Chapitre 581
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditrice : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 581
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La Sainte Élue ouvrit les yeux et se recroquevilla comme un chat. Elle ne se débattit pas et ne paniqua pas. Sa posture trahissait sa méfiance, mais son regard, lorsqu’Enkrid croisa ses yeux, demeura calme. Une enfant posée.
« Où sommes-nous, et qui êtes-vous ? Et qui est ce grand gaillard ? »
Elle savait aussi vite cerner la situation.
Enkrid répondit à toutes ses questions, l’une après l’autre.
Une fois qu’elle eut obtenu ses réponses, elle passa sur ce qu’elle ne comprenait pas et prouva qu’elle avait saisi le reste en posant des questions complémentaires.
« Donc, un chevalier sacré est venu, et celui qui me poursuivait est mort à cause de lui. Ça veut dire qu’on ne va pas m’emmener de force tout de suite. Mais je peux encore être en danger. »
Il acquiesça pour confirmer. Puis elle prononça des paroles auxquelles il ne s’attendait pas. Même Enkrid en fut un peu décontenancé.
« Est-ce qu’on peut se séparer ici ? J’ai encore quelque chose à faire. »
Elle ne cherchait pas à fuir immédiatement. D’après ce qu’il lui avait expliqué, elle semblait bien comprendre sa situation, notamment que, seule, l’Église finirait par la retrouver.
Entre-temps, il avait également appris qui était cette fille.
Elle savait donc tout cela, et pourtant, elle disait ça.
Il avait appris qu’elle était une Highlander, une montagnarde, mais même ainsi, elle savait parfaitement qu’échapper à l’emprise de l’Église ne serait pas facile.
Bien sûr, nul ne pouvait dire ce qui arriverait si elle parvenait à regagner les montagnes et à tenir bon sur son propre territoire. L’Église pourrait abandonner en cours de route. Ou bien elle pourrait mettre le feu à la montagne pour l’attraper.
Personne ne pouvait connaître l’avenir.
Mais si l’on s’en tenait au présent, sans la moindre exagération, l’endroit le plus sûr où elle pouvait se trouver était aux côtés d’Enkrid.
Et elle voulait se séparer de lui ?
« Je peux te demander ce que tu as encore à faire ? »
Pure curiosité. Seiki répondit aussitôt. Elle s’était un peu détendue depuis. Elle s’était assise correctement, les bras et les jambes relâchés.
« Quelqu’un s’est retrouvé dans une situation difficile à cause de ma fuite. Et… »
Elle ne semblait pas s’interrompre exprès. On aurait plutôt dit qu’elle hésitait à poursuivre.
« Et ? »
Enkrid insista, lui faisant comprendre qu’elle pouvait continuer.
« Je crois qu’il y a peut-être d’autres enfants retenus là-bas, en plus de moi. »
Seiki lui raconta tout.
« Tu veux donc retourner à l’endroit où l’on te gardait enfermée ? »
« À l’époque, je ne savais rien, mais maintenant, je connais les lieux et la situation. Je ne sais pas pourquoi vous m’avez sauvée, mais je ne peux pas voir une chose pareille et détourner simplement le regard. J’avais déjà prévu d’y retourner, une fois que je me serais échappée et que j’aurais repris mes esprits. »
Inutile de demander pourquoi. La réponse était évidente.
Pour sauver des gens.
La même raison qui avait poussé Enkrid à sauver Seiki.
« À mes yeux, ce qui se passe là-bas est injuste. »
Seiki ajouta ces mots, avec une détermination farouche. Sinar, qui observait la scène, détourna les yeux de Seiki et fixa Enkrid.
« Pourquoi tu me regardes comme ça ? »
« J’admire le visage de mon fiancé. »
Ce n’était clairement pas la raison.
C’était sans doute parce que les paroles de cette enfant, Seiki, ressemblaient à celles que Sinar aurait pu prononcer elle-même.
