Chapitre 579
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 579 : Pas une révélation, un plan
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Plic, ploc. Plic, ploc.
La pluie se mit à tomber sans prévenir, et pourtant personne ne proposa de rentrer pour poursuivre la conversation au sec.
Des nuages noirs avalèrent la lune et la visibilité autour d’eux chuta rapidement.
Quelques instants plus tôt, les lieux étaient encore embrasés d’une lumière sacrée. Par contraste, l’obscurité soudaine semblait d’autant plus profonde.
Personne ne fit mine de rallumer une lumière sacrée pour y voir un peu mieux.
Ils n’en avaient pas le loisir.
Dans le silence, le Chevalier sacré prit la parole.
« Cela devait être à peu près à cette époque. »
La pluie qui tombait mouilla les cheveux et les sourcils du vieux Chevalier sacré.
Ses yeux argentés se tournèrent vers le vide, vers le ciel strié de pluie, comme s’il remontait le fil de ses souvenirs.
La lumière sacrée avait autrefois effacé le coucher du soleil ; à présent, la pluie avait pris sa place. Les ténèbres s’insinuaient. Encore un peu, et le noir serait total, enveloppant tout et étouffant jusqu’à la dernière lueur.
À mesure que l’obscurité gagnait, les yeux doucement lumineux du Chevalier sacré donnaient à la scène un aspect inquiétant.
« C’était le moment où j’ai senti que j’étais enfin devenu un guerrier accompli. J’ai regardé derrière moi et, sur le pommier que j’avais entretenu toute ma vie, je n’ai pas vu des pommes, mais des fruits gonflés de poison. Pouvez-vous imaginer ce que ce vieil homme a ressenti ? Pouvez-vous seulement le deviner ? »
Quand Enkrid l’avait vu pour la première fois, Overdier lui avait paru d’âge mûr. Mais quelque chose avait changé. Il semblait aussi vieux que le laissaient entendre ses paroles.
Évoquer le passé lui ajoutait des années. Son visage, pourtant, n’avait pas changé de manière spectaculaire.
C’était étrange, comme l’âge qu’on prêtait à quelqu’un pouvait varier selon le ton et l’attitude.
La pluie redoubla peu à peu. La saison des neiges n’était pas encore venue, mais les gouttes étaient assez froides pour qu’on les sente.
« À cet instant, ce vieux serviteur comprit qu’il ne pouvait pas déraciner le pommier. Il prit conscience de la petitesse et de l’insignifiance de sa propre force. »
De la part d’un Chevalier sacré, qui venait de surcroît de le battre, ces paroles semblaient bien étranges.
Enkrid le regarda et le pensa lui aussi.
Overdier ne s’arrêta pas.
Il poursuivit en racontant qu’il avait décidé de parcourir le continent après cela, incapable de distinguer les fruits mûrs à point des fruits empoisonnés et n’ayant donc guère eu le choix. Mais son récit comportait quelques zones d’ombre.
C’était du moins ce qu’Enkrid en déduisait.
Autrement dit, les regrets d’Overdier ne l’emportaient pas avec eux.
Plus encore, sa façon de se présenter sonnait un peu faux. Enkrid chercha à comprendre pourquoi et pensa à Kraiss, à sa manière de s’y prendre quand il cherchait à soutirer quelques kronas à quelqu’un.
Ce n’étaient pas vraiment des mensonges. Il manquait seulement un peu de sincérité.
Et voilà pourquoi son récit comportait des zones d’ombre.
Par exemple :
« Les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques déferlent sans fin sur le continent, et quelqu’un doit leur tenir tête. Ce vieux serviteur n’a eu d’autre choix que de se dresser contre elles. »
Ce genre de phrase lui restait en travers de la gorge.
À l’origine, le Chevalier sacré Overdier avait défendu une partie de la Terre Maudite en tant que membre de l’État saint. En abandonnant son poste pour partir à l’aventure, il avait laissé sa position vacante. L’excuse semblait tout à fait convenable. Mais, si l’on s’en tenait aux faits, il avait refilé son secteur à un nouveau Chevalier sacré avant de filer.
« Je me suis lancé dans un pèlerinage pour purifier le continent. »
Un pèlerinage pour purifier le continent : voilà une jolie façon de le dire. En réalité, il était allé où bon lui semblait.
Enkrid ne voyait aucune raison de le faire remarquer.
Personne ici n’avait pu passer à côté du sens de ses paroles. Il suffisait d’y prêter attention pour tout comprendre ; sinon, ce n’étaient que des mots.
Audin reprenait son souffle en silence. Sinar, elle, semblait indifférente.
Ce qu’Enkrid ignorait, c’était que Sinar avait déjà décidé qu’elle pourrait venir à bout d’Overdier si nécessaire.
Mais cela semblait peu probable.
