Chapitre 493
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 493 : Il retrouvera son chemin
= = =
Pourquoi aller aussi loin ?
Enkrid n’y comprenait rien, pas un seul instant.
Avait-il une raison de le haïr à ce point ?
Il avait vu la haine dans ces yeux. Il ne parvenait tout simplement pas à la comprendre. Être consumé par la rancœur et le ressentiment, c’était une chose ; mais pourquoi s’en prendre à lui ?
Enkrid n’avait aucun moyen de le savoir, bien sûr. Le prodige chaman de la Tribu des devins avait décrété que l’Apôtre Enkrid avait tué son père.
Dans les terres de l’Ouest, on disait qu’on ne pouvait partager le même ciel que l’homme qui avait tué son père. Le prodige chaman s’était contenté de faire ce qu’on lui avait enseigné depuis l’enfance.
Ou peut-être avait-il simplement eu besoin d’un coupable, alors que tout s’effondrait autour de lui. À y réfléchir ne serait-ce qu’un instant, c’était pure folie.
Il avait trahi toutes les terres de l’Ouest ; pourquoi donc suivait-il encore leurs enseignements ?
Mais d’un autre côté, son comportement avait une certaine logique.
Le jeune chaman de la Tribu des devins avait été endoctriné et acculé. Il ne lui restait que deux choix.
Se faire capturer et mourir.
Ou tenter quelque chose de complètement insensé.
Il avait choisi la folie.
Il avait tout misé là-dessus. Vendu son âme à un démon, maudit sa propre chair.
Peu lui importait que son âme tombe dans les flammes de l’enfer et s’engage sur la voie d’un supplice éternel.
Il avait d’abord maudit son propre corps pour écarter le malheur, puis il avait tout risqué. Et, d’une certaine façon, son pari avait payé.
En chemin, il avait trompé un sorcier de la tribu de l’Ours Ancêtre, et la chance lui avait encore souri. Ce sorcier avait eu pitié de lui, malade et amputé d’une jambe. Feindre d’être une proie pour des cannibales avait également fonctionné.
Le ciel lui-même soutenait sa cause, avait cru le chaman. Chaque événement l’avait guidé jusque-là.
Voilà ce que le prodige chaman avait pensé, et les décombres laissés par cette décision erronée se trouvaient à présent sous leurs yeux.
Bien sûr, Enkrid ne savait rien de tout cela.
Et alors ? Cela changeait-il quoi que ce soit à la situation ? Non. Il n’avait qu’à l’accepter.
« Hmm. »
Enkrid laissa échapper ce son sans raison particulière. Un monde jaune. On aurait dit que l’air craquerait si on le touchait. La chaleur était déjà accablante, et il n’y avait rien aux alentours qui pût lui servir de repère.
Et maintenant ?
Heureusement, Enkrid n’était pas Ragna.
Il pouvait simplement attendre la nuit.
Il n’avait pas l’habitude de s’orienter grâce aux constellations, mais il en était capable.
En outre, après avoir parcouru le Chemin de Grime, il avait une idée approximative de l’emplacement du désert.
Il devait aller vers le sud-est.
Ça ferait l’affaire.
Enkrid tourna lentement la tête de part et d’autre, puis porta son regard au loin.
Le Fleuve de sable sans retour. Un lac de sable. Une mer de sable. Du sable, encore du sable, rien que du sable.
Il chercha un endroit où échapper à la chaleur, puis renonça.
Le désert était un endroit misérable. Il n’y avait absolument rien.
Quelqu’un n’avait-il pas dit qu’on trouvait ici des cactus, des Créatures démoniaques et des animaux vivant uniquement dans le désert ?
Il n’y avait rien.
Du moins, c’était ce que ses sens lui indiquaient pour l’instant.
Il ne lui restait qu’à endurer le soleil brûlant, dont les rayons auraient pu cuire la chair.
Son armure lui épargnait au moins une partie de la chaleur, grâce à la peau de Créature démoniaque. C’était supportable, tout juste.
Enkrid ne connaissait pas bien le désert, mais il savait pertinemment qu’il était dangereux de se déplacer à l’aveuglette dans un environnement inconnu. Il parcourut une courte distance pour examiner les alentours, puis s’arrêta et resta immobile. Savoir demeurer immobile était l’un de ses points forts.
Ai-je été imprudent ?
Il décida de profiter de ce moment pour repasser en revue ce qu’il avait appris récemment.
La nuit était encore loin.
Le soleil était impitoyable. Il ne pouvait pas gaspiller ses forces comme il le faisait d’ordinaire à l’entraînement.
Enkrid s’assit, ralentit sa respiration et inspira profondément. Il attendit la nuit et se plongea dans la méditation.
* * *
Geomnarae se tenait devant un cadavre au crâne fendu. Ruagarne et Dunbakel étaient là aussi.
