Chapitre 465
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 465 : Marcher en tournant le dos à la ville
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« Pourquoi ne faites-vous pas partie de l’ordre des chevaliers ? »
La question de Romen était légitime.
Fouu.
Le mot s’accompagna d’un geste. Il abattit verticalement la grande épée qui reposait sur son épaule.
La lame émoussée s’arrêta juste devant le nez d’Enkrid. Celui-ci ne broncha pas. Il ne sentait aucune intention meurtrière et se contenta donc d’observer.
« Soit tous les habitants de la capitale sont devenus aveugles, soit tu as autre chose en tête. »
Aoara avait obtenu la fin qu’elle désirait. Romen le savait.
Il savait aussi que celui qui avait rendu cette fin possible n’était pas lui, mais cet homme.
Sans hésiter.
La grande épée qu’il avait brandie pour barrer la route à Enkrid avait scellé sa résolution. Il retourna la lame et la planta dans le sol, pointe vers le bas. Le choc résonna sous terre et jusque dans sa poitrine.
Sous le regard de tous, dans la lumière crue du soleil, Romen prit la parole.
« Je m’appelle Romen. Je n’oublierai pas cette dette. Quand tu m’appelleras, même au cœur de la Terre Maudite, je planterai mon épée à tes côtés. Cette promesse n’engage pas l’ordre des chevaliers, mais moi seul. »
Les paroles de Romen étaient empreintes de Volonté. Ce qu’il venait de dire était un serment qu’il garderait même après être devenu chevalier.
La Volonté qui animait ses mots était déjà remarquable, mais leur contenu l’était plus encore. C’était comme s’il disait qu’il confiait sa vie à Enkrid.
Un pacte : combattre et mourir pour Enkrid, au moins une fois.
« Sur quoi tu te fondes ? »
demanda Enkrid, quelque peu stupéfait.
S’il avait nourri la moindre mauvaise intention, Romen serait un homme mort.
Ce serment pouvait devenir un carcan, l’empêcher un jour de s’opposer à lui.
« C’est simplement la marque de respect que je dois au deuxième héros qui a sauvé cette ville. Si ça ne te convient pas, oublie et passe à autre chose. »
Romen avait parlé à sa manière, et à sa manière seulement.
Un cadeau déjà bien trop généreux, et voilà qu’on lui disait de l’oublier.
Il y avait donc aussi un sacré taré, ici.
« Tiens. »
La suivante fut la chevalière junior blonde aux cheveux courts. Elle s’avança et lui tendit trois dagues.
Elles étaient toutes trois conçues pour être lancées. À leur vue, Rem plissa les yeux.
« Toi, ces dagues… »
« Je sais. Je te les donne en connaissance de cause. »
La blonde coupa Rem.
Elle déposa les trois dagues dans les mains d’Enkrid. Lorsqu’il les ramassa et en sentit le poids, quelque chose effleura faiblement son Sixième Sens.
Il ne l’aurait jamais remarqué si ce sens n’avait pas été éveillé.
« Prends-en soin. Ne les lance pas à la légère. »
Rem ajouta ces mots depuis le côté, comme pour appuyer son propos.
« J’espère qu’elles te seront utiles sur ta route. »
ajouta la blonde.
Si elle lui remettait un objet pareil, elle aurait au moins pu lui expliquer comment s’en servir.
« Elles prendront la forme dont tu auras besoin, au moment où tu en auras besoin. »
Voilà la réponse qu’elle fit à son regard interrogateur.
La blonde avait des cernes sous les yeux. Elle semblait épuisée. Et ces deux-là n’étaient pas les seuls.
« Il n’y a personne dans cette ville qui ignore ce que tu as fait. »
C’était Millio. Il passa la main sur ses cheveux coupés ras.
On aurait dit qu’il se préparait à prononcer ses vœux monastiques, tant ses cheveux étaient courts.
