Chapitre 364
TRADUCTIONS WE TRIED
Traducteur : Hydrogen B
Réviseur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 364 : Le cadeau du marquis
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Ses cheveux étaient plus blancs que noirs, et sa barbe courte. Il avait le corps assez bien entraîné, mais son âge d’or était clairement derrière lui. Un peu de graisse s’attardait encore ici et là. Ce n’était pas un homme qui s’était poussé jusqu’à ses limites.
Même immobile, il dégageait une certaine dignité. On aurait dit qu’il proclamait : voilà ce qu’est un noble.
C’était ainsi qu’il paraissait et qu’il se faisait sentir, à travers les yeux et les sens d’Enkrid.
Aussi, après avoir entendu les paroles de l’homme, voici ce qui lui vint à l’esprit :
« Son Excellence le marquis. »
Enkrid admit sans sourciller qu’il avait mordu à l’hameçon.
Ça ne changeait rien, alors peu lui importait.
Surtout, il avait eu l’intention de s’en mêler depuis le début.
À ce stade, il en venait presque à remercier le marquis d’avoir dit exactement ce qu’il fallait.
Il n’y avait cependant aucune raison de se précipiter. Sa sueur avait assez refroidi pour que la brise lui paraisse glaciale.
Enkrid posa sur le côté la hache-lance qu’il tenait. Il rangea chacune des armes restantes dans l’armurerie près du terrain d’entraînement, afin que la rosée ne s’y dépose pas.
Pour l’instant, rien de tout cela ne comptait autant que la faim. Il s’était entraîné et avait eu affaire au marquis. Il avait faim. Et l’heure du déjeuner approchait.
« Mangeons d’abord. »
Enkrid prononça ces mots en refermant la porte de l’armurerie.
Kin releva la tête. Pendant un instant, il sembla se demander si quelqu’un allait l’inviter.
Personne ne le fit. Personne ne lui accorda même un regard.
« Ils sont aveugles ou quoi ? »
Pour la première fois depuis longtemps, il sentit sa confiance en son apparence vaciller.
Et, pour cette raison, il n’avait aucune envie de rester plus longtemps.
« Je m’en vais. »
Kin partit. Cinq gardes l’attendaient dehors. Tous se tenaient bien droits. Ils avaient l’air compétents, chacun à sa manière.
Enkrid leur jeta un rapide coup d’œil et se dit :
Il traîne toute une bande derrière lui.
Cela dit, on répétait que la sécurité de la capitale était dans un état lamentable, ces derniers temps. Dans de telles circonstances, cette escorte se comprenait.
C’était plutôt le nombre de gardes que Kin avait amenés plus tôt qui était anormalement faible.
Après le départ de Kin, Enkrid se dirigea vers le manoir et demanda :
« Ça ne t’intéressait pas ? »
Andrew se tenait juste à côté de lui.
Enkrid l’avait vu jeter quelques regards à Kin, mais il l’avait laissé partir sans rien dire. D’où sa question.
« Je suis trop occupé à rétablir ma famille. Ce n’est pas le moment de regarder ailleurs. »
Enkrid hocha la tête. Il ne comptait pas juger si c’était bien ou mal. La vie ne se résumait pas à ça.
Au bout du compte, chacun faisait ses propres choix.
Enkrid respectait celui d’Andrew.
« Le capitaine est vraiment à part. »
Andrew le lui dit. Enkrid l’entendait assez souvent pour laisser la remarque lui entrer par une oreille et ressortir par l’autre.
C’était toujours mieux que de s’entendre conseiller d’aller se faire soigner dans un temple.
« Ah, j’étais affamée, de toute façon. »
Dunbakel s’approcha par derrière et lança ces mots. Enkrid lui signifia fermement qu’elle ne mangerait pas sans s’être lavée.
Bien sûr, Enkrid se lava lui aussi.
Un peu plus tard, tout le monde s’installa autour de la table et les plats furent servis.
La servante qui avait commis une erreur devant le marquis avait repris contenance. Elle s’affairait à faire circuler les plats et l’eau.
Bientôt, la table fut couverte d’un festin généreux.
Au menu, un ragoût de bœuf mijoté dans du vin avec des carottes, du brocoli et des pommes de terre.
