Chapitre 573
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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LE CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 573 : Petit frère, il faut les punir
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À peine quelqu’un lui demanda-t-il qui il était qu’Enkrid l’envoya au tapis. Pour une première rencontre, c’était plutôt agressif.
Mieux valait ça que de lui trancher la gorge, en tout cas. C’était ce que pensait Enkrid. Tant que l’homme n’était pas mort, ça lui suffisait.
Et s’il s’avérait qu’il s’agissait d’un malentendu ? Eh bien, il s’excuserait à ce moment-là.
Il ne l’avait donc pas tué. Rien que ça, c’était déjà faire preuve d’égards.
Mais alors…
« Hein ? »
Il fut sincèrement un peu surpris.
Bam.
L’homme dont il avait fracassé le crâne contre le sol lança un coup de marteau alors qu’il était encore à terre.
Il ne l’avait pas assommé, finalement.
Enkrid lâcha le visage de l’homme et recula.
Il se redressa d’un seul mouvement, sans quitter sa demi-flexion, et le marteau fendit l’air à l’endroit qu’il venait de quitter. C’était l’homme à terre qui l’avait lancé.
« Espèce de taré ! »
L’homme à terre explosa de rage. Le visage rouge, il souffla bruyamment par le nez.
« Tu sais qui je suis ?! »
Il hurla de nouveau.
Enkrid s’essuya le front, s’avança d’un pas tranquille et s’arrêta devant l’enfant à la jambe cassée.
« Des kidnappeurs ? »
Tous restèrent à le dévisager, interdits. La situation était trop absurde.
Alma, qui avait suivi les mouvements d’Enkrid les yeux écarquillés, se redressa brusquement.
En le voyant se relever, Enkrid comprit pourquoi l’homme tenait encore debout.
Une faible lueur émanait de tout son corps.
La lumière elle-même avait absorbé et dispersé le choc. Si la Volonté se manifestait selon les traits propres à chacun et prenait des formes très diverses, le pouvoir divin, lui, fonctionnait à l’inverse : il n’avait qu’une seule fonction.
Le pouvoir divin rendait le corps humain extraordinairement résistant.
Malgré tout, l’arrière de son crâne était fendu et le sang en coulait.
* * *
Shilma cligna des yeux. Elle n’était pas sûre d’avoir bien entendu.
Des kidnappeurs ?
Pouvaient-ils vraiment passer pour ça ? Non. C’était impossible.
Ça n’avait aucun sens. Cet homme ne voyait-il donc pas les robes sacerdotales sous ses yeux ?
Des kidnappeurs, vraiment.
Mais s’il avait décidé de les faire passer pour tels, elle n’avait rien à y répondre. Quelqu’un qui s’obstinait à l’affirmer continuerait de le faire, quoi qu’elle dise.
Shilma observa la scène et poussa un soupir.
« Toi, toi… »
Les mots ne lui venaient pas.
L’homme qui avait surgi avait maîtrisé le guerrier sacré Alma en un instant. Sans même dégainer une arme.
Elle voyait les épées à sa ceinture. Trois, en tout. Plusieurs couteaux de lancer étaient également visibles sur sa poitrine.
Le combat à mains nues n’était manifestement pas sa spécialité.
Et pourtant, cet homme avait terrassé le guerrier sacré Alma à mains nues.
Shilma n’avait pas l’œil pour évaluer la véritable valeur d’un chevalier, mais son instinct lui donnait une idée approximative de son niveau.
Il pouvait faire tourner Alma en bourrique.
Et un homme comme lui n’avait vraiment pas reconnu les robes sacerdotales ?
Une excuse de lâche. Mais pouvait-elle seulement le contredire ? Et s’il continuait simplement à tout nier ?
Elle pouvait lui dire que mentir attirerait sur lui le châtiment divin, mais seul un naïf aurait cru une pareille rengaine.
Si le jugement céleste punissait chaque péché, comment le clergé corrompu pouvait-il exister ?
