Chapitre 596
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 596 : Même au milieu de la fange, les fleurs éclosent
= = =
Enkrid laissa retomber son bras. La pointe de son épée était dirigée vers le sol. Devant lui, une Créature démoniaque tranchée net en deux gisait en un amas de chair.
Du sang noir imbibait le sol en larges taches sombres. À côté, il ne restait qu’un tas de viande brunâtre.
« Quelqu’un d’autre veut essayer ? »
La question était lancée d’un ton neutre. À ces mots, plusieurs têtes se redressèrent.
« Je vous en prie… épargnez-moi. »
Boum.
Un soldat lâcha son arme et prononça ces mots. La lance qu’il tenait tomba au sol dans un fracas. Enkrid n’avait pourtant pas brandi son épée contre lui en particulier.
La transformation de l’administrateur en Créature démoniaque avait été si bouleversante que les soldats et tous les autres semblaient avoir complètement perdu la raison.
Il arrivait que ceux qui n’avaient fait qu’obéir aux ordres doivent rendre des comptes. Mais cette fois, ce n’était pas le cas.
Sur cette pensée, il tourna la tête. Ruagarne était accroupie près de la Créature démoniaque morte et parlait.
« Le Culte expérimente vraiment sur tout ce qui lui tombe sous la main. »
À l’entendre, les Cultistes avaient fait bien plus que tenir de simples rassemblements.
En gros, il avait réglé tout ça à coups d’épée.
La Créature démoniaque à l’origine de tous ces problèmes venait de mourir.
Enkrid regarda le châtelain autoproclamé, la tête profondément baissée.
Était-ce le moment de lui demander ce qui s’était passé, puis de lui ordonner de nettoyer tout ce bazar ?
Les épaules de l’homme tremblaient.
Dans une situation pareille, que ressentait réellement celui qu’on pouvait tenir pour responsable ?
Ses épaules tremblaient-elles de joie ? Ou bien était-il envahi par le vide ?
Le vide pouvait précéder la joie. Tout avait basculé sans qu’il en sache rien, puis s’était achevé quelque part hors de sa portée.
Et, qui plus est, celui qui avait réglé le problème venait de la Garde-frontière.
Sans même parler de fierté, il ne pouvait pas simplement se réjouir sans arrière-pensée.
Enkrid ne connaissait rien à la politique, mais il savait lire les situations et comprenait les gens.
Même si le soulagement venait en premier, il serait difficile de cacher le vide qui suivrait. Le châtelain releva la tête et regarda Enkrid.
Enkrid recula légèrement, sans vraiment le vouloir. Ruagarne le sentit et tourna les yeux vers le châtelain.
Pourquoi cet homme avait-il un regard pareil ?
Les yeux de l’homme qui avait relevé la tête brillaient. D’une façon étonnante, presque déconcertante.
« Votre talent est véritablement extraordinaire, messire le chevalier. »
Son ton respirait le respect.
« Messire le chevalier, vous n’allez tout de même pas repartir si tôt ? »
La suite tenait presque du désespoir.
« Une fois le problème du Culte réglé, il serait normal de partir, n’est-ce pas ? Nous sommes sur le territoire d’Azpen. »
Enkrid répondit. Il n’avait pas besoin de partir tout de suite. Il restait des traces des rassemblements et d’autres choses encore, et il avait envisagé de s’en occuper aussi.
Après tout, Ruagarne l’avait suivi précisément à cause de la présence du Culte.
« Il a un regard dangereux, celui-là. »
Ruagarne jaugea le châtelain du regard. Enkrid acquiesça en silence.
Son regard est vraiment un peu bizarre.
Il se demanda si Kraiss avait parfois le même, peut-être seulement quand il trouvait des ruines pleines de Créatures démoniaques.
L’homme qui se disait châtelain fixait Enkrid comme un cueilleur d’herbes aurait regardé une plante rare arrachée à la terre.
« Qu’entendez-vous par là, messire le chevalier ? Maintenant que les choses en sont arrivées là, je vous en prie… aidez-nous ! »
Il prononça ces mots et tomba à genoux sur le sol.
Le châtelain s’appelait Lui. Seigneur Lui savait bien qu’il n’avait rien d’exceptionnel. Mais il aimait sincèrement sa ville.
« Vous tous, à genoux ! »
Il se tourna vers les personnes autour de lui et leur en donna l’ordre. Le pauvre type qui avait gardé la cave fut le premier à s’agenouiller. Quand les soldats comprirent l’ambiance et l’imitèrent, les membres de la guilde criminelle n’eurent guère le choix.
« Je vous en prie, aidez-nous ! Faites comme moi ! »
Les crises s’étaient succédé sans leur laisser le temps de cerner l’homme, mais maintenant qu’ils avaient un court répit, sa personnalité commençait à se révéler.