Geomnarae fronça les sourcils.
« Déplacement spatial. Sorcellerie interdite. »
La sorcellerie nécessitait un intermédiaire.
Cela pouvait être un totem, ou parfois une amulette. Il arrivait aussi qu’on offre sa durée de vie en paiement.
Geomnarae s’était préparé à combattre de la même manière si Enkrid et Rem n’avaient pas été là : en sacrifiant sa propre durée de vie comme intermédiaire.
Il était prêt à consumer la flamme de sa vie pour affronter l’ennemi avec la force d’un guerrier, ne fût-ce qu’un instant.
Comme il avait lui-même pris des dispositions semblables, il pouvait reconnaître ce qui s’était passé. L’autre n’avait pas simplement sacrifié sa durée de vie : il avait tout sacrifié.
Quel sale type.
Il avait une idée assez précise de ce qui s’était produit. Ce n’était qu’une déduction, mais elle lui semblait proche de la vérité.
La Tribu des devins comptait quelqu’un d’aussi doué que Rem.
Cette personne avait sacrifié son âme pour lancer le sortilège. Autrement dit, elle n’avait pas utilisé de totem comme intermédiaire : elle avait offert sa propre durée de vie et son âme.
L’état du cadavre en témoignait.
Talent, âme, sacrifice, offrande. Tout cela avait été nécessaire. Sans quoi, la chose aurait été impossible.
Elle s’était aussi maudite elle-même au préalable pour repousser le malheur.
Elle avait pris le malheur d’avance afin que son pari réussisse. Malgré tout, le sort aurait dû échouer. Le contrecoup aurait dû la tuer, elle seule.
Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, Enkrid avait été envoyé ailleurs.
Où ? Impossible à savoir.
Il avait reconstitué les grandes lignes de ce qui s’était passé. Il ne pouvait pas tout connaître.
« Si c’était un déplacement spatial, où l’a-t-on envoyé ? Même les grands mages réputés avoir atteint le sommet de la magie ne peuvent envoyer quelqu’un ailleurs. »
dit la Grenouille. Geomnarae se disait que même si le cadavre au crâne fendu revenait à la vie et tentait de recommencer, il échouerait une seconde fois. Cette fois, les plateaux de la balance du destin avaient simplement penché un peu plus de l’autre côté.
Pour parler comme sur le continent, la déesse de la fortune avait donné un coup de pouce à l’ennemi, cette fois-ci.
Dans les terres de l’Ouest, on appelait cela faire pencher la balance.
« La balance a penché du mauvais côté. »
dit Geomnarae.
« Soyez précis, humain. »
répliqua la Grenouille.
« Et notre bienfaiteur ? »
La mère de Jiba venait de sortir, les yeux clignotants. L’ampleur du désastre sautait aux yeux.
La nouvelle s’était répandue dans toute la tribu. C’était normal. Le guerrier honoraire qui les avait sauvés avait disparu.
Les gens de l’Ouest, prêts à tout donner, s’étaient rassemblés. Au centre d’eux, le chef de tribu prit la parole.
« Gens de l’Ouest, écoutez-moi. »
Il ne prit même pas le temps d’avaler sa salive. Ses yeux brillaient. Sa voix portait.
« Retrouvez-le. Par tous les moyens. »
Et ils s’y attelèrent. En partant de la moindre trace, ils commencèrent à tout passer au peigne fin.
« Même si cela prend des années, nous le retrouverons. »
Le chef de tribu n’était pas homme à faire des promesses qu’il ne pouvait tenir. Il pensait chaque mot. Sans loyauté, on n’était pas des gens de l’Ouest.
* * *
Rem était assis seul dans un monde noir, perdu dans ses pensées.
Combien de jours s’étaient écoulés ?
Il n’en savait rien. Mais il savait une chose : la descente divine était terminée. Tout au long du processus, toutes sortes de souvenirs avaient traversé son esprit.
Quand les sorciers des terres de l’Ouest avaient découvert le talent de Rem, enfant, ils avaient tous dit la même chose : dangereux.
« Si ton corps ne suit pas, il éclatera. Alors vas-y doucement, un pas après l’autre. »
Celui qui était aujourd’hui le grand sorcier l’était déjà à l’époque.
Rem avait suivi ses conseils à moitié. Du moins en apparence. En coulisses, il n’en avait fait qu’à sa tête.
Pourquoi ? Parce que c’était amusant.
La sorcellerie était amusante. Pourquoi aurait-on essayé de l’en empêcher ?
C’est alors qu’il découvrit les esprits ancestraux, la sorcellerie divine et tout le reste, et qu’il comprit pour la première fois qu’il était différent des autres.
« Une descente divine peut te clouer au lit pendant une semaine. »
La descente divine consistait à laisser un esprit habiter son corps.
