Chapitre 365
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 365 : Seul un point était visible
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C’était une autre raison pour laquelle Enkrid était venu dans la capitale.
« Je pourrais bien avoir l’occasion de croiser le fer avec les Chevaliers Masqués, non ? »
La menace des Créatures démoniaques et des Bêtes magiques n’avait pas seulement fait progresser la cuisine et la construction.
Elle avait aussi attiré les forts derrière les remparts.
C’était indispensable à la survie et à la défense.
Parmi tous ceux qui s’étaient rassemblés et continuaient d’affluer, les chevaliers occupaient le sommet. Les ordres de chevalerie de la capitale étaient donc des symboles de puissance militaire.
Quand avait-on commencé à classer les standards en catégories urbaine, nationale et continentale ?
D’où venait le terme « niveau écuyer » ?
Tout se mesurait aux ordres de chevalerie.
Cette histoire en était un exemple.
Le marquis avait enquêté sur Enkrid. Il avait plus ou moins cerné ses goûts.
Qu’est-ce qu’un homme comme Enkrid pouvait estimer plus que les krona, les femmes, le rang ou le pouvoir ?
En fouillant dans le passé d’un homme, en découvrant le chemin qu’il avait parcouru et en comprenant ce qui le poussait à avancer, on pouvait le connaître.
Le marquis avait fait exactement cela.
« Il a dit que je pouvais simplement te dire que j’étais un cadeau. Mais qu’est-ce que ça veut dire, au juste ? »
demanda Eisia en pénétrant dans le domaine. Derrière elle, Enkrid crut presque voir le marquis sourire.
Eisia se tenait sur un côté du terrain d’entraînement, l’épée à la taille et équipée légèrement.
Un serpent glissant.
Andrew n’avait-il pas dit un jour que c’était un homme qui avait avalé des dizaines de serpents et qui s’était retrouvé avec les entrailles d’une hydre ?
Cette description lui allait à la perfection.
Un homme que personne ne pouvait déchiffrer.
Était-il du côté de la reine, de Crang, du comte Molsen, de ce salaud de vicomte Mernes, ou comptait-il fonder sa propre faction ?
Nul ne le savait.
Il demeurait simplement dans la capitale en tant que marquis d’Okto.
Un grand noble si puissant que même la reine ne pouvait le traiter à la légère.
Pour l’heure, le royaume n’avait ni grand-duc ni rang supérieur à celui de duc. Il était donc l’un des deux hommes entre lesquels se partageait le pouvoir de l’État.
Un marquis pareil se rangerait-il aux côtés de Crang ?
Si un nouveau grand-duc apparaissait alors qu’il n’y en avait jamais eu auparavant, cela affecterait aussi son propre pouvoir.
C’était pourquoi Enkrid avait entendu dire que le marquis Baisar ne voyait pas non plus Crang d’un bon œil.
Marcus l’avait dit lui-même.
Et pourtant, alors que tout le monde pouvait voir qu’Enkrid était du côté de Crang, le marquis était venu en personne lui parler et lui confier une mission.
Personne ne pouvait savoir ce que cet homme pensait ni ce qu’il ferait ensuite.
Mais, pour l’instant, tout cela n’avait aucune importance.
« Ne t’en fais pas pour ça. »
Enkrid était ravi. L’une des personnes qu’il voulait rencontrer et convaincre de se battre contre lui se tenait juste devant lui.
« Parle-moi franchement. »
Eisia hocha la tête et prit la parole. Elle n’avait pas changé. Un visage doux, les cheveux courts.
Elle repoussa ses cheveux orange d’une main et fixa Enkrid.
C’était choquant, absurde.
De son point de vue, rien de tout cela n’avait de sens.
Le voir debout devant elle lui semblait déjà étrange.
À la Garde-frontière, elle avait fait quelque chose qui ressemblait à un test d’aptitude à la demande de Marcus.
Elle se souvenait encore très bien de la façon dont ce type, Enkrid, avait failli s’évanouir sous la pression.
