Chapitre 529
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Révision : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 529 : Parce que la paix avait duré trop longtemps
= = =
« L’unité des Fées du Clair de Lune est une force de combat plutôt efficace, en fait. »
Barnaas Hurrier lança cela sans prévenir.
Le lieutenant se tourna vers lui, intrigué par cette remarque.
« Je trouve simplement dommage de les employer ainsi. »
Celui qu’on appelait la dernière arme d’Azpen claqua la langue.
« En contrepartie, nous avons pu montrer à l’équipe de reconnaissance ennemie uniquement ce que nous voulions qu’elle voie. »
Autrement dit, ils avaient orienté les mouvements de l’ennemi à leur avantage dès le départ.
« Ouais. C’est dommage, mais il faut bien se servir de ce qu’on a. À force d’entasser quelque chose, ça finit par devenir bon à jeter. »
Personne ne savait pourquoi il abordait le sujet.
Le lieutenant le dévisagea, l’air absent. Barnaas étira son large museau en un sourire, puis frappa d’un coup de Lame à une main une branche aux feuilles acérées qui lui barrait la route. Le bois était vivant, solide, et la branche se brisa net.
C’était impressionnant, même quand on l’avait vu cent fois. Le lieutenant lui-même n’aurait jamais pu reproduire cet exploit.
Il n’avait même pas atteint le rang de chevalier junior ; c’était donc tout naturel.
Son talent ne résidait pas dans l’étalage de sa force brute, mais dans le commandement d’unités affrontant des forces que personne n’aurait pu prévoir.
Autrement dit, il savait comment s’occuper des chevaliers.
Pas les tuer sur-le-champ ni leur porter un coup décisif. Ce genre de puissance avait un nom : calamité. Le terme le plus juste n’était donc pas « s’en occuper », mais « leur résister ».
« J’espère qu’ils reviendront vivants. »
Barnaas marmonna de nouveau. D’après ses calculs, l’unité des Fées du Clair de Lune avait de fortes chances de mourir. Soit elle tomberait sur l’ennemi et se ferait massacrer, soit elle contournerait ses lignes avant de foncer droit sur ses chevaliers.
Il le savait et les avait tout de même envoyés. Bien sûr, le commandant à la tête de l’unité des Fées du Clair de Lune n’en savait rien. Tous ceux qui se trouvaient ici n’étaient pas animés par le sens du devoir.
D’autant plus que ces gens étaient davantage des alliés que des subordonnés.
Il les avait donc, dans une certaine mesure, utilisés sans scrupules. C’était vrai.
Le lieutenant examina le sol sous ses pieds avant de répondre.
« Je ne vois pas très bien ce que vous voulez dire. »
Ils reviendraient vivants, bien entendu. L’unité des Fées du Clair de Lune n’était pas une simple équipe de reconnaissance qu’on pouvait balayer d’un revers de la main.
Si elle périssait tout entière, Azpen en subirait aussi les conséquences. Évidemment. Cette force leur avait été prêtée en vertu de leur alliance avec le clan des Fées du Clair de Lune.
Qu’ils meurent tous ? La relation avec les Fées du Clair de Lune serait la première à se briser.
Tout en marchant, le lieutenant réfléchissait à la situation, s’appuyant sur le sol à chaque pas.
Traverser un terrain vierge n’avait rien de facile.
Ici non plus. Naurillia avait éliminé les Créatures démoniaques et ouvert un passage praticable, mais ce n’était qu’une mesure temporaire : personne n’avait réellement aménagé la route.
Les chasseurs ne traversaient pas non plus la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil. Aucun petit sentier n’avait donc été tracé par leurs pas ; seules subsistaient çà et là des traces laissées par les Bêtes magiques ou les animaux sauvages.
Rien que des terres accidentées, en somme, où des pierres déchiquetées jaillissaient de partout.
Des portions plates alternaient avec de fréquentes pentes : une marche qui vous épuisait avant même le début du combat.