« Si tu songes à entrer dans un monastère, tu veux que je te fasse une lettre de recommandation ? »
Enkrid plaisanta en le remarquant. Millio s’interrompit au milieu de sa phrase et laissa échapper un petit rire. Il leva la main gauche.
« Quoi, tu crois que je vais passer ma vie tout seul avec Dame Main Gauche à me languir de la chevalière Aoara ? Pas question. Je trouverai une femme dix fois plus belle qu’elle et meilleure combattante. »
Millio lâcha ces mots dans un rire rauque, avec une ambition à l’avenant.
Une telle femme n’existait pas. Aoara était quelqu’un d’exceptionnel, plus encore pour Millio que pour la plupart des gens.
Même morte, elle avait laissé tout cela derrière elle.
Enkrid le savait, mais respectait tout de même son rêve.
« Continue. N’abandonne pas, quoi que les autres puissent dire. »
C’était le même conseil qu’il lui avait donné lorsque Millio avait dit vouloir devenir le partenaire d’Aoara.
« Je n’abandonnerai pas. »
Le Millio qui lui demandait autrefois s’il avait l’air sans espoir avait disparu.
Millio hocha la tête. Son sourire discret faisait plaisir à voir.
Il rejoindrait l’ordre des chevaliers comme écuyer et avancerait sans faiblir.
Sa volonté de vivre ainsi émanait de tout son être. Résolution, conviction, peu importait le nom qu’on lui donnait. C’était comme si une volonté sans forme physique s’était incarnée.
Aux yeux d’Enkrid, la résolution de Millio semblait presque palpable.
Un mur, solide et inébranlable. Voilà quel homme Millio deviendrait.
« Les Créatures démoniaques laissent parfois quelque chose de particulier dans certaines parties de leur corps. »
Enkrid observait en silence lorsque Millio reprit la parole.
Les humains différaient d’un individu à l’autre. Il en allait de même pour les nains et les elfes.
Les géants faisaient-ils exception ?
Il n’avait jamais vu de draconide, mais ils devaient être pareils.
Chez les Grenouilles, les différences entre individus sautaient aux yeux.
Les Créatures démoniaques, c’était pareil.
C’est ainsi qu’étaient apparus le goule Jerix, au crâne fendu, l’araignée qui marchait sur deux jambes et maniait huit bras, ainsi que l’Homme-ours assez puissant pour tuer un chevalier junior.
Après les avoir tous tués, il était resté des sous-produits. Et parmi eux, certains étaient particuliers.
Ce que Millio lui tendait était fait de ces éléments exceptionnels, tissés ensemble. L’arc faisait à peu près la longueur d’un bras.
« Il est fait de peau de goule, de fil tiré de l’araignée et d’os d’Homme-ours. »
Un arc composite. Un véritable travail d’orfèvre.
La fumée s’élevait sans discontinuer depuis plusieurs jours, et voilà pourquoi. Même lorsque tous les artisans réputés maîtres de Mille Briques s’étaient réunis pour travailler, cela n’avait pas suffi. Ils avaient donc veillé à tour de rôle, nuit après nuit, en y mettant tout leur savoir-faire.
« Je t’en prie, accepte-le. »
Millio lui tendit l’arc à deux mains. Enkrid prit l’arc sans corde.
Il semblait facile à transporter : il suffirait d’attacher une corde à son extrémité et de le fixer dans son dos ou à sa taille.
Et ce n’était pas fini.
« Une cuirasse faite de carapace d’araignée. »
Les forgerons qui avaient prétendu être trop occupés pour vendre ne serait-ce qu’une seule dague.
Ils s’avancèrent, portant une cuirasse à laquelle ils avaient tous travaillé.
À première vue, on aurait dit du cuir noir, mais de fines soies noires la recouvraient densément.
Au toucher, elles ressemblaient moins à des soies qu’à des pointes d’acier enfoncées dans le matériau.
Une épée ou une lance ordinaire ne la transpercerait pas.
