Chapitre 520
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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LE CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 520 : La prochaine victime
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Enkrid se tenait sur le terrain d’entraînement, la main serrée autour de la poignée d’Aker.
De loin, on aurait dit un homme planté maladroitement dans un coin de la cour, qui se parlait à lui-même en tenant une poignée d’épée. Rien de très normal.
Cela importait peu, puisque personne ne venait sur ce terrain d’entraînement à part l’Escouade des Fous.
Et même si quelqu’un l’avait observé, Enkrid aurait fait exactement la même chose.
Ses yeux brûlaient, comme toujours.
« Parle. Tu n’es pas resté juste pour bavarder, si ? Montre-moi ce que tu as dans le ventre. Je te donnerai mon avis sincère sur ce que le chevalier qui m’a précédé a laissé derrière lui. »
Il avait parlé un peu vite. L’excitation qui montait en lui lui réchauffait le sang juste comme il fallait.
Dès qu’il avait compris qu’il pouvait tirer quelque chose de cette épée démoniaque appelée Aker, il n’avait plus réussi à se retenir.
Même s’il devait la briser, il découvrirait ce qui se cachait dans cette lame.
Il dégageait une telle intensité que tous les soldats des baraquements s’étaient tournés vers lui.
Toutes ces inquiétudes n’avaient servi à rien. Enkrid, là, devant eux, était le même que celui qu’ils avaient rencontré au début, avec la même faim, la même volonté.
« Et moi qui m’inquiétais pour lui. »
Rem, assis sur une souche qui lui servait de siège, lâcha ces mots dans un petit rire sec en aiguisant le tranchant de sa hache.
« La chance du Guide l’a suivi jusqu’ici ? »
Ragna somnolait à l’ombre, de l’autre côté. Il ne leva que la tête pour parler, cligna une fois des yeux sans même se les frotter, puis se recoucha.
Jaxon, lui, s’adossait simplement à un poteau et observait en silence.
Il ne le dirait jamais à voix haute, mais il partageait en silence l’avis du barbare.
S’inquiéter de la disparition de sa faim ? Et de qui, exactement ?
Cet homme n’avait pas changé. Il était toujours le même.
Pas quand il avait été affecté à l’escouade. Pas quand Jaxon lui avait appris la Technique sensorielle.
Toujours le même.
Forgé par l’ardeur et le désir.
« Il est de retour, mon frère », dit Audin avec un sourire. Il étudiait les Écritures avec Teresa.
Le texte sacré disait que l’occasion se présentait à ceux qui la désiraient.
Teresa retourna ces mots dans son esprit à plusieurs reprises.
Un désir qui ne renonce jamais.
Elle l’avait compris en observant Enkrid. Avant, comme aujourd’hui.
Mais la persévérance obstinée suffisait-elle à elle seule ?
À ses yeux, Enkrid semblait plus heureux maintenant qu’au moment où il était devenu chevalier.
Il aimait davantage le chemin qui menait à la transformation que la transformation elle-même. Il préférait apprendre à achever.
Alors, d’où lui venait cette aspiration ?
De l’attente. L’attente de la joie, l’attente de se laisser emporter par l’exaltation.
Voilà ce qu’était Enkrid, en cet instant. Teresa comprit une petite chose et se mit à prier doucement.
Mon aspiration, ma joie, mon exaltation… Je vous offre tout cela, Seigneur.
Une faible lueur émana de ses épaules. De minuscules grains lumineux, si petits qu’on les aurait manqués sans se tenir juste devant elle, puis ils disparurent presque aussitôt.
Personne ne les remarqua. Audin, les yeux rivés sur Enkrid, ne les vit pas non plus, mais la divinité qu’il portait en lui lui fit sentir le changement de Teresa.
Il tourna de nouveau les yeux vers elle. Elle était plongée dans la prière. Il venait d’assister à un miracle de très près.