Quelques instants plus tôt, ils s’étaient rendu coup pour coup, mais les deux camps avaient laissé retomber leur hostilité.
Aucune race ne percevait mieux ce genre de subtil changement que les elfes.
L’instinct de Sinar lui disait que le combat était terminé.
Et, à vrai dire, aucun des deux camps ne s’était battu avec une haine farouche au départ.
L’un agissait selon les principes qu’il s’était fixés.
L’autre avait agi parce qu’il avait jugé cela nécessaire.
Enkrid était le premier, Overdier le second.
Leurs épées et leurs armes s’étaient croisées. Ils s’étaient échangé des coups et avaient encaissé de rudes impacts. Tout au long du combat, Enkrid avait perçu quelque chose dans la manière dont Overdier bougeait et se tenait.
Il avait assurément été prêt à le tuer si les choses tournaient mal.
Mais il n’y avait aucune malveillance derrière cela.
« C’est ainsi que ce vieux serviteur s’est mis à attendre une révélation. »
À la lumière de tout ce qui venait de se passer, les paroles d’un vieux Chevalier sacré ne pesaient pas bien lourd.
Celui qui prétendait attendre une révélation avait tout de même fait de Bert l’inquisiteur son homme, en l’entourant d’un prêtre et de guerriers sacrés, rien de moins.
L’intention derrière tout cela n’était pas facile à déchiffrer au premier abord, mais son existence était évidente, et ce qu’elle impliquait l’était tout autant.
« Et pourtant, une révélation m’a guidé jusqu’ici avec une telle précision. »
Ce vieux Chevalier sacré était glissant comme une anguille.
Overdier continua de parler avec un sourire. Il avait suivi les révélations jusqu’ici, continuerait à le faire et brûlerait la dernière flamme de sa vie pour purifier l’Ordre.
Pas un seul détail précis, tout était formulé de manière vague. Pourtant, il était évident qu’il n’était pas arrivé ici par hasard.
Même dans ce discours flou, certaines phrases donnaient une idée de ses intentions.
Le vieux Chevalier sacré Overdier semblait parcourir le continent, rencontrer des membres de l’Ordre et les rallier à sa cause, un à un.
Pourquoi ? Il l’avait déjà dit : pour purifier l’Ordre.
En entendant tout cela, une pensée traversa l’esprit d’Enkrid au beau milieu du discours.
Ça ressemble moins à une révélation qu’à un plan.
Ce qui venait de se passer ici se serait déroulé à peu près de la même façon sans lui. Placer Bert au sein de l’équipe d’éclaireurs pour jauger le caractère des membres de l’Ordre, n’était-ce pas exactement ce qu’il avait fait ?
Quand l’un d’eux s’était révélé indigne, il lui avait fracassé le crâne sur-le-champ.
Et il avait agi de la même façon envers Enkrid.
Il ne l’aurait sans doute pas tué. Mais il avait bel et bien eu l’intention de le mettre hors d’état de nuire. Cette intention s’était évanouie depuis, mais tout de même.
Avait-il simplement l’habitude de jauger les gens ? C’était possible.
Le rang ou la profession de quelqu’un ne garantissaient pas son caractère.
De même, être pauvre ne rendait pas quelqu’un bon, et être riche ne le rendait pas mauvais.
C’était évident, et pourtant beaucoup de gens traversaient la vie en l’oubliant.
Il n’y avait aucune raison de se faire des illusions sur Overdier sous prétexte qu’il était un Chevalier sacré.
Cela dit, rien ne servait non plus de l’enfermer dans une seule image. Voir un côté de quelqu’un ne signifiait pas qu’on le connaissait tout entier.
Et la Sainte Élue, alors ?
Il ne l’avait pas mentionnée une seule fois.
Vu ses habitudes et sa façon de parler, il avait certainement eu un plan la concernant.
Mais, pour l’instant, il semblait y avoir renoncé sans hésiter.
Il n’était donc pas nécessaire de le pousser sur ce sujet.
Au moins, une chose était certaine.
La volonté qui animait ses paroles, purifier l’Ordre, était claire et tranchante.
Chaque fois qu’il le disait, le regard d’Overdier ne laissait aucune place au moindre doute sur sa sincérité.
D’une certaine manière, sa conviction ressemblait beaucoup à celle d’Audin.
Le chemin qu’ils suivaient différait peut-être un peu.
La pluie était sans conteste plus forte à présent. Le bruit avait changé, et être chevalier ne protégeait pas d’une averse.
Pas même les Chevaliers sacrés.
Enkrid écarta de son visage une mèche trempée et prit la parole.
« Pourquoi ne pas nous mettre d’abord à l’abri de la pluie pour discuter ? »
Il conserva un ton respectueux. Difficile de considérer l’homme comme un ennemi à présent. Et puis, n’avait-il pas dit qu’il avait plus de cent ans ?
