Chapitre 42
WE TRIED TRANSLATIONS
Traducteur : Ryuu
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 42 : Il a de la chance
Ragna s’enquit de la technique du Point de concentration.
« Tu comptes l’apprendre ? »
« Bien sûr. »
Enkrid n’hésita pas.
Quand est-ce que mes compétences se sont autant améliorées ?
Il avait solidement assimilé les bases du style du Nord. Il ne se contentait pas de brasser l’air au hasard et d’apprendre les postures : il l’avait perfectionné au fil de véritables combats, jusqu’à ce que les mouvements deviennent instinctifs.
Impressionnant.
Le chef d’escouade était fascinant. La veille encore, il s’était reposé sur les techniques de l’épée des mercenaires ; aujourd’hui, il affichait des bases solides comme le roc.
« Qui t’a appris à manier l’épée ? »
« Ça m’a coûté cher. »
Il laissait entendre qu’il avait pris des leçons auprès d’un maître d’armes.
Ça a dû lui coûter une fortune, en effet.
Cela se tenait. Même avec ses conseils, il ne pouvait pas faire mieux. Il était donc temps de dépasser les bases. Voilà pourquoi il avait parlé du Point de concentration.
Ragna restait toutefois assez sceptique.
Tout le monde ne peut pas maîtriser cette technique.
Bien qu’il prétendît l’avoir mise au point, elle faisait en réalité partie des techniques secrètes transmises dans sa famille. Bien sûr, il ne l’avait pas enseignée telle quelle. Il ne pouvait pas livrer les secrets de sa famille au premier venu ; il l’avait donc modifiée et adaptée. Ce n’était ainsi pas tout à fait faux de dire qu’il l’avait créée lui-même.
J’en ai rarement vu qui y parvenaient.
Ragna avait rencontré moins de cinq personnes capables d’entrer dans cet état de concentration. Vu le temps qu’il avait passé à parcourir le continent et tout ce qu’il avait vécu, c’était un nombre infime.
Pas même cinq. Trois, tout au plus.
Parmi les cinq, deux étaient tombés dessus par pur hasard, comme une flèche qui atteindrait la tête d’un loup. C’était comme s’ils avaient trouvé une pièce abandonnée par la Déesse de la Fortune. En réalité, ils n’étaient donc que trois à pouvoir manier correctement le Point de concentration.
Il fallait du talent. Oublier le monde alentour pour se concentrer entièrement n’avait rien de facile. Et ce talent ne se limitait pas à l’escrime. Certains érudits faisaient preuve d’une concentration semblable lorsqu’ils étudiaient et maîtrisaient leur domaine. Ils pouvaient même entrer à volonté dans cet état, s’y plonger corps et âme.
Mais en étaient-ils capables au beau milieu d’un combat ?
Il était difficile de ne pas être sceptique. Même si la chance permettait à quelqu’un d’en faire brièvement l’expérience, le maîtriser était une tout autre affaire.
C’est incroyablement difficile.
Ragna avait atteint l’état du Point de concentration et se l’était approprié, mais Enkrid aurait du mal à en faire autant. Alors pourquoi affichait-il un air aussi déterminé ?
« Tu ne veux pas me l’expliquer, Ragna ? »
Comment pouvait-il être aussi direct et sincère ?
Il faisait penser à un arbre robuste. Un grand arbre qui restait debout même sous les tempêtes et la foudre. Le chef d’escouade savait que c’était presque comme vouloir atteindre les nuages, et pourtant il voulait apprendre. Puis il hocha la tête comme s’il avait compris, l’air parfaitement sincère. Ça semblait authentique. Après tout, le chef d’escouade était toujours honnête. Qu’il s’entraînât, manie son épée ou fasse quoi que ce soit d’autre, il s’y donnait à fond. C’était ce qui avait impressionné Ragna et l’avait poussé à lui enseigner cette technique.
« Je crois que j’ai compris. »
Le chef d’escouade prononça ces mots. Ragna, qui craignait qu’Enkrid ait mal compris, hocha tout de même la tête. C’était un encouragement.
Il connaissait bien les limites du talent. On disait que les génies ne voyaient pas ce qui se trouvait sous leurs pieds, mais Ragna, qui avait parcouru le continent, avait exploré ces profondeurs. Il avait rencontré et affronté ceux qui vivaient sous terre.
Le talent.
Combien de personnes étaient tombées à cause de ces deux mots ? Le chef d’escouade en ferait partie. C’était inévitable. Pourtant, le voir refuser d’abandonner motivait Ragna. Égoïstement, la persévérance du chef d’escouade lui permettait de suivre sa propre voie.
Il décida donc de tout donner pour la lui enseigner.
