Chapitre 521
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 521 : La cupidité pousse dans le dos
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Jadis, aux portes de la mort, le chevalier Aker n’eut qu’une pensée : il serait dommage que son escrime disparaisse.
À vrai dire, ce n’est pas tant de perdre mon escrime que je regrette. C’est ce que j’ai fini par comprendre.
Il s’était souvent proposé pour enseigner, mais n’avait jamais vraiment appris quoi que ce soit à qui que ce soit. Les génies étaient souvent comme ça, et Aker ne faisait pas exception.
Il n’aimait pas enseigner. Pourtant, il voulait transmettre ses techniques, son escrime et tout le reste. Alors, juste avant de mourir, il eut une idée.
Quiconque l’entendrait parlerait d’une pure folie.
Et s’il enfermait sa Volonté dans une épée ?
La spécialité d’Aker était le Transfert : canaliser la Volonté dans les armes.
La Volonté, c’est la force de volonté elle-même. Ne pourrais-je pas implanter mon moi pensant dans cette Volonté ?
Son Arme gravée était un cadeau qu’il avait reçu lorsqu’il avait pris l’épée pour la première fois.
Il la reforgea et la martela de nouveau, jusqu’à en faire son Arme gravée. C’était l’arme d’une vie, une lame conçue spécialement pour le chevalier nommé Aker. Son talent particulier pour le Transfert avait rendu l’entreprise possible. La chance y était aussi pour quelque chose.
Car dans certains domaines, la chance devenait le facteur le plus important de tous.
Aker demanda l’aide d’un sorcier et finit par réussir.
Il implanta ses pensées et ses intentions dans l’Arme gravée.
« Quatre conditions », dit-il.
Il fixa les conditions auxquelles l’épée s’éveillerait.
Les trois premières étaient assez simples.
Son escrime ne devait jamais vraiment disparaître ; il fallait donc que la personne l’ait apprise.
Sans maîtriser au moins la Volonté, cela ne servait à rien ; il fallait donc que la personne ait éveillé sa Volonté.
Et il fallait qu’elle soit propriétaire de l’épée.
La quatrième et dernière condition, tenue secrète, était la suivante : même après être devenue chevalier, la personne devait encore être animée d’une soif d’apprendre.
La quatrième condition était exigeante, mais, justement, indispensable.
À quoi bon enseigner à quelqu’un qui pénétrait dans le monde intérieur de l’épée sans avoir envie d’apprendre ?
Indispensable, oui, mais pourquoi était-ce la plus exigeante des quatre ?
Parce que celui qui était déjà devenu chevalier avait déjà tracé son propre chemin avec une épée.
Les jours de lutte, à apprendre désespérément, étaient censés être derrière lui.
Et pourtant, il fallait trouver quelqu’un qui ait encore la volonté d’apprendre.
Ce n’était pas une mince affaire.
Tous ceux qui savaient ce qu’Aker avait fait qualifiaient son entreprise de folie inutile, mais le chevalier lui-même s’en moquait.
Il était satisfait.
C’est ainsi que naquit l’Épée Ego Aker.
La chose se transmit imparfaitement de génération en génération, donnant naissance à des objets comme l’Épée démoniaque Précepteur.
Un sorcier idiot avait dérobé les secrets du sorcier qui avait aidé Aker et s’en était servi pour créer Précepteur.
Précepteur était une Épée démoniaque qui emprisonnait une âme humaine, celle qui avait forcé Enkrid à subir encore et encore la mort de l’esprit. Voilà ce qu’était Précepteur, à ses yeux.
Autrement dit, Précepteur était une contrefaçon.
Au fil des longues années, l’escrime d’Aker s’était presque entièrement perdue. Mais le fait qu’une partie en ait été conservée dans l’Épée démoniaque Précepteur n’était pas tout à fait une coïncidence.
Le chevalier Aker avait créé l’Épée Ego Aker, puis était mort satisfait.
Voilà le dernier chapitre de l’histoire que le chevalier Aker avait laissée derrière lui. Mais au-delà de cette histoire, il restait autre chose.