« Je vous prie de m’excuser, mais je dois partir. Une nouvelle révélation m’attend. »
En clair, il avait un autre plan et n’avait pas une minute à perdre.
« Vous devez être très occupé », lança Sinar sans chaleur. Le sens était limpide : si vous êtes si occupé, pourquoi avoir fait tout ce chemin pour semer un tel bazar ?
Elle ne cherchait pas vraiment à le piquer.
C’était simplement sorti tout seul, car avoir été repoussée à l’épée ne lui avait pas fait plaisir.
Overdier garda son expression affable.
« Je ne fais que suivre les révélations. »
Autrement dit, purifier l’Ordre l’occupait entièrement.
C’est ainsi qu’Enkrid le comprit.
Overdier semblait tenir aux bonnes manières, car il continua de s’adresser à Sinar avec le même respect.
« Cela étant, ce vieux serviteur peut-il vous demander de l’aide, à tous les deux ? »
Il posa la question, puis, sans attendre de réponse, dévoila une partie de son plan. Sous couvert de révélation, bien entendu.
« Une révélation m’a appris que je ne pouvais pas le laisser tranquille. »
Voilà comment il commença. Pour résumer : il comptait tuer un archevêque, un haut dignitaire du clergé et maître de la magie divine.
Il expliqua que les sorts divins de l’archevêque contreraient directement les siens, que celui-ci commandait un Ordre des chevaliers sacrés composé de fidèles aveuglés, et qu’il était impossible de les tuer tous jusqu’au dernier.
« C-c’est beaucoup à dire tout haut, tout de même. »
Bert, qui écoutait en surveillant nerveusement l’ambiance, pâlit et marmonna.
Overdier agita la main pour le faire taire, puis conclut. En somme, il était en train de préparer un assassinat.
« Les révélations me guident. »
Présenté ainsi, son plan d’assassinat pouvait tout aussi bien s’appeler une révélation d’assassinat.
Cette façon de voir les choses semblait parfaitement lui convenir.
« Capitaine, mon frère. »
Avant qu’Enkrid ait pu dire un mot, Audin l’interpella.
« Puis-je m’absenter un moment ? »
Enkrid observa la lumière qui avait jailli de tout le corps d’Audin. Il se rappela aussi quelque chose que celui-ci lui avait dit un jour.
Quelque chose à propos de tenter de sortir de la prison de l’illusion.
Alors, qu’était cette lumière ?
Les chaînes qui l’avaient entravé ?
Audin était-il désormais sorti de sa prison ?
Avait-il posé les pieds dans le monde réel ?
Et, s’il en était sorti, quelle serait la première chose qu’il ferait ?
Des pensées sans queue ni tête. Enkrid hocha une fois la tête.
« Vas-y. »
« Je ne serai pas long, mon frère. À mon retour, transmets donc un message à notre frère barbare et aux autres. »
« Quel message ? »
« Dis-leur qu’à mon retour, je leur donnerai une leçon et qu’ils feraient mieux de se préparer. Et dis-leur qu’ils n’ont plus besoin de me considérer comme leur aîné à cause de mon âge. »
Il voulait donc organiser un combat d’entraînement où le vainqueur deviendrait l’aîné.
Enkrid comprit et hocha la tête.
« D’accord. »
La même réponse, sur le même ton, répétée deux fois. Enkrid ne se troubla pas. Il ne s’y était pas attendu, mais il prit les choses comme elles venaient.
Overdier en fut sincèrement surpris.
Le Chevalier du Mur de Fer, c’était ainsi qu’on l’appelait. Un homme aux capacités peu communes.
Telle fut la pensée qui lui vint.
« Venez avec moi, mon frère Chevalier sacré aux desseins impénétrables. »
Audin ne parvenait parfois pas à retenir ce qu’il avait sur le cœur et le laissait sortir.
C’était en réalité un mal chronique partagé par tous les membres des Chevaliers fous.
Les gens devraient savoir quand tenir leur langue.
Cette tendance inquiétait parfois Enkrid.
Bien sûr, il en était moins atteint que les autres.
Le fait qu’il n’ait pas pu se retenir avec ce dénommé Alma, qui venait de mourir, était une autre affaire.
Il fallait vraiment que quelqu’un le dise. Impossible de garder ça pour soi.
Le comte Molsen avait déjà tenté de créer des chevaliers, et que l’expérience se soit terminée avec un visage en bouillie, Alma devait le savoir.
Non pas qu’il en ait compris un traître mot.
« Ce titre fait forte impression. Comment va votre corps ? » demanda Overdier.
Il encaissait ce genre de remarque sans broncher. S’il suffisait d’avaler quelques insultes pour nettoyer l’Ordre, il pourrait les supporter pendant des années.
