Chapitre 421
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Relecteur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 421 : Un présage approche
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« Un présage approche. »
La lampe violette, le bac flottant sur la Rivière Noire et le passeur.
Cet endroit lui était désormais si familier qu’il aurait pu le dessiner les yeux fermés.
Il rêvait, et se trouvait à bord du bateau du passeur.
« De quel présage parles-tu ? »
Enkrid posa la question, assis à l’extrémité du bateau. Pouvait-il croiser les jambes ici ? Tandis que cette pensée lui traversait l’esprit, le passeur tourna les yeux vers lui.
« Je ne peux pas t’en dire davantage. »
C’était le genre de réponse qu’on obtenait de quelqu’un d’humeur particulièrement changeante.
C’était exactement ainsi qu’Enkrid voyait le passeur.
Chaque fois qu’il le rencontrait, son caractère changeait, son ton aussi, et il parlait comme bon lui semblait.
Enkrid savait plutôt bien s’y prendre avec ce genre de personnes.
Il n’avait pas parcouru le continent en tous sens pour apprendre l’escrime pour rien.
Bagarreurs, mercenaires, gardes du corps de nobles, épéistes de compagnies marchandes, maîtres d’armes à l’école d’entraînement… Beaucoup d’entre eux étaient bizarres et excentriques.
Mais les plus étranges étaient sans doute les hommes de sa compagnie, à présent sous ses ordres.
Il avait de quoi faire.
À ne considérer que leur caractère, le passeur était peut-être même plus fréquentable que Rem.
Dans ces moments-là, inutile de chercher à tout prix à se mettre d’accord ou d’afficher ses émotions.
« Je vois. »
Enkrid hocha la tête, attendit un instant, puis demanda :
« Comment sais-tu que ce présage approche ? »
Le passeur ne répondit pas. Il n’avait vraiment pas l’intention d’en dire plus. Son regard s’abaissa vers Enkrid.
Puis, tout à coup, la vue d’Enkrid s’obscurcit.
Quand il ouvrit les yeux, le matin était venu. En été, le soleil se levait tôt ; ainsi, même lorsqu’il eut terminé sa Technique d’isolement, la lumière du jour baignait déjà les lieux.
Comme toujours, Enkrid se concentra sur son entraînement.
Depuis son retour du palais royal, Jaxon semblait absorbé par ses pensées. Après un combat d’entraînement avec Enkrid, il s’était brièvement montré amical et avait même discuté avec les autres membres de l’unité, mais il était à présent redevenu comme avant.
Et ce n’était pas tout : prétextant une affaire à régler, il était parti pour quelques jours. Il n’était donc même pas là.
S’il était resté, Enkrid aurait voulu l’affronter de nouveau. C’était un peu dommage.
« Bonjour, frère. »
Un peu plus tard, Audin le rejoignit.
Puis arrivèrent Teresa, Dunbakel, l’écuyer Ropord et Pel.
« Tu ne fais pas dans la dentelle, de bon matin. »
Pel marmonna.
N’importe qui aurait pu le constater au premier coup d’œil. Ce n’était pas un entraînement pour la galerie : Enkrid s’y donnait vraiment.
« Quand est-ce que tu vas t’en prendre à moi ? »
Il fallait savoir se contenter de ce qu’on avait.
« Pas encore. »
Il était sûrement possédé par l’esprit maléfique de quelqu’un mort pour avoir raté un combat d’entraînement.
Pel avait lui aussi les mains qui le démangeaient. Il ne voulait simplement pas se jeter dans la mêlée alors qu’il était évident qu’il perdrait.
Un Berger agissait toujours avec efficacité.
Pourtant, il avait vraiment quelque chose qui vous faisait bouillir le sang.
Rien que le regarder suffisait à faire monter une chaleur dans la poitrine.
Comme il ne pouvait pas forcer quelqu’un qui ne voulait clairement pas se battre, Enkrid se détourna et se remit à éprouver son corps avec Audin.
Ils commencèrent par des techniques de frappe, puis enchaînèrent avec des postures étranges qui étiraient tout son corps, comme si chacun de ses muscles allait se déchirer.
« Des muscles qui perdent leur souplesse ne sont que des morceaux de viande inutiles. »
Audin continua de lui enseigner.
Teresa veillait sur l’entraînement de l’écuyer Ropord, tandis que Dunbakel reprenait les exercices d’Enkrid, ruisselante de sueur. La séance matinale se poursuivit comme à l’ordinaire, après un rêve qui pouvait être un cauchemar ou une nouvelle farce du passeur.
Ensuite, toutes sortes de tâches attendaient Enkrid.
Un demi-mois s’était écoulé depuis son retour dans l’Armée permanente de la Garde-frontière. Peu à peu, le quotidien reprenait ses habitudes.
Cela incluait le commandant de bataillon qui l’appelait « général ».
