Chapitre 459
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 459 : Ce que je veux protéger, c’est la fierté d’un chevalier
= = =
Rem ignorait pourquoi Enkrid lui avait demandé de traverser la Terre Maudite.
Qu’avait-il senti ? Ou n’était-ce qu’une supposition ?
Peu importait, au fond.
Il avait dû pressentir quelque chose de sinistre et demander de l’aide. Rien de plus.
Aller voir, puis repartir s’il n’y avait rien d’anormal. Aussi simple que ça.
Sauf qu’il y avait bel et bien quelque chose à faire. La raison pour laquelle Enkrid l’avait envoyé ici se trouvait juste devant lui, empestant le sang.
Abattre la masse de Créatures démoniaques qui se tenait dans la Terre Maudite.
Rem se fixa cet objectif, releva le menton avec ostentation et balaya les environs du regard.
Même dans le noir, il distinguait les silhouettes autour de lui.
Tout ce qu’il voyait était une Créature démoniaque.
Rassemblées entre les arbres gris, elles ressemblaient à une armée rangée en formation.
Deux espèces : des araignées géantes et des Hommes-ours.
Vous vous entraînez aux manœuvres, c’est ça ?
Cette pensée fugace lui traversa l’esprit, puis s’évanouit.
Rem laissa pendre sa main armée de sa hache et s’accroupit.
Il plaqua presque son torse au sol, les bras rejetés en arrière, et s’élança. Tel un aigle rasant la terre.
Ses haches étaient ses ailes.
Pas qu’elles puissent le porter jusqu’au ciel.
Mais elles pouvaient fendre et trancher tout ce qui se dressait sur son chemin.
Une faible lueur rouge tomba du ciel.
Les Deux Lunes Rouges s’étaient levées : le phénomène que les gens appelaient la Lune Rouge. Une nuit où les Créatures démoniaques gagnaient en force. Rem n’y prêta pas attention.
Il se concentra uniquement sur ses coups de hache.
Le corps plus bas qu’en position accroupie, frôlant le sol, Rem faisait tournoyer ses haches en courant.
Il traçait des lignes dans sa course. Deux arcs passèrent au-dessus des corps des Créatures démoniaques baignées par la lumière rouge de la lune.
Fch. Fch.
Tout ce qui se trouvait sur leur passage fut tranché net.
Tête, jambe, torse, il ne faisait pas de distinction.
Un fluide noir jaillit des plaies, mais aucune goutte n’atteignit Rem.
Une ligne grise qui diffusait sa propre lueur dans l’obscurité se faufilait parmi les Créatures démoniaques au rythme des coups de hache.
Plusieurs araignées dressèrent leurs pattes et soulevèrent leur corps.
Boum. Fch. Crac !
Rem fit passer sa hache sur elles sans ralentir.
Crac ! Une patte se brisa, mais l’araignée en avait six pour soutenir son corps. En perdre une ne suffisait pas à la tuer. En revanche, la lame qui avait frôlé sa patte s’enfonça dans sa tête, et cela suffit.
La hache de Rem frôla une patte d’araignée, continua sa course en tranchant, s’arrêta à l’instant où elle fit mouche, repartit dans l’autre sens et revint frapper la tête.
Tout s’enchaînait avec une fluidité parfaite. Léger, régulier, comme un enfant jouant avec une bobine de fil déroulée.
Tac.
Une autre Créature démoniaque plaqua sa tête au sol.
Rem aimait voir ses haches aller exactement là où il le voulait.
Pas mal.
Ce n’était pas une arme de famille, mais pour quelque chose qu’on pouvait réellement trouver sur le marché, difficile de faire mieux, non ?
Forcément. Une hache solide en acier, forgée avec de l’Acier de Lewes, ne se trouvait pas à tous les coins de rue.
Et sans lui pour s’en servir, personne d’autre ne pouvait même les manier correctement.
Tout était dans le dosage ou le retrait précis de la force qu’il voulait appliquer, et l’arme devait pouvoir résister à la force de son propriétaire.