C’était le genre d’homme à ne pas laisser passer une occasion lorsqu’elle se présentait. Ses yeux brillants étaient ceux d’un marchand qui venait de trouver un objet rare, ou d’un vagabond qui avait enfin mis la main sur un morceau de pain après des jours sans manger.
Et, d’une manière ou d’une autre, ce n’était pas si déplaisant.
« Je vous en prie, aidez-nous ! »
Pour Lui, ce qui comptait plus que de se justifier auprès des commandants sur le fait qu’il avait suivi l’administrateur, c’était ce qui se trouvait juste devant lui.
La chose la plus importante de toutes ?
Un chevalier était venu. Et il était du côté de la ville. Il n’avait rien exigé, n’avait rien calculé et avait tué la Créature démoniaque.
Devait-il simplement le remercier et en rester là ? Pleurer de soulagement ? Ou se laisser engloutir par le vide, parce que ce à quoi il avait consacré sa vie venait de s’achever d’un seul coup d’épée porté par un autre ?
Non.
Le souhait du seigneur Lui était désespéré, et limpide.
Enfant, Lui avait cru qu’il deviendrait un chevalier sans égal. Il avait entretenu cette conviction un mois ou deux, puis elle s’était vite dissipée.
« Une épée seule ne peut pas accomplir grand-chose en ce monde », lui avait dit son père pour le réconforter. Lui ne s’en était pas vraiment soucié.
Qu’est-ce que ça changeait, s’il était mauvais à l’épée ? Rien. Ensuite, il avait essayé d’apprendre la magie, puis s’était frotté à quantité d’autres choses.
Lui savait qu’il n’avait aucun talent particulier. Il savait aussi qu’il ne manquait de rien.
La chose qu’il avait le plus souhaitée, enfant, c’était simplement que les combats cessent.
Cross Guard s’était constamment affrontée à la Garde-frontière au sujet du fleuve Pen-Hanil.
Pourquoi tout le monde ne pouvait-il pas simplement vivre en paix ?
Il voulait vivre tranquillement, sans histoires. Que les habitants de sa ville ne souffrent pas de la faim. Qu’ils aient de quoi acheter du bois de chauffage en hiver et ne meurent pas de froid.
C’était tout ce que Lui avait jamais souhaité.
Mais quand tout avait-il commencé à mal tourner ?
Quand il avait laissé un sorcier franchir les portes de la ville. Quand il avait accueilli un homme qui prétendait contrôler les Créatures démoniaques. Quand on avait installé à la tête de l’armée un fou qui jugeait tout à fait acceptable de réduire la ville en cendres, du moment que cela servait Azpen.
Les malheurs s’accumulent, disait-on. C’est à peu près à cette époque que son père vieillissant était mort de maladie.
Sa mère était morte quand il était petit. Il ne lui restait donc que quelques parents, et aucun d’eux n’était quelqu’un de bien.
Ils convoitaient soit le poste de châtelain, soit sa vie. L’un ou l’autre.
Celui qui l’avait chassé et s’était emparé du poste était, paraît-il, un demi-frère de son père. Lui doutait sérieusement qu’ils aient eu le moindre lien de sang.
La seule chose que l’actuel châtelain avait sur lui, c’était l’épée.
Quoi qu’il en soit, depuis ce jour et jusqu’à maintenant, Lui n’avait cessé de nourrir un seul souhait : que les habitants de cette ville n’aient pas à vivre dans la misère.
Avait-il besoin d’une raison ? Si on insistait, il répondrait simplement qu’il aimait vraiment la ville où il était né et avait grandi.
« Puis-je vous demander ce que vous souhaitez que je fasse ? »
L’homme s’exprimait avec formalité ; Enkrid s’efforça donc d’en faire autant.
Quand on voyait un homme ainsi malmené s’obstiner à se faire appeler châtelain, inutile de prétendre être autre chose que ce qu’on était.
Et puis, que restait-il donc à gouverner dans cette ville ?
« Il reste des créatures. Puisque vous vous êtes déjà donné tant de mal, si vous pouviez encore… »
Sa phrase s’acheva sur un sourire. C’était gonflé, mais Enkrid sentit une réelle sincérité dans ses paroles.
S’il se trompait, il n’y pouvait rien.
Avant de hocher la tête, Enkrid lui demanda, comme en passant : « Pourquoi aller aussi loin ? Vous auriez pu vous enfuir, si vous l’aviez voulu. »
Il lui aurait suffi de sortir de la ville et de rejoindre la Garde-frontière pour s’en tirer.
Pourquoi rester dans cette ville pourrie ? Pour quoi faire ? Parce qu’il ne pouvait pas renoncer à son titre de châtelain ? Ou parce qu’il cherchait autre chose ?
