Chapitre 599
NOUS AVONS ESSAYÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Correcteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 599 : Jusqu’où le protéger ?
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« Quand on fait quelque chose de mal, on peut y prendre plaisir sur le moment, mais après, on n’arrive pas à dormir tranquille. Et si on continue, le malaise ne nous quitte plus. Pourquoi s’infliger ça ? Mieux vaut s’en abstenir. »
C’étaient les paroles d’un ami qui avait l’air idiot, mais ne l’était pas, l’un des cinq hommes qui avaient gardé le souterrain.
« Et si on s’y habituait, et que le malaise finissait par disparaître ? »
Enkrid lui opposa cette objection.
« Je ne veux pas m’y habituer. »
Son ami répondit sans la moindre hésitation. On ne voyait chez lui aucune trace de réflexion.
« Je vois. »
Il était venu le matin, alors qu’Enkrid s’entraînait, trempé de sueur. Enkrid s’était demandé pourquoi, et il s’avéra que son ami voulait simplement le remercier. Rien de plus. Ils échangèrent encore quelques mots, et la conversation dériva vers ce sujet.
Plus tard, Helma vint lui apporter de l’eau et lui demanda s’il avait besoin de quelque chose. Son oncle lançait sans cesse des coups d’œil furtifs à Enkrid, mais ne le repoussait jamais.
Il regardait toujours Enkrid avec un respect et une admiration profonds. Comme le seigneur Lui.
Beaucoup de gens regardaient Enkrid de cette façon. Mais cela signifiait-il qu’il ne restait dans la ville que des regards admiratifs ? Non.
« Il y a une rumeur qui court : si quelqu’un fait quelque chose de mal, tu viendras le chercher et tu le tueras jusqu’au dernier. Alors certains disent qu’ils devraient frapper les premiers, avant que tu ne les trouves. »
Voilà ce que dit Helma. Ces gens le considéraient comme une menace. Ils tenaient ce genre de propos entre eux, mais aucun n’avait bien sûr tenté quoi que ce soit.
Le châtelain levait des troupes et menait une répression dans la ville, le feu dans les yeux.
Et même sans cela, Enkrid ne se laisserait pas surprendre.
Comme les paroles d’Helma le montraient clairement, des gens mal intentionnés ou animés de mauvaises pensées se trouvaient encore dans la ville.
« Le Dieu Démon descendra et purifiera toute chose ! »
Des femmes à moitié folles hurlaient ce genre de choses. Certains cachaient des lames dans leurs manches et le foudroyaient du regard. D’autres se tapissaient dans l’ombre pour l’observer.
Il y avait des indigents, des gens abrutis par ce qu’ils avaient consommé, et d’autres qui l’étudiaient par pure anxiété.
« Et après tout ça, ils sont encore comme ça ? »
Ruagarne les regarda et marmonna.
« Laisse-les tranquilles. Ce sont des idiots. »
C’étaient les mots de l’idiot venu lui rendre visite.
« Je ne comprends pas vraiment. Je vois bien que les choses vont mieux, mais je ne suis toujours pas rassurée. »
Helma, qui n’avait jamais connu la sécurité de toute sa vie, ajouta que le changement lui faisait peur.
C’est vrai. Certaines personnes étaient comme ça, d’autres non.
Enkrid repensa au maître d’armes qui l’avait entraîné sur une plage, il y a longtemps.
« J’étais un bourreau. »
Voilà ce que l’homme lui avait dit.
« Je n’avais pas besoin de savoir si la personne devant moi était coupable, condamnée à tort, accusée à tort ou simplement un bouc émissaire. Je n’avais qu’à abattre ma lame et la tuer. Mon seul équipement de protection était un casque percé de fentes pour les yeux, et c’était aussi ma meilleure arme. »
Quand il racontait tout cela, il avait l’air profondément tourmenté. Comme un homme qui aurait réécrit et effacé son passé s’il l’avait pu.
Un jour, alors qu’il avait déjà bu quelques verres, Enkrid l’avait interrogé à ce sujet. Le maître lui avait répondu que c’était exactement ce qu’il ferait s’il le pouvait, mais que c’était bien sûr impossible.
À bien y réfléchir, Enkrid lui-même pouvait répéter cette journée sans fin sans jamais retourner à un moment de son passé. Sur ce point, ils se ressemblaient.
Non pas qu’il ait envie de répéter cette journée, lui non plus.
« Parmi ceux que j’ai tués, il y avait un enfant. Oui, un enfant. Et la mère de cet enfant m’a demandé pourquoi son enfant devait mourir. »
Le maître disait que son passé n’était pas quelque chose qu’il pouvait assumer la tête haute.