C’était l’un des plats traditionnels de Naurillia.
Les Créatures démoniaques et les Bêtes magiques avaient contraint les humains à se regrouper dans des forteresses, et une culture culinaire s’était naturellement développée en conséquence.
Pour la même raison, les techniques de construction des forteresses avaient fait des progrès spectaculaires.
Quoi qu’il en soit, la cuisine des forteresses s’était diversifiée, et ils se trouvaient à Nauril, la capitale de Naurillia.
Même le cuisinier engagé par Andrew aurait été considéré comme un excellent chef, voire mieux, dans une ville de province.
Slurp.
Enkrid goûta d’abord le bouillon du ragoût.
Une saveur riche et profonde lui enveloppa la langue avant de descendre dans sa gorge. Elle raviva la faim qui s’était brièvement apaisée pendant qu’il se lavait.
Il prit sa fourchette, déposa les morceaux de bœuf et les carottes dans son assiette, puis se mit à manger.
Il écarta la feuille de laurier sans la manger, piqua la viande et la porta à sa bouche.
Dès la première bouchée, le bœuf bien cuit lui parut tendre, puis se défit presque aussitôt.
Moelleuse et fondante, la viande se déchira et s’éparpilla dans sa bouche. Le gras riche du bœuf se mêla à la saveur umami, pour un goût équilibré et net qui lui glissa dans la gorge.
Les carottes étaient chaudes et tendres, et le brocoli avait si bien absorbé l’assaisonnement qu’on aurait dit un autre légume.
Le repas était un vrai régal. Sa main tenant la fourchette s’activait de plus en plus vite.
Les autres ne faisaient pas exception.
Esther avait pris forme humaine et s’était elle aussi installée à table.
« C’est fascinant, à chaque fois que je le vois. »
Andrew prononça ces mots en regardant Esther.
Les cinq recrues et Mack mangeaient à part ; à l’exception d’Andrew, tous les convives étaient donc des hommes d’Enkrid.
Esther vérifia où se posait le regard d’Andrew, puis demanda :
« C’est la première fois que tu vois une sorcière ? »
Il était rare qu’Esther prenne l’initiative de poser une question. Elle faisait preuve de bienveillance parce qu’il lui avait procuré un repas digne de ce nom.
Bien sûr, personne d’autre n’y aurait vu de la bienveillance. Mais pour Esther, c’en était.
« C’est la première fois que je vois un mage aussi beau. »
Esther ne réagit pas particulièrement à cette remarque.
Andrew ne sous-entendait rien de profond non plus. Il trouvait simplement logique qu’Enkrid ne se soit pas laissé distraire par Kin Baisar. Esther coupa un morceau de brocoli avec son couteau et le porta à sa bouche. Sa beauté en était presque injuste.
Sa longue chevelure flottante, ses yeux bleus et son aura mystérieuse formaient un tout qui lui donnait l’air inaccessible.
Et pourtant, tout le monde la traitait avec familiarité.
Rem lui posa une question et Esther acquiesça.
« Qu’est-ce qui est meilleur : manger sous forme de panthère ou sous forme humaine ? »
Dunbakel posa elle aussi une question.
« Pourquoi ne te transformes-tu pas pour essayer ? »
Esther répondit d’un ton neutre. Elle n’était pas en colère. Elle était toujours comme ça.
Andrew l’observait depuis des jours ; il avait fini par s’y habituer.
« Alors cette panthère était une sorcière. »
Mais ce qui le stupéfia encore davantage, ce fut Enkrid. Par rapport à l’époque où Andrew avait servi sous ses ordres, il était devenu quelqu’un de complètement différent.
« Deviendra-t-il vraiment chevalier ? »
La pensée lui vint naturellement.
Andrew se perdit dans ses réflexions, puis reporta son attention sur son assiette.
À ce rythme, s’il traînait trop, il risquait de ne même pas avoir droit à un autre morceau de viande.
Même avec des portions généreuses, le problème se posait. Ces gens mangeaient environ trois fois plus que des hommes ordinaires.
Tout le monde semblait déjà avoir oublié le marquis.
Andrew trouvait cela étrange, lui aussi.
Personne ne demandait ce qui se passait. Personne ne cherchait à en savoir plus. Voilà la différence entre suivre quelqu’un et lui faire confiance.