Avec une arme pareille, la technique de la Hache-plume devenait possible.
Il n’utilisait pas le poids de l’arme, mais la contrôlait uniquement par ses propres muscles : une prouesse de pure maîtrise.
À quoi cela servait-il ? À changer de direction sans le moindre contrecoup.
Comme avec cette frappe inversée, à l’instant. Autrement dit, un maniement de la hache totalement imprévisible.
Rem continua à frapper.
Les lames de ses haches partaient dans toutes les directions sans contrecoup, comme s’il les lançait au loin, et tout ce qu’elles rencontraient était mis en pièces.
Deux lignes qui tranchaient tout se courbaient et balayaient les alentours.
Screeeee !
Une Araignée hurlante, coupée en deux et rampant sur le sol, qui n’avait survécu que parce qu’elle avait eu la chance de garder la tête intacte, lança un cri d’alerte à toutes les Créatures démoniaques du secteur.
À ce cri, Rem comprit que quelqu’un contrôlait ces créatures.
Ses cinq sens se fondirent en un sixième, qui éclaira son chemin dans le domaine de l’instinct.
Son regard se déporta sur le côté.
Vu d’en haut, le spectacle aurait paru étrange. Les Créatures démoniaques étaient rassemblées en cercle autour d’un terrain dégagé près de la forêt.
Rem ne pouvait évidemment pas observer le champ de bataille depuis les airs. Il trouvait son chemin à l’instinct. Au même instant, des griffes fondirent sur lui par-derrière.
Pas un bruit, pas même le craquement de l’air déplacé.
Seulement une force monstrueuse, tendue dans ces avant-bras couverts de plumes, capable de déchiqueter un humain et de le réduire à un amas de chair sanglante.
Rem pivota des hanches et décocha un coup de pied vers l’arrière.
Le genou gauche levé, il poussa du pied droit en tirant parti de la torsion.
Paf !
L’Homme-ours lancé à l’assaut reçut le coup en pleine poitrine. Ses plumes, capables de détourner un bon coup d’épée, s’enfoncèrent sous l’impact.
Rem sentit son sternum se briser sous sa semelle.
L’Homme-ours encaissa le coup et fut projeté en arrière, puis roula sur le sol. Malgré sa poitrine enfoncée, il tenta de se relever et de retrouver son équilibre, mais une hache s’abattit sur sa tête.
C’était Rem : après l’avoir repoussé d’un coup de pied, il l’avait aussitôt rejoint.
Fch !
La Créature démoniaque, le crâne fendu, s’affala sur le sol. Son sang noir coula à flots et remplit le creux laissé dans la terre.
« Un chat de grange sournois était dix fois plus dangereux que toi. Petit morveux. »
Le fluide noir dégoulinait de la lame en Acier de Lewes, aiguisée au-delà de ses limites et affûtée si finement qu’elle était plus mince qu’un cheveu.
À cause de la Lune Rouge, la hache, sa peau et le fluide noir semblaient tous teintés de rouge.
Enfin, qu’ils paraissent noirs ou rouges n’avait aucune importance.
Rem laissa de nouveau ses deux bras pendre mollement.
Et il devait bien l’admettre, même si cela lui déplaisait, le déplaisait vraiment, et qu’il ne le dirait jamais à voix haute :
Ils m’ont quand même aidé. Bande de tarés.
Rem reconnut que ses muscles étaient plus résistants qu’avant.
Que ses coups de hache avaient gagné en puissance.
Que ses sens s’étaient aiguisés.
Tout cela, il le devait aux entraînements avec ces fous.
Il fut un temps où il avait cru avoir atteint ses limites en matière de force physique et de technique. Il s’était trompé.
Il l’avait compris en observant un homme qui ignorait jusqu’au mot « abandonner ».
Il n’y a pas de limite. Rien ne s’arrête jamais.
Cette pensée éveilla en Rem une sorte d’impatience.
Par rapport à son ancien lui, la différence de niveau sautait aux yeux.
