Chapitre 523
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 523 : Qu’est-ce que l’honneur ?
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Pourquoi fallait-il faire la guerre ?
Il aurait menti en prétendant que cette question ne lui avait jamais traversé l’esprit.
Pourquoi fallait-il tuer ?
Pourquoi fallait-il mourir ?
« Si tu as choisi de vivre par l’épée, mourir pour elle ne va-t-il pas de soi ? Celui qui ne pense qu’à sauver sa peau n’a pas de conscience. »
Un mercenaire loyal avait dit cela, un jour.
« Si quelqu’un souhaite rejoindre son dieu, je me contente de l’y envoyer. »
Un prêtre du Dieu de la Guerre avait dit cela.
Chacun avait sa propre réponse.
Certains n’en avaient aucune : juste un bras armé d’une épée, et rien derrière les yeux. D’autres obéissaient parce qu’on leur en donnait l’ordre.
« La seule chose que je sache faire, c’est tuer. »
Un monstre débordant de talent pouvait lui aussi dire ce genre de chose.
À l’opposé,
« Moi, je fais ça pour ça. » Quelqu’un se frottait le pouce et l’index, comme s’il y tenait une pièce.
« Je me bats pour faire mes preuves dans le sang. Je n’ai besoin d’aucune autre raison ! »
Il avait vu un Géant rugir ces mots sur le champ de bataille.
« Au cœur de la guerre, une chaleur monte en moi. Rien que cette chaleur prouve que je suis en vie. »
Qui avait dit ça, déjà ? Ah oui, Grenouille. Elle avait sorti ça une fois.
La race des Grenouilles était naturellement en quête de quelque chose entre désir et dessein ; ces paroles leur allaient donc bien.
« Je me bats parce qu’ils m’attaquent. »
Certains hommes-bêtes abordaient le combat avec cette passivité.
Enkrid avait rencontré tant de gens. Il avait combattu à leurs côtés, failli mourir de leur main, et même succombé à cause de la malédiction qui faisait recommencer ses journées. En retour, il avait tué et s’était frayé un chemin jusqu’au présent.
Alors, pourquoi faisait-on la guerre ?
Il n’en savait rien.
Du point de vue d’un souverain, la raison était sans doute assez claire.
Étendre son territoire. S’emparer d’autres terres.
Sur un continent où les villes s’étaient bâties à l’abri des Créatures démoniaques et des Bêtes magiques, la croissance de la population avait fait naître un problème tenace : il n’y avait plus assez d’espace pour se nourrir, se vêtir et vivre.
Les puissants devaient donc combler ce qui manquait. Il leur fallait des terres avec de l’eau, des terres cultivables, des terres où l’on pouvait vraiment survivre.
Quand quelqu’un essayait de s’y installer, celui qui occupait déjà les lieux disait : « Hé, c’est à moi. »
Et le souverain qui avait besoin de ces terres n’avait d’autre choix que de demander : « Depuis quand ? »
« Depuis l’époque du père du père de mon père. »
« Jamais entendu parler de ça. »
« Ce n’est pas mon problème. C’est toujours ma terre. »
« Alors, combien de coups faudra-t-il pour que tu déguerpisses ? Ou tu vas simplement t’écarter gentiment ? »
« Tu veux te battre ? »
« Ouais. »
« Viens donc, espèce d’ordure. »
Les mots employés étaient peut-être plus recherchés, mais ça ne se passait pas à peu près comme ça ?
Alors, quand la guerre éclatait, était-ce celui qui avait commencé à insulter et à frapper qui mourait ? Le roi ou le noble au pouvoir ?
Non.
Ceux qui mouraient vraiment, c’étaient les soldats. Les gens soumis à ces souverains. Fallait-il pour autant en vouloir à ceux qui avaient déclenché la guerre ? Il n’en savait rien non plus.
La seule vérité qu’Enkrid comprenait bien était simple : si l’on prenait les armes et qu’on avançait, il fallait être prêt à mourir. C’était tout.
Si ça ne vous plaisait pas, vous n’aviez qu’à vous raser le crâne, devenir moine, passer vos jours de repos à harceler des femmes à l’abri des regards et planquer du vin derrière le temple pour vous rincer le gosier.
Et si même ça ne vous convenait pas, vous n’aviez qu’à rester tranquillement parmi les victimes du pillage.
Mais n’était-il pas naturel de vouloir se défendre quand on se faisait dépouiller ?
Ça aussi, c’était peut-être tout à fait naturel.
Enfin, impossible de connaître la raison de tout ce qui arrivait en ce monde.
Et c’était pour ça qu’Enkrid avait pris une épée.
Il ne pouvait pas connaître la raison, alors il n’avait pas eu d’autre choix que de se jeter dans la mêlée.
