Chapitre 463
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 463 : À le retourner encore et encore
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Cela arriva alors qu’ils parlaient d’Aoara, radieuse comme le soleil.
Les funérailles étaient terminées. Aucun habitant de la ville ne se lamentait. Ils pleuraient, mais en silence, le visage impassible et les yeux secs.
« Oa ! »
Il ne restait désormais que le cri lancé en son honneur.
« En l’honneur du chevalier Aoara ! »
Le cri s’éleva de la foule encore debout.
La volonté du chevalier Aoara était à coup sûr gravée à jamais dans cette ville.
Comme chaque chevalier possédait une Arme gravée, Aoara avait reçu une ville gravée de son nom.
La Cité d’Aoara. C’était le nouveau nom de Mille Briques.
« Rattrapez votre retard, pour une fois. Je rentre le premier. »
Quand Enkrid et Crang se mirent à discuter, Ruagarne s’écarta discrètement pour les laisser tranquilles.
Après avoir parlé un moment, alors qu’ils arrivaient à la porte de la ville, Enkrid ouvrit et referma plusieurs fois la main. Ses avant-bras étaient encore raides — assez pour que tenir une épée et la brandir lui demande un effort.
Il vérifiait l’état de son corps lorsqu’il demanda, sans transition : « Vous repartez tout de suite ? »
Une journée de repos aurait paru raisonnable, mais Crang n’avait même pas défait ses bagages et ses escortes avaient depuis un moment le teint blême. En outre, elles semblaient tendues. Qu’est-ce que tout cela signifiait ?
Il repartait directement, sans s’attarder.
Autrement dit, il était venu pleurer un chevalier tombé au combat et réconforter un peu les habitants de la ville, mais c’était un homme extrêmement occupé, comme toujours.
« Vérifiez la voiture. Je n’ai pas besoin qu’une roue casse en chemin. »
Crang se tourna vers ses escortes et leur donna l’ordre, puis répondit à Enkrid.
« J’ai tout laissé en plan pour venir. Si je ne repars pas maintenant, quelqu’un risque de mourir d’épuisement à cause de moi. »
Il plaisantait à moitié, mais l’autre moitié semblait tout à fait sérieuse.
« Alors… »
Crang était venu comme le vent et repartait de même. Il n’avait apparemment pas besoin qu’on lui fasse de vrais adieux et s’en allait déjà.
Juste avant de partir, il tourna seulement la tête et demanda : « La prochaine fois, viendrez-vous en chevalier ? »
Les yeux de Crang captèrent la lumière et brillèrent. Même sous le soleil, ils avaient leur propre éclat, révélant clairement ses intentions. Son regard posait une question.
Pourraient-ils se revoir un jour, chacun debout sur ses propres jambes ?
Enkrid irait-il jusque-là ?
Enkrid le regarda droit dans les yeux.
« Vous croyez vraiment que je peux y arriver sans les Chevaliers à la Cape Rouge pour me soutenir ? »
Crang sourit et répondit.
C’était une question, mais la confiance se lisait derrière. Le genre de question qui attendait une réponse évidente.
Son regard ne vacillait pas. Il était certain qu’Enkrid y arriverait.
« Dois-je répondre ? »
« Non. »
Crang rit et se détourna. Avant leur départ, l’une de ses escortes s’approcha et prit la parole.
« Je suis l’écuyer Lug. Ropord va bien ? »
« Probablement. »
À force de revivre cette journée, le nom de Ropord lui semblait vaguement lointain, comme un souvenir à moitié effacé.
Un ami qui l’avait suivi jusqu’aux gardes-frontières après la guerre civile.
Il revit Ropord chercher sans cesse querelle à Ragna.
Tant que la lame de Ragna ne l’avait pas tué, il devait aller bien.
« Ce type a erré sans but pendant des lustres, puis il a complètement changé du jour au lendemain. Il dit que c’est tout grâce au Tueur de créatures démoniaques, mon seigneur. »
Le titre avait changé, d’une manière ou d’une autre.
On y avait ajouté « mon seigneur », et le Tueur de créatures démoniaques semblait être devenu un surnom officiel.
Il n’avait pas rejoint d’ordre de chevalerie, mais il avait prouvé sa valeur, et c’en était arrivé là.
Enkrid trouvait seulement que c’était un surnom minable.
« Pourrais-je un jour recevoir votre enseignement ? »
L’écuyer Lug posa de nouveau la question.
Son regard trahissait son esprit de compétition, son envie de croiser le fer avec quelqu’un dont la réputation s’était répandue.
« Lug, si jamais tu veux quitter mon escorte pour devenir l’écuyer d’Enki, dis-le-moi. Tu peux partir quand tu veux. »
« Non, Votre Altesse ! Je n’en ai absolument pas envie. »
« Je parierais le budget d’une année que c’est un mensonge. »
Crang rit en lançant cette remarque, et Lug lui fit ses adieux du regard avant de s’éloigner.