Ruagarne lui avait bien dit qu’il était un peu différent, désormais.
Mais Eisia faisait davantage confiance à son instinct.
D’une certaine manière, il était naturel de se fier à son expérience plutôt qu’aux paroles des autres. Elle aspirait à devenir chevalière et devait suivre sa propre voie avec conviction.
À ses yeux, Enkrid avait été le genre de talent qui s’estimait heureux d’atteindre le niveau d’écuyer.
Non, c’était même généreux. À l’époque, elle avait jugé qu’il ne pourrait pas aller plus loin.
Et pourtant, cet homme nommé Enkrid se tenait là, désormais. Il s’était forgé une réputation et se dressait fièrement devant elle, soutenant son regard.
Comment avait-il fait ?
Qu’avait-il accompli pour accumuler autant de hauts faits ?
Une sorte d’esprit de compétition s’éveilla en elle. Elle voulait juger elle-même son talent.
Elle était venue pour travailler, mais, à l’instant où elle l’avait vu, elle avait compris.
Elle n’était pas devenue écuyère au sein d’un ordre de chevalerie pour rien.
Sans passion dévorante pour l’escrime — ou pour l’arme qui vous convenait —, les techniques corporelles, le combat et l’affrontement en eux-mêmes, il était difficile de devenir écuyer.
Le désir devait être à la hauteur du talent.
Enkrid plongea les yeux dans ceux d’Eisia, interrompit ce qu’il faisait et lui fit face.
« Refais ça. »
Il lui avait demandé de lui parler franchement ; elle s’exécuta. Directe et brusque. Eisia aimait ça.
« Quoi ? »
demanda-t-elle.
« La pression. »
« Tu vas baver, gamin. »
« Vas-y. »
Cette fois, il ne sentit rien derrière lui. À l’époque, quand elle avait exercé sa pression, plusieurs de ses hommes ne l’avaient-ils pas dévisagée d’un air mauvais ?
Andrew Gardner ne comptait même pas à ses yeux. Les seuls qui l’intéressaient étaient les subordonnés de cet homme qu’elle avait déjà vus, mais eux non plus n’étaient pas là.
Eisia libéra sa pression. Elle pivota, se tourna de côté et fit mine de poser la main sur la poignée de son épée. La pression était une technique fondée sur la volonté, qui écrasait celle de l’adversaire.
À genoux ou mort.
Enkrid sentit une intention meurtrière se mêler à cette pression.
Une lame imaginaire vola vers lui. Enkrid savait qu’elle n’était pas réelle. L’Enkrid d’autrefois, qui fermait les yeux devant une épée, n’existait plus. Pas plus que celui qui se laissait écraser par la pression.
Le Refus s’éveilla et repoussa la pression.
Enkrid fit un pas vers Eisia.
Ses pupilles se dilatèrent. Elle avait entendu les rumeurs, mais ce ne fut qu’en le voyant de ses propres yeux qu’elle y crut.
Il était vraiment à la hauteur.
Ruagarne avait eu raison. Son jugement, forgé par l’expérience, l’avait trompée.
Cette fois, il ne forçait pas simplement son corps à tenir bon. Il avait répondu par sa Volonté.
« Un duel ? »
demanda Enkrid.
« Avec plaisir ! »
cria Eisia.
Cling !
La rapière fine et droite à sa taille jaillit de son fourreau.
Eisia tint la lame à la verticale devant son visage et déclara :
« Tu ne crois tout de même pas que la pression est ma seule spécialité ? »
« Si tu n’aimes pas perdre, tu ferais mieux de t’appliquer. »
Enkrid lui rendit la réplique. Une provocation subtile.
Eisia eut un sourire en coin. Son expression disait : Je vais devoir corriger ton attitude, petit morveux.
Enkrid apprécia ce changement d’expression.
Tandis qu’elle gardait sa lame dégainée à la verticale, Enkrid ajusta son ceinturon et resserra l’angle de sa prise pour dégainer.
Dans le même temps, il déplaça son pied gauche et laissa pendre son bras naturellement. Il était prêt à se battre.