L’intermédiaire était un motif gravé dans la peau, ou bien un totem.
Cela rendait plusieurs fois plus fort que d’ordinaire, et accélérait les mains. Quant à l’acuité de la vue et de l’ouïe, inutile d’en parler.
Dans les terres de l’Ouest, la sorcellerie se divisait en deux grandes catégories, et la descente divine était l’une d’elles.
L’autre était la manifestation divine.
La manifestation divine consistait à faire habiter une partie d’un dieu dans le monde présent.
La conception des dieux sur le continent et celle des dieux dans les terres de l’Ouest étaient très différentes.
Si les dieux du continent étaient des êtres absolus, dans les terres de l’Ouest, on disait que des esprits habitaient les choses vénérées depuis longtemps.
C’est ainsi que les loups, les ours et les aigles étaient devenus des objets de culte.
On accomplissait des rituels, on organisait des cérémonies, et les gens offraient de l’eau, posaient le front au sol et priaient en signe de révérence. Rien d’extraordinaire : tout le monde le faisait.
Pas Rem.
Les esprits venaient simplement à lui et s’installaient dans son corps sans qu’il ait besoin de faire quoi que ce soit. Les accueillir ne lui causait pas de véritable problème. Plus précisément, il n’en subissait aucun effet secondaire.
Puis, en parcourant le continent et en accueillant d’autres sorcelleries dans son corps, il finit par comprendre quelque chose.
Tiens. Ça fait mal. Et il y a des effets secondaires.
Alors, c’est ça, la normale. Est-ce que je peux m’en servir autrement ? Il semblait que oui. Un changement de perspective, l’expérience et l’instinct l’aidèrent à trouver comment.
Accueillir la sorcellerie d’un autre dans son propre corps était une entreprise complètement folle, mais Rem y était parvenu et avait élaboré sa propre théorie.
Il avait tout raconté à Arath et, après avoir été horrifiée au début, elle avait vite compris.
Il comprenait aussi pourquoi le grand sorcier et les autres s’inquiétaient. La sorcellerie était une pratique qui puisait sa puissance dans les esprits. Mais l’être qu’on appelait un esprit pouvait tout aussi bien être un démon.
La voie de travers.
La mauvaise voie. La voie de l’erreur. Les exemples ne manquaient pas.
Il y avait des cas où un serpent rusé avait trompé quelqu’un et donné naissance à un esprit maléfique.
Plus le réceptacle capable d’utiliser la sorcellerie était grand, plus un esprit puissant pouvait déployer sa force dans ce monde. Voilà pourquoi les autres s’inquiétaient.
Mais son esprit était solide. Rien ne pouvait l’ébranler.
Ça ne m’arrivera pas.
« Alors, ne t’inquiète pas », avait-il dit.
À qui ? À sa hache.
Une hache forgée dans du fer météorique. Même Rem ne pouvait rien faire sans intermédiaire pour sa sorcellerie.
Il avait forgé son Arme héritée il y a longtemps et s’en servait comme intermédiaire pour sa sorcellerie.
C’est pourquoi il n’avait pas besoin de se graver des motifs sur le visage.
Pourquoi se percer la peau pour y injecter de l’encre ?
S’ils s’effaçaient ou s’abîmaient, les motifs ne rempliraient plus leur fonction.
Les gens de l’Ouest dépourvus de talent pour la sorcellerie se passaient souvent entièrement de motifs, mais ceux qui pratiquaient la sorcellerie avaient le plus souvent recours aux tatouages.
Rem n’en avait tout simplement pas besoin, alors il ne s’en était pas soucié.
Dans les ténèbres, l’intermédiaire de sa sorcellerie commença à prendre forme.
La chose qui boudait et refusait de l’écouter finissait enfin par s’apaiser.
Une hache à deux tranchants et deux têtes. L’une des lames était grande, l’autre relativement petite. Celle qui faisait face à son corps ne dépassait pas la largeur d’une main, mais la grande était deux fois plus large.
Il lui fallait encore une pierre à aiguiser, mais cette hache servait elle-même d’intermédiaire à sa sorcellerie ; elle ne se brisait ni ne s’émoussait jamais. La pierre à aiguiser tenait plutôt du petit plaisir qu’elle aimait recevoir.
Après avoir remis de l’ordre dans ses pensées et clarifié son état d’esprit, il ouvrit les yeux. Un vieux sorcier se tenait juste devant lui.
« Tu m’as fait peur, espèce d’idiot. »
« Pourquoi avoir eu peur ? »
« Ça ne fait que six jours. »
Il avait enfermé toute sa sorcellerie dans l’Arme héritée et l’y avait laissée pendant son absence. Entre-temps, la sorcellerie contenue dans l’arme avait pris une ampleur considérable.