« Comment oses-tu ! »
Alors que Shilma cherchait ses mots, Alma entra de nouveau dans une colère noire.
Il sentait quelque chose de chaud et d’épais couler le long de son crâne, ce qui ne faisait qu’attiser davantage sa fureur.
« Tu oses t’immiscer dans les affaires de l’Église ?! »
Alma cria.
« Vous vous faites passer pour l’Église et vous vous attendez à ce que je vous croie ? Bande de kidnappeurs rusés. »
L’homme répliqua du tac au tac. En le voyant reprendre les paroles d’Alma pour les lui renvoyer ainsi, Shilma éprouva malgré elle une étrange admiration.
Il avait soigneusement articulé chaque syllabe de « bande de kidnappeurs rusés ».
Comme s’il disait : je vous ai déclarés kidnappeurs, alors, à partir de maintenant, c’est ce que vous êtes.
Que signifiaient cette attitude et ces paroles ?
Il n’a aucune intention de céder.
Elle n’avait jamais envisagé une telle éventualité.
Retrouver et ramener une Sainte Élue avait été le problème. Quiconque oserait se dresser sur leur chemin ne lui avait même pas traversé l’esprit.
Oser entraver les affaires de l’Église ? Si la Confédération marchande étendait son réseau bancaire sur tout le continent, le Saint-État, lui, répandait son influence à travers ses temples et ses monastères. Même si le Roi de Naurillia était apparu à cet endroit précis, il n’aurait pas pu faire une chose pareille.
C’était du moins ce que savait Shilma.
Mais tout le monde n’était pas pareil.
Si Crang avait été là, il aurait fait exactement comme bon lui semblait, quoi qu’il arrive.
Même Alma, malgré sa colère, ne croyait pas pouvoir maîtriser cet homme et le tuer.
L’écart de niveau était évident. Il estimait que son adversaire avait atteint le rang de chevalier.
Shilma s’avança.
Ce n’était pas le moment de régler ça par la force.
« Je m’appelle Shilma, prêtresse de l’Abondance et du Fruit déchu. Voulez-vous une preuve de mon identité ? »
« Vous vous êtes bien préparés, je vous l’accorde. Mais je ne me laisserai pas berner. »
L’homme aux yeux bleus examina la jambe de l’enfant, puis s’essuya la nuque et se gratta l’arête du nez. Il était parfaitement détendu.
« Fils de… ! »
Alma explosa de nouveau en le voyant, mais, naturellement, il ne se précipita pas sur lui. Shilma ne quittait pas l’homme des yeux. Ses paroles et son attitude ne concordaient pas, et ce décalage était profondément provocateur.
Il n’avait pas la moindre intention d’écouter ce qu’ils disaient.
« Pourquoi faites-vous ça ? »
Shilma ne le comprenait pas. Une Sainte Élue n’était qu’une enfant, et l’emmener ne présentait aucune difficulté.
Ce qui était étrange, c’était qu’elle et Alma se soient déplacés en personne. Si la Sainte Élue n’avait pas révélé cette capacité étonnante à s’enfuir, rien de tout cela ne serait arrivé.
Oui. Une simple enfant.
Personne n’avait de raison de leur barrer la route.
« Le Chevalier du Mur de Fer ! »
Bert s’écria soudain au beau milieu de la scène. Il était plongé dans ses pensées depuis un moment, et les mots finirent par lui échapper. Il avait des relations au sein de la Guilde de l’information, qui recueillait et vendait des nouvelles venues des quatre coins du monde.
Cheveux noirs ? Yeux bleus ?
Son apparence frappante lui revint en mémoire. Même un homme pouvait reconnaître qu’il avait un beau visage.
Ajoutez à cela le comportement insensé d’un fou et la capacité de maîtriser le guerrier sacré Alma, et un nom s’imposait naturellement.
Shilma fronça les sourcils en entendant Bert.
Elle ne comprenait rien à tout cela.