« J’abattais ma lame sans réfléchir. »
Et pourtant, son art de tuer ne cessa de s’améliorer. Il disait avoir compris certaines choses en travaillant comme bourreau.
À l’écouter, on devinait qu’il possédait une sorte de talent.
Puis, un jour, la question de la mère de l’enfant changea le cours de sa vie.
« Je le regrette. »
Il parlait de regrets.
À quoi ressembla sa vie, ensuite ?
Enkrid n’en connaissait que des bribes. Après avoir renoncé à son métier, le maître ne tua plus jamais à la légère.
Il ne tua plus une seule fois quelqu’un qui ne lui opposait aucune résistance.
Il se lança dans le mercenariat grâce au savoir-faire à l’épée acquis comme bourreau, survécut et finit par trouver refuge dans une cité autonome, quelque part sur le continent. En chemin, il s’était mis à consacrer davantage d’efforts à sauver les gens qu’à les tuer.
« Est-ce que ça ramène à la vie ceux que j’ai tués ? Non. Mais c’est ainsi que je vais vivre. »
Avait-il tué plus de gens qu’il n’en avait sauvés ?
Impossible à savoir.
Enkrid ne pensait pas pouvoir peser le bien et le mal dans la vie de qui que ce soit.
Il ne prétendait pas qu’il fallait pardonner, ni qu’il ne fallait pas le faire.
Il y avait simplement quelque chose qu’il jugeait plus important que tout cela.
C’était l’ancre qui s’était plantée dans sa vie. La lune qui guidait la lumière des étoiles. Une borne posée sur la route qui s’étendait devant lui.
« Ton objectif, c’est de protéger les gens dans les limites que tu t’es fixées, pas vrai ? Alors c’est simple. Emmène-les tous dans l’abri souterrain. Tu en as largement les moyens. »
Le Passeur intervint. C’était le moment de revenir sur la journée. Enkrid le vit apparaître, telle une silhouette évanescente.
À un moment donné, les gens, l’air, le vent et la lumière du soleil s’étaient figés. Tout était immobile, et le monde autour de lui devint gris.
Le souvenir s’achevait.
Le Passeur avait raison. C’était une solution sensée.
En suivant cette logique, Enkrid aurait pu rassembler Helma, l’idiot et ses amis, l’oncle d’Helma, Ruagarne, le châtelain et quelques autres, puis les garder en vie.
Le Feu ambulant réduirait la ville en cendres. S’il ne trouvait plus rien à brûler, il disparaîtrait.
Il n’avait qu’à les protéger jusque-là. Inutile de risquer sa vie. Aucune raison d’escalader un mur sans issue apparente.
Dans le monde gris, Enkrid contempla Helma en silence.
« À ton avis, que deviendra-t-elle en grandissant ? »
Il posa la question au Passeur sans détourner le regard. Celui-ci ne pouvait pas répondre. Il n’était pas voyant, et ne connaissait pas l’avenir.
Enkrid avait posé la question, mais il ne connaissait pas lui-même la réponse. Personne ne la connaissait.
Helma pourrait devenir aubergiste.
Elle pourrait devenir chasseuse. Elle pourrait parcourir un continent en pleine tourmente et nourrir un jour une grande ambition, celle de fonder un royaume. Était-ce possible ? Peut-être.
« Personne ne le sait. »
Enkrid ajouta ces mots. Le Passeur l’observa de ses yeux gris, étudiant en silence celui qui devrait vivre éternellement sous le poids d’une malédiction.
Le seul être coloré dans ce monde gris.
« Alors ? »
demanda le Passeur. Enkrid reprit les mots qui l’avaient frappé autrefois comme une pierre tombée dans une eau calme.
« Jusqu’où dois-je protéger ? »
Le Passeur reprit le fil.
« Oui. Jusqu’où iras-tu pour protéger ? »
Les gens. La vie. L’espace dans son dos.
Autrement dit, la vie des gens qui vivaient derrière lui. C’était ce qu’il avait décidé de protéger. Mais cela suffisait-il de ne protéger que cela ?
Si c’était le cas, si c’était vraiment tout, il n’y aurait aucune raison de mener une vie aussi bruyante et compliquée.
Pourquoi aller sauver une Sainte Élue, dans un lointain État sacré ? Il n’y en avait aucune.
Pourquoi se donner tant de mal pour une enfant qu’il ne connaissait pas ? Elle ne se trouvait pas derrière lui. Il n’avait donc aucune raison de la sauver.
Enkrid savait qu’il avait vacillé. Pour la première fois, les paroles du Passeur l’avaient atteint.
Ne sauve que ceux qui sont à ta portée, ceux qui sont de ton côté.
Cette ville ne représentait que quatre jours de liens. Rien de plus.
Des paroles vraies. D’une vérité indéniable.
Paf.