Au point qu’un sorcier médiocre se serait évanoui rien qu’en s’en approchant.
Le grand sorcier avait estimé qu’il faudrait au moins dix jours de plus pour que la sorcellerie accumulée soit réabsorbée par le corps, mais pas pour Rem.
Depuis l’enfance, ni la manifestation divine ni la descente divine n’avaient pesé sur son corps.
Et son corps était maintenant bien plus robuste qu’à l’époque. Il avait appris à mieux le maîtriser et son réceptacle s’était élargi.
Sa conception de ce qu’était un guerrier s’était également éclaircie. La différence entre un guerrier et un chevalier ? Eh bien, réabsorber la sorcellerie était facile.
Un chevalier était quelqu’un qui harmonisait sa technique et sa Volonté.
Un guerrier était quelqu’un qui harmonisait sa technique et sa sorcellerie.
Voilà, en gros, ce qui les distinguait.
La réabsorption de la sorcellerie avait pris environ cinq jours, dont trois à apaiser l’Arme héritée.
Six jours en tout, en comptant le premier, consacré à préparer son corps et son esprit.
Si l’on parlait d’ego pour une arme dotée d’une volonté propre, l’Arme héritée entrait dans cette catégorie. Elle ne parlait pas littéralement, mais des sentiments sommeillaient en elle.
Dès qu’il saisit l’arme, il ressentit la même chose que lorsqu’il était auprès d’Arath.
De la peine.
Pourquoi m’as-tu abandonnée ?
Elle était encore jeune. Rem l’apaisa comme on aurait apaisé un enfant. Lui aussi ressentait des choses, et il lui fallut les démêler.
Un sentiment de toute-puissance.
Encore un pas, et je pourrais me retrouver juste devant cet idiot qui ne sait pas s’orienter.
Il avait l’impression de pouvoir fendre une montagne d’un seul coup de hache.
Le soleil ? Le vent ? Un lac ? La terre ? Il pouvait tout fendre.
Rem se ressaisit rapidement. Il connaissait déjà cette sensation pour avoir accueilli plusieurs esprits auparavant.
Il savait faire la différence entre ce qu’il pouvait faire et ce qu’il ne pouvait pas faire.
Rem avait déjà parfaitement compris cette différence.
C’était pourquoi il avait pu affronter des adversaires de rang chevaleresque même sans sorcellerie. S’il avait combattu sérieusement, il aurait pu les tuer aussi.
Son réceptacle élargi accueillit sans peine la sorcellerie accrue. Il avait toujours été capable de la contenir ; il l’avait simplement mise de côté pour un temps.
En reprenant ce qu’il avait laissé de côté, il se sentit tout-puissant. Mais alors ? Ce n’était que ça.
Quand le grand sorcier vit Rem se relever, sa hache à la main, de nouvelles rides sillonnaient son vieux visage, plus nombreuses qu’avant.
« Tu as bien travaillé. »
La sorcellerie était un pouvoir qui exigeait prières et rituels. Même pour lui, on ne s’y lançait pas à la légère pour en ressortir comme si de rien n’était.
Le grand sorcier avait dû accomplir des rituels pendant plus de trente jours pour cela.
Honorer les cieux et apaiser la terre, demander la permission à chaque esprit habitant la nature. À la place de Rem.
Bon. Il était temps de rentrer.
Il voulait voir le visage de celui qu’il appelait son capitaine se décomposer de stupeur.
« Allons-y. »
« Je vais me reposer quelques jours avant de rentrer. »
Rem n’avait pas la patience d’attendre. Il laissa donc le grand sorcier derrière lui et partit le premier. À son retour, la première nouvelle qui l’attendait fut celle-ci.
« Enki a disparu. »
C’était Ruagarne.
« Où est-il allé ? Il est parti chasser des Créatures démoniaques tout seul ? »
demanda Rem.
« Non. »
« Ce n’est pas le genre à se perdre. »
Il apprit l’existence de la Sorcellerie interdite de déplacement spatial. Il n’avait pas de fourreau pour son Arme héritée et la gardait donc simplement à la main.
Tous ceux qui l’entouraient étaient tendus, mais silencieux.
Autrefois, Rem piquait une colère quand quelque chose lui déplaisait. Mais cette fois encore, il réagit comme toujours. Il prononça ces mots sans le moindre souci apparent :
« Il retrouvera son chemin. »
Ce n’était pas le genre d’homme à mourir parce qu’il s’était un peu égaré. Voilà ce qu’il voulait dire : ils n’avaient qu’à attendre, tout irait bien.
Arath et les autres clignèrent des yeux. Aucun d’eux ne s’était attendu à cette réaction.
Mais Rem avait confiance. Il savait que ce n’était pas le genre de chose qui pouvait le tuer.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>