »
Que faire ? On agit, tout simplement.
On avance comme on le souhaite. Est-ce que tout se passe toujours comme prévu ? Non. Alors on commence à changer ce qui nous entoure, un pas après l’autre.
Si l’on ne change pas, rien autour de soi ne change ; et si rien ne change, tout reste exactement pareil.
Alors, un pas après l’autre.
C’était ainsi qu’Enkrid avait vécu, d’après ce que Kraiss avait pu observer.
Mais si l’on ajoutait à cela une dose de réalité à la Kraiss…
« Est-ce que le monde change juste parce que tu le veux ? »
Non, bien sûr que non.
Alors, que faut-il pour poursuivre son rêve, suivre son propre vent ?
La force.
Pas seulement l’habileté à manier une lame ni la force brute. Dans un monde où une conviction inébranlable née de la Volonté pouvait elle-même devenir une force, le mot avait un sens bien plus vaste.
Mais, pour l’heure, ce dont ils avaient besoin, c’étaient de poings et d’épées.
Est-ce que tout ce qu’Enkrid avait fait jusque-là, toutes ces journées passées à s’entraîner et à s’endurcir, n’avait servi qu’à cela ?
Il n’en était pas sûr. Mais Kraiss ressentit quelque chose qu’il n’avait jamais éprouvé de toute sa vie.
« On y va. »
Enkrid prononça ces mots, et ceux qu’on pouvait qualifier d’ordre de chevalerie enfourchèrent leurs chevaux et partirent. Étrangement, aucune pensée sombre ne traversa l’esprit de Kraiss en les regardant s’éloigner.
Ce qui signifiait qu’il ne ressentait pas non plus le besoin de leur envoyer une bénédiction.
« Tu sais ce qu’il m’a répondu, hier soir, quand je l’ai remercié d’avoir sauvé Cross Guard ? »
C’était Abnair, qui venait de le rejoindre, le même Abnair qui avait demandé à Kraiss de le tutoyer.
« Qu’est-ce qu’il a dit ? »
Kraiss trouvait plus naturel de s’exprimer avec politesse, et s’y tenait. Abnair le respectait.
« Il a dit qu’il était juste allé donner quelques coups d’épée. »
Abnair observa un moment le groupe qui s’éloignait, puis ajouta : « C’est vrai. Peut-être qu’il n’a fait que donner quelques coups d’épée. Mais pour quelqu’un, ce coup-là changera toute sa vie. Et pour un autre, ce sera l’instant où il comprendra que son choix a été le pire de son existence. »
« Ah. »
Kraiss laissa échapper un bref son. Le sens de ces paroles le frappa de plein fouet.
En observant Enkrid, il venait tout juste de comprendre comment faire face à un problème. Si l’on a besoin de force, on tire son épée pour défendre ce en quoi l’on croit, quitte à recourir à la violence. Voilà le chevalier qu’était Enkrid. Cette pensée le traversa.
« Il faut connaître la faim pour connaître l’abondance. Il faut connaître l’attente pour connaître la joie. Le fruit déchu mûrit d’abord sur la branche. »
Abnair croyait depuis longtemps au Dieu de l’Abondance.
« On dirait que certains vont enfin découvrir ce que signifie avoir faim », dit Kraiss. Il parlait de ceux qui fondaient leur nouveau culte autour d’un dieu gris, ou de je ne sais quoi.
Bien sûr, ils n’auraient jamais l’occasion de l’entendre.
* * *
Aller vite n’empêchait pas de remarquer le monde alentour.
Le ciel, le vent, les fleurs qui s’épanouissaient en hiver : tout passait sous ses yeux.
Moins d’un jour après leur départ, du grésil mêlé à un vent glacial se mit à tomber.
De la neige tombait d’un ciel bleu limpide, sans le moindre nuage. Quel spectacle.
La température avait chuté, mais le grésil était magnifique. On aurait dit qu’on avait généreusement éclaboussé de peinture blanche une toile bleue.
Crac.
Et, aussi beau que fût le paysage, l’un d’eux bouillait intérieurement de ressentiment.