En entendant Seiki, Enkrid hocha légèrement la tête.
Elle avait raison. C’était injuste. Et il n’avait pas l’intention de passer son chemin.
Si Audin avait été là, il aurait fondu en larmes et hoché la tête sans arrêt, en affirmant que la fillette avait tout à fait raison.
N’était-ce pas précisément pour ça qu’Enkrid était parti, pour aller cogner cet archevêque, ou quel que soit son titre ? Parce qu’il ne supportait plus d’assister à ce genre de choses.
Pour le dire plus noblement, on aurait pu appeler cela une marche destinée à purifier l’Église.
« Mon grand-père disait toujours que, qu’on vive seul ou avec les autres, il faut avancer en suivant ce que l’on croit juste. »
Seiki termina sur ces mots, sans la moindre hésitation. Elle y croyait vraiment, du fond du cœur.
C’était la même voie qu’empruntait Enkrid. Il n’avait aucune raison de ne pas l’aider.
« Tu te souviens de l’endroit ? »
« Oui. »
« Alors, allons-y ensemble. »
« Je vous en serais reconnaissante. »
La jeune fille avait une vision lucide de la réalité ; elle ne refusa donc pas. Elle répondit aussitôt, comme si elle n’attendait que ça. Sinar, qui observait la scène, prit la parole.
« Tu as l’air d’avoir un faible pour les femmes et les enfants. »
Enkrid la regarda un instant, puis répondit :
« Je suis certain de ne pas avoir de faible pour les femmes plus âgées que moi. »
« … Toi, alors. »
Sinar lui lança un regard rare, les yeux de biais, avec une pointe d’agacement. Cette expression la surprenait davantage qu’un sourire, et Enkrid éclata de rire.
C’était un matin de fin d’automne. La pluie tombée pendant la nuit avait fait chuter la température.
Enkrid s’adressa au cocher.
« Il va falloir faire demi-tour. »
« Pardon ? »
« Retournons vers la ville. »
Le cocher ne posa pas de question et obéit. Tandis qu’ils rebroussaient chemin, Enkrid laissa ses pensées s’éclaircir.
La Sainte Élue était sauvée, mais il restait encore des choses qu’elle n’avait pas pu accomplir.
Est-ce que ce serait difficile ? Ça ne devrait pas l’être.
* * *
« Je pensais m’infiltrer pour les sauver. »
Quand le monastère apparut en vue, Seiki leur exposa une partie de son plan.
C’était une approche assez raisonnable.
Détourner l’attention, faire sortir les prisonniers, puis s’enfuir.
Seiki était inconsciente quand elle avait rencontré Enkrid ; elle ignorait donc de quoi il était capable. Elle avait grandi dans les montagnes et, durant les huit mois qu’elle avait passés à l’extérieur, elle était restée enfermée au monastère. Elle ne savait pas ce qu’était un chevalier.
Sinar le lui expliqua avec bienveillance. Après avoir observé la fillette pendant quelques jours, elle constata qu’elle l’appréciait sincèrement.
« S’infiltrer ? Ce ne sera pas nécessaire. »
« Ce ne serait pas dangereux ? »
Pendant sa captivité, Seiki avait observé les habitudes des ascètes martiaux. Ils entraînaient leur corps à chaque instant disponible.
Des obsédés de l’entraînement, qui consacraient plus de trois heures par jour à se conditionner.
Et ils étaient plus de vingt.
Seiki ne les avait pas vus de ses propres yeux, mais elle l’avait déduit des quantités de nourriture et des autres traces de présence humaine.
Elle était futée. Et elle n’était pas du genre à se jeter à l’aveuglette sur un obstacle qu’elle savait insurmontable.
Son plan initial prévoyait d’éviter complètement ces ascètes martiaux.
Mais ce plan n’avait plus lieu d’être.
Le monastère se trouvait près de la frontière occidentale de Naurillia.