Alors, que se passerait-il s’il y ajoutait la Sorcellerie d’invocation ?
Même quand il maîtrisait la Sorcellerie d’invocation, il n’avait jamais eu l’impression que ces chevaliers de malheur le dépassaient.
« Hé ! Je suis occupé. Alors, attaquez-moi ! »
Rem rit et repartit en courant, droit vers l’endroit où les Créatures démoniaques étaient les plus nombreuses.
Pendant que Rem faisait tournoyer ses haches, Dunbakel fendit le crâne d’un Homme-ours avec sa lame courbe, après qu’il eut bondi sur elle sans prévenir, puis sauta dans un arbre.
Sa vision nocturne dépassait de loin celle des hommes-bêtes ordinaires. Et sa vue était particulièrement perçante.
De là, elle repéra un groupe d’araignées à l’arrière des Créatures démoniaques, leurs bras repliés en forme d’arcs.
À peine avait-elle aperçu ce groupe qu’elle imaginait déjà les dégâts qu’il pourrait causer.
Elle n’avait pour ainsi dire aucun instinct social, mais ce n’était pas une idiote incapable de lire un champ de bataille. Cela, c’était évident.
Des flèches. Des arcs. Des Créatures démoniaques.
Une menace qu’elle n’avait pas vue venir. Une attaque surgie de nulle part.
Que fallait-il faire pour écarter cette menace ?
Frapper la première.
L’instinct de survie de Dunbakel s’activa autrement. Guidée par cette intuition viscérale, elle affina son odorat.
Dunbakel ignorait elle-même pourquoi elle en était capable.
En revanche, elle savait qu’une odeur différente flottait plus loin et qu’elle pouvait la percevoir.
Si un signal était transmis par l’odeur, alors quelqu’un le recevait et quelqu’un l’émettait.
Cette odeur différente, celle qui émettait le signal, était proche.
Autrement dit, c’étaient ces créatures qui commandaient les autres.
Elle tourna son regard vers le barbare déchaîné.
Ce salaud avançait seul au milieu des Créatures démoniaques et les massacrait.
Au cœur même de la mêlée, certaines Créatures démoniaques dégageaient une odeur particulière. Pas une seule : environ cinq.
Elles lui semblaient être un problème à régler.
Mais Rem l’avait déjà compris, on aurait dit. Il taillait droit à travers les Créatures démoniaques et se dirigeait directement vers elles.
En l’observant, Dunbakel écouta la voix qui s’élevait en elle.
Je ne peux pas.
M’avancer là-dedans serait dangereux.
Alors, qu’est-ce que je peux faire ?
Si je reste ici, je risque de mourir.
Alors quoi, je me bats quand même ? Est-ce que me battre me permettra de survivre ?
Je pourrais simplement fuir.
Les avertissements de son instinct. Le pelage de Dunbakel se hérissa. Au même instant, elle passa à l’action.
Elle ignora le flot de questions qui la tourmentait. Elle avait décidé quoi faire.
Une preuve.
Pourquoi se tenait-elle ici ?
À présent, la réponse était claire.
Pour trancher, fendre et tuer des Créatures démoniaques.
Dans ce but, elle dégaina sa lame courbe et s’élança.
Ses deux pieds quittèrent le sol ; son corps fendit la lumière lunaire, son pelage se dressant. En quelques instants, une fourrure blanche lui recouvrit le visage.
La transformation que son village d’hommes-bêtes avait qualifiée de malédiction.
Son corps changea et ses muscles se métamorphosèrent. La force afflua dans ses pieds qui frappaient le sol, et elle accéléra.
Dunbakel courait d’un pas léger, étouffant le bruit à l’aide de ses chevilles et de ses genoux.
Paf ! L’air se déchira dans un claquement. Quelques Créatures démoniaques tournèrent la tête, mais Dunbakel les avait déjà dépassées en trombe.
Elle courut jusqu’au bord du marais. Le brouillard toxique tenta de s’infiltrer dans tout son corps. Dunbakel retint son souffle.