Le Chevalier du Mur de Fer ? Elle avait entendu ce nom. À présent, rares étaient les habitants du continent qui n’avaient pas entendu parler de la réputation d’Enkrid.
Mais pourquoi le Chevalier du Mur de Fer était-il là ?
Le roi l’avait-il envoyé ? Pourquoi ? Est-ce que ça avait seulement de l’importance ?
Avait-il une raison de s’immiscer délibérément dans les affaires de l’Église ?
Non. Elle avait envisagé toutes les possibilités. Il n’y en avait aucune. Alors pourquoi se jetait-il ainsi dans la bataille ? Même s’il s’agissait du Chevalier du Mur de Fer ?
« Je passais par là et j’ai “par hasard” découvert des signes d’enlèvement. En tant que chevalier de Naurillia, je ne pouvais pas simplement poursuivre mon chemin. Alors posez tranquillement l’enfant et rendez-vous. »
Enkrid répondit d’un ton plat.
La façon dont il insista sur le « par hasard » était vraiment agaçante.
« Mais pourquoi ? »
Shilma posa de nouveau la même question et Alma, qui venait de se rappeler la réputation de l’homme, ajouta son propre commentaire.
« Espèce de taré. C’est vraiment un fou. »
Alma avait conclu que cet homme ne pouvait pas le tuer.
S’il en avait eu l’intention, il lui aurait tranché la tête lors de leur premier échange.
Cet homme continuait donc de respecter les convenances avec l’Église. Alma pouvait se permettre d’être d’autant plus arrogant.
« Frère ! »
Au milieu de la confrontation, un autre cri retentit. Un homme bâti comme un géant s’approcha, suivi d’un elfe deux fois plus petit que lui.
Ils avaient suivi Enkrid dans sa charge tête baissée. Audin s’arrêta à côté d’Enkrid et promena son regard autour de lui.
Nul besoin d’explication. La situation parlait d’elle-même.
« Des kidnappeurs », dit Enkrid.
Sinar saisit aussitôt le sous-entendu.
« Des kidnappeurs déguisés en prêtres ? »
« Exactement. »
« Je vois. Impardonnable. Ils se font passer pour des enfants de Dieu. »
Tandis que les deux hommes échangeaient leurs répliques comme dans un numéro comique, Bert reconnut l’un des nouveaux venus.
« Audin Pumray ? »
Ils n’étaient ni de proches connaissances ni des collègues intimes, mais Bert connaissait son nom et ils avaient discuté quelques fois.
Son visage et sa réputation étaient trop singuliers pour être oubliés.
Ne disait-on pas que le Dieu de la Guerre l’avait offert à l’humanité par amour pour elle ?
Bert le reconnut. C’était une catastrophe. Leurs adversaires étaient censés être des kidnappeurs, pas l’Église ; mais si Audin pouvait les identifier, cela suffisait presque à confirmer qui ils étaient.
Shilma, Alma, ses deux disciples et Bert fixèrent Audin.
S’il prononçait un mot pour les reconnaître, tout était fini.
Alors, dis-le. Tous l’observèrent avec une sorte d’espoir, et Audin ouvrit la bouche.
« … Qui ça ? On dirait que ces kidnappeurs rusés essaient de nous jouer un tour. Grand frère, il faut les punir. »
Se reprenant juste avant de laisser échapper « grand frère » par habitude, Audin détourna le regard de Bert.
Bert en resta bouche bée, sans même s’en rendre compte. Sa mâchoire lui échappa un instant.
Il va prétendre ne pas le connaître ? Avec cette carrure impossible à confondre, il va faire l’innocent ?
« Hum. »
Gêné, Audin se racla la gorge et se pencha pour s’occuper de l’enfant à terre.
Seiki avait tout vu, mais n’avait rien compris.
Qui étaient ces gens, et pourquoi se tenaient-ils devant elle ?
Son grand-père ne les avait pas envoyés.