Quand le châtelain prit la parole, il n’y avait dans son attitude que de la franchise. Pas de honte, pas de vide.
Il n’avait jamais voulu être un héros, ni un sauveur.
Un ange qui descendrait un jour du ciel pour purifier la ville ? Il lui en aurait été reconnaissant au-delà de toute expression.
Mais ce genre de chose n’arrivait pas en ce monde. En revanche, une épée pouvait peut-être venir à la place d’un ange et donner un coup de main.
Peut-être était-ce ce qui se passait en ce moment.
« Tout simplement parce que je veux que l’endroit où je suis né et où j’ai grandi soit un peu plus entier. »
Le châtelain prononça ces mots.
« Vous auriez pu emmener vos gens et partir en exil. »
La remarque d’Enkrid était légitime. Vouloir que la ville soit entière, c’était vouloir protéger ses habitants, non ? N’avait-il aucune ambition cachée ?
« La paix que je souhaite n’est pas de celles qu’on obtient en abandonnant son pays. Et puis… si la même chose se reproduit un jour, faudra-t-il que je m’enfuie encore ? Que je décide une nouvelle fois qui emmener avec moi ? Qui aurait envie de ça ? Avant d’être châtelain, je suis quelqu’un qui aime cette ville. Je veux simplement que ses remparts protègent ceux qui vivent à l’intérieur. »
Ces mots renfermaient une volonté. Même sans avoir entraîné sa Volonté à manier une épée, savoir clairement ce que l’on veut suffit à donner de la force.
Seigneur Lui n’avait aucun talent particulier, mais son attachement à sa ville était sincère et, lorsqu’une occasion se présentait, il savait se battre pour ne pas la laisser filer.
Enkrid acquiesça.
Après cela, le châtelain mit tout ce qu’il savait au service de leur entreprise.
« Toi, là ! Révèle-nous où se trouve votre repaire. Sinon, ce chevalier va te tailler en pièces ! »
Il commença par faire parler le membre de la guilde criminelle le plus proche.
« Quoi ? Oh, par pitié, je vais vous montrer le chemin. Bien sûr que je vais vous montrer le chemin. »
Comme un renard juché sur le dos d’un tigre.
Il leur ordonna hardiment de montrer la voie. À côté de lui, Ruagarne marmonna que cet homme était amusant.
Ils partirent avant même que le soleil de l’après-midi ne se soit couché.
Enkrid visita tour à tour trois repaires de la guilde.
Dans l’un d’eux :
« Vous savez qui je suis ? Je suis le deuxième doigt de la guilde ! »
Enkrid s’était demandé ce que signifiait « deuxième doigt ». Apparemment, l’homme se considérait comme le deuxième plus fort de la guilde.
« Et le premier, c’est qui ? »
« La Lame du Vent, bien sûr. »
« Ah bon ? »
L’homme se battait avec une arme contondante : un morceau de fer hérissé de pointes acérées. Sa technique n’était pas mauvaise.
Il avait toutefois un défaut. Chaque fois qu’il balançait son arme de la main droite, il découvrait son épaule gauche.
Enkrid le transperça à l’épaule gauche.
Tchac.
« Aaaah ! »
Il avait touché un vaisseau sanguin. Le sang jaillit à flots.
« Je vous en prie, épargnez-moi ! »
Un seul coup d’estoc, et toute sa superbe s’évanouit.
« Tu as déjà épargné quelqu’un qui te suppliait de lui laisser la vie sauve ? »
Il n’obtint pas de réponse. L’homme promenait son regard dans tous les sens et ses lèvres tremblaient. Avant qu’il n’ait le temps de se mettre à mentir, l’épée d’Enkrid s’abattit.
Il continua de parcourir la ville. Après avoir fait un véritable grand nettoyage, ils arrivèrent au manoir où l’administrateur avait chanté.
« Oseriez-vous défier un noble de la nuit ? Vous commettez une grave erreur. »
Un vampire au goût prononcé pour le théâtre les attendait.
« Comme je le pensais… aucun de mes parents ne pourrait être comme ça ! »
Le châtelain s’écria. Apparemment, la créature avait prétendu être un membre de sa famille et s’en était servie comme couverture pour le chasser.
Dans le manoir, elle enlevait des jeunes femmes et des enfants de la ville pour boire leur sang.
Et pas seulement leur sang, semblait-il. Elle avait d’autres habitudes répugnantes. Ce vampire prenait plaisir aux cris qu’il arrachait à ses victimes en les torturant. Il avait torturé à mort plus de dix personnes. Une habitude qui lui venait de l’époque où il était humain et qu’il n’avait jamais abandonnée.