Les mots ne suffisaient pas ; il fallait passer aux mains.
Le Chevalier de la Fin des Guerres.
Dès que la chanson de ce barde itinérant avait percé ses oreilles et s’était logée dans son cœur, elle était devenue un rêve.
Une partie de ce rêve s’était réalisée.
Alors, que voulait-il faire après l’avoir accompli ?
Il n’avait aucune envie d’envoyer des soldats sur le champ de bataille et de les regarder mourir en les encourageant depuis l’arrière.
Alors, comment devait-il se battre ?
Enkrid réfléchissait aux moyens de réduire les pertes.
La guerre et les combats étaient inévitables, mais il ne voulait pas se laisser entraîner par eux.
Ce n’était pas qu’il voulût détourner les yeux de la mort. Il n’hésiterait pas à tuer.
Seulement, même s’il ne pouvait pas encore mettre fin à chaque bataille d’un seul coup, n’était-il pas juste d’avancer vers un tel objectif ?
Il ignorait toujours si cette voie était bonne ou mauvaise. Même après l’avoir longtemps suivie et s’être retourné pour contempler le chemin parcouru, il serait difficile d’en juger.
C’était là, au fond, la vie.
Même en regardant derrière soi ce qu’on avait déjà traversé, même quand tout appartenait au passé, on ne pouvait pas savoir si tout avait été bien ou mal.
Mais puisqu’il n’y avait pas d’autre chemin, une fois qu’on avait fait son choix, on continuait d’avancer.
Enkrid devait faire de même. Et il le voulait.
« Azpen ne progressera pas facilement. »
Avant son départ, Kraiss lui avait expliqué, pièce par pièce, tout ce qu’il avait échafaudé.
Il appelait ça une stratégie, un plan pour tromper l’ennemi, même si, pour Kraiss, ce n’était qu’une ruse pour induire l’adversaire en erreur.
« Comment ça ? »
demanda Enkrid.
Une lampe à huile répandait une fumée fine et âcre. Le soir était tombé, et ils se trouvaient dans un bureau rarement utilisé.
« Si tu avances en terrain découvert et qu’un mur se dresse soudain devant toi, qu’est-ce que tu fais ? »
« Je l’escalade, je le démolis ou je cherche un chemin pour le contourner. »
Kraiss resta un instant sans voix.
Évidemment. C’était le genre d’homme qu’était le commandant.
Un dingue qui trouvait un moyen, quoi qu’il arrive.
« La plupart des gens s’arrêtent. Et s’ils savent que le mur est épais et solide, et que s’en approcher signifie recevoir un poing en pleine figure… »
« Et alors ? »
« Ils font halte. Ils le dévisagent ou réfléchissent sur place. Peut-être qu’ils le dévisagent tout en réfléchissant. »
Fallait-il vraiment lui expliquer tout ça ?
Kraiss ne se posa pas la question, pas même une seconde.
Enkrid ne faisait pas semblant de ne pas comprendre par étourderie. C’était sa façon de laisser l’autre poursuivre, une sorte d’invitation à continuer.
Kraiss le savait et poursuivit sans perdre le fil.
« S’ils s’arrêtent, on gagne du temps. »
« Et ensuite ? »
« Le gros des troupes contourne l’obstacle. »
Une carte était étalée sur le bureau.
C’était une grande carte qui représentait la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil, plusieurs grandes villes et des positions stratégiques.
Kraiss posa un doigt sur la carte et traça une ligne.
La lumière de la lampe étira son doigt en une longue ombre sur la surface.
« Tu veux qu’on fasse un détour pour les prendre à revers ? »
La plupart des gens auraient compris les choses ainsi.
Mais non. Kraiss savait qu’un fin stratège se trouvait au-delà de Greenfield.
Tous les renseignements recueillis avec le temps. Les réactions d’Azpen. La situation actuelle.
Kraiss avait tout pris, l’avait pétri dans sa tête comme une pâte, puis en avait fait du pain. Et cette miche blanche, tout juste sortie du four, se mit à parler.
« Quelqu’un, à Azpen, applique la même stratégie. J’en suis certain. Aucun des deux camps n’a promis de gagner du temps, mais c’est devenu une règle tacite que les deux respectent. »
Enkrid le fixa, se demandant quelle absurdité c’était, alors qu’il avait simplement demandé s’ils allaient prendre l’ennemi à revers.
La lumière de la lampe se reflétait dans ses grands yeux anxieux.
Kraiss avait toujours été ainsi. Être soulagé ne le détendait pas. L’anxiété était pour lui comme un doigt ou un orteil : une partie de son corps, toujours présente.
Il avait peur. Il était terrifié. Le pire scénario possible se rejouait automatiquement dans sa tête. Cette fois ne faisait pas exception.
