Chapitre 391
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
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UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 391 : Un salaud qui n’a rien pour lui
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« Ralliez tous les ministres à votre cause. »
Telle était la condition que la reine avait posée à Crang. Qu’il commence par là, et ils discuteraient ensuite du trône. La reine avait parlé, et Crang avait tenu parole.
« Votre Majesté. »
Crang regarda la reine, qui soutint son regard.
Enkrid l’ignorait, mais la reine n’avait jamais convoité le trône. Le pouvoir ne l’intéressait pas non plus.
Elle voulait mener une vie paisible et tranquille.
Son rêve, c’était d’admirer les fleurs au printemps, de bavarder à l’ombre pour se rafraîchir en été, de ramasser les feuilles mortes en automne et de boire du thé chaud en hiver en regardant tomber la neige par la fenêtre.
Et si une personne bienveillante était à ses côtés dans ces moments-là, ce serait encore mieux.
Ce qu’elle désirait vraiment, ce n’était pas un mariage arrangé pour protéger la couronne, mais du temps auprès de quelqu’un qu’elle aimait sincèrement.
Pour une simple roturière, ce rêve aurait peut-être été impossible. Mais elle était la reine de Naurillia : son rêve était modeste.
En tant que personne, la reine n’était pas faite pour le trône. Elle voulait autre chose que le pouvoir.
Malgré tout, elle était restée.
Elle n’avait pas fui ses responsabilités. Elle avait fait de son mieux.
Il fut un temps où elle avait voulu partager l’autorité entre les grandes maisons nobles, dont la Maison Baisar, puis s’en aller.
« Si vous faites ça maintenant, Naurillia se divisera en trois morceaux au moins. Et tous trois seront engloutis par d’autres pays ou s’effondreront. Au mieux, peut-être qu’un seul survivra sous la forme d’une cité-État. Alors, quel était déjà votre plan ? »
Voilà ce que lui avait dit le marquis Baisar, son précepteur. Il avait raison.
La reine était en quelque sorte le dernier rempart contre ceux qui se disputaient le pouvoir dans le royaume.
Elle ne pouvait pas partir.
Et elle ne voulait certainement pas remettre le trône à un salaud comme le comte Molsen.
Votre Majesté défunte.
Par des nuits comme celle-ci, son père lui manquait parfois.
C’est alors qu’un cadeau du défunt roi lui était parvenu.
« On m’a dit que je m’appelais Kdianat Langdiers Nauril. »
Le regarder, c’était comme voir le défunt roi dans sa jeunesse. À bien des égards, il lui ressemblait aussi.
Crang était venu trouver la reine avant que tout cela ne commence.
Il devait la voir. Il devait savoir si Naurillia méritait vraiment qu’on la défende au péril de sa vie.
Sinon, autant ne pas commencer.
« Le défunt roi débordait d’amour. »
Ce furent les premiers mots de la reine lorsqu’elle rencontra Crang. Elle le pensait. Le défunt roi avait eu beaucoup de femmes. Même avec une reine et des concubines, il continuait à courir les jupons.
Il était presque étonnant qu’il n’ait eu qu’un seul enfant illégitime.
Ils avaient discuté. Crang était parti, puis revenu, et avait rencontré de nouveau la reine. Ils en étaient maintenant là.
« As-tu posé tes questions ? »
La reine lui répondit qu’il lui restait encore des gens à qui poser la même question.
Quel que fût son rêve personnel, elle aimait le royaume où elle était née et avait grandi. C’était pourquoi elle n’avait pas tourné le dos à ses responsabilités.
Elle avait l’intention de poser la question à trois personnes.
La première était naturellement Crang.
Le deuxième était le marquis Baisar.
Un temps, elle avait même songé à élever le marquis au rang de grand-duc, puis à lui transférer lentement le trône. Mais son précepteur avait refusé, et elle n’avait rien pu y faire.
Ensuite, elle avait ajouté le marquis d’Okto à sa liste, mais le marquis Baisar s’y était opposé également.
« Quoi que vous tentiez, ça échouera. »
Le marquis Baisar savait que, pour que le pays tienne debout, il lui fallait un centre que tous accepteraient.
Enfin, la reine devait poser la question au comte Molsen.
S’il aimait vraiment le royaume, ne devait-elle pas accepter de transférer le trône même à un homme aussi répugnant qu’une langue de goule ?
Faire ce qu’elle détestait était devenu l’une de ses spécialités.
Mais elle n’avait même pas pu poser la question.
Quelle blague.
Juste avant de répondre, cette pensée lui avait traversé l’esprit.
La situation était vraiment devenue absurde.
Elle avait voulu poser sa question, mais il ne restait désormais plus qu’une personne pour y répondre.
