Chapitre 595
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Révision : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 595 : C’était comme ça, tout simplement
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« Qui êtes-vous ? »
L’homme releva la tête et posa la question. Il avait les yeux enfoncés dans leurs orbites et les joues creuses, l’air de quelqu’un qui n’avait pas mangé à sa faim depuis des jours.
Une seule personne était enfermée dans cette vaste salle de pierre.
« La Guilde de Gielpin ? »
demanda Enkrid. Un courant d’air venu de quelque part fit vaciller la torche, dont la flamme se raviva. Les ombres ondulèrent sur les murs de pierre, tantôt immenses, tantôt minuscules.
« Aaaah ! »
L’homme poussa soudain un cri.
« Ils me surveillent partout où je vais ! Ils me surveillent sans arrêt ! Ils savent tout ce que je fais ! »
À moitié fou, il hurla, les yeux injectés de sang. Puis il se prit la tête à deux mains et se mit à la cogner contre le sol.
« Nnngh. »
La salive s’accumula sur la pierre, sous son visage.
« Ils me surveillent, quoi que je fasse. Arrêtez de me regarder, arrêtez ! »
Enkrid l’observa sans s’alarmer et vérifia ses yeux ainsi que sa respiration.
Il ne présentait aucun signe d’empoisonnement, mais son souffle s’affaiblit, puis s’arrêta. Il était mort, les mains crispées sur sa tête, le visage contre le sol.
« Ruagarne. »
Enkrid lui tendit la torche et écarta les paupières du mort.
Entre les blancs injectés de sang, il distingua de petits points. Des fragments se détachaient aux commissures des yeux et tombaient sur sa main. Au toucher, ils avaient la consistance de la pierre réduite en poudre ; rien qui aurait dû sortir des yeux d’un cadavre. Le corps ressemblait à celui de l’homme qui les avait attaqués de nuit avant de dégringoler dans l’escalier et d’y trouver la mort.
La plupart des gens auraient perdu leurs moyens, incapables de savoir par où commencer face à une situation pareille. Enkrid n’était pas comme la plupart des gens.
Il suffisait de régler les problèmes qui se présentaient à lui ; tôt ou tard, le responsable finirait par se montrer.
Parfois, réfléchir aux choses comme l’aurait fait Kraiss était la bonne approche. D’autres fois, mieux valait agir comme Rem. C’était l’un de ces moments-là.
Autrement dit, passer à l’action était plus rapide que de se creuser la tête.
Enkrid prit sa décision et commença à gravir l’escalier, mais l’autre camp bougea le premier.
Vivre selon la méthode de Rem, c’était accepter que l’ennemi puisse lui aussi l’appliquer.
Était-ce un problème ?
Il ne le pensait pas. Celui qu’il devait trouver était venu de lui-même. Cela lui épargnait des efforts.
Depuis le haut de l’escalier, il percevait bien plus de présences que celles des gens qui se faisaient passer pour le châtelain.
Il monta d’un pas tranquille. En haut, le châtelain et deux hommes armés de lances étaient déjà ligotés et agenouillés. À côté d’eux, cinq membres de la guilde saignaient, chacun blessé au moins une fois.
Bras, jambes, épaules : ils avaient tous été transpercés. Inutile de se demander qui avait porté les coups, vu les soldats rassemblés ici.
« C’est dommage que vous ayez semé le trouble dès votre arrivée. »
Celui qui tirait toutes les ficelles prit la parole. L’administrateur. Le responsable de tout ça.
« Ses yeux ne m’inspiraient pas confiance », marmonna Ruagarne.
Enkrid arriva en haut, le visage impassible, et promena son regard autour de lui.
Il aperçut les soldats et les autres hommes armés de diverses façons, ceux qui avaient fui pendant le combat précédent.
Des hommes munis de lances, d’arbalètes et d’épées courtes formaient un cercle autour d’eux, l’administrateur au centre.