Le Saint-Esprit avait marqué cette femme qui avait autrefois été une demi-sang géante et une Cultiste.
« Le Seigneur nous témoigne aujourd’hui une grande miséricorde », dit Audin.
Teresa hocha la tête. Elle ne savait pas exactement de quoi il s’agissait, mais elle savait qu’elle avait reçu quelque chose.
Elle aurait tout le temps de le découvrir peu à peu. Inutile d’exiger des réponses dans la précipitation.
Elle avait toujours été patiente de nature, mais depuis qu’elle avait trouvé une foi véritable, cette patience s’était encore approfondie.
« Tu as vu la lumière ? Alors cours vers elle. »
Ruagarne avait parlé. Jamais elle ne s’était autant absorbée dans son entraînement. Le fouet qu’elle tenait traînait sur le sol.
Elle l’avait fait claquer dans toutes les directions, puis s’était arrêtée quand son corps avait laissé s’écouler trop d’huile.
Elle regarda Enkrid et prononça ces mots.
Mais elle se les adressait aussi à elle-même.
Pour une Grenouille, elle était âgée ; à l’aune des humains, elle avait largement dépassé la cinquantaine.
Bien sûr, comparer les années humaines aux années des Grenouilles n’avait aucun sens, puisqu’il s’agissait d’espèces différentes.
Mais une chose ne changeait pas.
S’entraîner à cet âge ?
Le temps rattrapait tout le monde de la même façon.
Ruagarne avait atteint le stade de la vie d’une Grenouille où l’âge se faisait sentir.
Ce n’était pas un âge pour s’entraîner.
Et puis, à quoi une Grenouille s’entraînerait-elle, quand la fin était clairement en vue ?
Les Grenouilles étaient une race de combattants-nés. Leur force était exceptionnelle, et leur peau rendait la plupart des armes inutiles. Les épéistes qui n’étaient pas à la hauteur n’osaient même pas les affronter.
La plupart des Grenouilles se contentaient de répéter ce qu’elles avaient maîtrisé au cours de véritables combats.
Cela leur suffisait. Et comme elles savaient lire le talent, elles connaissaient parfaitement leurs propres limites.
Une limite ne pouvait être franchie. Les Grenouilles le comprenaient mieux que quiconque. Leur don pour discerner le talent s’appliquait aussi bien à elles-mêmes qu’aux autres.
Mais que se passait-il quand, juste devant soi, quelqu’un franchissait encore et encore, d’innombrables fois, ce mur infranchissable ?
Ruagarne n’avait jamais ressenti pareille chose. Ce qu’elle éprouvait n’était pas le désir d’enseigner, mais celui de progresser.
Et elle y prenait plaisir.
Même si elle ne pouvait plus progresser davantage, elle en serait satisfaite.
Elle l’avait appris d’Enkrid.
Les muscles de ses bras de Grenouille tremblaient à force d’avoir trop servi. Ruagarne gonfla les joues, savourant ces tremblements.
En général, Enkrid écoutait ceux qui lui parlaient. Mais dès qu’il se perdait dans une épée, il se bouchait les oreilles comme un fou. Il ne faisait que désirer et dévorer.
L’image d’Enkrid bavant en faisant tournoyer son épée se superposa à celle qu’elle avait sous les yeux.
Enkrid resta donc figé, sans écouter personne.
Il prêtait l’oreille à Aker, que les autres le regardent ou non.
Un bourdonnement.
L’épée trembla et transmit son message par la Volonté.
« Tu as rempli la quatrième condition. »
Pas d’excuses. Voilà qui lui plaisait.
« Alors, on discute face à face ? »
Avant qu’il ait pu ouvrir la bouche, l’épée lui transmit un autre message. Le second suivit le premier de très près. Enkrid ne cligna pas une seule fois des yeux et regarda une lumière verte et blanche jaillir ensemble de la lame d’Aker.
La lumière s’étendit, envahit tout autour de lui et effaça le monde.
