Chapitre 385
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
LE CHEVALIER QUI RÉGRESSAIT ÉTERNELLEMENT
Chapitre 385 : Esther et Rem
= = =
« Reculez. Si vous vous contentez de ça, je vous donnerai tout ce que vous voulez. »
Esther observa la silhouette qui se dressait devant elle, projetée par une illusion.
Elle était sortie pour voir de quelle sorte de manigance il s’agissait. S’ils tentaient de la forcer à se battre, elle comptait leur montrer l’écart entre leurs niveaux.
Leur réponse fut inattendue. Ils ne la provoquèrent pas.
À la place, ils lancèrent un sort sur un cercle magique préparé à l’avance, et l’image d’une personne se matérialisa, très loin de là.
Une illusion.
Pas mal, comme tour.
Cette pensée lui traversa l’esprit. Un sort permettant de projeter une illusion ici ne devait pas être donné.
C’était comme franchir d’un bond une longue distance grâce à la magie.
Montrer une illusion et projeter la réalité étaient deux choses différentes.
On disait que certains mages en étaient capables à l’aide d’objets comme des miroirs de divination, mais ils étaient rares.
Ce n’était pas la spécialité d’Esther, et elle n’avait jamais vu cela de ses propres yeux.
Malgré ses réflexions, Esther resta immobile et calme, sans même cligner des yeux.
Le vent soufflait. Elle avait quitté la capitale et s’était rendue dans une forêt voisine.
Les deux mages qui avaient créé le cercle d’illusion se tenaient à ses côtés, les mains jointes avec déférence.
Dans ce décor, l’autre partie apparut à travers l’illusion.
Le comte Molsen, un homme qu’elle avait déjà vu aux côtés d’Enkrid.
« Ce qui compte le plus pour une mage, c’est son monde, un monde où sa volonté peut se réaliser. Ce que je vous offre est clair. Qu’en dites-vous ? »
Il débordait d’assurance. Son ton laissait entendre qu’il n’y avait aucune raison de refuser.
Il ne lui demandait pas de l’aider. Ni de trahir qui que ce soit. Ni de comploter contre Enkrid.
Il ne voulait qu’une chose.
Qu’elle fasse un pas en arrière et regarde.
Elle n’avait pas à peser le pour et le contre. L’homme en face d’elle maîtrisait une magie de haut niveau. Les reliques et les documents de recherche qu’il lui proposait étaient précieux.
En revanche, ce qu’il demandait était bien peu de chose.
Cet homme savait exactement ce qui comptait pour une mage.
Les deux mages à ses côtés pensaient qu’Esther acquiescerait naturellement.
Le comte Molsen l’avait également prévu.
Esther était restée auprès d’Enkrid pour lever sa malédiction, mais à présent, Enkrid lui-même n’était plus absolument indispensable.
Elle s’était ouvert une nouvelle voie en utilisant une partie de la malédiction.
Voilà où elle en était.
Alors, oui, son offre était tentante. Elle lui servirait de combustible pour élargir son monde et aller plus loin.
Elle n’avait aucune raison de refuser.
Cela l’agaçait que le comte Molsen semble le savoir lui aussi, mais peu importait.
Même s’il avait tenté de la manipuler, elle avait largement de quoi l’ignorer.
Toutes les expériences qu’elle avait accumulées en souffrant de cette malédiction s’étaient ancrées intactes dans son monde.
Sans répondre, Esther se contenta de soutenir le regard qui la fixait.
Ce n’était qu’une illusion : il n’y avait pas de couleurs.
Elle soutint le regard de ces yeux achromatiques. Les voir lui donna envie de rire.
Quand elle laissa échapper un petit rire, les deux mages près d’elle se tournèrent vers elle.
Ils tressaillirent. Si les choses tournaient mal, ils étaient prêts à intervenir.
Esther leva un bras. Son manteau s’ouvrit, révélant les vêtements moulants qui épousaient son corps.
Une lueur de convoitise passa dans les yeux des deux mages.