En observant Enkrid, Andrew comprit discrètement ce qu’un chef devait gagner auprès de ses subordonnés. Cette découverte était une chance inattendue.
Après qu’Andrew se fut absorbé dans ses pensées et que chacun eut le ventre plein, Dunbakel, la bouche barbouillée de sauce, demanda :
« À votre avis, c’est quoi, ce truc ? Je vous le dis tout de suite : ce n’est pas un homme-bête. »
Elle avait tronqué le début et la fin de la question, mais tout le monde comprit.
Elle demandait simplement ce qu’était cette chose qui rôdait dans les rues de la capitale la nuit et enlevait des gens.
Qu’ils veuillent la chasser ou la perdre de vue, ils devaient d’abord savoir à quoi ils avaient affaire.
Rem approuva.
Il fallait d’abord deviner l’identité de leur proie.
« Une bête qui sème la terreur la nuit ? »
Même si la sécurité de la capitale était catastrophique, il était absurde que des Créatures démoniaques y rôdent au grand jour.
Ce qui signifiait qu’elle se cachait le jour et ne sortait que la nuit, et pas toutes les nuits, mais une fois tous les quelques jours. Même après avoir réduit les possibilités à ce point, il restait difficile de savoir de quoi il s’agissait.
Ragna hocha lui aussi légèrement la tête. Il avait compris et se posait la même question.
À ce stade, Enkrid trouvait étrange que personne ne demande pourquoi ils devaient s’en charger eux-mêmes.
Le fait qu’ils soient passés directement à la question de son identité montrait que même Dunbakel n’avait aucune objection.
Voilà qui était vraiment surprenant.
Comment faisaient-ils pour le suivre jusque-là sans se plaindre ni râler ?
À vrai dire, eux aussi s’ennuyaient. S’en prendre aux recrues et visiter la capitale ne restait amusant qu’un jour ou deux.
Rem avait commencé à aiguiser ses lames de hache plus souvent.
C’était aussi le signe qu’il avait envie de se battre. L’atmosphère qui régnait dans la capitale était également provocante. On aurait dit l’air qui précède une bataille. Enkrid mâcha ce qu’il avait dans la bouche, avala, puis prit la parole.
« Le mage qui maîtrisait la foudre, la grotte, les cobayes de l’alchimiste. »
Il énuméra quelques mots.
Enkrid avait une excellente mémoire. Il avait aussi entendu parler de ce qui s’était passé dans la capitale jusqu’à présent.
Andrew lui avait également fait un compte rendu détaillé.
Le hurlement bestial qui précédait une disparition tous les quelques jours.
Une présence qu’on ne sentait pas en plein jour.
En rassemblant toutes ces informations, une idée lui vint.
Enkrid reprit :
« Et la Lame Noire. »
Jaxon était là, lui aussi, à l’endroit où tous ces éléments convergeaient.
C’était là qu’ils avaient attaqué le site de production de drogue de la Lame Noire et découvert des traces manifestes d’expérimentations sur des humains vivants.
L’alchimiste s’appelait Raban ? Il y avait bien eu un fou de ce nom.
Il avait aussi vu un humain étendu là, à moitié transformé en goule.
Enkrid rassembla les éléments, repassa ses souvenirs en revue et réfléchit.
Quelle sorte d’être rôdait la nuit et dissimulait son corps le jour ?
À quoi était-il lié ?
Que se passerait-il s’il ajoutait cela à la situation actuelle ?
Le chef de la Lame Noire se trouvait dans la capitale.
Il avait perdu une épée appelée Lykanos, et ceux qu’il aurait considérés comme ses ennemis s’étaient approchés de lui. Non. Ils avaient fait bien plus que s’approcher.
« Il doit savoir que Jaxon le traque, non ? »
Il le savait. S’il n’avait même pas remarqué ça, il n’aurait jamais pu rester caché aussi longtemps et continuer à manigancer.
« J’ai raison ? »
Jaxon fronça les sourcils en posant la question. Enkrid hocha la tête, puis, à l’intention de ceux qui l’avaient suivi sans poser de questions, poursuivit son explication.
