Chapitre 569
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 569 : Né chasseur ?
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L’État saint était réputé pour ne pas gaspiller son argent.
« Hé hé, en remerciement de vos efforts, nous vous offrons notre bénédiction. »
Ce genre de pirouette pour se tirer d’affaire était l’une de leurs préférées. Tout le monde le savait.
Qu’on soit croyant ou non, ils ne dépensaient jamais de krona. Ils les thésaurisaient. Dans la mesure du possible, ils essayaient de tout régler en interne.
Si l’on classait les nations les plus détestées par les guildes de bâtisseurs, l’État saint arriverait sans doute en tête.
Pour les maisons de commerce du continent, il occupait incontestablement la première place.
Leona l’avait dit un jour.
« Je respecte les prêtres, mais je ne travaille pas avec les religieux. »
Et cela valait pour tous les prêtres, corrompus ou non.
Quand l’État saint avait besoin de mercenaires, il faisait appel à son propre Ordre des chevaliers sacrés, une force de combat. Pour trouver des guides, il déployait des Inquisiteurs entraînés. Il menait même ses propres activités commerciales.
« C’est pas incroyable ? Tout ça, juste pour éviter de dépenser des kronas ? »
Voilà ce qu’en pensait Leona.
Enkrid était d’accord, mais il y voyait un autre sens, plus profond.
Depuis le début, ils n’ont jamais laissé les étrangers se mêler des affaires de l’Église.
Bon, il y avait aussi le fait qu’ils détestaient voir leurs kronas leur échapper. Ça, c’était évident.
Alors, à quel point était-ce inhabituel ?
Quelle somme avaient-ils bien pu proposer pour inciter des gens à se mêler des affaires de l’Église ?
Les chasseurs de primes, comme on appelait communément ceux qui traquaient les autres, ne bougeaient jamais sans recevoir une avance. Cela signifiait qu’une certaine quantité de kronas avait déjà changé de mains.
C’était plutôt surprenant.
Enkrid s’était fait cette réflexion, d’où sa question.
Mais au-delà des kronas eux-mêmes, c’était surtout l’audace de leur démarche qui l’étonnait.
Ceux qui avaient quitté l’État saint avaient dû répandre la nouvelle partout en franchissant la frontière de Naurillia.
Publier une annonce par l’intermédiaire d’une guilde de l’Information ou d’un organisme du genre n’avait rien de compliqué. C’était même facile.
Ils avaient dû payer les frais correspondants, mais s’ils s’en étaient souciés, ils n’auraient jamais engagé personne.
Autrement dit, dès leur départ de l’État saint, ils n’avaient reculé devant aucune dépense pour retrouver cette Sainte Élue.
Il était bien plus facile de comprendre leurs intentions que d’imaginer des ravisseurs qui n’avaient jamais existé.
Le profit.
Capturer l’enfant devenue Sainte Élue leur rapporterait bien plus que quelques kronas dépensés pour engager des chasseurs.
De nobles idéaux ? Pas du tout. Son impression et le cours des événements allaient dans le même sens.
« Qui êtes-vous ? »
Les trois poursuivants n’avaient pas l’air de les reconnaître.
Tous trois portaient des vêtements en cuir fin, une matière qui aurait pu faire office d’armure en cas de besoin. Ils étaient tous vêtus légèrement.
« Vous avez trouvé des traces de la fille que vous poursuivez ? Rien, hein ? »
Enkrid lança la question après avoir constaté que leur première tentative n’avait rien donné.
Il n’avait donc rien à faire avec ces trois-là.
« Ces enfoirés ont dû entendre une rumeur et se greffer à l’affaire, mais ce n’est pas un boulot pour des petits joueurs. Ils feraient mieux de ne pas s’en mêler. »
Une femme les fusilla du regard, les yeux perçants et agressifs. Elle semblait mal à l’aise. Les trois inconnus qui venaient d’apparaître n’avaient rien d’ordinaire.
La carrure d’Audin, à elle seule, avait quelque chose d’anormal. Et puis il y avait un elfe, sans oublier cet homme dont le visage accaparait le regard dès qu’on le voyait.
Pourquoi est-il aussi beau ?
Malgré son trouble et sa confusion, elle ne pouvait s’empêcher de le regarder.
Cheveux noirs, yeux bleus. On aurait dit qu’ils étaient ensorcelés.
Pourtant, elle ne laissa pas son regard se perdre et ne lâcha pas tout de go : « Qu’est-ce qu’il est beau ! »
Rien qu’aux paroles de la femme, Enkrid comprit que la somme offerte par l’État saint n’avait rien d’insignifiant.
Avait-il déjà vu l’Église agir ainsi ? Jamais.
Il ne se souciait pas vraiment du montant exact ; c’était donc une réponse suffisante.