En regardant l’illusion, puis ces deux mages qui obéissaient aux ordres d’autrui comme des membres dociles, Esther se rappela qui elle était.
Elle était une sorcière qui maniait les flammes du monde noir.
Une sorcière qui combattait, luttait et se taillait son propre monde.
Une sorcière née pour chercher la vérité dans le feu.
Elle ne ferait donc jamais la sottise de se plier à la volonté d’un autre. Cela n’avait absolument rien à voir avec Enkrid.
« Eh bien. »
Le comte parla le premier. Une lueur semblable à une flamme s’alluma dans les yeux d’Esther.
« Je vous brûlerai quand même. »
Esther prit la parole et, pour la première fois depuis qu’elle avait été maudite, tira du feu de son propre monde.
À présent, après être allée aussi loin, le soleil était près de se coucher.
« Quel dommage. »
Le comte prononça ces mots juste avant que l’illusion ne disparaisse. Son ton était si plat qu’on aurait eu du mal à savoir s’il le pensait vraiment.
« Vous croyez que cet homme est encore en vie ? »
Il posa la question.
Qui d’autre pouvait-il désigner par « cet homme » ?
Esther le dévisagea avec mépris.
« S’il avait été du genre à mourir pour si peu, il serait mort depuis longtemps. »
Allait-il vraiment mourir simplement parce qu’un mage manquait à l’appel ?
Un seul ?
Et était-ce juste de se qualifier elle-même de « simple » personne ?
Esther y réfléchit un instant, mais son corps bougea de lui-même. Les flammes jaillirent. Les deux mages lancèrent des sorts et tentèrent de résister. En vain. Une résistance dérisoire.
Leur rang était différent du sien. Leurs ressources aussi. Les chemins qu’ils avaient parcourus n’avaient rien de commun.
* * *
Rem courait en se disant que ce salaud cachait quelque chose.
Est-ce qu’il devait simplement l’affronter de front ?
Ça pouvait être amusant, mais retourner tout le camp adverse lui semblait encore plus réjouissant.
Alors il choisit les deux.
Tout en courant, il sortit une fronde. Il plaça une pierre arrondie dans la poche de cuir, leva la corde au-dessus de sa tête et la fit tournoyer.
Fouit-fouit-fouit.
La rotation tranquille se transforma vite en un sifflement aigu et déchirant.
On aurait dit qu’il courait avec un disque tournoyant au-dessus de la tête.
Le Fou immortel ne se retourna même pas et s’engouffra dans une ruelle.
Rem ne le suivit pas directement. Il prit appui sur l’avant-toit saillant d’une boutique voisine et bondit en l’air.
Son corps s’éleva d’un coup. Il grimpa sur un toit et se mit à courir. Le disque tournoyant au-dessus de sa tête suivait ses mouvements comme la trajectoire d’une lance. Dès qu’il eut une ligne de tir dégagée, il tira.
Toucher sa cible en restant immobile et en faisant tournoyer une fronde était déjà difficile. Il le fit tout de même en courant, parce que Rem était Rem.
La pierre fusa dans un claquement. Sa trajectoire était à peine visible lorsqu’elle frappa l’arrière de la cuisse de l’homme.
Boum !
Mais ce n’était pas le son auquel Rem s’attendait.
Pourquoi avait-on l’impression que quelque chose venait d’exploser ?
Il vit une hampe de lance se briser derrière le dos de l’homme.
De la Sorcellerie d’invocation ?
Et de haut niveau, en plus. Où avait-il appris ça ?
En tuant les siens, probablement.
« Tu vas vraiment crever. »
Rem marmonna cette promesse pour lui-même.
L’autre ne pouvait pas l’entendre, mais il le dit quand même. Il était déterminé à ce point.
Il tira plusieurs autres pierres. Les quatre lances qui traînaient derrière son adversaire éclatèrent toutes en morceaux.
Des éclats volèrent dans les airs.