« Passez donc aux gardes-frontières quand vous voulez. »
Enkrid lança ces mots à son dos.
Lug jeta un bref regard par-dessus son épaule, les yeux pleins de gratitude.
« Bon, cette fois, j’y vais vraiment. Je suis tellement crevé que je pourrais m’écrouler. On dit que le poids de la couronne pèse sur celui qui la porte. C’est des mensonges. Ils auraient dû dire que c’est le travail qui pèse, pas la couronne. »
Crang prononça ces mots, puis disparut, comme ça.
Enkrid reprit son chemin, profitant du soleil et de l’air calme. Il avait vu à quel point Crang était épuisé après avoir chevauché d’une traite jusqu’ici, mais même après plusieurs jours de repos, son propre corps grinçait tout autant.
Le prix à payer pour avoir affronté Jerix de front.
Il fit demi-tour et se mit en route. Tout en marchant et en regardant autour de lui, il aperçut les soldats occupés au nettoyage. Ils étaient pleins de vie.
Certains transportaient des matériaux pour réparer la porte défoncée.
D’autres alimentaient les forges voisines, coulaient des pièces dans des moules et fabriquaient des flèches.
Quelqu’un avait dit que les carapaces des Créatures démoniaques arachnéennes faisaient de solides boucliers, et il vit des gens dépecer les carcasses pour en récupérer les morceaux.
Ils travaillaient avec du tissu noué sur le nez pour se protéger de l’odeur infecte.
Tout le monde semblait affairé ; chacun s’activait sans relâche.
Les funérailles étaient les funérailles, le travail était le travail.
Cette énergie avait toujours convenu à cette ville.
« Oa ! »
Les cris résonnaient toujours.
Des soldats portaient des rondins sur leurs épaules, faisant des allers-retours.
Alors, cette ville allait-elle vraiment devenir la Cité d’Aoara ?
Le nom d’un chevalier transmis directement à une ville.
La Cité d’Aoara. Quel joli nom.
Sur le chemin du retour, la somnolence l’envahissait par vagues.
Ses muscles le faisaient souffrir, une sensation de tiraillement lui parcourait le ventre et ses omoplates étaient raides.
C’était comme une courbature agréable, mais aussi comme si le moindre faux mouvement risquait de provoquer une véritable blessure.
« Repose-toi quand il est temps de te reposer. »
Ruagarne l’attendait au logement. Enkrid hocha la tête.
Elle avait raison.
Il était temps de récupérer. Autrement dit, de fermer les yeux et de dormir.
Mais il avait tout de même quelques petites choses à dire avant.
« Dunbakel, si tu ne vas pas te laver tout de suite, je te baignerai dans ton sang. »
Il l’avait envoyée en reconnaissance et elle était revenue après avoir tué quelques Créatures démoniaques, sans s’être lavée une seule fois. La puanteur des carcasses d’araignées se répandait dans le logement.
Dunbakel récupérait plus vite que lui. Elle disait que c’était parce qu’elle avait ingéré une sorte de toxine qui s’était révélée bénéfique pour son corps, mais même après l’avoir écoutée attentivement, il n’y comprenait toujours rien.
« Je sens mauvais ? »
Dunbakel demanda d’un air parfaitement innocent.
« Comment tu peux ne pas t’en rendre compte ? »
Rem, allongé sur le côté pour récupérer, lui répondit depuis l’autre bout de la pièce.
Dunbakel ne fut pas impressionnée.
« En quoi ça te regarde ? »
Quelque chose avait changé chez elle. Elle était plus hardie qu’avant et avait moins peur de tout.
Au dernier moment, elle s’était jetée devant Enkrid.
Il avait prévu le coup et l’avait protégée, mais sans cela, Dunbakel aurait pu mourir.
Une pensée qui remettait les idées en place.
C’était un champ de bataille. N’importe qui pouvait mourir.
Kk.
Rem sourit et fit grincer ses molaires.
« Tu crois que parce que je suis dans cet état, je peux pas t’enterrer ? »
Même loin du champ de bataille, avoir un barbare furieux pour compagnon pouvait suffire à mourir.
« Je vais me laver. J’y vais. »
Dunbakel savait vite reconnaître le danger quand il le fallait et détala dehors.
Rem, qui serrait le manche d’une hache à la lame à moitié réduite en miettes, dit : « Celle-là a une maladie : elle n’écoute qu’après qu’on lui a fait entrer ça dans le crâne à coups de poing. »
Et toi, tu as une maladie qui te fait frapper d’abord et réfléchir après.
Enkrid le pensa, et Rem s’en aperçut.