Un duel dès son arrivée.
Le travail et le reste pouvaient attendre. Rien de tout cela n’avait d’importance.
Eisia avait pris les choses au sérieux dès le début.
Aucun d’eux n’avait besoin de tâtonner maladroitement.
Ils étaient tous deux écuyers. Ils avaient atteint ce niveau de force.
Il suffisait de voir Enkrid résister à la pression.
« Je ne sais pas combien de Volontés tu maîtrises, mais attends-toi à quelque chose. Ça va être amusant. »
Sur ces mots, Eisia abaissa sa lame verticale et la pointa droit devant elle.
Enkrid évalua instinctivement la distance.
Ils étaient séparés de cinq pas, mais, l’épée dégainée et pointée vers lui, la pointe semblait se trouver juste devant son nez.
Enkrid se déplaça de côté et changea de position. Il se plaça de façon à avoir le soleil dans le dos. Eisia ne fit pas un pas. Elle pivota autour de son pied gauche et ne bougea que la pointe de son épée.
La pointe obstruait toujours la vue d’Enkrid.
D’abord, Enkrid observa Eisia. Puis il fixa son épaule, au centre de son corps.
Le Point focal s’activa de lui-même.
C’était une véritable écuyère, issue d’un véritable ordre de chevalerie.
Le fait d’avoir reçu un jour une Frappe du chevalier ne signifiait pas qu’il pouvait la vaincre.
Il tira de l’audace du Cœur de la Bête.
Il la garda dans son champ de vision grâce au Point focal.
Il aiguisait ses techniques sensorielles et se tenait prêt.
Il était prêt à frapper le premier à tout instant.
Pourtant, tandis qu’Enkrid observait son épaule, son champ de vision se rétrécissait de plus en plus.
Son regard, qui avait embrassé tout son corps, se fixa sur son épaule et sa main, puis sur la rapière et la main qui la tenait.
Ensuite, il ne vit plus que la lame de la rapière. Un peu plus tard, son regard se resserra sur sa pointe.
À la fin, il ne vit plus qu’un point. Mais ce point semblait assez grand pour remplir tout ce qui se trouvait devant lui.
Il le comprenait. Elle avait simplement levé son épée et l’avait pointée droit devant elle.
Et pourtant…
Impossible d’évaluer la distance.
Ils étaient clairement à cinq pas l’un de l’autre, mais la distance elle-même s’était évanouie.
Il ne restait que la pointe de l’épée, un point unique.
Seul ce point subsistait.
Il n’y avait pas de pression. Pas d’oppression. Naturellement, le Refus ne s’activa pas.
Il ne voyait que la pointe de l’épée.
Enkrid ne pouvait même pas essayer de trouver une ouverture. Comment aurait-il pu faire quoi que ce soit alors qu’il ne voyait qu’un point ?
Plus sa concentration s’approfondissait, plus le point qu’elle lui présentait semblait grandir.
Qu’est-ce qu’il fabrique ?
Depuis le bord du terrain, Andrew ne comprenait rien à la scène.
Enkrid lui avait demandé d’essayer quelque chose, avait fait un pas en avant, puis réclamé un duel sans prévenir.
Ils avaient dégainé, pointé leurs épées l’un vers l’autre, puis s’étaient figés.
Enkrid avait déplacé les pieds quelques fois, comme pour se positionner et évaluer la distance, mais maintenant, ils ne bougeaient plus.
Ils ne vont pas se battre ?
Il s’était attendu à assister à un duel de haut niveau, mais beaucoup de temps s’était déjà écoulé.
Je devrais peut-être dire quelque chose ?
« Laisse tomber. »
Alors qu’il songeait à intervenir, Rem surgit de nulle part, passa un bras autour de ses épaules par-derrière et lui parla.
Andrew se raidit lorsque son épaule et son cou furent immobilisés.
« Si tu gâches tout maintenant, cette lame va te voler dessus. »
Rem le dit et le tira en arrière. Andrew le suivit sans protester.