Puis le vent se leva.
Fsssssssss.
Il souffla sur l’herbe qui lui arrivait aux chevilles et la fit frémir.
Une plaine, immense et sans fin.
Il était aux alentours de midi. Son ombre, légèrement courbée vers la droite à ses pieds, dépassait à peine sa taille : le soleil était presque à la verticale.
La lumière était agréable. Ni trop chaude, ni trop froide.
Le soleil piquait un peu, mais le vent rendait l’air plaisant.
« C’est la première fois qu’on se rencontre face à face, non ? »
À cinq pas à peine d’Enkrid se tenait un homme.
Une épée identique à Aker était passée en diagonale sur son épaule, sans fourreau, et son visage était quelconque.
Des cheveux châtain clair, des yeux bruns.
Un homme d’apparence ordinaire, mais qui ne l’était pas.
L’épée sur son épaule semblait prête à s’abattre à tout instant, et ses deux pieds étaient solidement ancrés au sol.
Aucune faille dans sa posture.
« Qui es-tu ? »
« Aker. »
Aker plissa les yeux.
Pourquoi demander son nom, maintenant, alors qu’il le connaissait déjà ? Ça cassait l’ambiance.
C’était ce qu’exprimait son regard.
Enkrid laissa retomber son bras. Une épée en tout point semblable à l’autre se posa dans sa main.
Rien d’autre. Ni armure, ni poignards de lancer.
L’apparition qui s’était présentée comme Aker n’avait pas davantage d’équipement.
Deux épées, deux silhouettes — ou plutôt, un homme et une apparition. Rien de plus.
« À ton regard, je vois que tu penses à quelque chose de désagréable. »
« Pas du tout. »
« Je dirais que si. Je suis dans ton monde conscient et j’en partage une petite partie. »
L’apparition, Aker, leva la main gauche et se tapota la tempe à quelques reprises.
« C’est un peu déloyal. »
« Ne t’inquiète pas. Je ne perçois qu’une vague impression de tes émotions. »
L’apparition rapprocha le pouce et l’index devant un œil, ferma l’autre et reprit :
« Qu’est-ce qui t’inquiète ? »
« Tu es déjà prêt à te battre. »
Aker sourit. Le vent souffla. L’herbe ondula. L’apparition éternua, un petit « Atchoum ! ». Sa posture ne vacilla pas. Pas la moindre faille.
Que se passerait-il s’il lançait une estocade maintenant ? L’autre réagirait. Enkrid l’entrevit, l’espace d’un instant : ce qui allait se produire.
L’autre s’essuierait le nez, esquiverait l’estocade d’un pas de côté, puis lèverait aussitôt son épée pour frapper.
Un coup droit vers le haut, puis un mouvement pour anticiper la suite.
S’il en tenait compte, pouvait-il porter une estocade et réduire la distance ?
Enkrid ne le pouvait pas.
Car s’il portait une estocade, l’autre n’esquiverait pas : il frapperait pour dévier son arme.
Deux futurs apparurent simultanément.
Et ce n’était pas tout.
S’il croisait les lames pointe contre pointe au lieu de voir son estocade déviée, l’autre bloquerait brièvement son arme et donnerait un coup de poing sur le plat de la lame.
Cela ne briserait pas l’épée, mais suffirait à lui faire perdre sa prise un instant.
Une fois sa prise ébranlée, il entamerait l’échange suivant le souffle coupé.
Hum.
Enkrid vit simultanément trois réactions possibles de la part de l’autre.
Puis une quatrième, puis une cinquième.
Les possibilités se multipliaient sans cesse.
La posture de l’apparition n’avait pas changé d’un poil, mais ses contre-attaques évoluaient à chaque instant.