« Audin. »
Enkrid prononça son nom et se dirigea vers l’homme qui se tenait à droite.
Ce n’était pas une simple promenade. Du point de vue de l’autre, Enkrid dut sembler soudain prendre de l’ampleur. Inutile de piétiner le sol : il inclina le corps vers l’avant, activa Jambes puissantes, éleva sa Volonté et bondit fermement sur ses jambes. Le visage de l’homme se rua vers lui.
Il vit son expression changer sous ses yeux, passer de la méfiance et du malaise à la stupeur pure.
Les sens d’Enkrid fonctionnaient déjà à un tout autre niveau que ceux d’un épéiste ordinaire, et cela se voyait.
L’homme était sur le point de pousser un cri, la bouche entrouverte, encore sous le choc, quand la Lame à une main d’Enkrid le frappa à la nuque.
Enkrid s’arrêta à un pas sur la droite de l’homme et lança le bras.
Son bras gauche décrivit une courbe souple, puis claqua comme un fouet.
Boum.
L’homme lâcha un bref grognement et s’effondra sur le côté. Enkrid le rattrapa et le déposa doucement à terre.
Juste à côté, Audin chargea presque à la même vitesse et maîtrisa les deux autres de la même manière.
Il asséna à l’un un coup de marteau au sommet du crâne avec le poing fermé.
Paf.
Il ne mourut pas. Ses yeux se révulsèrent, ne laissant voir que le blanc, et il s’écroula dans un grognement humide.
L’autre eut droit à une légère pression sur la gorge qui lui coupa le souffle.
« Gh… ghk… »
Suspendu par le cou à la poigne d’Audin, l’homme battit des jambes dans le vide.
La terre et les feuilles mortes collées à ses semelles volèrent de part et d’autre.
Ses pieds effleurèrent même le torse d’Audin, mais ce fut tout.
Boum.
Audin l’assomma puis le déposa à terre.
Aucun signe de Créatures démoniaques ou de Bêtes magiques dans les environs, et ils ne resteraient pas longtemps inconscients. Aucun d’eux ne mourrait.
« Le suivant. »
Enkrid repartit aussitôt vers la piste suivante. À partir de là, rien de compliqué.
Les empreintes au sol, les branches cassées, les odeurs, les sons, les restes de Créatures démoniaques mortes, le relief et les chemins qu’une personne prendrait naturellement… Il suivait ces indices.
Quiconque les aurait observés aurait cru qu’il courait comme un fou.
En chemin, il tomba sur un visage familier.
Quelqu’un qui s’était avancé un jour pour lui proposer soixante-dix pour cent de la prime, à condition qu’Enkrid se batte en premier.
Un chasseur qui faisait de l’enlèvement son métier. Une vraie pourriture. Le pire genre.
L’un ou l’autre qualificatif lui allait parfaitement.
Enkrid avait cru qu’il était mort depuis longtemps, mais il respirait toujours.
Cette offre de soixante-dix pour cent ? Il avait su dès le départ que ce n’étaient que des paroles en l’air. À l’époque, il avait donc attiré quelques Bêtes magiques et pris la fuite.
C’était la première fois qu’ils se recroisaient depuis.
L’homme tenait moins du spécialiste du pistage que du type qui réglait tout à la force brute.
Ses membres musclés et sa masse étaient les emblèmes de cette identité.
Des gouttes de sang tombaient de sa masse.
Tout près gisaient deux femmes qui semblaient appartenir à une autre équipe de chasse, toutes deux mortes.
« Tu as convoité les kronas et tu as commencé par abattre ces deux-là, c’est ça ? »
Enkrid observa la scène et posa sa question.
Le chasseur de primes à la masse ne reconnut pas Enkrid.
Les deux hommes à ses côtés non plus.
La rumeur du Chevalier du Mur de Fer avait peut-être circulé, mais combien de personnes reconnaîtraient son visage en le voyant de près ?
Audin était d’une taille démesurée, mais même en le regardant, on ne penserait pas immédiatement à l’Homme-bête ours de la Garde-frontière. On supposerait simplement qu’il s’agissait d’un demi-Géant.
Sinar observa les traces au sol et prit la parole.
« Attaquées par-derrière. »
Ils avaient dû amadouer les femmes pour qu’elles acceptent de s’allier à eux, puis les frapper par-derrière avec la masse. Voilà pourquoi elles avaient le crâne enfoncé à l’arrière.
« Et vous, alors ? »
C’était vrai à l’époque, et ça l’était encore. L’homme débordait d’assurance.
Il avait les capacités pour la justifier, il fallait le reconnaître.
À l’époque. Pas aujourd’hui.
Pour Enkrid, le passé n’était que le passé. Rien ici ne méritait d’être considéré comme une rancune. Il était du genre à vivre tourné vers demain, pas vers hier.