Rem n’était pas seul.
Ragna, Jaxon et Dunbakel étaient eux aussi sortis.
Tous trois fixaient le centre du terrain d’entraînement.
La sueur commença à ruisseler sur le front d’Enkrid.
Eisia non plus n’était pas tranquille.
L’élan de son adversaire était violent et brutal. À la moindre faille, il se déchaînerait comme un volcan prêt à entrer en éruption.
Si cela arrivait, elle ne pourrait plus conserver son avantage.
Leonessis avait divisé l’escrime en cinq types — l’Épée droite et précise, l’Épée lourde et féroce, l’Épée Illusoire, l’Épée rapide et la Souplesse et l’Épée fluide — puis avait organisé leurs forces et leurs faiblesses en un cycle où chacune en contrait une autre.
L’Épée droite et précise était vulnérable à l’Épée Illusoire.
L’Épée droite et précise frappait avec netteté et rectitude afin d’enfermer l’adversaire dans son intention ; elle était donc vulnérable à la tromperie.
L’Épée Illusoire était vulnérable à l’Épée lourde et féroce.
L’Épée Illusoire trompait et dupait ; elle était donc vulnérable à la force directe. Un coup unique, obstiné et pesant, était la spécialité de l’Épée lourde et féroce.
L’Épée lourde et féroce se faisait prendre par la Souplesse et l’Épée fluide.
Comme elle allait droit au but, le flux l’emportait et la déviait.
La Souplesse et l’Épée fluide avait ensuite du mal contre l’Épée rapide.
Une vitesse qui frappait avant la parade ne laissait tout simplement aucune chance de parer.
Enfin, l’Épée rapide était vulnérable à l’Épée droite et précise.
Une fois enfermée dans les prédictions de son adversaire, sa vitesse perdait la moitié de son efficacité. Il était donc naturel que l’Épée droite et précise la prenne de vitesse.
L’Épée droite et précise était vulnérable à l’Épée Illusoire.
L’Épée Illusoire était vulnérable à l’Épée lourde et féroce.
L’Épée lourde et féroce était vulnérable à la Souplesse et l’Épée fluide.
La Souplesse et l’Épée fluide était vulnérable à l’Épée rapide.
L’Épée rapide était vulnérable à l’Épée droite et précise.
Bien sûr, cela ne signifiait pas que l’Épée rapide l’emportait toujours sur l’Épée droite et précise, ni que l’Épée droite et précise était forcément vaincue par l’Épée Illusoire.
Tout dépendait du niveau d’entraînement. L’issue d’un combat n’était jamais simple.
On pouvait mourir face à quelqu’un de bien plus faible que soi.
Un vieux proverbe.
Une épée n’avait pas d’yeux. Si une épée aveugle vous touchait, n’importe qui mourait. La mort était équitable avec tous.
Pour échapper à cette équité, les humains tentaient de dépasser leurs limites.
C’était la Volonté. La force de volonté. Le chevalier en était l’aboutissement.
L’épée d’Eisia était l’Épée Illusoire.
Une technique qui retournait la concentration de l’adversaire contre lui et le piégeait dans une contre-attaque.
Dès que Rem, Jaxon et Ragna virent la technique d’Eisia, chacun d’eux songea à la façon de la contrer.
C’était normal, puisqu’ils étaient des génies.
Bien sûr, si elle les affrontait directement, Eisia y ajouterait des mouvements imprévisibles. Personne ne pouvait donc savoir comment le combat tournerait avant que les lames ne se croisent.
Dunbakel ne parvenait pas à déchiffrer toute la technique d’un seul coup d’œil, mais elle savait ce qu’elle ferait.
Frapper avant qu’elle ne dégaine.
Enkrid ne comprit pas la technique d’Eisia d’un seul regard. Pourtant, il avait bâti une tour, couche après couche, et tracé une route pas à pas.
C’était devenu son escrime, entièrement sienne.
Et alors, s’il voyait un point ou une ligne ?
S’il ne pouvait pas passer, il briserait tout ici.