Après la cuirasse, ils lui remirent aussi des épaulières et des brassards.
Tout était fait du même matériau. Les artisans qui les lui remettaient avaient le visage rayonnant. La fatigue se lisait sur leurs traits, mais ils souriaient, visiblement satisfaits.
« Merci. »
Une soldate inclina la tête.
« Je vous salue pour avoir préservé l’honneur de notre maîtresse. »
dit l’écuyer Oliver.
« Si quelqu’un dit du mal de vous, j’irai personnellement le traquer et lui enfoncer mon poing dans la bouche. »
L’écuyer surnommé la brute le déclara en riant de bon cœur. Les yeux pleins de larmes.
Cet ami, toujours connu pour être une brute, pleurait chaque jour depuis la mort d’Aoara. Pleurer n’était pas la preuve d’un cœur faible.
Il fallait parfois un courage immense pour pleurer devant les autres.
S’il était question de larmes, cet écuyer aurait pu faire tomber un Seigneur démoniaque.
« Si j’ai un fils, je l’appellerai Enkrid. Si j’ai une fille, elle s’appellera Aoara. »
C’était le chef d’escouade Admore, l’homme de Rowena.
Les gens qui se tenaient près de la porte s’étaient discrètement rassemblés autour du groupe d’Enkrid.
« Inutile d’aller jusque-là pour les prénoms. »
Enkrid, au milieu d’eux, le dit sans l’ombre d’un sourire. Admore se gratta la tête.
Enkrid le regarda et ajouta : « On parie ? Tu prends la première ligne lors de la prochaine Vague. Si tu le fais, appelle-les comme tu veux. »
La Terre Maudite était moins menaçante qu’autrefois. L’épée d’Aoara l’avait transpercée.
« Marché conclu. »
Admore baissa la main et répondit avec audace.
« Ne t’emballe pas. »
Rowena le réprimanda gentiment à côté de lui. Quand leurs regards se croisèrent, elle inclina la tête.
« Merci. »
Rowena l’avait dit. Tout le monde le disait.
« Au deuxième héros qui a protégé cette ville. »
Enkrid n’avait jamais raconté ce qu’il avait fait. Mais une chose était certaine.
De tout son cœur, de toutes ses forces, il s’était battu non pas seulement pour revivre cette journée, mais pour offrir à l’honneur d’un chevalier une fin digne de lui.
Il ne s’était pas battu pour lui-même.
Il n’avait donc rien à revendiquer.
Il n’avait pas voulu d’un aujourd’hui qui ne signifiait rien pour demain. Il avait voulu qu’un chevalier puisse connaître une belle fin, aujourd’hui.
« As-tu donné le meilleur de toi-même ? »
demanda le Batelier.
Nul besoin de répondre.
Personne ne pouvait donner le meilleur de soi-même chaque jour, sans exception.
Mais se retourner sur les jours écoulés ne l’arrêterait pas non plus.
Ici, à cet instant, les gens devant lui vivaient de la même manière.
Eux aussi marchaient vers demain.
« Eh bien… »
À ce bref adieu d’Enkrid, la foule s’écarta.
Et il quitta la ville.
« Enki ! »
Quelqu’un lança le cri le premier.
« Enki ! »
La clameur monta derrière lui, comme si elle remplaçait Aoara.
Enkrid jeta un dernier regard en arrière, puis prit la direction de l’ouest.
La route de l’ouest.
Le temps était beau. L’humidité s’était dissipée et le brouillard de la Terre Maudite fondait doucement au soleil.
Enkrid et ses compagnons tournèrent ainsi le dos à la Cité d’Aoara, née de la mort de la chevalière Aoara.
* * *
L’aube, quand les premières lueurs repoussent le bleu du petit matin. Ou bien le monde orangé que gouverne le soleil couchant.
L’heure où l’on ne distingue plus un chien d’un loup.
C’était le moment préféré d’Enkrid au monde. Pourquoi ?