« Pourquoi ces salauds ne peuvent pas nous attaquer quand il fait chaud ? »
C’était Rem. Il se plaignait du froid. Ragna aimait le temps froid, alors il laissa passer. Lui-même détestait davantage la chaleur. Au cœur de l’été, il n’avait plus envie de bouger.
« Le froid, c’est mieux. Tu bouges, tu te réchauffes. C’est tout. »
Ragna répondit à ses marmonnements, et les sourcils de Rem se tordirent. Pas un simple tressautement : toute une vague leur parcourut le visage, de haut en bas.
Il fallait être vraiment irrité pour réussir ce tour-là.
La première fois qu’on l’avait vu faire, c’était si étrange qu’on lui avait demandé s’il avait déjà travaillé dans un cirque.
« C’est la chaleur qui est mieux, espèce de connard. La sueur ruisselle, et il suffit de boire un peu d’eau puis de plonger dans un lac frais. Et voilà. »
« J’avais oublié un instant que je parlais à un animal. »
« Hé, va devant, loin devant. J’en ai marre de te voir. Si je t’envoie en éclaireur, j’ai l’impression que je ne te reverrai plus jamais. »
Un échange bien connu. Chaque été ou chaque hiver, les deux hommes se disputaient toujours sur le même sujet.
Cela dégénérait rarement en véritable combat à l’épée.
En été, Ragna n’avait pas le courage de dégainer, et en hiver, c’était Rem qui n’en avait pas envie.
« Allons nous battre contre ces types gris ou noirs, peu importe. Arrêtez de gaspiller votre énergie ici », intervint Enkrid au bon moment. Bientôt, le ressentiment des deux hommes se tourna contre l’ennemi.
« Voyons ce que vous valez, bande de fanatiques. »
« Je suis tout à fait prêt à brandir mon épée pour une bande d’imbéciles fanatiques incapables de trouver leur chemin. »
Jaxon ne dit rien et chevaucha à leurs côtés. Teresa fredonna doucement pendant les portions de route les plus calmes.
Enkrid chevauchait tout en repassant dans son esprit tout ce qu’il avait appris, réfléchissant à sa manière de manier l’épée et à ce qu’il voulait changer. Ces derniers jours, il avait encore appris quelques petites choses auprès de l’unité.
« Il fait froid, mais maintenant ça va. Je peux me débrouiller seule. »
Sinar avait changé de méthode, ou plus précisément, de sujet de plaisanterie. Elle s’était mise à répéter qu’elle allait très bien toute seule, qu’elle n’avait besoin de personne pour la prendre dans ses bras et qu’elle se débrouillait parfaitement sans aide.
Enkrid se demandait pourquoi elle répétait cela, alors il lui posa la question.
« Ça t’amuse ? »
« Quoi donc ? »
« Tes plaisanteries. »
« Énormément. Beaucoup. Profondément. »
Elle marqua une pause, puis ouvrit ses yeux verts et limpides — trop éclatants pour que le mot « beaux » leur rende justice — et le regarda droit dans les yeux.
« Ça m’amuse. »
D’accord. Elle le pense vraiment.
Enkrid hocha la tête sans se départir de son calme. Ils chevauchèrent à vive allure vers le monastère de Noah, traversant plusieurs villes en chemin.
Aux relais, les autres changeaient de monture, mais Enkrid n’avait pas besoin de le faire : Œil Unique le portait.
« Tu n’as mal nulle part ? »
Il avait senti les muscles du dos d’Œil Unique se renforcer nettement et lui posa la question. Œil Unique secoua la tête de droite à gauche, comme pour lui demander quel genre de question c’était.
Hiii.
On aurait dit qu’il répondait : « Arrête de poser des questions idiotes. »
À mesure que les heures passaient, et qu’ils ne s’arrêtaient que pour manger et dormir, Enkrid repensa à sa conversation avec Aetri.
« Elle est cassée ? »
Il était revenu d’un combat avec l’épée en acier le plus dur brisée en deux. Aetri avait gardé un ton calme, alors que cette épée avait dû lui demander énormément de soin.