Inutile d’en dire davantage. Enkrid l’abattit.
Les vampires n’étaient pas des Créatures démoniaques ordinaires. Un vampire capable de raisonner et de parler méritait sans exagération le titre de Créature démoniaque de haut rang. Celui-ci fut tranché en deux d’un seul coup.
« Il faut le brûler. »
Forte de sa longue expérience, Ruagarne prit la suite en main. Elle déposa le corps démembré du vampire dans le brasero et le brûla lentement. L’odeur de chair calcinée et de sang frais se répandit dans le manoir.
Trois loups-garous apparurent ensuite.
Grrrrrrrr.
Ils avaient perdu toute raison. Enkrid les abattit sans expression. En appliquant la Toile d’Aker, il les rabattit d’un côté tandis qu’ils chargeaient, puis leur trancha la tête à tour de rôle.
Dans un bruit sourd, les têtes coupées roulèrent sur le sol.
« Il y en a aussi qui sortent au cœur de la nuit. »
Le châtelain effronté dit cela d’un ton parfaitement poli.
Il y avait bel et bien des Créatures démoniaques qui apparaissaient en pleine nuit. Encore des loups-garous.
À ce stade, il était presque étonnant que la ville ait pu fonctionner jusqu’ici.
Enkrid poursuivit sa besogne, maniant son épée une journée et une nuit entières sans dormir.
À un moment, il passa devant l’auberge où ils avaient séjourné la première fois. Un enfant qui se tenait dehors l’observait d’un regard ensommeillé.
« Plus personne ne viendra t’embêter. Va le dire à ton père. »
« C’est mon oncle. On n’a pas de lien de sang, en fait. Il m’a recueilli et élevé. »
Des mots qu’on ne lui avait pas demandés. L’enfant lui-même semblait embarrassé. La ville changeait trop vite, trop brusquement.
« Je vois. »
Enkrid répondit sans s’attarder.
Les orphelins, il y en avait partout.
Les gens qui les recueillaient, beaucoup moins.
Dans une ville aussi délabrée, ils devaient être encore plus rares.
Enkrid parcourut toute la ville, traquant les Créatures démoniaques dissimulées et les tuant, abattant ceux qui tentaient de l’assassiner et arrêtant les Cultistes qui tenaient leurs rassemblements.
« Les Cultistes, oui. »
Ruagarne s’avança lorsqu’il s’agit d’arrêter les Cultistes.
Une catastrophe pour les uns pouvait-elle être une bénédiction pour les autres ?
Au moins pour le châtelain et ceux qui s’efforçaient de vivre honnêtement, la catastrophe nommée Enkrid était une bénédiction.
Une lame qui faisait couler le sang. Une lame qui tranchait les ténèbres. De cette lame naquit quelque chose qui ressemblait à une bénédiction.
Durant ces jours et ces nuits, Enkrid découvrit la ville et ses habitants.
Dans cette ville, certains appartenaient à des guildes criminelles et veillaient pourtant discrètement sur les autres.
Des adultes avaient recueilli des enfants au bord de la famine et les avaient élevés.
Un mercenaire à la retraite s’était jeté dans la mêlée pour protéger quelqu’un et y avait laissé la vie.
Un homme se faisait appeler châtelain et affirmait vouloir seulement rendre l’endroit habitable.
Certains vivaient au jour le jour et partageaient malgré tout leur pain avec les vagabonds, en gardant une marmite de ragoût sur le feu.
Même au milieu de la fange, les fleurs éclosent.
Après avoir veillé toute la nuit, Enkrid revint et aperçut l’arbre qui poussait près de l’auberge.
Lui aussi avait fleuri de blanc.
Même dans une ville en ruines, il y avait des gens qui méritaient d’être protégés.
Même s’ils n’étaient pas les gens de sa ville, il ne pouvait pas laisser mourir des personnes comme eux.
Parler de la Fin des Guerres — aller au-delà de la simple protection de ce qui se trouvait dans son dos —, c’était aussi cela.
Ce n’était pas une nouvelle prise de conscience.
C’était le but qu’il s’était fixé dès la première fois qu’il avait pris une épée et s’était laissé emporter par le chant du barde itinérant.
C’était pour cela qu’il avait brandi son épée au lieu de passer son temps à se lamenter sur son manque de talent. Et c’était aussi pour cela qu’il ne pouvait pas rester où il se trouvait aujourd’hui.
Cette nuit-là, le Passeur réapparut et lui demanda :
« Tu es satisfait ? D’avoir sauvé tout ce monde ? Tu finiras par regretter jusqu’au dernier de tes actes. »
Le Passeur le couvrit d’injures, et Enkrid lui répondit : « Bourkiilham ? »
Le Passeur entra dans une colère noire.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>