Enkrid fixa l’administrateur en posant le pied sur le palier. Les yeux de l’homme tressaillirent. Puis il sourit et lança : « Pourquoi faire tant d’histoires ? Je vous ai invité à vous reposer quelque temps au domaine. »
Enkrid observa l’ensemble : les soldats autour d’eux, les prisonniers. Et tout le reste aussi : le ciel bleu au-dessus d’eux, l’arbre d’un côté couvert de fleurs hivernales.
Même dans la saleté, les fleurs poussaient.
Cette pensée lui traversa l’esprit. Il ignorait encore quel genre d’homme était le châtelain, mais son instinct lui disait que les cinq personnes qui avaient tenu cet endroit étaient honnêtes. Il pensa aussi à l’aubergiste qui voulait protéger son enfant.
Et, au-delà d’eux, il y avait d’autres fleurs dans cette ville, qu’il n’avait pas encore vues.
Cette saleté les souillerait, les déracinerait et les ferait pourrir. Plus on la laisserait s’étendre, plus les choses empireraient.
Cette ville ne serait bientôt plus un lieu où des gens pourraient vivre.
Nul besoin de prescience, de longues réflexions ou de sagesse pour le comprendre. C’était comme ça, tout simplement.
Écartant ces pensées, Enkrid observa ce qu’avait fait l’administrateur et sentit une véritable question lui venir à l’esprit.
« Sur quoi comptez-vous ? »
Il posait sincèrement la question. Le nombre d’hommes, les distances, leurs positions, leurs forces : rien de tout cela n’avait d’importance.
« C’est ce que j’aimerais savoir », dit Ruagarne.
Arbalètes ou pas, ils n’étaient pas de taille à retenir Enkrid.
« Comment osez-vous ! »
Le châtelain ligoté hurla à l’administrateur, comme s’il crachait du sang. Ses yeux étaient rouges.
« C’était donc vous qui tiriez les ficelles ? »
Le châtelain avait cru que trois guildes criminelles contrôlaient la ville et que l’administrateur n’était qu’un imbécile qui vivait à leurs crochets. C’était tout l’inverse.
C’était l’administrateur qui avait laissé ces trois guildes sévir dans la ville. Il agissait ainsi depuis bien avant que le châtelain actuel ne soit évincé.
Et tout cela l’amusait.
Voir le châtelain idiot entrer dans une colère noire. Voir les chefs des trois guildes se pavaner, chacun persuadé d’être celui qui commandait.
C’était divertissant. Il prenait plaisir à les regarder.
Il avait mis toute son énergie à tenir la ville entière dans sa main, et voilà que ce Chevalier du Mur de Fer était arrivé pour tout démanteler.
Il ne pouvait pas gérer un chevalier sans intervenir lui-même ; il était donc passé à l’action. Tout se jouait sur celui qui agirait le premier.
Sur cette pensée, l’administrateur prit la parole.
« Silence. Vous garder en vie m’a déjà causé plus d’ennuis que ça n’en valait la peine. »
Enkrid suivit le cours des événements et comprit que les trois guildes criminelles avaient toujours obéi à l’administrateur.
Était-ce une menace ? Non. Il le savait d’instinct.
Personne dans cette pièce ne pouvait parer un seul de ses coups d’épée.
Même si la Déesse de la Fortune décidait non seulement de bénir l’un de ces soldats, mais encore de le favoriser personnellement, cela resterait presque impossible.
Et même s’il bloquait un coup, ce ne serait pas fini.
Sa Volonté ne s’épuisait jamais. Grâce à cela, Enkrid pouvait, à son niveau actuel, accomplir des choses dont les autres chevaliers étaient incapables : frapper encore et encore sans se fatiguer.
Très peu de gens pouvaient honnêtement prétendre lui être supérieurs dans ce domaine.
« En abattre mille » n’était généralement qu’une expression. Enkrid, lui, en était capable.