Dans le monde gris, Enkrid se gifla les deux joues à mains ouvertes.
Le monde se brouilla et céda la place au rêve originel, celui de la Rivière Noire. Au-dessus des flots noirs et tumultueux, le Passeur se tenait debout, une lanterne à la main, et le regardait.
Enkrid ne protégeait pas de simples liens tissés en quatre jours. Ce qu’il protégeait était tout autre.
« Ces gens auront eux aussi droit à leur chance. Je protégerai cette possibilité. »
Dans Cross Guard, certains cachaient des dagues, de peur qu’il ne vienne les trouver avec sa lame. Des assassins s’y trouvaient encore. Des gens ivres du Culte s’y trouvaient encore.
Certains ne mériteraient aucun pardon. Des maris qui battaient leur femme. Des mères qui battaient leurs enfants.
Des enfants qui avaient poignardé leurs propres parents. Des gens qui vivaient en volant les biens d’autrui.
Et puis…
Une enfant qui avait décidé qu’elle voulait devenir aubergiste.
Un adulte qui veillait sur elle pour qu’elle ne meure pas de faim.
Une bande d’idiots qui, parmi toutes les possibilités, avait rejoint une guilde des voleurs et perdu des doigts en protégeant les habitants de la ville.
Un châtelain qui aurait pu s’enfuir, mais était resté, affirmant qu’il aimait tous ceux qui vivaient entre ces murs.
Des gens qui étaient restés aux côtés de ce châtelain, même sans rien y gagner.
Il y avait des justes. Il y avait des dépravés. Et tous vivaient en cet instant, dans le présent, ici et maintenant.
Enkrid voulait protéger cet instant éphémère. Personne ne pouvait savoir comment ils changeraient à l’avenir, mais ce feu qui leur tombait dessus, ce sort interdit lancé expressément pour le tuer, allait effacer le lendemain de tous ceux qui se trouvaient dans la ville.
Comment aurait-il pu laisser faire ?
Fin des Guerres. Il souhaitait que la guerre prenne fin.
Pourquoi ?
Parce que chacun mérite d’avoir un lendemain.
Fin des Guerres. Il souhaitait que la guerre prenne fin.
Pourquoi ?
Parce qu’il ne pouvait pas savoir qui il serait demain, quel que soit celui qu’il était aujourd’hui.
Il ne voulait pas qu’on lui ravisse cette possibilité.
Il voulait effacer la Terre Maudite.
Parce que les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques tuaient toujours et effaçaient les lendemains.
Le Passeur posa de nouveau sa question.
« Jusqu’où iras-tu pour protéger ? »
« Mon lendemain. Et le leur aussi. »
Debout dans la barque qui dérivait sur la Rivière Noire, Enkrid leva une main. Elle était vide, mais, aux yeux du Passeur, une épée s’y dessinait.
Une lame sans forme exprimait sa détermination. Ces mots révélaient sa Volonté. Enkrid avait donné sa réponse.
Hé hé hé.
Pfhahaha.
Ha ha ha ha ha.
Hiiii.
Quelle réponse idiote.
Est-il stupide ?
Si telle est ta volonté, alors…
Nous la respectons.
Le Passeur ne dit rien, et pourtant, des paroles retentirent. Plus précisément, elles provenaient de l’être qui portait le visage du Passeur, une chose qu’on ne pouvait ni dénombrer ni mesurer.
Des dizaines d’intentions se chevauchèrent et se déversèrent dans l’esprit d’Enkrid, tentant de corrompre sa Volonté, mais en vain.
La Volonté de Refus avait déjà profondément pris racine en Enkrid.
Quoi qu’on lui dise, même s’il devait devenir l’ennemi de tous les habitants du continent, si cela ne lui semblait pas juste, il le refuserait.
« Quel fou. »
Le Passeur au visage gris leva sa lanterne et parla. Enkrid sentit que tout ce qui l’entourait s’éloignait : il allait se réveiller de son rêve.
Mais, au moment où tout se dérobait, le visage du Passeur sembla sourire.
« Je dois me faire des idées. »
Le Passeur qui souriait, vraiment ? Impensable.
Rien à voir avec le sourire de Sinar ou celui d’Esther.
C’est ainsi qu’Enkrid fut rejeté hors de la Rivière Noire.
Resté dans la barque, le Passeur continua de rire doucement, longtemps après le départ d’Enkrid. Ce rire n’avait rien de feint. Il était sincère, tout simplement.
Enseigner. Depuis combien de temps ne l’avait-il pas fait ?
L’escrime ? Ce n’était pas enseigner. Les techniques pour maîtriser son corps, n’importe qui pouvait les découvrir par lui-même.