Le lieutenant s’estima heureux qu’il fasse encore jour.
Même l’unité la mieux entraînée aurait eu de sérieux ennuis sur une route pareille, de nuit.
Si quelqu’un se tordait la cheville, impossible de le laisser derrière.
Au moins, le terrain s’améliorait peu à peu. Les pierres traîtresses se faisaient plus rares et les pentes s’aplanissaient. Autant de signes qu’ils approchaient de leur destination.
« Je dis ça, c’est tout. »
La voix de Barnaas retentit de nouveau. Le lieutenant, qui observait le chemin, leva les yeux.
Parfois cruel, parfois froid, mais aussi chaleureux sous un autre angle.
Comment pouvait-on n’être fait que d’une seule facette ? Tout dépendait du point de vue.
Barnaas Hurrier était ainsi. Abnair aussi.
Abnair prenait soin des réfugiés et envoyait des pièces d’argent aux orphelinats qui accueillaient les enfants ayant perdu leurs parents à la guerre.
Pour ceux qui avaient perdu leur père, il tenait lui-même ce rôle. Il respectait les moines et priait avec une ferveur sincère.
Il passait ses nuits à travailler pour le royaume, consumant ses propres années comme du combustible.
Et le moyen qu’Abnair avait choisi pour cette guerre, c’était une victoire bâtie sur le sacrifice.
Azpen ne s’était pas mise en marche avec une petite troupe d’élite seulement.
« À l’origine, ces troupes devaient avancer jusqu’à l’Empire, n’est-ce pas ? »
Barnaas avait envoyé là où il le fallait ce qu’on pouvait considérer comme le noyau des forces chevaleresques d’Azpen.
Il ne restait donc auprès de lui que le lieutenant — ou, plus exactement, le commandant qui mènerait l’unité combattant à ses côtés — ainsi qu’une partie des troupes alliées.
« C’est ce que j’ai compris. »
Le lieutenant répondit sans la moindre émotion. Il avait toujours été ainsi. Barnaas n’aimait pas ça et claqua la langue, sans toutefois avoir envie d’en dire davantage.
C’était une proposition d’Abnair, qu’il avait lui-même acceptée. Ces soldats serviraient de pions sacrificiels.
Ils se jetteraient dans la mêlée pour infliger une seule blessure à l’ennemi.
Nul ne savait combien de chevaliers Naurillia enverrait, mais Abnair voulait s’assurer la victoire.
Pour cela, il avait misé sur le nombre. Il avait adjoint une armée aux chevaliers.
Ces soldats mourraient, et Barnaas inscrirait le mot « victoire » au-dessus de leurs cadavres. Telle était la stratégie d’Abnair.
« Tu ne me fais pas confiance ? »
Quand Barnaas lui avait posé la question… « Je voulais seulement que tu dissipes mes inquiétudes. »
Abnair avait secoué la tête avant de répondre. Puisqu’il avait préparé un tel échiquier, il était certain de l’emporter. Il croyait la défaite impossible.
D’ordinaire, il aurait gardé ces forces en réserve jusqu’à la prise de Greenfield, mais il les avait engagées dès maintenant. C’était un atout qu’il préparait depuis la défaite précédente.
Cette fois, il n’y avait aucun des pièges dont ils s’étaient servis autrefois pour acculer Enkrid.
Force contre force. Mais nous vous épuiserons d’abord. Voilà leur stratégie.
Un combat où ils risquaient leur destin même, accompagné d’un pari audacieux à la hauteur de l’enjeu.
Tromper des gens dont on savait qu’ils mourraient et les envoyer au combat ? C’était de la pure folie.
La plupart des stratèges n’oseraient jamais tenter une telle chose. Ils n’y penseraient même pas. Et quand bien même, ils seraient incapables d’aller jusqu’au bout. Mais Abnair n’était pas comme les autres.
Un héros célèbre et un imbécile vaincu, maudit par tous les enfants qu’il croisait, n’étaient séparés que par un fil ténu.