Les deux hommes autrefois qualifiés de grands nobles avaient déjà pris le parti de Crang, et le comte Molsen, dernier candidat possible, s’était fait rebelle. C’était un homme digne d’être appelé un héros.
Malgré tout.
On ne peut pas dire que sa méthode soit juste.
Ce qu’il voulait, c’était le trône, pas le royaume. La reine le voyait bien.
Il ne restait donc qu’une seule possibilité.
« C’était intentionnel ? »
demanda la reine.
Crang sourit des yeux.
« Je me suis simplement dit qu’à la fin, seuls resteraient ceux qui aiment vraiment le royaume et le protègent. »
Au bout du compte, c’était le jeu d’échecs que Crang avait mis en place.
Il avait rallié le marquis d’Okto et s’était déjà entretenu avec le marquis Baisar.
S’il survivait à ce qui l’attendait, ils le soutiendraient ensuite.
Le marquis Baisar posa un genou à terre. Son vieux genou heurta le sol dans un bruit sourd.
« Ce vieil homme peut-il se permettre une remarque ? »
La reine acquiesça.
La tête baissée, le marquis prit la parole.
« Veuillez réaliser le rêve de la reine. »
Il avait passé plus d’années auprès d’elle que le défunt roi. On aurait pu le considérer comme un second père.
La reine ne répondit pas. Elle se contenta de regarder Crang d’un air indéchiffrable.
Crang avait fait ses preuves. Au-delà de l’habileté de ses méthodes, il suffisait de regarder les ministres encore présents dans la grande salle pour constater qu’ils étaient tous de son côté.
« Repoussez les pressions étrangères et punissez les rebelles. Faites cela, et je poserai moi-même la couronne sur votre tête. »
La reine le déclara.
Enkrid savait que Crang avait tout fait pour en arriver là.
Aucune autre voie n’aurait abouti à cette conclusion.
Plus que tout, il sentait que Crang et la reine s’étaient déjà entendus sur tout.
Il a donc commencé tout ça après avoir obtenu la promesse du trône.
« Prenez soin de vous. »
Crang prononça ces mots, puis se retourna.
« Je le ferai. Fais ce que tu dois faire. »
La reine se leva et l’interpella. Crang s’inclina, puis s’éloigna. Le marquis Baisar et le marquis d’Okto lui emboîtèrent le pas.
Enkrid partit lui aussi avec son groupe. Juste avant de franchir la porte, il jeta un regard en arrière.
Il vit la reine tendre la main sur le côté, vers une femme qui ressemblait à une mage de cour.
D’un geste inquiet, elle lui demandait si tout allait bien. La mage balaya la question d’un mouvement de la main.
Était-ce son imagination, ou leur relation semblait-elle dépasser le cadre ordinaire ?
Cela ne regardait pas Enkrid.
« Où étais-tu passée ? »
demanda-t-il à Esther.
« Un salaud a essayé de me convaincre de me ranger de son côté. »
Inutile de demander qui.
Le comte Molsen. Comme il l’avait dit, c’était sans doute un mage.
Enkrid se dit qu’il n’aurait pas pu en vouloir à Esther si elle était partie. Mais elle était restée. Devait-il lui demander pourquoi ? Il doutait d’obtenir une réponse franche, de toute façon.
Comme ça ? Ou parce qu’elle en avait envie ?
Il voulait quand même le lui demander.
« Pourquoi n’es-tu pas partie ? »
Esther tourna la tête vers lui.
Sur le chemin du retour, elle avait réduit en cendres deux mages de pacotille qui marmonnaient des bribes de sorts.
« En général, je n’écoute pas les autres. »
répondit-elle.
Pour quelqu’un comme elle, Enkrid trouvait qu’elle écoutait étonnamment souvent ses requêtes.
Crang marchait devant eux tout en discutant avec les deux marquis.
Ils parlaient de promesses et de conditions. Ils examinaient les prochains mouvements possibles du comte Molsen et la façon de renforcer les défenses de la capitale avec les forces des deux marquis. Ingis les accompagnait.
« Votre Altesse, des troupes sont venues avec moi. »
dit-il, et Crang lui répondit sans hésiter.
« Je vous fournirai quelques bons chevaux. Reprenez brièvement des forces, puis retournez-y. »
Il dit cela avec le même sourire que toujours.
Ne trouvait-il pas la menace du comte sérieuse ?
Ingis était venu avec des forces militaires conséquentes, et pourtant Crang leur disait de repartir.
Ingis hésita, sur le point de répondre, mais Crang prit les devants.
« Repoussez la menace au sud. C’est votre devoir. »
Ingis acquiesça.
Ils avaient gagné environ trois jours, mais s’ils n’avaient rien à faire ici, ils devaient repartir.