Il y avait quantité de travail, mais dès que Kraiss s’y mettait sérieusement, Enkrid n’avait plus grand-chose à faire lui-même.
« Je pense qu’il faudrait uniformiser l’équipement des soldats. Ensuite, on les répartirait par spécialité et on les entraînerait en conséquence. »
L’entraînement, d’abord.
« Nous allons agrandir encore ce poste avancé. Jusqu’à en faire un fortin. Il n’y a que vingt hommes pour l’instant, mais il faudrait pouvoir en accueillir au moins cent. Si on donne un nom à chacun, ils s’approprieront davantage leur poste et le défendront mieux. C’est ce que je prévois. »
La sécurité.
« Les nobles n’arrêtent pas d’envoyer des cadeaux. Je vais m’occuper des lettres de réponse. »
La diplomatie.
« La Compagnie marchande Rockfreed, qui nous rend de grands services, voudrait ouvrir des succursales dans les villes voisines. On l’autorise ? Sinon, Leona risque de bouder. »
L’économie.
« J’ai augmenté la solde des soldats, et je compte choisir quelques hommes compétents pour en faire des propriétaires terriens. Il y a trop de bonnes terres laissées à l’abandon. Comme elles se trouvent dans la Perle Verte, je pense qu’on devrait aussi installer quelques postes avancés près des portes de ce côté-là. »
Même les finances.
À ce stade, même dix Kraiss n’auraient pas suffi.
« Tu prends au moins le temps de manger ? »
Enkrid posa la question en s’essuyant la sueur, au beau milieu d’un exercice de maîtrise des armes avec une épée d’entraînement cinq fois plus lourde qu’une épée de fer.
« Hein ? »
Kraiss tourna la tête et lui retourna la question.
« Je te demande si tu es trop occupé. »
Même le génie des contes de fées du continent oriental, celui qui sort d’une lampe qu’on frotte, ne travaillerait sans doute pas autant.
« Assez pour ça. »
« Tu as aussi augmenté ton propre salaire, pas vrai ? »
« J’ai déjà atteint le plafond. Si je touchais davantage, je gagnerais plus que le seigneur de la Garde-frontière. »
Une chose était sûre : il ne négligeait pas ses propres intérêts.
Enkrid hocha la tête.
« Et puis, est-ce moi qui fais tout le travail ? Je me contente d’examiner les choses depuis le haut. »
C’était précisément ce que faisait Enkrid en ce moment. Kraiss avait même réussi à se procurer un sceau officiel.
À l’origine, même en tant que général, Enkrid n’était pas noble. Mais la situation était différente à présent.
Avec un pouvoir qui lui permettait de rudoyer la plupart des nobles deux cent quatre-vingts fois de suite, il n’y avait rien d’étonnant à cela.
Après tout, on lui avait confié tout le territoire qui appartenait autrefois au meneur de la rébellion. Il était connu comme le héros qui avait sauvé le royaume, le Tueur de créatures démoniaques et l’ami du roi.
« J’ai aussi fait venir Gielpin et je lui ai confié du travail. Je recrute des gens de partout. La Compagnie marchande Rockfreed nous a beaucoup aidés, elle aussi. Elle s’occupe de la plupart des tâches liées aux chiffres. »
Enkrid lui avait dit de gérer tout cela comme il l’entendait. À vrai dire, même en s’en mêlant, il ne pensait pas pouvoir en faire autant.
Enkrid avait donc confié sans hésiter la plupart des affaires à Kraiss, et n’examinait attentivement que quelques points.
L’armement des soldats en faisait partie.
« Répartis-les entre lanciers, épéistes et porteurs de bouclier. Que tous s’entraînent avec chaque arme pour acquérir les bases. Ensuite, équipe-les comme ça. »
L’équipement réglementaire d’un épéiste se composait d’une épée longue et d’un poignard, auxquels s’ajoutaient une arbalète légère fixée au poignet — que Kraiss avait obligé des maîtres forgerons et plusieurs ateliers à produire —, une armure rembourrée de lin imbibé d’huile et recouverte de cuir à l’extérieur, des protections pour les bras et les tibias, trois couteaux de lancer, une Hache de lancer, un bouclier en amande, un casque de cuir doublé de tissu et une massue courte.
L’arbalète légère avait été conçue à partir d’une idée qu’Enkrid avait gardée en mémoire après en avoir essayé une dont des bandits s’étaient servis autrefois.
L’équipement des lanciers et des archers était semblable, à ceci près que leur arme principale différait.
Avec tout cet équipement, ajouter un seul sac à dos relèverait déjà de la torture, songea Kraiss en regardant son commandant. Enkrid le comprit et répondit aussitôt :
« Ceux qui trouveront ça trop dur seront renvoyés. »
Autrefois, l’armée permanente de la Garde-frontière manquait tellement d’hommes qu’elle acceptait tous ceux qui se présentaient et les envoyait au combat comme elle pouvait.