« Oublie le monde autour de toi, oublie-toi toi-même. Ne garde qu’une concentration pure. Voilà le Point de concentration. C’est comme quand on dit que toute sa vie défile devant ses yeux lorsqu’on est à l’article de la mort. Ça peut être une bonne référence. »
« Ah bon ? D’accord. »
À mesure qu’il lui expliquait la technique, le chef d’escouade semblait ne pas y accorder beaucoup d’importance. Ce n’était pas son genre. Surtout, il n’était pas du genre à renoncer devant l’impossible. Ragna tenta à plusieurs reprises de le plonger dans cet état de concentration en le menaçant de son épée, mais le chef d’escouade n’y parvint toujours pas.
« Bon. Allons-y. »
Pourtant, il se dirigea vers le champ de bataille, le visage radieux. À cette vue, Ragna sentit soudain son enthousiasme redoubler.
« Aujourd’hui, je vais vraiment me bouger. »
D’ordinaire, il se contentait de balancer paresseusement son épée, incarnant à la perfection le génie fainéant. Ce n’était pas le genre de chose qu’il disait habituellement. Enkrid observa discrètement cet étrange Ragna.
Qu’est-ce qui lui prend, maintenant ?
Enfin, ce n’était pas plus mal qu’il prenne le combat au sérieux. Laissant derrière lui Ragna aux yeux brillants, Enkrid se concentra sur sa tâche. La journée recommença. La méthode de Ragna pour entraîner le Point de concentration était mauvaise. Même si elle était bonne, une méthode qui fonctionnait instantanément pour un génie ne lui convenait pas.
Alors, la sienne était-elle la bonne ?
Il ignorait si elle marcherait ou non.
Que devait-il faire, alors ?
Essayer.
Enkrid suivit l’itinéraire qu’il connaissait bien. Il ordonna à tout le monde de se coucher, puis de lever les boucliers, leur fit ajuster leurs mouvements et appela Rem.
« Qui ! Est ! Le ! Connard ! Qui fait de la sorcellerie ?! »
Rem fulminait à propos de la sorcellerie.
« Suis-moi ! »
Il lui tapota l’épaule par-derrière.
« Hein ? »
« À l’assaut. »
« Quoi ? T’as mangé un truc avarié, chef ? »
Tout en disant cela, il lui emboîta le pas. C’était le même itinéraire. Cette fois, Ragna les suivit sans qu’on ait besoin de l’appeler.
« On charge ? Si on doit percer l’avant-garde ennemie, autant le faire ensemble. »
« Toi aussi, t’as mangé un truc avarié ? »
Rem lança un regard à Ragna. Celui-ci l’ignora et s’élança. Le brouillard les enveloppait, mais ne gênait pas beaucoup leurs mouvements. Rem était comme un typhon, ses deux haches réduisant l’ennemi en pièces. On aurait dit qu’il était prêt à abattre quatre-vingts soldats à lui seul.
Ragna, lui, était un bélier de siège. Il défonçait les rangs de l’infanterie comme un mur, abattant et tailladant les soldats de son épée d’armes, sans la moindre pitié. Le spectacle était stupéfiant.
Au moins un niveau exceptionnel.
Dans le Royaume de Naurillia, on qualifiait d’exceptionnels les soldats dont les compétences dépassaient la moyenne. Être au-dessus de la moyenne, c’était déjà le haut du panier ; au-delà, on atteignait le niveau exceptionnel.
Ou peut-être le haut du panier.
Enkrid ne connaissait pas encore son propre niveau. Il ne pouvait donc pas évaluer le leur avec précision. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas le moment d’observer en restant les bras croisés. Suivant le même itinéraire, Enkrid se retrouva face à Mitch Hurrier.
« Affrontons-nous. »
Cette fois, il prit les devants. Mitch écarquilla les yeux, puis éclata de rire.
« Espèce de taré, tu viens mourir ? »
Il n’avait pas tort. Même s’il tuait Mitch à présent, il n’aurait aucun moyen de s’en sortir vivant.
Mais ce n’était pas grave.
Il n’était pas venu mourir, mais tenter sa chance jusqu’au bout.
« Tu es venu me chercher ? Impressionnant. C’est la première fois que ça m’arrive. »
Mitch exprima ouvertement sa surprise.
« Pourquoi ? C’est ta première déclaration d’amour ? Je suis tombé amoureux au premier regard et je suis venu te retrouver. »
Enkrid lança cette réplique. Mitch ricana, puis le fusilla du regard.
« Nous sommes le Lévrier Gris, réputé pour traquer nos proies sans relâche. Ça faisait longtemps que quelqu’un n’était pas venu me chercher avant que je le trouve. »
« Ah bon ? Ça t’ennuie ? Je devrais me cacher de nouveau pour que tu puisses me retrouver ? »
« Assez de conneries. »
Mitch Hurrier chargea. Enkrid régula sa respiration. Il tenta d’entrer dans un état de concentration, mais échoua. L’issue du combat fut vite scellée. Son adversaire le surpassait en technique, en force mentale et en talent. Ce n’était pas quelqu’un qu’on pouvait vaincre avec de simples techniques de base.