Un regret persistant. Son regret avait été laissé dans l’épée sous la forme d’un moi pensant.
Et ce moi pensant était-il encore intact ?
Un moi pensant débordant de regrets ?
Alors que même les âmes humaines enfermées dans des épées finissaient par devenir des spectres ?
N’aurait-il pas pu devenir un spectre comme Précepteur, l’esprit déformé et brisé ?
C’était possible.
Le moi pensant d’Aker avait été prisonnier de l’épée pendant un temps immense. Même s’il n’était qu’un moi pensant, il était doué de raison et aurait pu sombrer dans la folie. Mais il avait, à l’origine, été une partie du chevalier Aker lui-même.
Il n’était peut-être qu’un regret persistant, mais Aker avait été l’une des trois épées qui protégeaient le roi fondateur de Naurillia.
La force d’âme exceptionnelle d’Aker avait imprégné son moi pensant, qui ne fut donc pas corrompu.
Le but qu’Aker s’était fixé à partir de ce regret n’avait rien de particulièrement noble, mais il donnait à son moi pensant une raison d’être solide.
Garder l’esprit intact ne signifiait pas pour autant être pleinement satisfait.
Ce qui avait donné forme au moi pensant, c’était le regret.
On pouvait le qualifier d’être qui n’était pas tout à fait une personne, un spectre du passé dont on pouvait difficilement dire qu’il existait vraiment. Mais même un moi pensant avait des désirs.
Je veux tout transmettre au plus vite, accomplir ce que j’ai à faire, puis m’élever.
Si le moi pensant se dispersait, il cesserait d’exister. Mais, qu’il s’agisse d’élévation ou de simple dissolution, il voulait apaiser le regret qui persistait.
Tel était le souhait du moi pensant d’Aker.
Alors, quand apparut un être qui avait rempli sans faillir jusqu’à la quatrième condition, le spectre d’Aker ne put s’empêcher de s’en réjouir.
Le fait que cet homme fût un peu dérangé n’atténuait en rien sa joie.
Il avait tout simplement attendu trop longtemps pour cela.
C’était pour cette raison qu’Aker bavardait sans qu’on le lui demande. Il cherchait à ménager l’autre, pour l’empêcher de s’épuiser en forçant trop.
Il aurait aimé taquiner l’homme, mais celui-ci ne mordait jamais à l’hameçon ; il n’y pouvait donc rien. Après tout, c’était cet homme qui lui permettrait d’apaiser son regret.
« Si tu veux arrêter, dis-le. Repose-toi, puis reviens. »
Nul besoin d’y laisser la vie. Quand les choses devenaient difficiles, il suffisait de se reposer. Voilà ce qui distinguait l’Épée démoniaque Précepteur de l’Épée Ego Aker.
Tandis qu’Aker parlait, l’homme qui était agenouillé, la tête baissée, releva le visage.
« Tu vas finir par avoir le visage en feu », dit Aker.
Ses deux yeux bleus brûlaient. Qu’est-ce qui avait mis cet homme dans un tel état ? Il n’en savait rien. Et ne voulait pas le savoir.
Il était simplement heureux d’avoir l’occasion d’apaiser son regret.
Il ressentit tout de même une pointe d’inquiétude.
*Ce n’est pas un peu trop ?*
*Il continue de foncer ? Ça, ce n’est pas un problème.*
Mais Aker n’allait pas infliger à cet homme le genre de mort de l’esprit que l’Épée démoniaque Précepteur lui avait fait subir.
Tout de même, si l’on ne se reposait pas correctement, l’esprit ne finissait-il pas par s’user ?
Il valait donc mieux se reposer, puis revenir l’affronter. C’était ainsi qu’Aker voyait les choses.
« Hé, laisse tomber. Tu pourras revenir », répéta-t-il, mais l’homme en face de lui ne concevait même pas l’idée d’abandonner.
« Pas encore. »
Il ne termina pas sa phrase, mais il était facile de deviner ce qu’il n’avait pas dit.