S’il gagnait, personne ne lui reprocherait son audace.
Et même si certains le faisaient, cela n’aurait aucune importance. À ce moment-là, il aurait le pouvoir de passer outre leurs paroles.
« Quel temps magnifique. »
Barnaas lança cette remarque en atteignant la position qu’Abnair avait calculée.
Le commandant et cinquante fantassins lourdement armés l’accompagnaient.
Chacun portait une lourde lance en acier massif.
« Il y a quelque chose à manger ? »
L’ennemi n’était pas encore arrivé. Barnaas se servit d’un morceau de pain, prit quelques morceaux de viande salée et se mit à se remplir l’estomac.
Pendant ce temps, les troupes alliées préparaient leur équipement.
Cling, cling : on bouclait les armures de fer et on ajustait les casques. L’équipement variait légèrement d’un soldat à l’autre, mais tous avaient adopté un modèle semblable.
Des pourpoints renforcés de mailles aux articulations, portés sous l’armure, puis des plaques d’acier superposées, parfois recouvertes d’une autre couche de cotte de mailles.
Combien de coups pourraient-ils encaisser si chaque frappe était portée avec la Volonté ?
Barnaas était certain de pouvoir en éliminer un à chaque coup.
En se donnant à fond, il pourrait probablement tous les abattre les uns après les autres.
Mais s’il les éliminait un par un et que le Beastfolk loup, chevalier depuis déjà fort longtemps, l’attaquait dans le dos, alors quoi ?
Tiens. Je suis plutôt sournois, en fait.
Était-ce déshonorable ? Non. Barnaas avait la peau dure, et cette épaisseur lui permettait de garder une volonté ferme au fond de lui.
Il considérait cela comme un élément de sa tactique et l’assumait pleinement.
« Ça ne t’intrigue pas, de savoir comment on en est arrivés à se battre ainsi ? »
Pour tuer le temps, Barnaas relança la conversation avec le lieutenant. Celui-ci n’était pas idiot ; il comprenait ce qui se jouait.
Ce qu’il ignorait, c’était à quel point Abnair pouvait se montrer froid.
Non, il le savait peut-être aussi, au fond de lui, et avait choisi de le suivre malgré tout. Barnaas ne prit pas la peine de poser la question.
Que l’on sache ou non ne changeait rien, et les troupes en attente à l’arrière n’avaient pas besoin d’entendre ça.
Barnaas lui demanda pourquoi ils se battaient, et le commandant prit la parole pour ce chevalier imprévisible et obstiné qu’il respectait.
« La Garde-frontière a pris trop d’ampleur. »
Quiconque appartenant à la Garde-frontière aurait trouvé cette idée insensée, mais elle n’était pas fausse. Bien sûr, la Garde-frontière était une ville et n’avait pas de bouche pour parler ; celui qui aurait vraiment traité cette idée de folle, c’était Kraiss.
Les conflits sur le continent n’avaient jamais cessé, mais une véritable guerre de grande ampleur n’éclatait pas facilement.
Cette situation avait duré plusieurs années.
Tandis que seules des escarmouches locales éclataient au lieu d’une guerre majeure, Naurillia s’était affaiblie de l’intérieur.
À cause des manœuvres du comte Molsen, un royaume qui avait toujours fait preuve d’une puissance considérable s’apprêtait à se déchirer de lui-même, sans que personne ait à lever le petit doigt.
Alors, tous s’étaient contentés d’observer.
Si Naurillia s’était déchirée et avait sombré dans le chaos, Azpen n’aurait pas été la seule à l’envahir : toutes les nations auraient foncé sur elle.
Cette accalmie s’était étirée pendant des décennies.
Tout le monde était-il resté les bras croisés ? Parmi eux, les hommes les plus remarquables s’étaient tous préparés.
À l’âge de la guerre qui approchait.