« Qu’est-ce qui t’a fait croire que tu pouvais m’affronter ? Comment t’es arrivé jusqu’ici ? »
Son épée lui avait déchiqueté les poumons et les intestins. Il avait l’impression qu’on lui avait placé des charbons ardents dans le ventre ; la chaleur était insoutenable.
« Je me suis fait confiance. Cette fois, j’ai commis une erreur et je n’avais pas le bon état d’esprit. »
Revivre la même journée encore et encore ne signifiait pas qu’il était facile de répéter les mêmes expériences.
« Quoi ? »
« La prochaine fois, je crois que je pourrai y arriver. »
Comme lorsqu’il avait compris quelque chose en entrant pour la première fois dans un état de concentration, il venait d’avoir une petite révélation. Il réessaierait donc.
« Même si je te laissais partir, tu mourrais. Il n’y aura pas de prochaine fois. »
« Il est cinglé ? Chef, laissez tomber. »
Shing !
Un soldat ennemi près de lui dégaina son épée et la posa contre le cou d’Enkrid. Celui-ci n’attendit pas et tourna le cou pour s’entailler sur la lame.
Riiip.
L’épée était bien aiguisée. Une douleur vive le transperça et une profonde entaille lui ouvrit le cou. Sous l’effet conjugué de la douleur au ventre et au cou, Enkrid prit la parole en endurant l’agonie.
« À bientôt. »
Il laissa ces mots derrière lui, puis se vida de son sang et mourut.
La journée recommença. Enkrid partit de nouveau à la recherche de Mitch Hurrier.
« Content de te revoir, mon ami. »
« … Tu es vraiment venu me chercher ? »
« Oui. Je suis venu trouver le chef d’escouade du Lévrier Gris, le traqueur infatigable. Affrontons-nous. »
« Tu es vraiment un sacré taré. »
Ils se battirent de nouveau. Enkrid comprit son erreur.
Ne force pas.
S’il se concentrait trop pour entrer dans cet état, il finissait par s’obséder de cette idée. Alors, que devait-il faire ?
Recommencer comme la première fois. Suivre le mouvement de l’épée de son adversaire, accorder son rythme au sien. Se battre, encore et encore.
Il lui fallut dix-huit jours de plus avec cette même méthode. Ce n’est qu’alors qu’Enkrid retrouva l’état de concentration. C’était exaltant. Même avec un bras tranché, étendu au sol, il ne put s’empêcher de sourire. La joie l’emportait sur la douleur.
« Tu souris ? »
À cette vue, Mitch l’abattit de son épée. Tout s’arrêta là. Enkrid recommença la journée et continua jusqu’à réussir. Pour un observateur, cela aurait semblé relever d’un entêtement pur et simple, d’une persévérance hors du commun.
Mais pour Enkrid, il ne s’agissait pas de persévérance. Entrer dans un état de concentration, améliorer ses compétences à force de combats, rencontrer un adversaire à sa mesure et perfectionner sa technique… Tout cela lui procurait un immense plaisir et une satisfaction profonde.
Vingt-huit jours de plus passèrent, et Enkrid commença à maîtriser l’état de concentration.
Quarante-huit jours plus tard, il parvenait à entrer dans cet état intentionnellement.
Et après quatre-vingt-quatorze jours supplémentaires, il pouvait y entrer à volonté.
Une concentration pure. Cela signifiait qu’il contrôlait parfaitement son épée et son corps. Cette maîtrise lui permettait d’allier technique et force. Une fois le Point de concentration pleinement assimilé, il retourna voir Ragna pour poursuivre son apprentissage. Quand il lui en fit la démonstration, Ragna fronça les sourcils.
« Qu’est-ce qu’il y a ? »
« Pourquoi ? »
« On dirait que tu as déjà appris ça quelque part… Non, ce n’est pas quelque chose qu’on peut apprendre facilement. Tu étais un génie ? »
Un génie ? Malgré les circonstances favorables et un entraînement acharné, il lui avait fallu plus de cent répétitions pour y parvenir. Enkrid savait qu’il n’avait pas de talent inné, mais il ne s’en souciait pas. Il profitait simplement de l’instant présent.
Il reprit donc la phrase qu’il connaissait bien.