« Tirez ! »
Un commandant cria soudain, et tous les arbalétriers pressèrent leur détente en même temps.
Fouang !
Les cordes en tendon de bête claquèrent et des dizaines de carreaux fusèrent.
Enkrid dégaina son épée et la fit tournoyer à une vitesse qu’aucun œil ordinaire ne pouvait suivre.
Clang, clang, clang !
Chaque carreau heurta la trajectoire de la lame et rebondit sur le sol.
L’image rémanente laissée par l’épée, acier argenté strié de noir, ressemblait à un fil sombre brodé sur une étoffe d’argent.
La spécialité de Ruagarne consistait à tirer parti de son environnement. Il en fit justement usage : tandis qu’Enkrid déviait les carreaux, il se glissa discrètement derrière lui. Enkrid devant lui, aucun carreau ne pouvait l’atteindre.
Toutes les bouches de la pièce s’ouvrirent de stupeur. L’administrateur était le seul à savoir qui était réellement Enkrid.
Clap, clap, clap.
L’administrateur applaudit. Sincèrement.
« Impressionnant ! »
Il le pensait vraiment. Voir quelqu’un repousser des dizaines de carreaux avec une simple épée, juste devant soi, avait de quoi impressionner.
Le châtelain, qui fusillait l’administrateur du regard, en resta bouche bée.
Il les avait déjà vus se battre et savait que cet homme était d’une habileté absurde, mais cela dépassait tout ce qu’il pouvait concevoir. Cela dit, il s’agissait du Chevalier du Mur de Fer ; peut-être était-ce normal.
Le châtelain n’avait jamais vu un chevalier se battre. L’écart entre ce qu’on savait en théorie et ce qu’on voyait de ses propres yeux était immense ; il ne pouvait que rester planté là à regarder.
Il avait déjà assisté à une scène pareille, et pourtant, il en était de nouveau stupéfait.
Enkrid fonça droit sur l’administrateur pour le trancher en deux.
Pousser sur le sol, projeter son corps vers l’avant, abattre l’épée. Le mouvement qui suivit ne s’interrompit pas : c’était l’Épée fluide qu’il avait apprise auprès d’Aoara.
Le geste semblait lent, mais ne marquait jamais de pause ; c’était précisément ce qui le rendait plus rapide.
Enkrid sentit tout ce qui l’entourait s’éloigner derrière lui.
Il éprouvait cette sensation chaque fois qu’il s’engageait dans l’intervalle entre deux instants tranchés.
Une vitesse à laquelle seul un chevalier pouvait réagir.
L’ennemi s’était révélé au grand jour. Il n’y avait plus qu’à l’abattre, sans la moindre hésitation. Enkrid fit tomber son épée.
Boum. Crac.
Deux sons retentirent. Il avait frappé, puis retiré son arme comme s’il l’arrachait à sa cible, transmettant directement à son crâne la force du coup descendant et celle du retrait.
Il fit un pas en arrière et remarqua que la sensation dans sa main n’était pas normale.
C’était dur, coriace. Il avait tranché quelque chose, mais la sensation n’était pas celle d’une lame coupant un homme.
« Reculez ! »
Et la créature au crâne fendu en deux poussa un cri. Ses lèvres s’étiraient de part et d’autre de sa tête scindée.
Une force invisible accompagna son hurlement et repoussa Enkrid.
N’importe qui aurait été projeté en arrière. Enkrid dévia la poussée grâce à la technique qu’Audin lui avait enseignée. La Force invisible glissa sur lui sans rien produire.
Ce qui lui semblait naturel devait paraître impossible à tous ceux qui le regardaient.
« Vraiment impressionnant ! »
L’administrateur s’exclama de nouveau. Enkrid laissa pendre son épée et observa la créature. Une nouvelle tête poussait à l’intérieur de celle qui était fendue.
L’administrateur avait donc une carte à jouer. Il n’aurait pas agi autrement.