À l’ère des tempêtes qui ne manquerait pas d’arriver.
Au moment où la guerre embraserait tout le continent.
Personne ne savait si elle commencerait avec la Terre Maudite, avec un royaume, ou si rien ne se produirait. Mais tous se préparaient malgré tout.
« Chaque nation a accumulé des forces. Quand je parle de forces… »
« Oui, je n’étais pas le seul à former des chevaliers. C’est ça ? »
Barnaas se montra attentif et intervint. Le lieutenant hocha la tête. Un casque muni d’une visière de fer, conçue pour couvrir le visage, pendait à son côté.
« La grande puissance du sud va de soi, mais Kairos et l’État saint auraient aussi avancé vers le centre si Naurillia s’était effondrée. »
Voilà ce qu’en pensait le commandant.
Ni Barnaas ni le commandant n’étaient des prophètes capables de voir l’avenir.
Ils ne faisaient que reconnaître clairement les faits.
Et pourtant, Naurillia, qui avait semblé sur le point d’être dépouillée par le comte Molsen et aurait dû être démembrée et détruite, avait renversé la situation encore et encore.
Le début de ce retournement avait été la Garde-frontière.
Son aboutissement avait été le Tueur de créatures démoniaques.
Ils avaient déployé leur puissance sans retenue et, grâce à cela, un roi remarquable était né à Naurillia.
Des manœuvres politiques avaient eu lieu entre-temps et d’autres nations s’en étaient mêlées, mais Naurillia avait survécu en surmontant tous les obstacles.
Ceux qui espéraient la réussite de Molsen avaient avalé leur déception et préparé leur prochain coup.
S’ils restaient inactifs, ils perdraient Greenfield au profit de la Garde-frontière et laisseraient retomber leur élan. Il était donc inévitable qu’une nation en sorte affaiblie.
Laquelle, sinon Azpen ? Leur décision d’agir maintenant était donc on ne peut plus naturelle.
À l’arrière, ceux qui avaient prié ensemble pour la ruine de Naurillia, par la sorcellerie, la foi ou tout autre moyen, étaient toujours du même avis.
À cette époque de l’année, le sud allait probablement déclencher ses combats habituels, lui aussi.
Pour immobiliser les Chevaliers à la Cape Rouge.
Kairos, au nord-ouest de Naurillia, adopterait une attitude similaire, et l’État saint déposerait au moins une ou deux protestations.
Parmi ces menaces, certaines étaient réelles et d’autres n’étaient qu’un bruit agaçant, mais Barnaas estimait que cela donnait malgré tout un avantage supplémentaire à son camp.
Et puis, ils ont déjà révélé toute leur puissance.
Ceux qui avaient contribué à créer la situation actuelle avaient vu les forces que Naurillia avait gardées cachées, ou du moins l’image qu’elle donnait à l’étranger. Elles s’étaient manifestées, et les autres avaient ainsi pu évaluer leurs capacités.
Oui, ils se battent bien. Ça, tout le monde l’avait compris.
Mais ils s’étaient aussi trop exposés.
Du point de vue d’Azpen, l’ennemi ne savait rien d’eux, tandis qu’eux connaissaient désormais l’ennemi.
C’était pour cette raison que leur stratégie avait changé : au lieu de les épuiser petit à petit, ils allaient désormais engager toutes leurs forces.
Azpen avait aussi essuyé un sérieux revers avant qu’on ne lui prenne Greenfield.
Restait une question.
Que se passerait-il après la chute de la Garde-frontière ?
Ce n’est qu’alors que Naurillia se hâterait d’envoyer les Chevaliers à la Cape Rouge.
À ce moment-là, Azpen aurait englouti tout Greenfield et se prélasserait, repue.
Ce serait le début des querelles, de la guerre et des bouleversements.
« La paix a duré bien trop longtemps. »
Barnaas le dit sans se soucier de rien. Quiconque avait perdu un membre de sa famille, un ami ou un amant à la guerre aurait été parfaitement en droit de maudire ses parents en l’entendant.