« On dirait que tu m’insultes. »
« J’allais demander ce qu’il y a à l’ouest. Autant l’entendre maintenant. »
Ils avaient tous les deux besoin de récupérer, de toute façon. Leurs corps étaient en miettes après avoir combattu les Créatures démoniaques.
Rem était presque grièvement blessé. Il restait là à parler comme si de rien n’était, mais quelqu’un d’autre aurait gémi de douleur.
« Des cieux bas, des nuages intéressants, ou l’inverse : des cieux très hauts. Un fleuve de sable dont on ne revient jamais. Ce genre d’endroit. Tu veux entendre de vieilles histoires ? »
« Si elles sont intéressantes. »
« J’en ai quelques-unes de mon enfance. »
Enkrid orienta habilement la conversation, et Rem lui raconta plusieurs vieilles histoires venues de l’ouest.
Des récits liés aux mythes, du genre qu’on raconte autour des légendes.
Certains évoquaient les origines du ciel sombre, et quelques vieux mots par-ci par-là.
Il s’était demandé si l’ouest parlait une autre langue, mais ce n’était pas le cas.
« Après la guerre des langues, tout le continent s’est mis à parler la même. »
La guerre des langues avait été déclenchée par l’Empire, à l’époque où le continent était encore divisé en trois royaumes.
Rem racontait les histoires avec talent et saveur, et Enkrid l’écoutait.
Dans l’ouest, par exemple, traiter quelqu’un d’espion de poche était une grave insulte. On méprisait le fait de voler en cachette au lieu de remporter quelque chose dans un défi ouvert.
« C’est quoi, un espion de poche ? »
« Un voleur. »
« Remporter quelque chose dans un défi ouvert, ça paraît bien, mais c’est pas juste du vol ? »
Ruagarne posa la question. Rem secoua la tête.
« C’est un peu différent. Le vol, c’est simplement prendre quelque chose par la force. Là, c’est plutôt un pari. »
Enkrid écoutait en silence. Dunbakel revint peu après, lavée. Elle se joignit à eux, et la conversation prit son essor.
Les récits de l’ouest étaient intéressants sous tous les angles.
« Là-bas, ils ne montent pas à cheval. Ils utilisent autre chose. Dans le désert, ça a l’endurance d’un chameau et, sur terrain plat, ça va presque aussi vite qu’un cheval. Mais ça se débrouille bien sur la plupart des terrains. Ils appellent ça un vélopter. »
Enkrid avait déjà entendu ce mot quelque part, mais n’en avait jamais vu. Cette histoire aussi était intéressante.
* * *
Le Passeur regardait le groupe discuter.
« Vous avez l’air de bien vous amuser », dit-il.
C’était bel et bien le cas.
À force de revivre cette journée, certains obstacles qu’on franchissait laissaient tout de même des cicatrices. Ces marques persistaient et rongeaient quelqu’un en silence.
Le moment où l’on rencontrait une personne qu’on ne pouvait sauver, quoi qu’on fasse.
Le Passeur avait cru que cette journée était faite pour ce fou.
Mais, une fois encore, il s’était trompé.
« Quand meurt-on ? »
Le Passeur marmonna pour lui-même.
Quand la vie s’éteint ?
Alors, quand meurt un chevalier ?
Quand l’épée de ses convictions se brise.
Quand il échoue à protéger ce qu’il avait juré de protéger.
Le chevalier Aoara avait accompli son devoir, tenu son serment et était morte en souriant.
Cette créature folle avait laissé derrière elle ce qui appartenait au passé, ce qu’on ne pouvait plus changer.
À la place, elle avait agi pour faire de son choix passé le meilleur possible.
Cette attitude réveilla un souvenir chez le Passeur.
Il laissa le souvenir se disperser dans le fleuve et s’éloigner au fil de l’eau.
Il n’avait aucune envie de le ressortir pour le tenir entre ses mains.
C’était aussi quelque chose de trop ancien, déjà oublié.
« S’attarder sur le chemin qu’on n’a pas pris, c’est ne récolter que des regrets. »
Le Passeur murmura ces mots comme un vers.
Ils se répandirent avec une sorte de rythme.
Cela faisait longtemps qu’il observait celui qui était lié à la malédiction.
Et à présent, il le voyait s’être relevé et se remettre en marche.
Il en eut soudain conscience : celui-là rejetait le poids mort d’hier et vivait tourné vers demain.
Depuis son aujourd’hui figé, cette silhouette était aveuglante.
Il ne pouvait détourner les yeux.
Ceux qui vivent dans l’obscurité ont toujours faim de lumière.
Et il voulait donc asseoir celui-là à ses côtés, dans le noir.
Vouloir garder près de soi quelque chose qui irradie de la lumière, n’était-ce pas ce qu’il y avait de plus naturel au monde ?