Kraiss s’inquiéta comme à son habitude.
Et si je me trompe ? Et s’ils ne bougent pas comme je le pense ? Et si tout s’écroule ? Ou si tout se déroule comme prévu et qu’on perd quand même ? Et après ? On s’enfuit, c’est tout ?
Il avait préparé de quoi le faire, précisément.
« Tu trouves ça lâche ? »
Quelques nuits plus tôt, alors qu’il creusait ces voies de fuite comme un lapin qui se prépare plusieurs terriers, Kraiss avait posé la question à Nurat. Il s’attendait à ce qu’elle le critique.
« Pas du tout. »
Nurat secoua la tête.
« Pourquoi ? »
« Parce qu’au moment décisif, tu n’es pas du genre à fuir. »
« Je fuirai. »
« Bien sûr, continue de t’y préparer. Ça te rassure. »
Il s’enfuirait vraiment.
Nurat ne laissa rien paraître de ce qu’elle pensait.
Kraiss chassa ce souvenir et reprit la parole.
« Interception. »
« Interception ? »
« C’est la règle tacite. Les deux camps disent qu’ils vont se battre, mais qu’il faut éviter une guerre à grande échelle. À la place, on met nos forces principales face à face sur un terrain que nous connaissons tous les deux, et le vainqueur l’emporte. Voilà l’accord. »
Ses yeux trahissaient encore son anxiété, mais une flamme étrange brûlait dans sa voix.
Une sorte de foi se cachait derrière son masque anxieux, une confiance née de tous ses efforts pour réduire les inconnues.
La victoire ou la défaite n’était pas le plus important. C’était sa prédiction de la façon dont les choses se dérouleraient.
Et il pouvait se tromper. Mais Enkrid avait fondamentalement confiance dans les prédictions de Kraiss. Il demanda donc :
« On n’a qu’à gagner, alors ? »
Intercepter l’ennemi, c’était aller à sa rencontre et l’affronter de front.
« Oui. Mais si, juste si, juste si, tu as l’impression que la situation est trop défavorable ou trop dangereuse, replie-toi dans la chaîne de montagnes. »
« Tu crois qu’il n’y a rien qui rôde dans la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil ? »
La ligne tracée par Kraiss sur la carte contournait la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil.
Un terrain où aucun commandant sensé ne se serait aventuré. Le danger y était jugé maximal.
Même le chemin qu’il avait marqué à la lisière était déjà périlleux ; et voilà qu’il suggérait de s’enfoncer plus loin si les choses tournaient mal.
« Finn a mené une unité de Rangers et repéré quelques itinéraires sûrs. Ils ne le resteront pas forcément en toutes circonstances, mais… »
« Mais ? »
« Même dans le pire des cas, tu dois t’en tirer. »
Voilà qui était Kraiss : il se sentait obligé de se préparer au pire, quelle que soit la situation.
« Ouais, d’accord. »
Le ton d’Enkrid n’avait rien de particulier. Il était plat. Pas différent de celui qu’il avait employé en disant que la marmelade goûtée quelques jours plus tôt était bonne.
Son calme avait quelque chose de troublant, mais il rassura un peu Kraiss.
Quelqu’un qui ne fuirait pas au moment décisif. Kraiss savait bien que ce n’était pas lui, mais l’homme qui se tenait devant lui.
Enkrid n’était pas du genre à fuir ou à s’écarter simplement parce que la situation était dangereuse.
Franchement, c’était étonnant qu’il ait survécu aussi longtemps.
Et c’était justement pour ça qu’il aurait risqué sa vie pour tenir bon, même face à un adversaire de son niveau.
Kraiss en avait été touché sans même s’en rendre compte. Et, sans le réaliser, il avait commencé à agir de la même façon.
Nurat s’en était aperçue parce qu’elle était proche de lui. Les autres, non. Ce genre de chose.
« Ce stratège d’Azpen, Abnair, c’est ça ? On dirait qu’il a encore bougé. »
Kraiss avait constaté les limites de ce qu’il pouvait accomplir en restant bien à l’abri derrière un bureau, à ne faire travailler que son esprit.
Il s’était donc rendu lui-même dans la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil.
« Sinar, j’ai besoin d’un service ! »
Il s’était servi du commandant de compagnie elfe, chef suprême des unités de Rangers, et avait déplacé les troupes avec Finn en tête.
« Tu sais quelle forge le commandant fréquente le plus ? Qu’est-ce qui l’intéresse le plus en ce moment ? »
Pour Enkrid, l’entraînement et le maniement de l’épée passaient toujours en premier, mais même dans ces domaines, ses priorités variaient selon les périodes.