« Est-ce que je dois m’excuser ? »
demanda Enkrid, et Aetri secoua la tête.
« Pas du tout. »
Puis, comme s’il avait attendu cet instant précis, il sortit une nouvelle épée.
« Elle te paraîtra légère. J’y ai mêlé du véritable argent. »
Avant, Enkrid avait eu une lourde lame en acier le plus dur. À présent, c’était une épée rapide contenant du véritable argent.
« Une belle veine d’argent a été découverte dans les mines près de Lewes. Un matériau exceptionnel. »
Enkrid acquiesça et prit l’arme. Il la brandit plusieurs fois : elle était légère, cela ne faisait aucun doute. La lame était plus épaisse que Spark, mais moins lourde.
L’épée longue en acier le plus dur semblait absorber la lumière et l’engloutir. Celle-ci l’accueillait avec douceur, la laissant reposer le long du fil.
C’était sans doute pour cela que la lame paraissait parfois presque dorée.
Non, chaque fois que la lumière du ciel changeait, la couleur qu’elle reflétait changeait aussi.
Légère, solide, une belle épée.
Plus que tout, elle dégageait quelque chose qui lui disait que le savoir-faire d’Aetri avait mûri.
« Elle tient mieux en main. »
Mieux que l’épée en acier le plus dur. On aurait dit que l’épée lui disait : tu es mon maître. Les épées ne parlent pas, évidemment.
« Hmm ? Tu veux te dégourdir ? Attends un peu. Bientôt. »
Il n’avait donc pas besoin de lui parler comme Rem parlait à sa hache.
Pendant le trajet, Enkrid remarqua aussi les regards brûlants de Fell et de Ropord. Tous deux avaient manifestement quelque chose à lui dire.
Mais aucun ne prit la parole, et Enkrid ne posa pas de question. À leur regard, il comprit qu’ils devaient d’abord mettre de l’ordre dans leurs pensées.
Parce qu’il était parti du plus bas et avait gravi les échelons un pas après l’autre, Enkrid avait développé un regard plus perçant que la plupart des gens. Il voyait assez bien le poids que portaient les deux hommes.
Le visage de Teresa était plus serein qu’il ne l’avait jamais vu.
« On dit que le pouvoir divin est le domaine exclusif des fidèles, mais cette force doit elle aussi obéir à certains principes. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’il existe une lumière sacrée grise », déclara-t-elle à un moment, bien qu’elle fût surtout silencieuse.
Esther les accompagnait sous sa forme de panthère ; son silence allait donc de soi.
De tout le groupe, Teresa semblait la plus tranquille. Et qui aurait cru que le Demi-Géant le serait aussi ?
Tandis qu’ils poursuivaient leur route, ils finirent par repérer le lieu où l’ennemi s’était rassemblé.
« Une partie de leurs forces se trouve devant nous, mais elle n’est pas encore en formation. »
« Quel camp ? »
Overdier était censé venir avec une armée, lui aussi. Il pouvait s’agir de ses hommes.
Enkrid et les autres avaient chevauché si vite qu’ils n’avaient pas eu le temps de recueillir des nouvelles en chemin. Ils ne savaient pas comment la situation avait évolué.
Même Jaxon n’avait pas eu l’occasion de se renseigner.
Ils s’étaient contentés de foncer droit devant eux.
« L’ennemi. Lumière sacrée grise confirmée. Des guerriers sacrés mènent une partie des troupes. On installe du matériel de siège devant le monastère. »
Jaxon était parti loin devant en éclaireur, puis il était revenu. Il avait non seulement repéré les troupes en train de se rassembler, mais aussi observé tout ce qui s’étendait au loin.
« On dirait que Noah a tenu bon. »
S’ils étaient encore en train d’installer le matériel de siège, aucun combat sérieux n’avait dû avoir lieu.
Et Noah avait tenu bon. Il avait transformé le monastère en forteresse et s’était retranché à l’intérieur. Il avait même gagné du temps en faisant savoir qu’il était prêt à négocier, mais ce n’était pas la seule raison pour laquelle il avait résisté jusque-là.