Le Fou immortel continua de courir, zigzagua dans les ruelles puis déboucha dans un espace plus vaste. Les habitants du quartier l’appelaient la place.
Elle n’était pas très grande. Environ un quart de la place centrale de la capitale.
Au centre de Nauril se trouvait une place avec une fontaine, et ce terrain vague en était le parfait opposé.
Il était tout de même assez vaste pour qu’une vingtaine d’adultes s’y battent.
Paf !
Le projectile frappa le sol. Un nuage de poussière de pierre s’éleva et des éclats volèrent dans toutes les directions.
Ayant perdu ses lances, le Fou immortel roula sur le côté pour esquiver.
Malgré tout, la pierre suivante le frappa à l’arrière de la cuisse.
Sans la protection en cuir épais qu’il portait, sa jambe aurait été transpercée ou déchirée. Mais il en réchappa.
À la place, il ravala un grognement, boita un instant, puis se redressa.
Rem jeta la fronde à la corde rompue et contempla le groupe d’hommes rassemblés en contrebas.
Depuis le toit, il baissa les yeux sur eux. Eux, naturellement, levèrent la tête.
« Waouh, alors c’est un club du coin, hein ? »
Rem lança ces mots avec une pointe d’admiration.
Il les examina un à un. Ils venaient tous de l’ouest.
Il ne connaissait pas leurs visages, mais l’atmosphère suffisait. C’étaient tous des fugitifs.
Le Fou immortel se tint un moment la cuisse, puis se releva. Il semblait souffrir le martyre.
« Espèce de salaud, tu ne sortiras pas vivant d’ici. »
Pour le Fou immortel, la simple existence de Rem était une menace. Si on le laissait en vie, Rem continuerait de le traquer pour le tuer.
Voilà pourquoi il s’était mêlé de l’affaire et avait décidé d’intervenir.
Il n’avait qu’un seul objectif.
Tuer Rem.
Pour cela, il avait rassemblé des fugitifs traqués dans l’ouest. Certains étaient des disciples qu’il avait recrutés. D’autres, des mercenaires venus uniquement pour la solde.
Ils avaient un point commun, tout simple : ils étaient tous les vingt des candidats au titre de héros de l’ouest.
« C’est lui ? »
« Tu nous as rassemblés pour qu’on attrape un seul type ? »
« J’ai l’impression de l’avoir déjà vu. »
« C’est Rem immortel. Il est connu du côté de la Garde-frontière. »
« Connu ? Quelle blague. Si c’est un pauvre type planqué dans les confins, tu sais très bien ce qu’il vaut. Immortel ? C’est aussi absurde que de prétendre qu’un Bellopter perd ses écailles. »
Le Bellopter était une monture de l’ouest, une sorte de reptile. Ses écailles ne tombaient presque jamais ; cette expression signifiait donc que c’était complètement invraisemblable.
Les hommes rassemblés lancèrent chacun leur commentaire. Leurs voix se chevauchaient, mais on les entendait parfaitement.
Plusieurs gardèrent le silence et se contentèrent de durcir leur regard.
Ceux-là étaient tous prêts.
Prêts à dégainer des armes comme des sarbacanes dissimulées à leur ceinture.
« Les fuyards aboient toujours le plus fort. »
Rem marmonna, fléchit les genoux et s’accroupit sur le toit. De là, il balaya tous les hommes du regard.
Rien que de la racaille.
Après les avoir observés, Rem sortit une fronde et y plaça fermement une pierre. Puis il en sortit une seconde et la coinça entre ses cuisses. Il se servit de ses jambes comme d’une troisième main pour y charger une autre pierre.
À chacun de ses mouvements, les pierres arrondies dans les bourses attachées de chaque côté de sa taille s’entrechoquaient.
Il avait désormais une fronde dans chaque main. Il se redressa et les fit tourner en même temps.
Fiiiiiiou !
Le soleil dans son dos, il forma deux disques circulaires autour de ses mains.
Les deux disques s’étendirent en diagonale, à gauche et à droite, comme des ailes.