Cela dit, même selon les critères de chasseurs de primes qui se poignardaient couramment dans le dos, il était allé trop loin.
« Tu as dépassé les bornes. »
Enkrid ne prit pas la peine de se présenter. Il dégaina son épée.
Il la tira du fourreau, avança et trancha d’un seul mouvement. Chacun de ses gestes s’enchaîna en un unique mouvement fluide.
C’était l’épée ininterrompue de la chevalière d’Aoara, qui avait protégé la Cité d’Aoara.
Une courbe douce décrivit un arc irrégulier dans les airs. L’arc s’allongea ensuite en une longue traînée et se redressa comme un météore.
Le météore devint lumière et lame, puis s’abattit sur la tête de l’homme.
Sa masse ne pouvait pas le bloquer. C’était inévitable.
Tching.
La lame traversa sans résistance le casque de fer posé sur sa tête. L’Entaille d’acier, qui lui avait autrefois demandé de longues heures d’entraînement, lui était désormais naturelle.
La résistance qu’il sentait dans sa main était nettement moindre qu’avant.
La force mise dans le dégainé et le mouvement de l’épée, l’angle, la Volonté de trancher.
Tout se combina.
Crac.
Le casque et le crâne se fendirent ensemble, et la cervelle ainsi que le sang s’écrasèrent lourdement au sol.
Son coup avait été si rapide que presque aucune goutte de sang n’avait éclaboussé la lame.
Le propriétaire de la masse s’effondra à côté des deux chasseuses qu’il avait tuées.
La terre rouge-brun absorba le sang et s’assombrit.
Quand Enkrid tua le chasseur à la masse, les deux hommes qui semblaient être ses compagnons tentèrent aussitôt de s’enfuir.
« Hein ? »
« Aah ! »
Ils étaient rapides. Pour être plus précis, ils étaient prêts à détaler à tout moment : c’était la meilleure façon de le dire.
La règle d’or des chasseurs : quand ça tourne mal, on se tire. Difficile de faire plus inébranlable.
Seulement, ils avaient eu une malchance terrible.
Un chevalier qui surgissait de nulle part pour les abattre ?
C’était à peu près aussi probable qu’un dieu descende en personne pour infliger un châtiment.
Bien sûr, les chances de croiser un chevalier et d’en mourir étaient plus élevées que celles de voir un dieu descendre, mais dans les deux cas, c’était si rare que, sur ce point, les situations se ressemblaient.
Enkrid tendit ses sens et repéra les deux hommes qui fuyaient dans des directions opposées. Le reste ne consistait qu’à concrétiser ce qu’il avait déjà discerné par intuition.
Il écarta les bras comme des ailes, puis les ramena vers lui. Deux dagues dégainées et lancées selon la technique du lancer de lames. Elles filèrent à droite et à gauche en sifflant.
Paf.
L’une traversa le bulbe rachidien et ressortit par la nuque, clouant l’homme à un arbre. L’autre s’enfonça dans un crâne et y resta, sinistre ornement.
Celui qui avait une dague plantée dans la tête se débattit quelques secondes, puis alla s’écraser face contre un arbre avec un bruit sourd et glissa lentement jusqu’au sol, mort.
Le sang imbiba de nouveau la terre.
« Dieu vous attend. »
Audin leur adressa une brève prière pour les accompagner.
Devait-il préciser que le dieu qui les attendait était le Dieu de la Guerre ?
Selon la doctrine, le Dieu de la Guerre accueillait les morts en les traînant jusqu’à lui et en leur flanquant d’abord une raclée.
Sachant cela, difficile de prendre ces paroles pour une bénédiction.
Audin pleurait sincèrement les morts, sans doute. Si on le lui demandait, il répondrait probablement :
« Si vous faites quelque chose qui mérite une raclée, vous devez en recevoir une. »
Pas faux.
Après s’être occupé de ce groupe, ils reprirent leur route.
Enkrid tuait ou épargnait selon ses propres critères, passant de l’un à l’autre sans hésiter.
Aux yeux de Sinar, une ligne nette se dessinait en lui. Son critère était évident.
Ceux qui se contentaient de faire leur travail, il les laissait tranquilles. Mais quiconque en faisait plus que nécessaire, ou commettait un acte inhumain par avidité, mourait sans exception.
Il ne s’agissait pas de punir.
Il agissait simplement comme son cœur le lui dictait.
À le voir avancer ainsi, Sinar avait l’impression d’entrevoir ce qu’était sa Volonté.
Il n’hésitait pas à suivre ce que lui dictait son cœur.
La frontière entre le bien et le mal ne se trouvait pas dans le regard d’autrui. Elle vivait en lui.
Et cela avait quelque chose de lumineux. Aux yeux de Sinar, du moins.
Par la suite, ils croisèrent d’autres chasseurs.