Muel, qui se prétendait pape du Dieu Gris, savait que c’était la meilleure occasion qu’il aurait jamais de rassembler des forces, et qu’elle ne se représenterait pas. Pour l’heure, rallier les fidèles du Dieu Gris comptait plus que combattre. Il avait pris l’attaque du monastère comme prétexte pour attirer ceux qui partageaient ses idées. Consolider ses forces importait davantage que d’obtenir des résultats immédiatement.
Si les combats ouverts commençaient tout de suite, certains indécis pourraient prendre la fuite.
Bien sûr, le monastère n’était qu’une bougie dans le vent. Une fois ses préparatifs achevés, il l’écraserait par la force et prouverait qu’il avait raison. Ce serait le Sacrifice qui témoignerait de sa conviction.
De plus, il comptait attendre que l’État saint envoie son armée, puis livrer aussi cette bataille.
C’était en partie pour cette raison que ses mouvements avaient été lents. Mais Enkrid n’avait aucun moyen de le savoir.
À ses yeux, l’ennemi se trouvait simplement là, et Noah semblait avoir réussi à tenir bon.
Ils avaient repéré l’ennemi, et leurs effectifs étaient bien inférieurs aux siens. D’ordinaire, il aurait fallu se regrouper avant de passer à l’attaque. Mais ces gens-là n’agissaient pas comme tout le monde.
« On les attaque. »
Enkrid le dit et chargea. Œil Unique bondit du sol comme pour lui répondre. Malgré tout le chemin parcouru, il ne montrait aucun signe de fatigue.
À un moment, le bruit des sabots d’Œil Unique s’évanouit, et Enkrid sentit son corps s’élever, comme si le sol s’était dérobé sous lui. Leur accélération les avait propulsés presque à la vitesse maximale d’un chevalier en mouvement.
Il fondit sur le flanc ennemi. L’un des soldats réagit.
C’était un homme dont la cuirasse était entièrement peinte en gris.
L’homme ouvrit la bouche. Il était lui aussi à cheval. Surpris, il referma les lèvres et fit tournoyer un fléau. Au même instant, Œil Unique ajusta son allure avec un timing parfait.
Enkrid tira sa nouvelle épée et frappa. La lame en véritable argent capta le soleil et répandit une lumière dorée.
Le fléau fusa, porté par la force centrifuge, en direction de l’avant-bras d’Enkrid.
Pas la tête, ni le corps : l’avant-bras. Cela suffisait à révéler l’expérience de l’ennemi.
Enkrid ne bougea que le poignet. La lame jaillit, changea de trajectoire en un instant et trancha le poignet de l’ennemi.
Pschitt.
Le sang gicla, et le poignet heurta le sol.
« Aaaah ! »
Un cri retentit. Enkrid secoua une fois sa lame dans les airs et fit pivoter son cheval. Œil Unique fit demi-tour avec aisance.
« Pas mal. En fait, mieux ? »
L’épée en acier le plus dur était lourde. Celle-ci lui semblait presque trop légère. Mais cette légèreté rendait chacun de ses mouvements net et précis. Une lame parfaitement adaptée à une escrime rapide et agile, en somme.
Quoi qu’il en soit, il en était très satisfait. L’épée d’Aetri venait d’envoyer un poignet rouler sur le sol.
« Je… »
L’homme amputé du poignet ne put achever sa phrase.
Paf.
La hachette lancée par Rem s’enfonça dans le crâne de l’homme, et son corps bascula hors de la selle avant de s’effondrer.
« Mais qu’est-ce que… »
« Hein ? Hein ? »
« Qu’est-ce qu’il y a ? Quoi ? »
« C’est… bon sang, l’ennemi ! »
Boum, boum.
Le corps rebondit sur le sol et roula jusque dans les rangs ennemis. Tandis que les soldats stupéfaits parvenaient chacun à articuler un mot, les fous avaient déjà foncé au cœur de l’armée.
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