Son grand-père avait passé la majeure partie de sa vie sur une montagne. Il n’avait pas d’amis. La plupart des Montagnards étaient pareils, et le sien ne faisait pas exception.
Interviendrait-il même s’il savait qu’elle était en danger ? Elle n’en était pas sûre.
Toute sa vie, il lui avait répété qu’il fallait régler ses problèmes soi-même.
Devant Seiki, une silhouette qui avait l’air menaçante au premier regard se pencha. Son corps voûté lui cacha le soleil et projeta une large ombre.
L’ombre l’enveloppa entièrement.
Un homme aussi imposant, agenouillé devant elle, et pourtant, il ne lui faisait pas peur.
C’était étrange. Elle ressentit quelque chose qui ressemblait au soulagement. Mais devait-elle pour autant lui faire confiance sans hésiter ? Non. Ce n’était pas ça.
Seiki leva devant son visage la lame du poignard qu’elle tenait en prise inversée.
Même dans l’ombre, le couteau brillait d’un éclat tranchant et inquiétant, qui semblait exprimer tout ce qu’elle ressentait.
Dois-je te faire confiance ? Non, je n’y suis pas obligée.
C’était ce que disait le poignard.
Le regard d’Audin s’adoucit. Rien n’était plus triste au monde.
Pourquoi l’Église faisait-elle ce genre de choses ?
Pourquoi imposait-elle un tel sacrifice à une enfant ?
Était-il vraiment juste de sauver quelqu’un au nom de ce qu’un enfant devenu Sainte Élue ou Saint Homme avait engendré ?
Comment l’Église avait-elle pu devenir aussi corrompue ?
« Je suis désolé. »
Audin prononça ces mots. Seiki n’avait jamais vu un visage aussi ravagé par la culpabilité et la douleur.
Et à cet instant, dans un contexte qui n’avait rien à voir, le don de Seiki s’épanouit.
Elle était née avec assez de pouvoir divin pour être appelée Sainte Élue, mais ne savait pas s’en servir correctement.
Pour transmettre cette lumière à quelqu’un, il fallait éprouver de la compassion pour cette personne et désirer la lui offrir. Seiki ne l’avait jamais appris.
Depuis son enfance, elle n’avait appris qu’à manger seule, dormir seule et survivre seule.
C’était la manière de vivre des Montagnards, et elle s’y était conformée.
Et là, pour la première fois de sa vie, Seiki éprouva ce qu’on appelait de la compassion.
Quel péché cet homme avait-il commis ?
Pourquoi affichait-il une expression pareille ?
Pourquoi la regardait-il ainsi ?
Le grand homme conservait cette même expression et la contemplait en silence.
Seiki ressentit de la compassion, sentit son don s’éveiller, puis fit ce qu’on lui avait toujours appris à faire : elle tendit la lame du poignard.
« Je vais te poignarder. »
Même si la lame lui transperçait le cœur, cet homme ne l’éviterait pas. Elle ignorait pourquoi. Elle le savait, c’est tout.
Les deux personnes qui l’avaient aidée au monastère l’avaient fait pour une raison.
Ils avaient réparé les dégâts qu’ils avaient eux-mêmes causés. Seiki avait profité de leur conscience coupable.
Elle l’avait déduit toute seule.
Mais là, c’était différent.
Seiki poussa le poignard et en piqua la poitrine rugueuse.
La lame traversa le tissu qu’il portait. Pourtant, il continua de la regarder avec ce visage, plus tourmenté encore que triste, et lui adressa un faible sourire.
Elle sentit la résistance du cuir sous la pointe. Si elle continuait, cet homme mourrait.
Seiki lâcha le poignard. Il tomba au sol dans un petit cliquetis.
De sa main libre, elle toucha le visage de l’homme, lui caressa la joue, puis la Sainte Élue à la jambe cassée ouvrit la bouche.
« Qu’est-ce qui te fait tant souffrir pour que tu pleures ? »
Une lueur jaillit. Au même instant, de la lumière jaillit de sa main et enveloppa la joue d’Audin.