Qu’il allait encore bien.
Il répétait la même chose sans arrêt.
« Je n’ai qu’un mois », dit Enkrid. Il planta la pointe de son épée dans le sol, se redressa et leva la lame.
« Tu as rempli la quatrième condition, tu devrais donc avoir un peu de marge. »
Le regret d’Aker était de rencontrer un successeur à qui transmettre ses techniques, pas de tout lui léguer absolument.
L’essentiel tenait à l’esprit de ces techniques. Une fois les bases posées, la personne les apprendrait et les développerait seule.
C’était ainsi qu’Aker voyait les choses, mais Enkrid pensait autrement.
Un mois. C’était tout ce qu’il avait.
Ne devait-il pas en tirer le meilleur parti ?
Face à Rem, Ragna, Jaxon et Sinar, il ne pouvait pas se battre en risquant véritablement sa vie.
Même si leur niveau dépassait le sien, il ne pouvait pas donner tout ce qu’il avait avec la ferme intention de gagner.
Impossible de savoir qui risquait de mourir et qui survivrait.
Il se battait donc en gardant une distance convenable et une intention meurtrière mesurée.
Mais face au chevalier Aker que son moi pensant avait manifesté, il n’avait pas besoin de se retenir.
L’épée d’Aker lui avait déjà percé le corps à huit endroits, mais il n’était pas mort.
Il avait mal, mais la douleur était sourde, émoussée, comme s’il avait avalé une pleine dose d’analgésiques avant le combat.
En comparaison, ce n’était pas si douloureux. Rien à voir avec la douleur de mourir.
« Tu n’as même pas mal ? »
Aker craignait que la douleur ne laisse des séquelles dans son esprit, mais Enkrid la supportait sans difficulté.
Il ne mourait pas vraiment et ne subissait pas non plus le genre de choc mental qui l’en approchait.
Comparé à revivre le même jour à l’infini ou à se retrouver prisonnier de l’Épée démoniaque Précepteur, c’était relativement facile.
Ce qu’il y gagnait dépassait de loin les risques.
« À trop forcer, ça devient du poison. »
« Je sais ce que je peux supporter. »
« Je te déteste vraiment. »
Aker le répéta avec un sourire en coin, mais depuis un moment, Enkrid ne croyait plus vraiment à ses paroles.
Une affection discrète. Quelque chose comme ça.
C’est cette affection qui finit par délier la langue d’Aker.
« Je te dis ça parce que j’ai l’impression que tu ne partiras jamais de toi-même, mais tu cries beaucoup trop fort. »
Qu’est-ce qu’il veut dire ?
Enkrid leva de nouveau son épée vers Aker et lui posa la question en silence.
« Tu cries trop fort. Tu fonces en hurlant que tu vas attaquer à droite ; qui ne le verrait pas venir ? »
Rem avait qualifié la manière dont Enkrid manifestait sa Volonté de grossière. Ragna l’avait trouvée brouillonne. Jaxon, bruyante.
« Quand est-ce que j’ai… »
Sa bouche remua et les mots sortirent, mais sa posture et sa respiration ne vacillèrent pas.
Plus que tout, Enkrid prenait un plaisir fou à ce qu’il faisait.
Et pourquoi pas ?
Il était devenu chevalier. Au-delà de cette sensation de toute-puissance, il était naturel de vouloir déployer tout ce qu’il avait.
Et c’était exactement ce qu’il faisait à cet instant.
Que se passe-t-il quand on tend une gourde à quelqu’un qui n’a pas bu une goutte depuis trois jours ?
Alors, même s’il se demandait ce qu’Aker voulait dire, son corps bougeait de lui-même.
« Espèce de taré, écoute d’abord, après tu fonceras ! »
Boum !
L’herbe fut déchiquetée et la terre labourée. Enkrid se rua en avant, deux fois plus vite que le chevalier junior qu’il avait vu autrefois à Greenfield. Il concentra sa force dans la main qui tenait l’épée et, tout en laissant son épaule et son coude se plier avec souplesse, fit glisser sa lame dans le prolongement de son élan.