Arrêter le comte Molsen ? Ingis ne pensait pas que ce fût son rôle.
À la place de Crang, écarter une force comme la sienne avait dû demander une sacrée détermination.
C’était obligé.
Et pourtant, il n’avait pas hésité.
Était-ce cela, le calibre dont parlaient les gens ?
Son maître avait dit quelque chose de semblable.
« Ce serait dommage qu’un tel vaisseau se brise ici. Va l’aider. »
N’était-ce pas pour cela qu’il avait fait tout ce chemin ?
Derrière eux, Enkrid entendit les paroles de Crang et éprouva un léger regret. Mais il n’y pouvait rien.
Et si je lui demandais un dernier duel avant de partir ?
Aucune chance. Enkrid n’était pas Rem. Il savait quand insister et quand se retenir.
Ingis avait chevauché depuis le champ de bataille du sud sans même nettoyer le sang de son armure.
Quand on comprenait la fatigue et les épreuves, on ne demandait pas une chose pareille.
Si quelqu’un entendait les pensées d’Enkrid, il risquait de pencher la tête, mais Enkrid savait quand intervenir et quand se mettre en retrait.
C’était pour cela que, tout à l’heure, il s’était contenté d’écouter jusqu’à ce que Crang prenne la parole.
« Enki, j’ai appris que la Garde-frontière était menacée. Tu peux repartir tout de suite, toi aussi. »
lança Crang depuis l’avant. Enkrid acquiesça.
« Ça devrait aller même si je n’y retourne pas. »
Audin se trouvait à la Garde-frontière. Kraiss aussi. Si la situation était vraiment dangereuse, ils auraient déjà envoyé un message.
Même si tous les éclaireurs étaient interceptés, étaient-ils vraiment trop incapables pour transmettre ne serait-ce qu’un message ?
On parlait de Kraiss, après tout.
Elle avait sûrement déjà préparé des dizaines de voies de fuite pour elle-même.
Et surtout, avec Audin et Teresa sur place, même si ce chevalier junior Briseur de Flux qui avait arrêté Enkrid se montrait, il n’y avait pas de quoi s’inquiéter.
Et à quelle fréquence apparaissait-on, un chevalier junior de ce niveau ?
Il était incontestablement redoutable.
Le problème, c’était que Ragna était apparu.
Au niveau où se trouvait Enkrid, si quelqu’un pouvait arracher un match nul à Ragna, c’était probablement Audin.
Inquiète-toi plutôt pour ceux qui ont vraiment besoin qu’on s’inquiète pour eux.
Et derrière Audin se tenait Kraiss, toujours en train de manigancer.
Après la réponse d’Enkrid, les deux marquis se tournèrent vers lui.
« Il y a un problème ? »
demanda Enkrid calmement. Il avait vraiment l’air perplexe. Les deux marquis arboraient des expressions étranges. Le marquis d’Okto cligna des yeux, tandis que le marquis Baisar gardait un visage impassible, bien qu’un coin de ses lèvres tressautât.
C’était parce qu’Enkrid s’était adressé à Crang sans cérémonie.
En voyant cela, Crang laissa échapper un petit rire.
« Laissez tomber. Je vous l’ai dit, c’est mon ami. »
« Votre Altesse, cela risque de nuire à votre dignité. »
« Les autres vous observeront et vous jugeront sur les apparences. »
Les deux marquis avaient déjà choisi de servir Crang. Leur remarque était raisonnable. Mais c’était Crang.
« Si quelques mots d’un ami que j’ai choisi moi-même peuvent entamer ma dignité, alors je ne peux plus rien faire en tant qu’être humain. »
Un roi doit préserver sa majesté.
Un roi doit tenir tous ses sujets sous sa coupe.
Un roi doit se tenir seul.
Fallait-il vraiment agir ainsi pour faire ses preuves, pour prouver qu’il était roi ?
On aurait dit une question lancée au monde. Même maintenant, Crang affichait sa volonté dans ses paroles et révélait son envergure.
Il était différent. Pas comme les gens ordinaires. Le poids de ses paroles suffisait à le sentir.
L’atmosphère pesante se dissipa rapidement.
« Et si je réprimande Enki pour ce qu’il vient de dire, puis qu’il se vexe et passe à l’ennemi ? »
lança Crang, d’un air malicieux.
Les deux marquis firent une drôle de grimace. Ils connaissaient la force d’Enkrid. Ils connaissaient aussi la Compagnie des Fous qu’il commandait.
Sans eux, impossible de prévoir l’issue d’une bataille contre le comte Molsen. Et ils ne pouvaient pas non plus faire appel à l’ordre de chevalerie.
Enfin, s’ils y tenaient, ils le pouvaient.