Elle s’éleva sans un bruit, puis se répandit comme un feu de forêt dévorant l’herbe sèche, gagnant rapidement toutes les directions.
La lumière jaillit de tout le corps de Seiki.
D’abord, elle se dispersa au hasard, puis se rassembla en un point unique et projeta vers le ciel une colonne droite. Un pilier de lumière pure perça les cieux.
Il n’y en eut pas qu’un. Ils se multiplièrent, s’écartèrent et formèrent une colonnade en cercle autour de Seiki.
Seiki sentit la douleur dans sa jambe disparaître en un instant.
Au même moment, quelque chose déferla dans son corps, le remplit entièrement, puis jaillit au-dehors.
Toute sa force s’en alla avec. Elle ne sentait plus ses membres. Le monde devant elle commença à s’assombrir.
Puis Seiki perdit connaissance. La dernière chose qu’elle entendit fut un cri derrière elle. Il venait de Shilma, l’ancienne directrice du monastère.
« Les Piliers de lumière ! »
* * *
Shilma écarquilla les yeux.
En toutes ses années de prêtrise, elle n’avait jamais vu des piliers d’une telle densité ni d’une telle ampleur.
Ces colonnes étaient faites de pouvoir divin pur, extrait dans son intégralité puis matérialisé.
Une telle quantité de pouvoir divin pouvait-elle vraiment habiter une seule personne ?
Oui. Elle venait de le voir.
Sept piliers s’élevaient jusqu’aux confins du ciel.
« Ôtez vos mains de la Sainte Élue ! »
Shilma cria, les yeux écarquillés.
Un don qui s’épanouissait et dressait des piliers de lumière grâce au pouvoir divin. Cette Sainte Élue n’avait rien d’ordinaire. C’était une véritable enfant de Dieu, envoyée par Dieu lui-même.
Elle ne pouvait pas laisser passer ça, même si elle devait y mourir.
Elle savait que c’était insensé. Mais son Père, son Seigneur, ne venait-il pas de s’exprimer à travers cette enfant ?
Fais maintenant ce que tu dois faire.
Shilma n’avait pas le choix.
« Guerrier sacré Alma, écoutez-moi. Nous sauverons cette enfant, quoi qu’il arrive ! »
Shilma sentit une chaleur embraser tout son corps. L’émotion suscitée par la volonté de Dieu, directement transmise, était écrasante. Et, brûlant à ses côtés, un sentiment du devoir s’imposa à elle : elle devait sauver celle qui l’avait tant bouleversée.
Quoi qu’il en coûte.
Elle se le répéta avec la même ferveur, tandis que le sang affluait à ses yeux écarquillés. Sa tête s’embrasa et le blanc de ses yeux vira au rouge.
Naturellement, ce n’était pas ainsi qu’aurait dû raisonner quelqu’un qui poursuivait une Sainte Élue en fuite.
Mais pour qui avait déjà été entièrement engloutie par sa foi, cela avait tout son sens.
Shilma ne s’était jamais vue comme quelqu’un qui opprimait ou asservissait une enfant. Elle croyait simplement accomplir ce qui était nécessaire en tant qu’instrument de Dieu.
Et puis…
« Si on les tue tous et qu’on s’en va, personne ne le saura jamais. »
Calme. Parfaitement tranquille. Et, pour Audin, l’offre était réellement tentante.
Même en tant qu’Apôtre du Dieu de la Guerre, il ne massacrait pas les gens sur un coup de tête, encore moins lorsqu’il s’agissait de frères de l’Église.
Les oreilles d’Audin se dressèrent, presque comme celles d’un elfe.
Les paroles d’Enkrid ressemblaient à un murmure du diable.
Il ne devait pas l’écouter, et pourtant elles étaient terriblement séduisantes.
Le fantôme de Fildin sembla le regarder avec une lassitude désapprobatrice.
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