Cela dit, à l’échelle du continent, il n’avait pas tort.
Même les combats qui opposaient réellement Azpen à la Garde-frontière ne constituaient pas une guerre de grande ampleur, quand on prenait assez de recul.
Tandis qu’ils discutaient et que son estomac se remplissait agréablement, des bruits de coupe fendirent l’air dans les fourrés d’en face. Des branches et des feuilles acérées tombèrent en pluie.
On aurait dit qu’une brèche s’ouvrait au milieu de la forêt. La lumière s’y engouffra, atteignit les cornées de ceux qui observaient, pénétra leurs pupilles, se réfracta dans leurs cristallins et se focalisa, leur révélant ce qui se tenait là.
« Vous n’êtes que deux ? »
Barnaas les reconnut et leur posa la question.
Une destination, c’était un lieu où se battre.
Ce n’était pas tout à fait une clairière, mais l’herbe des alentours avait été suffisamment coupée pour dégager un espace. Deux silhouettes y pénétrèrent.
Un elfe et un humain.
L’humain était un blond qui tenait une épée à deux mains noire.
Une description qu’il avait déjà entendue quelque part.
« Alors, c’est toi ? Le fou meurtrier ? »
L’humain pencha la tête de côté. Son regard se posa sur l’elfe.
« Qu’est-ce que j’ai tué, moi ? »
« Je ne te parlais pas. Je me parlais à moi-même. Espèce de créature obtuse. Les insultes d’un barbare sont toujours méritées. »
« Moi ? »
Sinar ignora sans peine les paroles de Ragna et reporta son regard devant elle.
Elle aperçut un Beastfolk d’âge mûr qui ressemblait à un chien. Elle ne l’avait jamais vu auparavant. Elle avait entendu dire que les Beastfolk conservaient longtemps leur jeunesse ; peut-être n’était-il pas d’âge mûr, mais plutôt vieux.
« Vieux chien ? »
« Tu as la langue bien pendue. »
Barnaas épousseta son derrière et se releva. Il tira son arme et l’enfila à sa main.
La Griffe, avec ses trois serres acérées, se posa naturellement sur le dos de sa main. C’était une pièce unique : une sangle au poignet, une protection de fer remontant jusqu’au coude, le tout assemblé.
« J’ai pas mal abîmé mes griffes au combat quand j’étais jeune. »
À l’origine, il se battait à mains nues, mais, dix ans plus tôt, ce salaud de Chypre des Chevaliers à la Cape Rouge lui avait arraché deux doigts.
Depuis, Barnaas se battait avec la Griffe.
Se servir d’une Griffe au lieu de ses propres griffes le gênait un peu. Barnaas avança donc une explication qui ressemblait à une excuse, mais personne ne remarqua son embarras.
Après tout, ça n’avait pas d’importance.
« Toutes les unités, en avant ! »
Le lieutenant de Barnaas lança l’ordre.
L’humain et l’elfe tournèrent tous deux brusquement les yeux vers l’avant.
Ils pivotèrent, et toute trace de détente ou d’amusement disparut de leurs yeux, qui se fixèrent sur Barnaas.
L’unité ennemie levait ses lourdes pointes de lance comme pour transpercer le ciel. Face à elle se tenait un Beastfolk qui avait l’allure d’un chevalier.
« Tu es chevalier ? »
Barnaas posa la question en se disant qu’il avait de la chance.
S’ils n’étaient que deux de leur côté, ceux qui les attendaient à l’autre bout n’auraient aucune difficulté à les vaincre.
Le fou meurtrier leva son épée au lieu de répondre.
Maintenant qu’il y pensait, ce salaud avait-il répondu une seule fois à l’une de ses questions ?
Pas une seule.
« Quel type… »
Barnaas marmonna avec un sourire. Ce gars-là avait le don d’agacer en silence.
= = =
Rejoignez notre serveur Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>