Les vagues frémissantes, une lampe violette, le Passeur sur sa petite barque : il observait sans ciller celui qui était lié par la malédiction.
Cet humain faisait ce qu’aucun de ceux qu’il avait observés n’avait jamais fait.
Cela éveilla en lui quelque chose, un sentiment qu’il n’avait encore jamais éprouvé.
Un changement né de l’observation, jour après jour, de la même attitude inébranlable.
Alors, que lui restait-il à présent ?
Encore beaucoup de choses.
Il suffirait de buter du bout de l’orteil sur l’une d’elles et d’échouer à franchir le mur pour que tout s’arrête. C’était ce qui faisait de cela une malédiction.
Le Passeur laissa échapper un seul son.
« Ha. »
Eh bien, ça alors.
Son corps semblait à moitié remis, et il bougeait déjà comme ça ?
Il maniait son épée, trempé de sueur, ce qui n’avait absolument rien de normal.
« Quelle créature folle. Une créature folle. »
Le Passeur le répéta encore et encore.
Et en le regardant, il comprit une chose de lui-même.
Ce fou n’avait laissé échapper aucune des choses que lui avaient léguées les morts avant lui.
Il remâchait ce qu’il avait reçu des morts, le retournant encore et encore.
* * *
Après deux jours de repos supplémentaires, son corps fut presque entièrement remis.
Auparavant, le moindre mouvement de ses doigts lui envoyait une douleur aiguë dans les poignets, mais elle avait désormais disparu, comme si elle n’avait jamais existé.
Le Dieu de la régénération, c’était bien ça ?
Il devait encore remercier Audin. C’était grâce à lui que son corps avait récupéré si vite.
Il se leva, rassembla son équipement pièce par pièce et sortit devant le logement.
« Tu as tenu longtemps. »
Ruagarne était déjà dehors. Elle tourna sa joue pâle vers le soleil et se laissa réchauffer par ses rayons.
Une journée humide. Le temps idéal pour les Grenouilles.
« Ouais. »
Enkrid répondit, l’esprit encore occupé par ce qui lui tournait dans la tête.
Il avait beaucoup à méditer.
Son esprit était plein de tout ce que le chevalier Aoara avait laissé derrière elle.
Elle n’avait pas laissé que son sourire.
Aoara et le Fragment de Balrok.
Il se souvenait encore de chacun des mouvements de leur combat.
Le Balrok, il s’en occuperait plus tard.
Il fallait répéter chaque journée pour atteindre la suivante. C’était la seule façon de faire.
Enkrid le savait trop bien pour agir autrement ; il fit donc ce qu’il devait faire, ici et maintenant.
Il remâcha les mouvements qu’Aoara lui avait montrés. Il étudia ce qu’elle lui avait enseigné dans son rêve. Il reprit aussi les mouvements du Balrok, les bribes qu’il avait réussi à en saisir.
Le combat se situait au niveau d’un chevalier à part entière, pas d’un chevalier junior. Il avait manqué plus de choses qu’il n’en avait vues.
Malgré tout, il avait une montagne de détails à examiner et à apprendre, pièce par pièce. Ruagarne l’aida.
Une chose à la fois, lentement.
Alors qu’Enkrid se préparait et commençait à bouger, Ruagarne dit : « On dirait que tu n’as pas besoin qu’on te conseille de ne pas te précipiter. »
Elle était satisfaite.
Cet homme était agréable à instruire. Lent à apprendre, mais agréable à instruire.
Ce que la Grenouille venait de dire correspondait déjà à une façon de vivre qu’Enkrid avait faite sienne depuis longtemps.
Avancer pas à pas, quoi qu’il arrive.
Il étudiait ce qu’il ne comprenait pas, et répétait sans fin, aussi lentement qu’il le fallait, ce qu’il parvenait au moins à saisir. À force de pratique et d’accumulation, il finissait par se l’approprier.
« Tu accumules de l’expérience, puis tu te l’appropries en t’entraînant », dit Ruagarne.
C’était déjà ce qu’il faisait.
Il remâchait, retournait la question. C’était l’une des choses que lui avait laissées Aoara.
Pendant le combat entre Aoara et la Créature démoniaque, tous deux étaient parfois restés suspendus dans les airs, immobiles ; ce n’était pas une métaphore, leurs épées avaient véritablement émis de la lumière.
Aoara avait enchaîné des mouvements parfaitement simples, d’une simplicité absolue. Le Fragment de Balrok, lui, n’avait rien de tel.
Il retournait son corps, prenait des formes étranges, se mouvait d’une manière insensée.
Alors, comment l’épée d’Aoara avait-elle pu parer tous ces mouvements ?
Enkrid se mit à reprendre chaque détail.
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