Même si quelqu’un le lui avait demandé franchement, il n’aurait pas su donner de raison précise.
Parce que c’est le moment où commence un nouveau jour ?
Ou parce que des révélations lui venaient souvent à cette heure-là ?
C’était peut-être ça.
Quand l’heure arrivait, son humeur changeait, son ardeur montait en flèche et une exaltation l’envahissait.
C’était pour cela qu’il préférait les journées claires aux jours de pluie.
Le soleil, l’aube, le vent, les fleurs. Ces futilités le mettaient en joie, et il avait toujours aimé cette sensation.
En ce sens, certains jours de pluie avaient eux aussi leur charme.
Quoi qu’il en soit, il aimait profiter de cette lumière et la laisser nourrir sa volonté ; toutes ces expériences accumulées avaient probablement fini par lui faire aimer cet instant, cette heure si particulière.
Le monde était baigné d’orange.
Ils avaient longé vers le sud-ouest la forêt grise de la Terre Maudite, traversé un marécage exhalant des vapeurs toxiques, continué plus au sud, puis obliqué à l’ouest.
Après tout cela, ils avaient découvert une vaste plaine.
L’horizon se dessinait au loin. Quand le soleil disparut sous la ligne, le monde se teinta d’orange.
Enkrid venait encore de comprendre quelque chose.
Rem était humain, lui aussi.
Même quelqu’un comme Rem avait des peurs. Il les cachait, mais elles s’étaient brièvement manifestées. Et Rem n’était pas du genre à laisser paraître la moindre faiblesse.
Rem était un homme au courage téméraire, qui ne reculait jamais devant une Créature démoniaque.
« Ai-je maîtrisé le Cœur de la Bête ? Inutile. Ce corps porte le sang de la bête depuis le jour de ma naissance. »
Le souvenir lui revint : Rem avait montré les crocs et fanfaronné.
Rien à voir avec son apparence, à l’instant.
« Tu viens vraiment avec moi ? »
Son ton, son regard, tout indiquait qu’Enkrid n’avait pas besoin de l’accompagner.
Qu’il n’avait pas besoin de le suivre, de lui tenir compagnie ; qu’il ferait mieux de rentrer.
« Absolument. »
Enkrid adopta la même posture déterminée que celle de Romen.
Les draconides, disait-on, utilisaient des serments liés aux mots ?
Il avait envie d’en prononcer un, là, maintenant.
Absolument. Sans faute. Quoi qu’il arrive.
Il mit toute cette détermination dans son regard. Les pupilles de Rem vacillèrent.
« Je viens. »
« Moi aussi. »
« Et moi. »
Enkrid prit la parole, Dunbakel enchaîna, et Ruagarne conclut.
Rem posa successivement les yeux sur chacun des trois.
Le tremblement de ses pupilles s’évanouit. Son regard perçant semblait chargé d’intentions meurtrières, mais Enkrid y lut la peur enfouie tout au fond.
Qu’est-ce qui pouvait bien te faire peur ?
« Ce ne sera pas amusant. Et ça risque d’être pénible. »
Rem finit par parler.
« Je n’y vais pas pour m’amuser. L’ouest m’intrigue, alors j’y vais. »
Enkrid répondit en marchant.
« Mais oui, bien sûr. »
Rem n’était pas idiot. Il comprit ce qu’Enkrid pensait vraiment. Il se dit qu’Enkrid voyait là une occasion de le taquiner.
« Je t’aurai prévenu. »
« Message reçu. »
Dunbakel intervint et reçut le manche de la hache sur le crâne.
Rem avança le pied gauche et balança la main droite pour détourner son attention, puis fit tournoyer la hache qu’il tenait de la main gauche sans la moindre hésitation. Pas particulièrement rapide, mais malin.
La main levée au-dessus de sa tête décrivit un arc gracieux. Dunbakel n’avait surveillé que sa main droite ; elle reçut donc le coup en plein sommet du crâne.
Paf !