Crac !
Même avec une Acuité visuelle dynamique du niveau d’un chevalier, la lame semblait se tordre dans les airs.
Aker leva son épée droit devant lui et frappa à la verticale.
Sa lame rencontra celle d’Enkrid et l’arrêta. Ils échangèrent encore quelques coups.
Enkrid écarta de force l’épée d’Aker et tenta de lui balayer le talon. Aker retira le pied juste à temps, puis abattit le pommeau vers le dos de la main qui tenait l’épée d’Enkrid.
S’il restait là, il prendrait le coup. Il devait donc retirer sa main. Mais en avait-il vraiment besoin ? Ne pouvait-il pas encaisser un coup et en rendre un autre ?
Ici, il le pouvait.
Il prit sa décision sur-le-champ, sans hésiter.
« À quoi bon réfléchir vite si tu annonces tout à l’avance ! »
Aker rendit chaque mouvement inutile. Il lança ces mots en bondissant en arrière pour prendre ses distances.
Enkrid, qui comptait offrir sa main droite et coller un bon poing du gauche sur le visage du spectre, s’arrêta.
Il comprit enfin ce qu’Aker voulait dire.
« La Volonté, c’est la Volonté. Je comprends qu’elle déborde de toi, mais que se passe-t-il si tu la disperses sans réfléchir ? Si ton adversaire est à peu près de ton niveau, il n’aura même pas besoin de Vision du futur. Pas besoin de lire dans tes pensées pour deviner tes intentions, elles sont évidentes. »
Aker poursuivit :
« C’est ça que tu voulais dire quand tu disais que je criais ? »
« Oui. »
Aker hocha la tête.
Aker était un moi pensant créé par un génie. Naturellement, de son vivant, le véritable Aker n’avait pas été doué pour expliquer les choses.
« Pourquoi ça ne marche pas, quand tu le fais comme ça ? »
Voilà ce que les génies disaient quand ils essayaient d’enseigner.
Mais le moi pensant d’Aker avait eu tout le temps, et même énormément de temps, pour réfléchir à la façon de transmettre ce qu’il savait.
La différence se voyait. Ses explications étaient plutôt bonnes, comparées à celles d’un génie ordinaire.
Comparé à Rem, c’est presque un ange.
Enkrid hocha la tête. Il cligna des yeux et repassa les paroles dans son esprit. Il les mâcha, les retourna. Alors qu’un adversaire armé se tenait juste devant lui, il se mit à faire le point. Il entra dans un état de concentration et oublia un instant où il se trouvait.
Parfaitement immobile, il y réfléchit encore et encore, et commença à mettre de l’ordre dans ses pensées.
« Alors, repose-toi et reviens plus tard… Hé, attends, ce type est vraiment cinglé ? »
Le moi pensant resta stupéfait.
Alors qu’il se tenait juste devant lui, l’homme avait soudain pris un air songeur, les paupières à demi closes.
Enkrid resta ainsi un bon moment.
Quand il ouvrit enfin grand les yeux, il prit la parole.
« Je crois que j’ai compris. »
« Compris quoi ? »
« Ce que tu as dit. »
Après avoir passé autant de temps dans l’épée, comprendre ne suffisait sûrement pas. N’aurait-il pas dû tout saisir ? La réponse lui avait été donnée sur un plateau.
Mais non.
« Encore. »
Enkrid se rua de nouveau sur lui, et Aker n’eut d’autre choix que de reprendre son épée pour lui faire face.
Brandir l’épée, mouvoir le corps. Se battre de toutes ses forces, comme si sa vie en dépendait.
À travers ce processus, Enkrid comprit peu à peu comment manier la Volonté — ou, plus exactement, comment maîtriser l’immense masse de Volonté qu’il portait en lui.
Que faisait-on quand quelque chose était trop lourd à déplacer ?
On en détachait un morceau pour l’utiliser petit à petit ?