« Intéressant. »
Sinar hocha la tête sans hésiter. C’est ainsi que Kraiss avait ferré la grosse prise qu’était Sinar, en utilisant Enkrid comme appât ; il avait repéré des itinéraires sûrs à travers la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil, terrain de jeu des Bêtes magiques, et cartographié les lieux de ses propres yeux.
Ensuite, il s’était rendu à Greenfield pour reconnaître le terrain où s’élèverait la nouvelle ville fortifiée.
Au départ, il avait envisagé trois villes séparées, mais le projet avait quelque peu évolué.
Ce serait désormais la grande ville de Greenfield, avec trois forteresses en son sein.
Avec le temps, on pourrait l’appeler Greenfield, la ville gardée par trois épées.
Cela correspondrait au symbole de la nation qu’était Naurillia, donnant aux gens non seulement un appui concret, mais aussi une image forte à laquelle s’accrocher.
Trois épées qui protégeaient la famille royale.
Trois villes qui protégeaient Greenfield.
L’écho n’était pas mauvais.
Quand Enkrid avait dit à Esther qu’il voulait faire graver des runes défensives sur les trois sites des forteresses, elle avait fait une remarque qui méritait d’être retenue : la perception du public comptait aussi pour la magie et les sorts. C’était cette seule remarque qui avait lancé la réflexion sur l’aménagement de la ville.
Tout cela viendrait plus tard, bien sûr. Pour l’instant, il fallait d’abord arrêter l’avancée d’Azpen.
« Il faut tuer autant d’ennemis que possible. Ils seront sans doute du niveau des chevaliers. »
Kraiss avait toujours l’air anxieux en disant cela.
Inutile de tenter de dissiper son inquiétude avec des paroles. C’était impossible, de toute façon.
Cette obsession ne disparaissait pas si facilement.
C’est ce que pensa Enkrid.
« Compris. »
Il comprenait pourquoi il fallait tuer les chevaliers et pourquoi il fallait les intercepter.
Menacer de déclencher une guerre à grande échelle, puis éviter complètement la bataille rangée et envoyer une petite troupe contourner l’ennemi pour l’affronter.
Sans doute une bataille sans spectateurs. Aucun barde itinérant pour en chanter l’histoire ensuite.
Mais cela rendait-il la stratégie déshonorante ?
Enkrid mit fin à sa conversation avec Kraiss, donna l’ordre de marche et se retrouva au pied de la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil.
Il contempla les montagnes, puis la route qui s’ouvrait devant lui.
Qu’est-ce que l’honneur ?
C’était quelque chose que l’on définissait soi-même, avec son cœur.
Si se battre ainsi permettait d’épargner des vies inutilement perdues,
cela suffisait à rendre cette stratégie honorable.
Par-dessus tout, la stratégie choisie par Kraiss lui plaisait sincèrement. L’idée de réduire les pertes.
* * *
Kraiss avait orienté les réflexions de l’ennemi dans une direction précise. Pour cela, il avait discrètement fait parvenir des informations en territoire hostile.
Regardez. J’ai percé votre plan à jour. Alors, venez.
Kraiss avait parlé de manipuler l’information, et Abnair l’avait naturellement remarqué.
Devait-il brouiller encore davantage les pistes et choisir un autre itinéraire ?
Pas question. Le chemin passait par la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil, et l’ennemi avait déjà éliminé les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques pour rendre la voie praticable. Que restait-il à faire ?
Le plan initial consistait à percer les intentions de l’adversaire et à passer outre.
Mais si l’ennemi avait déjoué la stratégie ? Se mettre en colère ne changerait rien. Il fallait s’adapter à la nouvelle situation.
« On dirait que l’ennemi viendra à notre rencontre. »
Abnair s’adressa d’une voix calme et posée au général des hommes-bêtes, puis ajouta :
« Je vous en prie, remportez la victoire. »
Les mots ont du pouvoir. Les mots ont de la magie. Les gens disaient ce genre de choses.
Les paroles d’Abnair avaient elles aussi quelque chose de particulier.
De la foi. De la confiance. L’inverse de l’anxiété dont Kraiss avait fait preuve.
D’un côté, l’anxiété ; de l’autre, la confiance.
Alors, qui avait raison ?
Naturellement, celui qui gagnerait aurait raison.
« Ouais. C’est comme ça que ça doit se passer. »
Le général des hommes-bêtes éclata de rire.
Ce Tueur de créatures démoniaques — ou tueur fou, selon la personne à qui l’on demandait — méritait qu’on le rencontre en personne.
Des deux surnoms, celui qui l’intriguait le plus était celui du fou qui avait franchi la frontière et tué deux chevaliers de rang inférieur en repartant.
Il voulait voir quel visage pouvait bien avoir un homme pareil.
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