Ils avaient renvoyé la carriole après avoir parcouru une partie du chemin, puis avaient continué à pied. Enkrid, Sinar et Seiki marchaient tous d’un bon pas. Ils avançaient donc plus lentement qu’en carriole, mais à une allure tout à fait convenable.
En observant Seiki marcher, courir et se déplacer en chemin, Enkrid comprit peu à peu comment elle avait réussi à rester en fuite si longtemps.
*Elle est agile.*
Ce n’était pas pour rien qu’elle était de souche Highlander.
À l’entrée du monastère, deux moines au visage dur et hostile les dévisagèrent.
Seiki ne savait pas ce qui allait se passer, mais elle avait décelé chez Enkrid et chez l’elfe Sinar quelque chose de solide et d’inébranlable.
Elle décida de leur faire confiance et de les suivre. Enkrid se dirigea vers l’entrée du monastère avec une assurance absolue.
Devant eux se dressait une large porte de bois, renforcée de bandes de fer entrelacées de lierre, et un mur de pierre grise couvert de plantes grimpantes s’étirait de part et d’autre.
Vu de loin, l’endroit aurait pu passer pour un lieu tranquille où des gens vivaient en cultivant leur vigne.
La plupart des monastères brassaient du vin, cuisaient du pain, ou fabriquaient et vendaient du savon et de la confiture.
« Qui êtes-vous ? Ces terres appartiennent à l’Église. Nul n’entre sans y être invité. »
L’un des moines qui gardaient l’entrée prit la parole. Ses avant-bras étaient si épais qu’on aurait dit que ses poings parlaient davantage que sa bouche.
« Un invité. »
Enkrid répondit sans ralentir et marcha droit vers les deux moines.
« Tu vas vraiment entrer comme ça ? »
Seiki murmura derrière lui. Les deux moines plissaient déjà les yeux et tendaient les mains vers eux.
Seiki n’entendit que deux rapides sifflements.
Sans même grogner, les yeux des deux moines se révulsèrent et ils s’effondrèrent en avant.
Enkrid fléchit légèrement le genou gauche, comme s’il exécutait une figure de théâtre, puis écartant les bras, attrapa les deux hommes par la taille et les déposa doucement au sol. Ils restèrent là, la tête penchée sur le côté. Inconscients.
« Qu… qu’est-ce que tu viens de faire ? »
À ses yeux, c’était tout bonnement incompréhensible.
Sinar ajouta une explication. Elle ne savait pas trop ce qui, dans cette tâche, la mettait d’humeur si légère, mais elle parlait davantage que d’habitude.
« Il a frappé le larynx et la mâchoire, des deux mains en même temps. »
Plus précisément, il avait écarté les doigts et frappé le larynx avec la zone entre le pouce et l’index, coupant tout son avant qu’il ne puisse s’échapper. Puis il avait aussitôt refermé le poing, tourné le bras et décoché un uppercut à la mâchoire.
La vitesse y était pour quelque chose, mais sa maîtrise était d’un tout autre niveau.
Aucun des deux n’avait la mâchoire brisée. Ils étaient simplement inconscients.
Un chevalier était, en fin de compte, un être qui avait franchi un seuil inaccessible aux gens ordinaires.
Voilà pourquoi, aux yeux d’une personne ordinaire, les exploits d’un chevalier pouvaient sembler impossibles.
Ce qu’Enkrid venait de montrer en était l’illustration parfaite.
« Allons-y. »
Même si ce monastère était corrompu, y entrer ainsi revenait à déclarer la guerre à l’Église.
N’importe qui d’autre aurait secoué la tête. Se faire une ennemie de l’Église pour sauver quelques personnes ? Quel sens cela avait-il ?
Enkrid n’y pensa pas une seule seconde.
Même au cœur du combat précédent, la voix d’Audin lui était parvenue distinctement.
« On te traquera jusqu’à la fin de tes jours. »
Voilà ce qu’il lui avait dit.