Puis elle fonça droit dans la brume empoisonnée et s’y enfonça.
Ce qu’elle cherchait se trouvait au centre du marais.
* * *
Admore arriva près du champ de bataille et aperçut Rowena attachée à un poteau.
« Bon sang. Rowena. »
Il serra les dents, s’approcha d’elle, coupa la corde et examina ses blessures.
« Comment tu m’as retrouvée ? »
Rowena cligna des yeux en posant la question. Elle n’avait pas de blessure grave, mais des bandes de sous-vêtements avaient été arrachées et nouées serré autour de sa cuisse.
« C’est le chevalier Aoara qui t’a envoyé ? Le chevalier Romen est venu ? »
« Un barbare et une femme-bête sont apparus. Je t’expliquerai après. »
Admore sortit son poignard, trancha les liens qui la retenaient et la hissa sur son dos.
La moitié de son unité était morte. L’autre moitié avait survécu.
« Je croyais que tout était fini », murmura Rowena.
« Tu crois que tu vas quelque part sans moi ? Et qu’est-ce qui serait fini ? »
Sur ces mots, Admore s’attacha à Rowena avec une corde pour la maintenir en place.
Bien. Et maintenant ?
Il avait retrouvé son alliée et l’avait sauvée.
Les environs immédiats étaient jonchés de Créatures démoniaques découpées à la hache.
Il ne baissa pourtant pas sa garde. L’endroit restait dangereux, menaçant, terrifiant.
Pouvaient-ils simplement rebrousser chemin ?
Il réfléchissait à la suite, tout en restant sur ses gardes, quand… « Allez, VENEZ ! »
Une silhouette se déchaînait près du marais, se moquant de toutes ces précautions.
Ce qu’il tenait dans chaque main traçait des lignes dans les airs. Admore savait que c’étaient des haches, mais elles ressemblaient à des plumes.
Pourtant, ces plumes écrasaient et fendaient tout ce qu’elles touchaient.
Admore resta un instant à fixer Rem, hébété, tandis qu’il se battait.
Du fluide noir giclait et maculait le sol partout où Rem était passé.
Il ne pouvait pas rester là à regarder bouche bée.
« On s’en va », dit-il.
Il serra son amante contre lui et recula. Même en battant ainsi en retraite, rien ne semblait vouloir les poursuivre.
* * *
Aoara éprouva une impression de déjà-vu.
Est-ce que cela s’était déjà produit ?
Non. Elle n’avait jamais laissé quelqu’un d’autre prendre sa place dans un combat qui lui revenait.
Aoara observa Enkrid et Jerix se battre.
N’était-ce pas là l’adversaire qu’elle avait nommé en hommage à son ex-mari, justement ?
Il lui revenait donc de l’abattre.
Alors pourquoi ne bougeait-elle pas ?
La raison se trouvait juste devant elle.
C’était cet homme, Enkrid. La volonté qu’il avait montrée la retenait.
Il tient bon. De justesse.
Vu de côté, on aurait dit qu’il enchaînait les situations critiques.
Clang !
Elle vit Enkrid bloquer d’un plat de lame le coup de griffes que Jerix portait en balayant l’air.
En parant, Enkrid accrocha le pied de la Goule. Celle-ci ramena sa jambe avant de trébucher, leva le genou et visa l’entrejambe d’Enkrid.
Enkrid avait anticipé le mouvement ou avait réagi le premier. Il tira son épée, jusque-là maintenue à l’horizontale, et abattit le pommeau sur le genou de la Goule.
Juste avant que le pommeau ne touche le genou, la Goule recula et tendit la jambe.
Le pied de Jerix visait toujours le même endroit.
Alors qu’Enkrid était sur le point de perdre ce qui faisait de lui un homme, il baissa l’avant-bras gauche pour bloquer le tibia de Jerix.
Le pied de Jerix et l’avant-bras d’Enkrid se croisèrent en biais.
Tching !