Ce qui s’inscrivait dans l’esprit, prenait racine dans le cœur, l’âme qu’on finissait par porter ; éveiller tout cela chez quelqu’un, voilà le véritable enseignement.
Si cela ne méritait pas qu’on s’en réjouisse, qu’est-ce qui le méritait ?
On appelait cela la vie éternelle, mais, en vérité, c’était un prisonnier enfermé dans la cage d’aujourd’hui. Et celui qui aurait dû hurler et fusionner avec lui se débattait à la place.
À un moment donné, le Passeur avait fini par prendre plaisir à le regarder.
Tous les Passeurs ne ressentaient évidemment pas la même chose.
« Il reste un problème pratique, ô prisonnier qui rêves de mortalité. »
Le Passeur s’adressa au vide, seul dans sa barque. D’une manière ou d’une autre, ses paroles semblaient parvenir à Enkrid, qui s’était déjà réveillé.
* * *
« Il reste un problème pratique, ô prisonnier qui rêves de mortalité. »
Enkrid entendit ces mots dès son réveil. Un nouveau départ fugace pour cette journée, répétée tant de fois désormais. Ses pensées s’accélérèrent, chacune entraînant la suivante.
Quelque part dans cette chaîne se trouvait la réponse aux paroles du Passeur.
Je sais.
Le problème pratique, le Feu ambulant, était toujours là.
Pendant plus d’une centaine de journées, il n’avait découvert le moindre indice, et ce sort l’avait forcé à rester là, à regarder des gens brûler vifs, encore et encore.
Pourtant, étrangement, Enkrid sentait qu’une partie de l’impuissance qui l’avait accablé jusqu’à la journée précédente s’était dissipée.
À vrai dire, cette impuissance n’en avait jamais été vraiment une, au sens propre.
C’était un problème de cœur.
Il n’avait pas choisi de voie ; aussi loin qu’il avance, il ne pouvait naturellement jamais atteindre de destination.
À présent, il en avait choisi une. Il avait balayé les cendres vagues qui s’étaient déposées en lui et leur avait donné des mots, les rendant limpides.
Il ne lui restait qu’une chose à faire : trancher ce qu’était le Feu ambulant.
Comment trancher ce qui ne pouvait l’être ?
S’il avait aussitôt trouvé la réponse, il ne se serait jamais senti aussi impuissant.
Alors, que devait-il faire ?
« Je vais mourir. »
Les mots échappèrent tout seuls à Enkrid. Un grognement. C’était vraiment rare de sa part.
Mais cela se tenait.
À la question de savoir quoi faire, il n’y avait qu’une réponse : continuer jusqu’à ce que ça marche.
Il décida tout de même de modifier un peu sa méthode.
« Rua, dis-moi tout ce que tu sais sur le Feu ambulant. »
Pas une seconde à perdre. Il posa la question et l’écouta, l’esprit lancé à toute allure. Puis il passa à l’attaque. Il frappa le Feu ambulant de son épée, sans rien retenir, insufflant sa Volonté dans son coup et faisant remonter jusqu’à lui la moindre trace de ce sentiment de toute-puissance qu’il pouvait invoquer.
Pwaaaak !
Enkrid s’y jeta à corps perdu, littéralement. Il ne pouvait porter qu’un seul coup d’épée, mais, comme il y engageait tout son être, la chaleur du Feu ambulant l’atteignit et le brûla.
Bloub bloub.
Sa cotte d’écailles fondit sous la chaleur et fusionna avec sa peau. La douleur fut atroce. Ses yeux brûlèrent, le monde vira au rouge et il ne resta plus que cette chaleur dévorante, qui le torturait.
Enkrid mourut encore une fois.
Puis il mourut brûlé vingt-cinq fois de plus.
« Tu peux me traiter d’idiot, si tu veux. »
Enkrid prononça ces mots dès son réveil. Ils lui échappèrent, car il ne parvenait plus à les retenir.
« Quoi ? »
Ruagarne s’approcha, gonfla les joues et leva les yeux au ciel. Il voulait savoir ce qui lui prenait soudain.
« Je suis sérieux. »
Enkrid le répéta, puis sortit son atout, celui qu’il gardait précieusement. Un miroir. Le miroir d’Esther, qui lui avait dit de le sortir et de regarder son propre visage quand tout lui semblerait sombre.
Qui connaissait le mieux la magie ?
Un sorcier. Ou une sorcière.
Parmi eux, l’une se démarquait par son talent éclatant, même aux yeux d’Enkrid. Une sorcière nommée Esther. La belle aux cheveux noirs qui lui adressait un clignement d’yeux depuis l’autre côté du miroir.
« Le Feu ambulant. Tu connais ? »
demanda Enkrid. La belle aux cheveux noirs de l’autre côté du miroir hocha la tête, comme si la réponse allait de soi.
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