Enkrid ne fit pas cela. Il choisit une autre voie plutôt que de la diviser, car quelque chose au fond de lui lui disait que cette fragmentation le détruirait.
Cette voie n’était peut-être pas la bonne réponse, mais la voie choisie par son cœur ne devrait-elle pas être la bonne ?
Dans une vie, on ne peut emprunter qu’un seul chemin.
Revivre le même jour encore et encore ne signifiait pas qu’on pouvait revenir sur chacun de ses choix.
Même si l’on pouvait retourner en enfance et tout recommencer, les choix d’une vie se présentaient toujours un à la fois.
Alors, on donnait le meilleur de soi-même sur le chemin choisi.
Il n’y avait aucune raison de regretter les bifurcations déjà franchies.
C’était ainsi qu’Enkrid avait vécu, et il fit de même cette fois encore.
Comme lorsqu’il portait un coup droit et précis.
L’immense masse de Volonté en lui s’étirait à sa guise. Il en saisissait chaque fragment et le ramenait à sa volonté.
« Quel bourrin. »
Aker le pensait vraiment, mais Enkrid continua comme avant.
Combien de temps passa ?
Il n’en savait rien. À un moment, Enkrid sentit qu’il venait de franchir un mur.
C’était après plus d’une centaine d’échanges.
« Ce que je viens de t’enseigner, ce sont les bases. Ce qui rend la Vision du futur prévisible, c’est la perspicacité. En feignant de vouloir autre chose, tu sèmes le doute dans l’esprit de ton adversaire. »
« C’est tout ? »
Il commençait à saisir l’astuce. Il posa la question, et Aker cessa de sourire.
« Pas tout, mais repose-toi d’abord ! Je ne ferai pas de compromis là-dessus ! »
Aker était catégorique. À ses yeux aussi, la force mentale d’Enkrid était extraordinaire, mais personne au monde ne pouvait tenir sans manger ni dormir.
L’esprit n’y échappait pas.
Même la volonté la plus solide finissait inévitablement par s’user.
Enkrid comprit qu’il devait se reposer et hocha la tête.
« Alors, je reviendrai. »
Il ne prononça pas les derniers mots, mais le sens était parfaitement clair.
« Oui, reviens. »
Aker chassa Enkrid du monde qu’il avait créé.
À l’extérieur, moins d’une heure s’était probablement écoulée.
Peu après la disparition d’Enkrid, il revint dans le monde intérieur.
Des cheveux noirs. Des yeux ouverts, pareils à des flammes bleues.
« Pourquoi es-tu déjà de retour ? »
Il venait à peine de le renvoyer.
Enkrid était revenu dans le monde intérieur. Pour quelqu’un qui n’y était entré qu’une fois auparavant, il en avait acquis les réflexes avec une rapidité suspecte.
« Je me suis assez reposé. »
Aker n’eut ni l’air surpris ni l’air déconcerté. Il se contenta de hocher la tête.
La surprise ne durait qu’un temps. Il commençait à comprendre ce que cet homme, Enkrid, avait en lui.
C’est sans doute cette force mentale qui lui a permis de disposer d’une masse aussi immense.
Il n’était qu’un moi pensant, mais il portait l’expérience du chevalier Aker ; son jugement sur les gens était donc plus fin que celui de la plupart d’entre eux.
« Aker aimait les araignées », lança-t-il sans raison apparente.
Enkrid balança son épée en réponse.
On pouvait parler tout en se battant.
« Espèce de taré, écoute-moi avant de foncer ! »
« Le temps presse. Parle pendant qu’on se bat. »
En disant cela, Enkrid commençait déjà à adopter le talent d’Aker, qui gardait une respiration régulière quelle que soit sa posture.
Le désir brûlant en lui s’était rallumé ; il avait l’intention de faire tout ce qui était en son pouvoir.
La cupidité s’empara de lui comme jamais auparavant et poussa Enkrid en avant.
Va plus loin. Ne t’arrête pas.
Et Enkrid ne résista pas à la cupidité qui le poussait dans le dos.
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