« Même quand j’ai proposé qu’on parle face à face, je me doutais que tu ne commencerais pas par des mots. Alors, qu’est-ce que tu en penses ? Intéressant, non ? Certains méprisent cette technique et la réduisent à de simples prises, mais je m’en suis bien servi de mon vivant. Si tu sais utiliser la Volonté, c’est possible. C’est une façon de neutraliser la Vision du futur. »
La Volonté, c’était l’intention. Cette force informe, façonnée par l’intention, pouvait susciter la Pression.
Par exemple, si tu avais l’intention de fracasser le crâne de la personne devant toi, ton corps commencerait à adopter, sans même que tu t’en rendes compte, une posture propice à la frappe.
Tu inclinerais l’épaule, lèverais une main dans un angle favorable.
L’autre se mettrait alors, sans le savoir, à se préparer à protéger sa tête.
La Vision du futur permettait de lire les mouvements et leur élan.
Ce que venait de faire l’alter ego mental d’Aker, c’était tisser la Volonté, cette force brute de l’intention, dans différentes directions, en entremêlant la Pression jusqu’à la rendre complexe, puis la montrer à son adversaire. Cela brouillait le discernement, le regard qui lisait l’avenir.
Si Rem rendait la Vision du futur inutile en faisant tournoyer sa hache par pur instinct, cette méthode divisait l’intention consciente en dizaines de fils et les lançait à l’adversaire pour perturber ses sens.
« Ce n’est pas simple », marmonna Enkrid.
« Tu comptais tout avaler d’une seule bouchée ? Tu ne manques pas de culot. »
L’apparition avait même entendu son marmonnement et lui répondit.
« Tu pourrais me l’expliquer simplement ? »
« Tu me demandes comme ça de t’enseigner, et je suis censé le faire ? »
« Tu ne veux pas ? »
Qu’est-ce qui clochait chez ce type ? Et pourtant, son regard ne reflétait qu’une faim pure et sans détour.
Aurait-il eu le même regard en se jetant d’une falaise ? Impossible à dire.
Aker trouvait peut-être cela étrange, mais quand il s’agissait d’apprendre, Enkrid pouvait faire bien pire.
« Réussir les trois premières conditions m’a déjà rendu fou, et quelqu’un a vraiment passé la quatrième, celle qui était cachée ? Bien sûr que personne n’y était jamais parvenu. Alors tu es le premier. J’ai énormément de choses à te dire, et toi, tu veux sauter les explications pour passer directement à la technique ? Waouh. Non. »
Aker esquissa un sourire forcé, qui en disait long sur ce qu’il ressentait.
Enkrid se prépara à écouter. La première chose à faire était de vérifier si le bandeau qui brouillait la Vision du futur que l’autre lui avait montrée fonctionnait toujours.
Il n’y pouvait rien. Il revenait avec des yeux brûlants en tête, et il n’y en avait pas eu qu’une paire. Quatre paires.
Les yeux du marchand géant. Ceux de l’artisan Aetri. Ceux du joaillier Grenouille. Ceux du petit garçon qui avait dit qu’il deviendrait guérisseur.
La braise qui couvait en Enkrid ne s’était jamais vraiment éteinte, mais c’était comme si on avait versé de l’huile sur ce qu’il en restait.
Enkrid s’embrasa.
Il voulait tout apprendre. Il fallait qu’il fasse quelque chose.
Qu’il s’agisse d’un combat d’entraînement ou d’un exercice.
*Voyons à quel point je suis fort, maintenant.*
*Regarde mon épée.*
*Je peux tout apprendre. Alors, enseigne-moi.*
L’intensité d’Enkrid pesait sur l’autre avec une clarté et une acuité sans précédent.
Une forme nouvelle de Pression.
Pas celle qui donnait l’impression qu’on serait tué au moindre mouvement, ni celle qui menaçait de trancher tout ce qui se dressait devant elle.
*Je veux tout apprendre.* Cette volonté se manifestait sous la forme d’une Pression.
C’était donc moins une Pression qu’une sorte de défi, une énergie qui incitait l’adversaire à se mesurer à lui.