Le chevalier Cyprus viendrait probablement, peu importe ce qui se passait au sud.
Crang le savait aussi. Malgré cela, il devait arrêter Molsen sans faire appel à eux.
L’important ne se limitait pas à la situation immédiate.
Empêcher la guerre civile n’était qu’une étape.
Pour la suite, une fois sur le trône, Crang jugeait qu’il devait s’y prendre ainsi.
D’abord, parce que si le royaume ne parvenait pas à repousser Rihinshtetten, la grande puissance du sud, et la Terre Maudite, les dégâts seraient irréparables.
Ensuite.
Si je ne peux même pas tenir ma parole, qui me suivra ?
Il avait affronté le comte avec des mots. Quand les mots n’avaient pas suffi à déterminer le vainqueur, Enkrid avait levé le bras de Crang.
C’était presque absurde, mais une chose était claire.
Si les mots ne pouvaient pas régler l’affaire, l’action le ferait.
Il devait donc mettre fin à tout cela sans l’aide de l’ordre de chevalerie.
Crang devait le faire.
« Tu m’aideras, pas vrai ? »
demanda-t-il sur le ton de la plaisanterie. Enkrid acquiesça.
En voyant Enkrid et Crang ensemble, les deux marquis comprirent qu’ils n’étaient pas du même calibre que les autres.
Peut-être n’y avait-il rien d’autre à ajouter.
La lune avait fini par monter haut dans le ciel. Sa lumière filtrait par les fenêtres tandis qu’ils quittaient la grande salle.
Les combats étaient terminés, et le nettoyage semblait achevé. Le chaos s’était apaisé.
Un groupe de gardes royaux s’approcha, puis s’arrêta.
Un homme coiffé d’un casque gris foncé se tenait en tête.
« Je vous présente mes respects, Votre Altesse. »
Il posa un genou à terre. Crang acquiesça.
« Vous avez bien travaillé. »
« J’accepterai ma punition plus tard, puis je demanderai pardon. »
« Je ne dis pas cela parce que vous avez pris mon parti. Vous avez fait ce que vous deviez faire. »
Après quoi, Crang le congédia.
Et ce n’était pas tout.
Plus de la moitié de ceux qui s’éloignaient étaient favorables à Crang.
Enkrid pensait que c’était là la véritable force de Crang.
Tous ceux qui apprenaient à le connaître, qui lui parlaient et passaient du temps avec lui finissaient par reconnaître quel homme il était. Il avait le don de gagner le cœur des gens.
En marchant, Enkrid vit une chevalière aux cheveux orange, une main plaquée sur le ventre, le visage étrangement déformé par son nez cassé.
Elle boitait et avait l’air dans un sale état.
Elle s’approcha, s’arrêta, puis releva la tête.
« Enkrid. »
Son regard ne se posait que sur Enkrid, pas sur Crang.
Un regard direct, qui ne vacillait pas.
Enkrid comprit qu’elle avait survécu.
Au même instant, il comprit que la journée était passée.
Le Batelier avait-il dit que ce serait amusant ?
Il devait bien l’admettre.
Il avait sauvé la personne qu’il voulait sauver.
Cela lui suffisait. Sa poitrine le démangeait, pleine de vie. Eisia était là-bas, respirant encore par la bouche à cause de son nez cassé. Elle était en vie et marchait toujours.
« Tu as bien dormi ? »
demanda-t-il, mettant tout cela dans ces quelques mots. Eisia eut un petit rire, puis se tint le flanc. Une telle blessure ne guérissait pas en un jour ou deux.
« Vous vous connaissez ? »
demanda Crang à côté de lui.
C’était le moment d’expliquer qu’elle lui avait barré la route, s’était rangée du côté ennemi et avait pourtant ses raisons. Enkrid ouvrit la bouche.
« Cette chevalière junior se bat bien. Un peu moins bien que moi. »
À ces mots, Eisia plissa légèrement les yeux, et cette seule phrase suffit à Crang.
« Vous devriez d’abord vous remettre de vos blessures. »
« Pardon ? »
« Une guerre civile est au programme. »
Crang sourit en disant cela.
Il en parlait comme d’une affaire courante, comme s’il proposait d’aller manger. Rien chez lui ne trahissait l’urgence, et pourtant il avait raison.
La guerre civile commençait.
Qu’avait préparé le comte ?
Enkrid avait presque hâte de le découvrir.
Quoi que ce fût, il voulait taillader, trancher et transpercer tout ce qui se dresserait devant lui, puis voir la tête du comte Molsen.
Menacer la Garde-frontière ?
Essayer de rallier Esther à sa cause ?
Pas une seule foutue chose ne rendait ce salaud aimable.
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