Mais ce n’était plus nécessaire.
« Plutôt que d’avoir beaucoup de soldats, nous allons former un nombre fixe d’élites. »
Kraiss approuva. Tout ce dont ils discutaient avait été pensé, dès le départ, pour accroître leur efficacité au combat.
Ils avaient créé un bureau sans jamais s’en servir. Ainsi, ces conversations dans un coin du terrain d’entraînement décidaient de l’avenir des soldats.
Épéistes, lanciers, archers, porteurs de bouclier, cavaliers et archers montés.
Enkrid en posa les grandes lignes, puis Kraiss y ajouta son propre jugement.
« Tant qu’on y est, pourquoi ne pas rassembler de meilleurs soldats et réorganiser ton unité ? Tu sais que tu ne peux pas rester éternellement à la tête d’une compagnie indépendante, pas vrai ? »
Enkrid acquiesça.
Il transmit les décisions qu’il avait prises avec Kraiss.
« Rem, repère quelques bons éléments et forme une unité. »
Une unité d’assaut, idéalement du genre à foncer dans le tas et à tout déchirer quand la guerre éclaterait.
« Hein ? Tu le penses vraiment, vraiment ? »
Enkrid marqua une pause. Ça pouvait finir avec des soldats à moitié estropiés plutôt qu’avec une unité.
« Je t’ai demandé de former une unité, pas de les torturer. »
« Je ferai de mon mieux. »
Rem se leva en prononçant ces mots.
« Ne fais pas de ton mieux. »
Enkrid disait cela parce qu’il avait pitié des soldats.
Il confia une mission similaire à Ragna.
« Trop pénible. »
« La cavalerie, ça va. Les épéistes aussi. »
« Trop pénible. »
Après son retour du palais royal, Ragna s’était concentré sur l’entraînement pendant quelques jours, puis s’était remis à somnoler et à traîner dans les baraquements comme avant.
À part les fois où Ropord le traînait dehors à grand-peine, si bien qu’il finissait parfois par se montrer sur le terrain d’entraînement, il était redevenu aussi paresseux qu’autrefois.
Sans se laisser décourager, Ropord n’arrêtait pas de demander à Ragna de l’affronter.
Comme on pouvait s’y attendre, il se faisait battre ou menacer de mort.
« Si tu continues à me casser les pieds, je t’arrache un bras. »
« Je m’entraînerai dur pour qu’il ne soit pas arraché ! »
Malgré tout, Ropord ne reculait pas. Il avait un courage peu commun. Du moins en apparence.
Ragna était du genre à faire ce qu’il disait, mais il ne lui couperait probablement pas vraiment le bras.
Probablement.
Enkrid était tout de même assez inquiet pour intervenir.
« Ne le coupe pas. »
« Je verrai bien. »
Il reçut malgré tout cette réponse inquiétante.
Cela dit, voir Ropord s’attacher à quelqu’un qui ne voulait rien faire parce que tout l’ennuyait rassurait un peu Enkrid.
Pour organiser des unités, Ropord était de toute façon plus compétent : il avait été formé et instruit dans un ordre de chevalerie.
Il plaça Dunbakel avec Rem.
Si Rem s’acharnait sur Dunbakel, il laisserait davantage les autres soldats tranquilles.
Puis il s’adressa aussi à Audin.
« Avec plaisir, frère. »
Audin accepta avec tant d’empressement qu’Enkrid en fut légèrement inquiet. Il lui adjoignit donc Teresa.
Il pensait que, grâce à cela, ils parviendraient à former quelques soldats d’élite.
De toute façon, ils n’auraient pas besoin d’effectifs énormes.
Enkrid n’était pas du genre à négliger le travail qu’on lui confiait. Il faisait tout ce qu’il pouvait sans réduire le temps consacré à l’entraînement et à la préparation physique.
Grâce à Kraiss, ce temps d’entraînement ne diminuait d’ailleurs pas vraiment.
« Contentons-nous de regarder l’entraînement. Essaie de refaire ce que tu faisais. »
Ruagarne avait présenté une demande officielle par l’intermédiaire du palais royal et avait intégré formellement l’unité d’Enkrid.
Depuis, elle le suivait partout comme un caneton suit sa mère.
Après avoir rejoint la Guilde de Gielpin, elle avait rossé tous ceux qui lui cherchaient querelle. Elle avait même croisé un jour la Grenouille Maelrun en ville, mais ils s’étaient ignorés.
Aucune des deux ne semblait s’intéresser le moins du monde à l’autre.