Il libéra le pouvoir qu’il avait dissimulé dans son propre corps.
La tête qui poussait n’avait pas de bouche, seulement des yeux. Puis le corps humain de l’administrateur se mit à fondre comme de la cire chaude, s’affaissant en une masse brunâtre.
Des fibres musculaires et des tendons affleuraient à sa surface. Une fente horizontale lui fendait tout le corps. Il s’éleva dans les airs et y flotta.
En vérité, il s’était métamorphosé grâce au pouvoir d’une Créature démoniaque greffé en lui, mais aux yeux de tous, il avait simplement l’air d’un monstre. Un instant plus tôt, il était humain ; maintenant, il était devenu cette chose. Impossible de ne pas le dévisager.
« Une Créature démoniaque ? »
« Un Œil maléfique ? »
Le châtelain et l’un des hommes à la lance prononcèrent chacun quelques mots. Un Œil maléfique était une Créature démoniaque rare, même dans la Terre Maudite, dotée de télékinésie et d’une malédiction pétrifiante.
La créature n’était qu’un œil gigantesque. Elle avait perdu les organes vocaux qu’elle possédait quelques instants plus tôt et ne pouvait donc plus parler comme avant.
Issue d’une sorte d’expérience, elle perdait aussi peu à peu la raison.
Que lui restait-il ? Le pouvoir de la Créature démoniaque.
L’Œil maléfique usa de télékinésie pour repousser la menace qui se dressait devant lui.
Une masse invisible, pareille à un rocher, fonça de nouveau sur Enkrid. Il tint bon par la seule force de son corps. Quelque chose le poussait, mais avec une vigueur bien inférieure aux bourrades d’Audin ou aux coups de Rem.
L’Œil maléfique était un monstre rare, certes, mais sa télékinésie était imparfaite, fruit d’une expérience.
Ce qu’aurait pu faire un véritable Œil maléfique de la Terre Maudite était une autre histoire. La puissance de celui-ci n’avait rien d’exceptionnel.
À peu près autant que Fell, estima Enkrid après avoir évalué la force de la créature. Fell ne négligeait pas son entraînement physique, mais il restait en retrait par rapport aux autres.
Il lui suffisait donc de tenir bon. L’Œil maléfique sembla s’en rendre compte et arracha leurs lances aux soldats alentour.
Vingt lances s’élevèrent dans les airs et visèrent Enkrid : la tête, l’arrière du crâne, les tibias, toutes les parties de son corps à la fois.
Grâce à la télékinésie, vingt pointes de lance pouvaient attaquer simultanément d’une manière dont vingt lanciers auraient été incapables. Même les soldats placés au mieux étaient limités par l’espace qu’occupait leur propre corps.
La télékinésie ne connaissait pas cette contrainte.
Vingt lances le prirent pour cible, de la tête jusqu’aux mollets.
Chacune portée par une force égale à celle de Fell.
Enkrid saisit de la main droite son épée en fer le plus dur et referma la gauche sur Spark, sans la dégainer. Il attendit, les deux armes en main. Quand les lames furent à portée, il tira Spark de son fourreau.
Clang, clang, crac, crac !
L’arc de son épée en fer le plus dur fracassa les pointes des lances, tandis que Spark en trancha les hampes d’un léger mouvement.
Les deux armes avaient un tranchant bien supérieur à la normale, et les mains qui les maniaient étaient à la hauteur. Voilà le résultat.
« Waouh. »
Un soldat laissa échapper une exclamation stupide d’admiration.
Difficile de lui en vouloir. Les exploits extraordinaires s’enchaînaient.
Si la télékinésie était le premier tour de l’Œil maléfique, il lui en restait un autre. Le monstre rassembla les derniers lambeaux de raison enfouis dans ses instincts et projeta son intention sous la forme d’une onde mentale.