Un tintement métallique retentit. Le brassard d’argent qui protégeait le dos de la main gauche d’Enkrid intercepta le cou-de-pied de Jerix de cette façon précise.
Après cet échange éclair, les deux adversaires s’écartèrent.
Aoara observa la scène et réfléchit.
Jerix ne s’arrêterait pas.
Mais Jerix ne chercherait pas non plus à porter un coup décisif à la légère.
La Goule affrontait Enkrid tout en la gardant à l’œil.
Tu deviens plus fort, Jerix, espèce d’ordure.
Devait-elle laisser faire ? Si elle n’intervenait pas, Enkrid finirait vraiment par mourir, semblait-il.
Quel gâchis. Son visage, comme ses capacités.
Elle ne voulait donc pas le voir mourir.
Mais intervenir n’était pas si simple.
Juste à côté d’elle, Romen combattait l’épéiste araignée, tandis qu’un Homme-ours assez puissant pour tenir tête à un chevalier guettait une ouverture.
Aoara était le point d’équilibre, pour l’instant.
Si elle bougeait, elle pouvait en tuer un des trois à coup sûr.
Mais les deux Créatures démoniaques restantes s’en prendraient alors à l’un de ses alliés.
Pourrait-elle aussi les en empêcher ?
Ce serait difficile.
Elle décida de faire contrepoids.
Si quelqu’un ici pouvait simplement tuer l’un des trois,
alors la suite serait facile.
Elle pourrait même peut-être mettre fin à cette bataille sans perdre personne.
La situation leur était défavorable, bien sûr. Le temps jouait en faveur de l’ennemi. Les Créatures démoniaques ne se fatiguaient pas, et les siens semblaient peu à peu reculer.
Malgré tout, la lueur vive dans leurs yeux ne s’éteignait pas.
Leur combat, leur lutte, leur volonté embrasaient le cœur des soldats derrière elle.
« Oa ! »
Derrière elle, du haut du mur, les soldats poussèrent leur cri de guerre.
« Mourons le sourire aux lèvres ! »
Le cri de ceux qui avaient accepté de mourir retentit.
Aoara ne voulait ordonner à personne de mourir si elle pouvait l’éviter.
Alors, l’espace d’un instant, elle suspendit sa décision.
* * *
« Quelle poisse. »
Aoara, incapable de se battre correctement à cause du poison, qui mourait pleine d’amertume.
« Je tiendrai la ligne jusqu’au bout. »
Aoara, qui avait résisté jusqu’au dernier instant et était morte en tenant bon.
Aoara n’avait jamais perdu.
Elle n’avait simplement jamais eu la chance de se battre pour de bon.
Elle était morte sans avoir eu la moindre véritable occasion.
Du moins, c’est ainsi qu’Enkrid voyait les choses.
Cette chose, quoi que ce fût, un fragment de Balrok ou autre, avait d’abord envoyé les Créatures démoniaques pour épuiser Aoara, puis l’avait facilement emporté.
Et si elle n’avait pas été touchée par le poison ?
Alors Aoara aurait pu se battre.
Elle ne peut pas se battre correctement à cause du poison ?
Alors, qu’elle puisse se battre correctement, ne serait-ce qu’une fois.
Ce qu’Enkrid cherchait à protéger, c’était la fierté du chevalier Aoara.
Les muscles d’Enkrid lui faisaient mal à force de bloquer les griffes de la Goule.
Comme elle devait aussi garder Aoara à l’œil, la Goule n’avait pas pu saisir d’occasion nette de le tuer.
Il tint bon. Puis tint encore bon.
Il avait atteint la limite de ce qu’il pouvait endurer.
« Qu’est-ce qui se passe ici aussi ? » lança Rem en arrivant.
« Il y avait quelqu’un qui commandait les créatures qui tiraient. Je l’ai tué. »
Dunbakel revint elle aussi, boitant d’une jambe, avide de recevoir des compliments.
« Tu en as mis, du temps, Rem. »
dit Enkrid.
= = =
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