Quand il estima que le temps ne jouait pas en sa faveur, Enkrid bougea la main.
Fchit !
Le bruit du dégainement était étrange. Il avait dégainé trop vite et trop droit. Une frappe dégainée, avec un frottement minimal.
C’était le fruit d’un entraînement répété.
C’était la Volonté de l’instant. La lame qu’il tira, c’était Spark.
Spark devint un trait blanc et frappa le point.
Clang !
Le métal résonna contre le métal. À l’instant où quelque chose toucha la pointe de son épée, Eisia déchaîna les muscles de son corps, tendus à l’extrême.
Fffou !
Avant même que l’on puisse voir son épée déviée, elle revint à une vitesse doublée et s’abattit sur le cou d’Enkrid.
Le sang aurait dû jaillir sur-le-champ, mais il n’en fut rien.
Enkrid avait esquivé de justesse. Il rejeta vivement la tête en arrière.
Eisia s’arrêta là. Si elle était allée plus loin, le duel se serait transformé en combat à mort.
Pour un premier duel, c’était déjà féroce.
Assez féroce pour qu’on hésite à appeler ça un duel.
Même dans les ordres de chevalerie, un affrontement aux lames réelles aurait provoqué la colère des gens s’il était allé aussi loin.
Vous essayez de vous entretuer ?
Mais alors…
« Encore une fois ? »
Les yeux d’Enkrid étincelèrent. Un léger sourire se dessina sur son visage. Il avait l’air fou de joie.
Ne venait-il pas d’échapper de justesse à la mort ? Pourquoi affichait-il cette expression ?
Quelle que soit son audace ou son amour du combat, frôler la mort faisait généralement naître une émotion négative.
Pourtant, chez Enkrid, il n’y avait pas la moindre trace de rancœur, de plainte, de mécontentement ou d’un quelconque sentiment négatif.
« Hein ? »
Pour Eisia, c’était une première. Elle n’avait jamais rencontré quelqu’un comme lui.
« Si tu es fatiguée, on peut se reposer un peu d’abord. »
Enkrid dit cela, et des voix s’élevèrent aussi derrière lui.
« Le voilà reparti. »
« Ça le reprend. »
« Hmm. »
Dans l’ordre, c’étaient Rem, puis Ragna, puis Jaxon.
Dunbakel garda le silence. Elle n’était pas sûre de pouvoir parer l’épée qu’Eisia venait de montrer.
Ce n’était pas sa vitesse brute qui l’effrayait.
Si l’on parlait seulement de vitesse, l’épée d’Enkrid était encore plus féroce.
Non, ce n’était pas sa vitesse qui l’avait bouleversée. C’était la façon dont elle volait le rythme.
Ma respiration se coupe.
Elle le savait parce qu’elle l’avait observée avec une concentration absolue sans même s’en rendre compte.
L’épée d’Eisia s’était glissée dans l’intervalle entre deux respirations, là où esquiver était impossible.
Si cela lui était arrivé, son cou aurait été tranché.
Bien sûr, si quelqu’un avait pointé son épée ainsi dès le départ, elle ne se serait pas battue comme Enkrid.
Elle aurait d’abord fui.
Elle aurait pris ses distances et repris le combat.
Est-ce que je pourrais gagner comme ça ?
Probablement pas. Cette pensée déplut à Dunbakel, qui renifla.
« Tu as l’air un peu bizarre. »
Eisia finit par le dire à Enkrid.
« Et toi aussi, tu souris. »
répondit Enkrid.
Il avait raison.
Eisia aussi éprouvait du plaisir et de l’exaltation, ce qui lui arrivait rarement.
Elle ne s’était pas autant amusée depuis des années.
« Il n’y a pas de petit-déjeuner ? Je suis venue sans rien manger. »
dit Eisia.
« Andrew ? »
Enkrid appela le maître des lieux. Andrew hocha la tête.
Ces gens ne sautaient jamais de repas. La préparation du petit-déjeuner devait donc être terminée.
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