Certains se montrèrent facilement bavards, sans même savoir qui était le groupe d’Enkrid.
« On a suivi les traces qui menaient dans la forêt. Un enfant seul dans une forêt, c’est du suicide, alors on s’est dit qu’au mieux, on retrouverait son cadavre. On avançait en restant à l’écart des meutes de Créatures démoniaques et de Bêtes magiques. Mais, hum… »
Il s’interrompit au beau milieu de sa phrase.
Il avait entendu dire qu’une Manticore se trouvait quelque part dans cette forêt, et venait justement de voir ladite Manticore découpée en six morceaux environ, éparpillés aux pieds d’un elfe élancé. De quoi vous couper la parole.
Des entailles nettes avaient traversé les os et la chair d’un seul coup. Rien qu’à voir ça, on avait envie de se montrer poli.
Surtout qu’ils auraient pu être ceux qui affrontaient cette Manticore.
« Au fait, savez-vous où se trouve l’Ordre des chevaliers sacrés ? »
« Ils ne sont pas entrés dans la forêt. On a convenu d’un signal pour le cas où on les croiserait. »
Il brandit une flèche en parlant, à laquelle était attachée une petite bourse remplie de poudre scintillante.
Enkrid jeta un coup d’œil à la flèche et repartit.
Si tout se passait bien, ils pourraient trouver l’enfant avant les poursuivants de l’État saint.
Mais il y a presque aucune trace. C’est pas un peu extrême ?
Un rôdeur expérimenté pouvait effacer ses empreintes.
Malgré tout, là, c’était un peu fort.
Quelque chose clochait ?
Le doute lui vint, et Enkrid prit la parole.
« Sinar. Ces traces… »
Il n’avait pas besoin d’en dire davantage. L’elfe était d’accord avec lui.
« Je sais. Je trouve ça étrange, moi aussi. »
Étrange. Cela dit, aucune autre piste ne s’offrait à eux pour le moment.
Même si c’était bizarre, on leur avait dit que la fille était partie vers l’est, et cette forêt était le seul endroit où se cacher.
Enkrid modifia son approche. Il décida d’avancer plus hardiment qu’avant.
Les Bêtes magiques et les Créatures démoniaques ne représentaient pas une véritable menace ; dès qu’une piste apparaissait, il fonçait droit dessus.
En avançant ainsi et en ratissant la forêt en demi-cercle, ils interceptèrent et neutralisèrent quinze groupes de chasseurs. Aucun n’avait trouvé la moindre trace d’une fille qui fuyait seule.
Ça ne colle pas, même pour un rôdeur exceptionnel, et encore moins pour une incarnation du chasseur-né.
Cette pensée le frappa et il s’arrêta net.
« Ha. »
L’un des principes fondamentaux d’une poursuite consistait à suivre une trajectoire, pas un point.
Autrement dit, le mieux était de se mettre à la place de la cible, de deviner la route qu’elle emprunterait et de la devancer.
Prédire un point précis où la cible se trouverait était difficile. Mais trouver sa trajectoire et la suivre rendait les choses beaucoup plus simples.
La question qu’il s’était posée en quittant la ville lui revint alors à l’esprit.
Est-elle née chasseuse ?
Il avait examiné à grands traits la forêt et les traces qu’elle recelait.
Ce n’était pas qu’il n’y eût absolument aucune trace.
Tous les poursuivants venus ici connaissaient bien ce genre de travail.
S’ils étaient venus dans cette forêt, c’était parce qu’ils avaient vu des traces qui y menaient.
Une jeune fille était entrée seule dans la forêt.
Ils avaient dû supposer qu’elle était morte et espérer, au moins, retrouver son corps.
Sinon, peut-être avait-elle servi de repas à une Créature démoniaque ou à une Bête magique, et ils pourraient récupérer quelques fragments d’os.
Même cela ne serait pas facile.
Il existait beaucoup de Créatures démoniaques et de Bêtes magiques qui broyaient les os.
La Manticore que Sinar avait découpée suivait les pistes à l’odeur et prenait plaisir à mâcher les gens jusqu’aux os. Bien sûr, elle avait réagi parce que le groupe faisait du bruit en avançant, mais tout de même.
Ils avaient aussi croisé des Goules et rencontré quelques Créatures démoniaques de type araignée en chemin.
Même un chasseur exceptionnel pouvait-il survivre ici ? Seul ? Un enfant ?
« Je crois qu’on s’est fait avoir. »
Plus exactement, ils étaient tombés dans le piège de celle qu’ils poursuivaient, pas dans celui de l’Ordre des chevaliers sacrés.
Autrement dit, la Sainte Élue les avait dupés, et ils avaient gobé toute son histoire.
Enkrid mit ses pensées en ordre et commença à reconstituer à rebours l’itinéraire de fuite de la Sainte Élue.
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