Si ce qu’il faisait maintenant devait lui valoir d’être pourchassé, alors soit.
Si c’était la voie en laquelle il croyait, celle qu’il savait juste, il n’avait qu’à la suivre.
C’était ainsi qu’il avait vécu toute sa vie.
« Tu as survécu jusqu’ici. Remarquable. »
Sinar devinait les contours du passé d’Enkrid.
Seiki observait tout passer de ses grands yeux silencieux, mais elle n’était pas une enfant ordinaire non plus.
Elle était surprise, mais ne s’en tenait pas à sa surprise. Elle faisait ce qu’il fallait.
Elle déduisit où l’on devait garder les gens qui l’avaient aidée, puis les guida vers cette partie du monastère.
« Qui êtes-vous ?! »
« Qu’est-ce que vous voulez ?! »
D’autres moines se ruèrent dehors, mais cela ne changea rien.
« Je passe en visiteur. »
Enkrid répondit sans s’inquiéter et se servit de ses mains et de ses pieds comme il le fallait.
Il n’était pas au mieux de sa forme, mais ce n’était pas un problème.
Un solide bâton de bois ramassé en chemin remplaçait fort bien une épée brisée.
Puis un moine l’attaqua avec une lame inhabituelle, longue de deux largeurs de main de plus qu’une épée ordinaire. Il l’abattit d’un coup vif et tranchant.
Enkrid ne dégaina son Épée courte que pour parer ce coup-là, en la levant d’un mouvement sec.
Il ramena le bâton qu’il tenait de la main droite et tira l’épée de la gauche, le tout en un seul mouvement. Ses bras se croisèrent et un éclat jaillit au moment du choc.
Cling-cling-clang !
L’épée forgée par Aetri trancha net la lame du moine, comme si elle exprimait la volonté de son propriétaire.
La force et la technique, alliées à la qualité de l’arme. Tout était parfaitement accordé.
Ce fut la fin du combat.
Le moine qui s’était avancé pâlit.
« Je me rends. »
À son aveu, les autres baissèrent la tête. Peu après, Seiki retrouva les prisonniers.
* * *
« Pourquoi as-tu fait ça, frère ? »
Une question simple, qui n’avait pas besoin de koan.
« Tu as besoin que je te réponde ? »
La Sainte Élue s’était échappée, et il l’avait cachée. N’était-ce pas une réponse suffisante ? Voilà ce que signifiait la question.
« Tu voulais être le seul à faire le bien ? Tu es satisfait ? »
Un sourire amer sur le visage de celui qui avait été comme un frère de sang.
Fallait-il lui en vouloir ?
Même s’il y avait eu matière à l’accuser, le moine n’aurait pas pu le faire. Il n’avait pas le droit de porter ce jugement.
La punition tomba.
De la cire chaude coula dans ses deux yeux et ses deux oreilles.
Le motif invoqué : il avait des yeux, mais ne savait pas voir correctement ; il avait des oreilles, mais ne savait pas entendre.
Le moine puni eut le crâne rasé, sans qu’il lui restât un seul cheveu. L’ascète martial chargé de la punition le toisa avec mépris.
« Tu aurais pu ne rien faire. Tss. »
Il était le serviteur le plus dévoué de l’abbesse Shilma. La cire coula dans ses deux yeux, puis davantage encore dans ses oreilles.
« Nngh… »
Au lieu de crier, le moine se roula sur le sol comme un animal blessé. C’était une agonie. La douleur le rongeait. Mais son esprit ne céda pas.
À qui la faute ?
Le moine ne pouvait même pas accuser celui qui le punissait.
Cette personne aussi ne faisait qu’obéir aux ordres d’un supérieur.
Alors, où se trouvait la faute ?
Le moine pensait que chercher un coupable n’était pas la solution. C’était simplement un moment où il fallait continuer d’avancer.