« Aïe ! »
Un mouvement gracieux ne signifiait pas pour autant qu’il manquait de force.
De quoi faire sacrément mal.
Parfois, Enkrid avait l’impression que Rem était plus fort que lui.
Quoi qu’il en soit, si Dunbakel parvenait à discerner ce que Rem avait glissé dans son mouvement, puis à le bloquer ou à l’éviter, elle aurait franchi une nouvelle étape.
Mais elle n’en était pas encore capable.
C’était la frappe au sommet du crâne, proche de l’estocade sans effusion de sang de Jaxon.
Une technique un peu trop raffinée pour servir à frapper un homme-bête agaçant.
Enkrid remarqua à nouveau qu’il distinguait la forme de cette technique et qu’il pouvait décomposer ce que Rem venait d’y insuffler pour en examiner chaque élément.
Encore une révélation.
Voilà pourquoi.
S’il avait suivi Rem vers l’ouest, ce n’était pas sans raison.
La réaction de Rem était l’une de ces raisons, mais il en avait d’autres aussi.
« En Sorcellerie d’invocation, il existe un procédé où l’on prie et formule un vœu, puis où l’on sacrifie une partie de sa durée de vie pour le réaliser. Ces dagues sont de cette sorte. Elle n’a pas littéralement sacrifié sa vie ; on dirait plutôt qu’elle y a investi le karma qu’elle avait accumulé au fil du temps. Elle ne pourra peut-être plus jamais utiliser la Sorcellerie après ça, ce qui peut compter autant qu’une vie entière. Tu m’écoutes ? »
Rem était en train de lui expliquer cela. Il parlait des dagues offertes par la blonde aux cheveux courts.
Enkrid l’avait interrogé à leur sujet un instant plus tôt, mais, à présent, il ne l’écoutait manifestement plus. Rem fronça les sourcils.
« Sacré taré, je te jure. »
Il marmonna.
L’esprit combatif d’Enkrid jaillit de tout son corps.
Sa volonté de combattre prit forme sous l’aspect de la Pression, écrasant tout ce qui l’entourait.
Rem sourit en la voyant se manifester, bien qu’Enkrid ne fût pas encore chevalier.
Le corps du capitaine cinglé était complètement guéri.
Le sien aussi.
Tous deux étaient de nouveau en pleine forme.
La hache en Acier de Lewes, Trois-Fer, s’était brisée et ne pouvait plus servir. Il l’avait remplacée par deux hachettes ordinaires.
Il lui manquait quelques armes, mais ce n’était pas grave.
L’esprit combatif en Rem releva la tête.
« Quand nous avons quitté la ville, personne n’a crié mon nom. C’est toi qui as arrangé ça, capitaine ? »
Rem disait ce qui lui passait par la tête.
« Ouais. »
répondit Enkrid.
« Dunbakel, là-bas. Avec un bon toilettage, elle serait jolie, non ? »
Dunbakel releva la tête sans raison particulière. Ses yeux dorés, pleins de curiosité, passèrent de l’un à l’autre.
« Ouais. »
Enkrid hocha la tête.
Rem en eut la certitude. Il n’entend pas un traître mot de ce que je dis.
Il s’arrêta. Dunbakel ramassait du bois mort et préparait le campement.
Épée et hache se faisaient face, le monde orangé dans leur dos, avec l’immense plaine pour scène.
« Je ne retiendrai pas mes coups. »
dit Rem.
À ces mots, Enkrid afficha un large sourire.
La joie l’envahit spontanément : il pouvait désormais entendre ces mots de la bouche de l’un de ses hommes.
La réaction n’était plus la même qu’avant. Ce n’était pas de la désinvolture, mais la volonté de donner le meilleur de lui-même.
C’était pour cela qu’Enkrid savourait cet instant plus qu’il n’aurait su le dire.
Au point qu’un sourire lui vint sans qu’il y pense.
« Tu souris encore. »
dit Rem.
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