« Vous pouvez vraiment vous battre sans regarder ? »
L’Œil maléfique s’ouvrit. La fente horizontale s’écarta et répandit une lueur grise. La malédiction pétrifiante.
« Baissez tous la tête ! »
Ruagarne lança l’avertissement depuis l’endroit où il observait la scène. Tous baissèrent aussitôt la tête.
L’homme que les autres traitaient d’idiot attrapa ses compagnons par la tête et les força à se baisser. Le châtelain s’accroupit rapidement, lui aussi.
« Quoi… Argh. »
Quelques soldats et membres de la guilde, trop lents à réagir, restèrent là à fixer l’Œil et se changèrent en pierre.
Dans un craquement grinçant, des statues grises se dressèrent à leur place, pétrifiées des yeux jusqu’au moindre recoin de leur corps.
Enkrid baissa lui aussi les yeux.
En vérité, quelque chose de bien pire que la malédiction pétrifiante avait déjà pris racine en lui ; il aurait donc probablement pu regarder sans danger. Mais Enkrid l’ignorait.
Cela le désavantageait-il ?
Non. Combattre sans regarder ne lui posait pas de difficulté particulière.
« Couvrez-vous les yeux et parez ce qui arrive. »
C’était l’un des exercices de Jaxon : combattre en se fiant uniquement à sa présence, sans rien voir.
Même les yeux ouverts, Jaxon disparaissait parfois complètement dans ses mouvements. S’entraîner les yeux bandés, c’était devoir repérer quelqu’un comme lui en partant de zéro, ce qui était une épreuve à part entière.
Il avait connu de telles journées. Tant de journées d’entraînement aux côtés de Jaxon.
Enkrid les avait aimées. Il avait persévéré malgré la lenteur de ses progrès, ne s’était jamais reposé, s’y était consacré chaque jour sans jamais s’épuiser.
À côté de ces journées, les conditions présentes étaient bien plus faciles.
La créature flottante projetait une ombre au-dessous d’elle, dégageait une odeur et produisait des sons qu’il pouvait suivre.
Pour la plupart des gens, la malédiction pétrifiante de l’Œil maléfique était une impasse dont on ne pouvait s’échapper. Pas pour Enkrid.
Aucun des Chevaliers fous ne tomberait devant un tour pareil, pensa-t-il. À part Kraiss.
Après tout cet entraînement, se laisser toucher par une attaque de ce genre aurait réduit à néant chaque journée qu’il y avait consacrée.
Enkrid lut le mouvement de l’ombre et repéra la position de la créature.
Le regard de l’Œil maléfique répandait sa malédiction pétrifiante, mais contre quelqu’un qui ne le regardait pas, elle ne servait à rien.
La créature eut alors recours à la télékinésie et lui lança des fragments d’épée et des carreaux tombés à terre.
Enkrid balança son épée sans se presser et les écarta tous.
Il s’avança vers le monstre à pas tranquilles. Arrivé devant lui, il leva son épée.
La tête baissée, les deux mains serrées autour de son épée en fer le plus dur, la lame dressée droit vers le ciel.
Les ombres de l’Œil maléfique et d’Enkrid s’allongèrent en une ligne qui traversa le champ de vision du châtelain.
Incapable de fermer les yeux, celui-ci ne regardait que le sol. L’ombre ressemblait à la lame d’une guillotine. Puis l’épée s’abattit.
Fouish. Boum. Crac.
L’œil, à peu près de la taille d’un homme adulte, fut fendu en deux. Du sang noir gicla dans toutes les directions.
Boum.
Le corps qui flottait dans les airs s’écrasa au sol. Du sang éclaboussa l’arrière du crâne du châtelain, le dessus de ses mains et son visage.
Le liquide était chaud et sentait fortement le fer. Quelques gouttes lui coulèrent dans le dos. Il aurait pu tressaillir sous l’effet de l’odeur et de cette sensation désagréable, mais le châtelain ne fit que garder la tête baissée.
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