Rem prit son élan sur le toit et bondit. Un instant, on aurait dit que ces disques le maintenaient en l’air comme des ailes.
Bien sûr, ce n’était pas le cas. Ce n’était qu’une illusion due au mouvement.
Rem projeta les deux mains vers l’avant, et les pierres, trop rapides pour l’œil, se mirent à frapper lourdement leurs cibles.
Whoom !
La moitié des fugitifs de l’ouest levèrent leurs boucliers.
Certains portaient de grands boucliers renforcés de cuir. D’autres en avaient de plus petits, fixés près du poignet.
Ceux qui avaient les petits boucliers se fiaient à leur propre adresse. Ils savaient bien dévier les projectiles et portaient donc des boucliers à peine assez grands pour couvrir leur visage.
La tête de deux hommes armés de petits boucliers éclata comme une citrouille écrasée.
Boum ! Boum !
Le bruit claqua sèchement. Du sang et des morceaux de cervelle giclèrent dans les airs.
Sur le sol, une toile grisâtre et crasseuse se couvrit de sang, comme si on l’avait peinte.
Les pierres étaient bien plus rapides que prévu, environ deux fois plus que celles qui avaient frappé le Fou immortel un peu plus tôt ; leur impact était donc d’autant plus violent.
Deux fugitifs de l’ouest moururent avant d’avoir pu riposter.
Paf, paf.
Ils tombèrent tous deux à la renverse.
Rem atterrit et fit de nouveau tournoyer ses frondes.
Fouit-fouit, fiiiiiiou !
« Bloquez ! » cria le Fou immortel.
Ouais, bien sûr.
Depuis le début, Rem avait amené le combat là où il le voulait. On commençait par les frondes, on terminait à la hache.
Quoi qu’il arrive, le Fou immortel allait mourir ici.
C’était évident.
Depuis leur première rencontre, du temps avait passé. Entre-temps, Rem avait perdu contre ce fou furieux de Ragna.
Même Enkrid ignorait à quel point cette défaite l’avait atteint.
Ce choc avait rendu Rem assidu. Il avait manié la hache et s’était entraîné. Il avait même observé en cachette certains aspects de la Technique d’isolement d’Enkrid, retenu ce qui lui convenait et intégré ces exercices à son entraînement.
Ce n’était pas le moment de choisir entre un ragoût froid et un ragoût chaud.
Pour l’instant, le plus important était de se remplir le ventre, pas de se demander si ce qu’on avalait venait d’une goule ou d’un humain.
Putain de Ragna.
Rien que de penser à Ragna, même maintenant, lui insufflait de la force.
Il déversa sur ses ennemis cette puissance nourrie par la colère.
Il lança encore deux pierres sur les hommes qui chargeaient, et ceux qui portaient les grands boucliers réduisirent la distance.
Boum ! Boum !
Ces boucliers étaient faits de dizaines de couches de cuir, renforcées à l’intérieur par du bois de caoutchouc durci. Ils résistèrent aux projectiles.
Les pierres ne les transpercèrent pas. Elles s’y enfoncèrent.
« Espèce de taré. »
Lança l’un des porteurs de bouclier, le visage blême.
Ces pierres étaient bien plus dangereuses qu’il ne l’avait imaginé. Mais pouvaient-ils encore perdre courage maintenant ?
Non.
Quand le moral s’effondrait, ni la sorcellerie ni les techniques corporelles ne fonctionnaient correctement.
Qu’ils se ressaisissent ou non ne changeait rien pour Rem.
En voyant les hommes approcher, il lâcha ses deux frondes intactes et porta les mains à sa taille.
Puis il saisit le manche d’une hache.
Un homme aperçut la hache à long manche et bondit aussitôt en avant.
Il allait si vite qu’il était impossible de l’ignorer. En un clin d’œil, il se retrouva juste devant Rem.
Le Pas de foudre.
Comme s’il s’y était attendu, Rem tira la hache de sa ceinture et la projeta droit devant lui.