« La marche me remettra d’aplomb. Mais vous, les endroits où vous avez été touché, ça va ? Je crains que vous n’ayez épuisé votre vieux corps malade. »
Audin avait la répartie plus mordante que prévu, et chacun de ses mots écorchait Overdier.
Demander à quelqu’un s’il allait bien après l’avoir frappé, c’était presque une provocation.
Mais le vieux Chevalier sacré, rompu à la discipline, encaissa la remarque sans broncher.
« Je vais bien. Mon corps est vieux, mais marcher ne me pose toujours aucun problème. »
Cet échange venait tout juste de s’achever quand cela arriva.
« Wuoh ! Doitchi Fullman est arrivé pour se battre ! »
En poussant son cri de guerre, Doitchi Fullman déboula à la tête de dix soldats.
Tout le monde avait déjà perçu l’approche de quelqu’un au bruit de la pluie. Rien de surprenant, donc. Seul Bert sursauta légèrement.
Une dizaine de soldats couraient dans l’obscurité, sans torches, dissimulés par les rideaux de pluie qui avaient englouti la lumière de la lune.
Grâce à ses yeux d’elfe, Sinar les repéra aisément. Les autres, eux, se servirent de leurs sens aiguisés pour comprendre exactement où se trouvait le groupe et dans quel état il était.
Doitchi Fullman ne possédait rien de tout cela. Il s’était donc contenté de foncer à l’aveuglette.
Même sous une pluie assez épaisse pour réduire la visibilité à néant, il l’avait fait.
Parce qu’il ne pouvait s’empêcher de se demander : et si son bienfaiteur était en danger ?
Il savait que ses propres forces étaient modestes. Mais si une paire de bras supplémentaire pouvait renverser la situation ? S’il y avait ne serait-ce qu’une chance ?
La réponse était peut-être non. Mais cela ne pouvait pas justifier qu’il reste en arrière.
La volonté d’aider. Rien de plus. Débarquer ainsi sans rien voir en disait long sur Doitchi, et tous ceux qui se trouvaient là le comprirent.
« Je tiens à louer votre courage, Doitchi Fullman », déclara Overdier.
Enkrid enchaîna :
« C’est terminé. Surtout, j’aimerais vous demander un bain chaud, un repas et un endroit où me reposer. »
Doitchi avait risqué sa vie en venant, mais cela ne signifiait pas qu’il avait envie de mourir. Il fut donc soulagé de découvrir que la situation était déjà réglée.
À en juger par l’ambiance, tout s’était plutôt bien terminé.
Il distinguait quelques formes dans le noir, mais, à vrai dire, il ne voyait pas grand-chose.
« Ah, oui, bien sûr », répondit Doitchi.
Après avoir évalué la situation, il baissa son arme. Au même moment, Audin posa une main sur l’épaule de l’espion qu’Overdier avait placé parmi eux.
« Vous vous appelez bien Bert l’inquisiteur ? »
« Pardon ? Oui, c’est exact. »
Bert se raidit. Il savait parfaitement que la main posée sur son épaule pouvait lui arracher la tête à tout instant.
Et connaissant Overdier, celui-ci le laisserait peut-être simplement se faire tuer sans lever le petit doigt pour le sauver.
Tuer quelques personnes et les enterrer au nom de la purification de l’Ordre ne lui demanderait même pas une seconde réflexion.
« Avez-vous récemment rencontré quelqu’un qui aurait souffert d’une grave maladie ou d’une blessure sérieuse avant de se rétablir à une vitesse inhabituelle ? »
Question étrange, sortie de nulle part. Mais, en voyageant à travers le continent, Bert était bel et bien chargé de recueillir des renseignements. Il réfléchit, promenant plusieurs fois les yeux autour de lui, puis répondit :
« Oui, j’ai entendu parler de cas de ce genre. »
« Pourriez-vous suivre la rumeur la plus récente et me trouver quelqu’un ? »
« Et qui serait cette personne ? »
« Trouvez quelqu’un qui se soit remis soudainement d’une grave maladie, quelqu’un de riche, puis demandez autour de vous si quelqu’un s’est fait dérober une poignée de pièces d’or. La piste partira de là. Je ne connais pas son nom, mais, une fois que vous aurez trouvé la ville où cette personne est censée se trouver, rendez-vous dans la plus grande auberge de la ville et demandez le père d’Audin. Si personne ne s’est fait dérober de pièces d’or, fouillez les quartiers pauvres. On l’appelle le Saint Homme en haillons, mais il ne porte pas forcément des haillons. »
« … Pardon ? »
Bert pencha la tête, incertain de ce qu’il venait d’entendre.
Enkrid, qui avait tout écouté, était tout aussi perplexe.
Avait-il bien dit « père » ?
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