« J’ai eu de la chance. »
« La chance peut vraiment t’amener aussi loin ? »
Ragna était perplexe. En voyant sa réaction, Enkrid sut qu’il était temps de quitter cette journée qui se répétait. Après avoir assimilé l’essence du Point de concentration auprès de Ragna et joué les génies, il s’apprêtait à partir. Ragna lui demanda :
« Où vas-tu ? »
« Voir le commandant de la compagnie. »
Ragna le laissa partir. Il n’en revenait toujours pas de voir Enkrid assimiler le Point de concentration en si peu de temps. Le chef d’escouade pouvait-il vraiment être un génie ? Cela ne semblait pas probable.
Malgré la démonstration d’Enkrid, la technique portait la marque d’un entraînement minutieux. On ne pouvait pas la maîtriser du premier coup.
Comment est-ce possible ?
Ragna y réfléchit un instant, mais chassa bientôt cette pensée. Inutile de s’en inquiéter. Mieux valait laisser tomber. La présence d’un chef d’escouade comme lui suffisait à le motiver. Aujourd’hui encore, Enkrid vit les yeux de Ragna s’illuminer et se dit : Quoi qu’il fasse, cette journée sera pleine de motivation pour lui.
Je ferais mieux de me concentrer sur mes propres tâches.
Il n’avait pas le temps de s’inquiéter pour Ragna. Quelle que soit l’issue de cette bataille, les alliés seraient presque entièrement anéantis.
Pour éviter cela, il fallait deux choses : dissiper le Brouillard d’Annihilation et trouver un abri pour les alliés pendant que le brouillard se dissipait.
Impossible de faire les deux en même temps. Enkrid n’avait qu’un seul corps.
Briser les mâts porte-drapeau posait également problème. Après avoir tendu une embuscade à l’ennemi, il lui faudrait s’échapper du cœur de ses lignes. Enkrid n’avait pas l’intention de rester prisonnier de cette journée. Il devait briser la stratégie ennemie.
« Je dois voir le commandant de la compagnie. »
Enkrid alla trouver le chef du 4e peloton et lui dit :
« … Maintenant ? »
La tension du combat imminent était palpable et le camp allié était tendu. On pouvait comprendre que le chef de peloton soit surpris par une telle demande. Il se reposait, sa lance appuyée contre le mur. Il se leva de son lit de camp.
« Oui, maintenant. »
« Pourquoi ? »
« Je me suis souvenu de quelque chose pendant la précédente mission de reconnaissance. »
Le chef du 4e peloton examina Enkrid un instant, puis hocha la tête et se leva. Ses genoux craquèrent en se dépliant. Il se redressa, s’étira et demanda :
« De quoi s’agit-il ? »
« Il semblerait que l’armée d’Azpen ait caché quelque chose qui relève de la sorcellerie. »
« De la sorcellerie ? »
« Oui. »
Le chef de peloton hésita, se demandant si cette information était crédible. Mais, se rappelant qu’Enkrid n’était pas du genre à dire n’importe quoi, il se mit à marcher d’un bon pas. S’il y avait quelque chose à signaler, il fallait le faire. Le commandant de la compagnie jugerait de la suite. Ils arrivèrent bientôt à sa tente et furent autorisés à entrer.
« Vous vouliez me voir ? »
Le commandant, un elfe aux yeux verts, posa la question. La tente était confortable. Enkrid regarda les petites torches crépiter et hocha la tête.
« Oui. »
« Pour quelle raison ? »
On aurait dit que le commandant allait le réprimander si l’affaire n’était pas sérieuse. Le ton de l’elfe était froid.
« C’est au sujet de la sorcellerie. »
Enkrid entra dans le vif du sujet.
« De la sorcellerie ? »
« J’ai vu quelqu’un dans le camp ennemi porter un drapeau. Il avait l’air d’un sorcier. »
À force de revivre la même journée, il se souvenait vaguement l’avoir aperçu, mais il n’avait pas oublié ce qu’il avait vu. Enkrid arrangea légèrement son récit. Juste assez pour le rendre crédible. Si cela ne suffisait pas à convaincre son interlocuteur, il ne pouvait rien faire de plus.
Je n’aurai qu’à recommencer.
C’était le privilège de celui qui revivait la même journée sans fin. Heureusement, le commandant elfe écouta Enkrid avec attention.
« Racontez-moi plus en détail. »
« Bien sûr. »
Il expliqua avoir entendu l’ennemi crier qu’un sorcier était là. Les yeux du commandant elfe brillèrent.
Il ne mentionna pas que le brouillard allait apparaître. Ce serait aller trop loin. La sorcellerie était un secret jalousement gardé, difficile à identifier. Cela suffirait. Pour le reste, tout dépendait des capacités du commandant. Enkrid transmit son message, puis retourna à son poste.
Il se trouvait désormais à l’avant-garde du champ de bataille. Il était temps de surpasser Mitch Hurrier et de briser les mâts porte-drapeau.
C’est tout ce que je peux faire.
Le reste revenait aux chefs.
« Haa… »
Il était temps de transcender cette journée qui le retenait prisonnier.
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