Dès qu’Enkrid avait senti qu’Aker cachait quelque chose, il était naturel de vouloir pousser l’alter ego mental jusqu’à le faire craquer.
« Sérieusement. »
Clang !
« Je déteste ça. »
Enkrid contrôla sa respiration et leva les deux bras d’un seul mouvement. Il pointa la lame vers le ciel, pivota sur le pied gauche, avança le pied droit et abattit son épée en une diagonale franche. Une frappe honnête et lourde.
Aker choisit l’un des mouvements que lui avait révélés la Vision du futur.
Il leva son épée, dévia la lame en biais et fit un pas de côté.
Leurs épées se rencontrèrent dans un crissement métallique, et Aker lui avait tout dit en même temps.
L’ombre ronde de l’apparition s’étira sur le côté tandis que son épée s’abattait.
Les yeux d’Enkrid suivaient les pieds et la lame d’Aker. Son regard bougea, ses pieds suivirent, et il porta une estocade.
Ses yeux bleus tracèrent une longue ligne dans les airs, laissant une traînée derrière eux.
Une vitesse que seul un chevalier pouvait atteindre.
N’importe qui d’ordinaire aurait été tranché et transpercé avant même d’apercevoir l’image rémanente.
Même dans un paysage mental, Aker n’allait pas se laisser toucher ainsi.
Il n’était peut-être qu’un alter ego mental, mais dans le monde conscient, il était l’égal d’un chevalier.
C’était le pouvoir que l’enchantement d’Aker lui avait conféré dès le départ.
La Vision du futur dévoilait des dizaines d’avenirs à la fois. Enkrid s’attendait à ce que l’autre en choisisse une nouvelle fois, mais Aker fit voler ses attentes en éclats.
Il saisit la poignée de la main droite et la lame, près du ricasso, de la gauche, puis arrêta l’épée d’Enkrid par la seule force de ses bras.
Clang !
Les deux épées identiques s’entrechoquèrent, libérant une onde de choc.
L’herbe autour d’eux s’aplatit en cercle, puis se redressa.
Fssssssssss.
L’herbe faisait un sacré vacarme.
L’épée, lancée de tout son poids avec le centre de gravité déplacé, s’immobilisa net contre la garde qu’Aker avait formée.
« Au lieu de t’appuyer sur la Vision du futur, tu te bats à l’instinct ? Pas mal, mais tu imites qui ? »
Enkrid avait vu la technique de l’autre et avait aussitôt essayé de se battre comme Rem. Sans succès. Aker poursuivit :
« Cet endroit ressemble à un monde conscient créé par l’épée. Et pour en sortir, il n’y a qu’un moyen. »
Aker s’attendait à ce qu’Enkrid demande ce qui se passerait s’il ne parvenait pas à sortir. L’instinct de survie était le même chez tout le monde, après tout.
*Et si tu ne peux pas sortir, tu meurs ? Qu’est-ce qui se passe alors ?*
C’était la question qu’il attendait. Il s’était déjà préparé à la lui retourner avec un sourire narquois, en lui demandant ce qu’Enkrid pensait qu’il se passerait.
Mais si Aker avait déjoué la Vision du futur d’Enkrid, la réaction de celui-ci déjoua tout autant les prédictions d’Aker.
« Ah, d’accord », répondit Enkrid, sans vraiment l’écouter. Ses yeux étaient déjà vitreux, presque fous.
« Hé. Regarde-moi. »
« Ah, d’accord. »
Ce type est complètement cinglé ?
Pour la première fois, Aker pensa ce que tous ceux qui avaient eu affaire à Enkrid avaient déjà pensé.
Dans le désert, Aker avait perçu les choses à travers une torpeur à demi éveillée. C’était donc la première fois qu’il subissait de plein fouet la folie d’Enkrid.
Si Rem avait été là pour regarder, il aurait ri et lancé :
« Ouais. Bienvenue à bord, prochaine victime. »
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