Ce n’était pas aussi rapide que le Pas de foudre, mais le timing était parfait.
On aurait dit que l’assaillant s’était rué sur lui dans le seul but de se faire frapper.
L’homme qui avait accéléré devint la première victime de la lame.
Boum.
La lame dressée lui fendit le crâne en deux.
Personne ne pouvait survivre à ça.
Pourtant, sans même savoir qu’il était mort, son corps continua d’avancer vers Rem.
Sa main s’agrippa à la cuisse de Rem. C’était le genre d’homme qui excellait à s’accrocher à ses adversaires et à leur briser les membres.
Il mourut exactement ainsi, la main crispée sur la cuisse de Rem.
Avec ce cadavre accroché à lui, Rem se mit à balancer sa hache.
Whoom, crac, boum, paf !
Ils étaient tous plus faibles qu’Enkrid.
Le seul qui représentait une véritable menace était le Fou immortel.
Il lançait des lances qui imitaient des attaques descendantes, puis chargeait, une lance à la main.
Il était dangereux, oui.
Mais toujours bien loin de ce putain de Ragna.
Après avoir dansé sous l’épée de ce salaud, ce niveau-là était risible. En quelques instants, la hache de Rem fendit cinq crânes, puis trancha les membres des sixième et septième hommes. L’ambiance changea aussitôt.
Ils n’avaient jamais été prêts à risquer leur vie. C’était pour ça qu’ils étaient devenus des fugitifs.
« C’est un monstre, ce salaud ! »
L’un d’eux hurla. Le Fou immortel venait de comprendre la même chose.
Dès qu’il songea à fuir, il lança toutes les lances qu’il lui restait, attrapa le bras de l’un de ses disciples et le projeta en avant.
Il le fit grâce à une sorcellerie qui décuplait sa force, à la manière d’un ours.
« Maître ! »
Le disciple projeté poussa un cri déchirant.
Rem abattit sa hache sur le projectile humain qui fonçait vers lui.
Whoang ! Paf !
Tandis que son Cœur de la Force surhumaine battait à tout rompre, la force qui animait ses bras devint celle d’un géant.
Il retint son souffle, prit appui et frappa en diagonale.
Une ligne de coupe nette traversa le projectile humain. À travers la hache, il sentit la chair, les muscles et les os se séparer.
Le poids du corps lui écrasa les bras. Il tint bon, le surmonta, puis la pression se relâcha d’un coup.
La lame de la hache venait de traverser un corps humain.
Dans un bruit mouillé, un homme en devint deux. Les deux moitiés passèrent près de Rem et frôlèrent ses épaules.
Le sang jaillit et le trempa de la tête aux pieds.
Les yeux gris de Rem, éclaboussés de rouge, brillèrent. Il y vit le dos de l’homme qui s’enfuyait.
Si on lui demandait ce qu’il avait le plus travaillé depuis sa rencontre avec le Fou immortel, il était prêt à répondre sans hésiter.
La force de ses jambes.
C’était pour cela qu’il avait même dérobé certains exercices de la Technique d’isolement.
« Si je le perds encore, ma mère est une goule. »
Rem marmonna l’expression qu’il avait reprise d’Enkrid et prit appui sur le sol.
Le Fou immortel s’enfuit à toutes jambes, et Rem le poursuivit sans hésiter.
Ils n’étaient pas tous morts, mais les survivants ne firent que cligner des yeux.
Ils n’avaient dû leur survie qu’à la chance.
Leurs regards suivirent Rem et le Fou immortel.
La fois précédente aussi, il y avait eu une poursuite, mais l’un des camps avait tendu un piège et l’autre l’avait accepté en connaissance de cause.
Cette fois, c’était différent.
Il n’y avait aucun piège, et celui qui poursuivait était résolu à aller jusqu’au bout.
Tout au plus, le Fou immortel serait rattrapé et tué avant une demi-journée. En voyant ce qui l’attendait, ils commencèrent à bouger.
S’ils restaient, ils ne feraient que mourir pour rien.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>