Il pria donc pour cela. *Laissez-moi avancer.*
*Seigneur, avant de demander qui est coupable, montrez-nous d’abord l’espoir du salut.*
La conviction que le changement est possible. Voilà ce qu’il fallait.
Et si un messager divin descendait parmi nous ?
Ce serait déjà quelque chose.
Si ce messager arrivait furieux et abattait tout le monde, ceux qui en seraient témoins pourraient tout de même ouvrir les yeux et apprendre.
Son regard brouillé dériva sur le côté.
Près du mur de pierre taché de moisissure, une femme était recroquevillée contre la pierre.
Une prêtresse d’âge mûr, qu’il connaissait depuis l’enfance, avait toujours été habile avec une aiguille et du fil. Elle ne pourrait plus s’adonner à la couture comme autrefois.
Le lendemain, on lui couperait les deux mains.
La cire qui avait coulé dans ses yeux l’avait rendu aveugle d’un œil. Le monde ne lui apparaissait plus que dans la moitié de ce qu’il avait été.
Dans cet entre-deux du sommeil et de l’éveil, quelqu’un lui posa une question.
« Tu le regrettes ? »
Non. Pas du tout.
Même si toute l’Église le maudissait et lui crachait dessus, abandonner cette enfant à son sort aurait été injuste.
Après avoir laissé partir Seiki, le moine avait essayé de sauver un autre enfant emprisonné dans les souterrains, mais c’était impossible.
*Seigneur, envoyez un messager.*
*Non pas pour punir le péché, mais pour guider ceux qui ont l’esprit pauvre.*
« Approchez encore et je les tue ! »
La prière qui lui venait par intermittence dans son demi-sommeil fut interrompue lorsqu’on le saisit à la gorge. Un souffle contre sa nuque. La silhouette derrière lui le tira à elle et lui plaqua une lame courte contre la gorge. Cette voix lui était familière. Le serviteur le plus dévoué de l’abbesse Shilma. Celui qui avait supervisé sa punition.
Huff, huff.
Sa respiration était haletante. La panique et la peur se mêlaient à chaque expiration.
À travers la brume de son regard, le moine aperçut quelqu’un derrière la porte de la prison.
D’abord, une ombre. Puis, la torche dans le dos de la silhouette dissimula son visage.
Il n’y avait que la lumière, qui l’entourait comme une auréole.
« Si tu me tues, tu te feras un ennemi de l’Église ! »
Celui qui respirait la peur parla, puis le messager arrivé, auréolé de lumière, ouvrit la bouche.
« Ça m’est égal. »
À ces mots, la lumière qui se répandait derrière lui jaillit vers l’avant.
C’est ainsi que le moine le vit.
Un bras se leva. Au moment où la lumière de la torche, qui lui était apparue comme une auréole, traversa son œil abîmé, un éclat lui effleura le visage.
Derrière lui, un liquide chaud coula et lui trempa le dos.
La chaleur atteignit son corps, qui souffrait sur le sol froid de la prison.
Entre la chaleur et la lumière, à travers ses yeux qui s’éteignaient, le moine demanda :
« Le messager de Dieu est-il venu ? »
Le messager répondit sans hésiter.
« Non. Je m’appelle Enkrid. Je viens de la Garde-frontière. Ce que j’ai fait aujourd’hui, je l’ai fait de mon plein gré. Et si quelqu’un veut régler ses comptes avec moi, je ne fuirai pas. »
D’un œil, il distingua clairement la silhouette.
Pour le moine, Enkrid ressemblait à un rocher qui tenait bon, quelles que soient la violence des vagues et la fureur des tempêtes.
Ce n’était donc pas le messager de Dieu.
C’était un héros qui se tenait là, affirmant qu’il ne fuirait pas les conséquences de ses actes.
Du moins, aux yeux du moine, c’était exactement ce qu’il était.
Un héros envoyé par Dieu à la place d’un messager.
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