Quand il lui demanda pourquoi :
« Je suis une Grenouille. »
« Et alors ? Pourquoi ça change quoi que ce soit ? »
« Elles vivent toutes selon leurs propres désirs, et celui de cette Grenouille n’a rien à voir avec moi. »
Il l’avait déjà constaté, mais les Grenouilles ne se donnaient pas la peine de comprendre ce qui échappait à leurs propres intérêts.
Une Grenouille aussi instruite que Ruagarne faisait exception.
Son désir était d’explorer l’inconnu et, si elle devait se définir, elle était une Grenouille universitaire. C’était ce qui le lui permettait.
« Selon toi, quelle est l’essence de l’Épée correcte ? »
Ruagarne se révélait utile à bien des égards et, au-delà de sa seule maîtrise, ses enseignements étaient de qualité.
Un excellent partenaire d’entraînement ne faisait pas toujours un bon maître.
Rem, Ragna, Audin et Jaxon en étaient la preuve.
Même lorsqu’on leur demandait d’entraîner des soldats, ils étaient incapables de leur enseigner quoi que ce soit.
Les génies étaient souvent comme ça.
De ce point de vue, Ruagarne était une excellente enseignante.
« Le calcul ? »
« Les feintes et la maîtrise. »
C’était là l’essentiel.
On n’avait même pas besoin de brandir son épée. Il suffisait de feinter quelques fois pour contraindre l’adversaire à bouger comme on le voulait.
« Brandir son épée, ce n’est que le geste qu’on accomplit une fois la confirmation obtenue. »
« Même quand j’oblige Rem à pratiquer l’Épée correcte, il pare aussitôt. Qu’est-ce que ça signifie ? »
« Ce type à la hache est un monstre. »
Les yeux de Ruagarne savaient lire le talent. À ses yeux, Rem était un monstre.
« Et Ragna ? »
« Ce salaud est un monstre à l’épée. »
« Et Audin ? »
« Lui, c’est d’abord son corps qui est monstrueux. »
« Et Jaxon ? »
« Hum… Un monstre plein de combines ? »
Ruagarne n’avait pas un vocabulaire très étendu, mais Enkrid était tout à fait d’accord.
« Et toi, tu es un monstre incompréhensible. »
« Je vois. »
Sinar venait parfois s’entraîner avec lui et lui montrait des techniques qui le glaçaient en une fraction de seconde.
Cela lui donnait aussi l’impression qu’elle retenait une partie de ses capacités, qu’elle ne révélait pas tout.
« Quoi ? Tu pensais battre quelqu’un de mon niveau aussi facilement, fiancé ? »
« Je crois qu’il est temps de changer la façon dont tu m’appelles à chaque fois. »
« Général fiancé ? »
« Laissons tomber. »
Kraiss avait deviné les véritables intentions de Crang en observant simplement ce qu’Enkrid lui demandait.
« Alors, nous nous préparons à la guerre. »
« Probablement. »
« Hum. Contre Azpen ? »
« Probablement. »
Enkrid lui répondit vaguement et passa à autre chose, mais Kraiss semblait avoir déjà tout compris.
Personne ne pouvait deviner ce qui se passait dans la tête de cet homme.
Même si les jours s’écoulaient ainsi, le passeur apparaissait chaque fois qu’Enkrid s’endormait.
« Un présage approche. »
Enkrid avait entendu ces mêmes mots pendant quinze jours d’affilée. Il se demandait si le passeur cherchait à lui faire dire qu’il en avait assez.
Chaque fois qu’il le voyait, le passeur le traitait d’entêté et d’emmerdeur.
Mais Enkrid n’en avait pas vraiment assez.
« Tu ne sais pas à quel point il est proche ? »
« Je ne peux pas te le dire. »
Il était simplement curieux. Puisque le passeur le lui annonçait, il avait l’impression que c’était une certitude.
En vérité, le passeur lui-même ne pouvait pas savoir exactement de quel présage il s’agissait.
Lorsqu’un événement se produisait et que la journée se répétait, il pouvait voir l’avenir déjà fixé, mais pas tout ce qui ne s’était pas encore produit.
Pas même un dieu n’en était capable.
Le passeur se le dit à lui-même.
Non. Même une journée qui se répète change.
L’homme en face de lui l’avait prouvé.
C’était le prix à payer.
« Un présage approche. »
Le passeur lui témoignait sa bienveillance.
« Oui, j’ai hâte de le voir. »
Voir le maître de la malédiction répondre avec tant de calme lui noua un peu l’estomac, juste un peu, mais le passeur ne retira pas sa bienveillance.
« Le présage est proche. »
« Oui, c’est donc ça ? »
Enkrid était aussi calme que d’habitude.
« Prends cela au sérieux, insensé qui avances sur le chemin des mortels et finiras par atteindre le jour de ta ruine. »
« Oui, je suis sérieux. »
Il n’avait pas l’air sérieux du tout. Il semblait au contraire plein d’impatience. Le passeur trouvait cela profondément déplaisant.
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