Les traces ressemblaient à celles d’une Créature démoniaque, mais le fait qu’elle se cachait en plein jour prouvait qu’elle était douée de raison. Sinon, quelqu’un devait la garder captive et la relâcher à intervalles réguliers, ce qui était invraisemblable.
Les forces de sécurité de la capitale n’étaient pas composées que d’idiots. Personne ne pouvait répéter ce genre de manœuvre sans se faire prendre.
Enkrid se souvint du capitaine des gardes qu’il avait aperçu en entrant dans la capitale. Son chapeau à plumes lui était resté en mémoire.
Sans même parler de ses compétences, il n’avait pas eu l’air commode.
Si même ces hommes ne l’avaient pas repérée, c’était que la force et la mobilité de la cible la rendaient particulièrement difficile à maîtriser.
Enkrid posa le coude droit sur la table, leva l’index et déclara :
« Première conclusion : un humain en pleine Démonisation. »
Quel raisonnement pouvait bien mener à une telle conclusion ?
Même Esther ne comprit qu’après qu’il eut expliqué son cheminement.
Quand Enkrid étudiait l’escrime, il examinait tout, du début à la fin.
Sa mémoire l’y aidait.
À cela s’ajoutaient une pensée créative et souple.
La créativité et la souplesse d’esprit ne dépendaient pas du seul talent.
Elles exigeaient un entraînement et une répétition constants.
Pour Enkrid, l’escrime et les arts martiaux avaient toujours été une falaise sans voie ni réponse évidentes.
Pour la gravir, il devait sans cesse réfléchir et remettre en question ses idées. Sans cela, il ne pouvait pas avancer.
C’était pour cette raison que sa pensée pouvait s’ouvrir ainsi. Si tout était possible, il fallait mettre chaque possibilité à l’épreuve.
Il rassembla les informations, et la réponse lui apparut.
« Elle ne sortait que les nuits de pleine lune. »
Jaxon ajouta ce détail.
Il surveillait chaque incident inhabituel dans la capitale.
C’était naturel. On ne savait jamais où un indice pouvait surgir.
Malgré tout, cette piste avait dépassé ses attentes.
Pour être honnête, il l’avait oubliée.
Le monde regorgeait d’alchimistes fous qui menaient ce genre d’expériences sur des humains vivants.
Mais une fois les pièces assemblées, tout concordait parfaitement.
Si c’était un humain en pleine Démonisation, en quel genre de monstre se transformait-il ?
Quelque chose qui ne sortait que les nuits de pleine lune et ne parvenait plus à dominer ses instincts au cœur de la nuit.
« Un lycanthrope. »
Jaxon savait que son capitaine pouvait parvenir à la même conclusion que lui. Inutile de le dire à voix haute. Il garda le silence.
« Il ne nous manque plus qu’une chose. »
Enkrid poursuivit.
Rem, qui avait écouté en silence, hocha la tête et répondit :
« On n’a pas l’autorité nécessaire. »
« Exact. Si on commence à enquêter sur les lieux des incidents dès demain matin, ce sale commissaire va jubiler en nous demandant de quel droit on se mêle de ça. »
« Et on ne peut pas non plus cogner tous ceux qui nous tomberont dessus. »
Rem prit le relais. Enkrid hocha la tête.
Rem n’était pas stupide. Parfois, ses coups de tête n’étaient que de simples coups de tête, mais d’autres fois, ils étaient soigneusement calculés.
« Ça reste des coups de tête, dans tous les cas. »
Enkrid écarta cette pensée et reprit :
Si le marquis n’avait pas parlé en l’air, il enverrait quelque chose.
Si Enkrid avait les capacités nécessaires pour s’occuper de l’affaire, d’où viendrait l’autorité ? Qui pourrait la lui accorder ?
Avec la permission d’un noble, les choses seraient plus simples.
Un bouclier assez solide pour le protéger des crises de colère du commissaire suffirait.
Enkrid s’y était déjà attendu.
Si Marcus ou Kraiss avaient été là, ils se seraient tous deux levés pour applaudir.
« Tu devrais faire de la politique ! »
Marcus l’aurait dit le premier.
« Avec cette langue d’argent, tu voles le cœur des femmes. Le cœur d’une femme est caprice à l’état pur ; savoir envisager toutes les possibilités, ça, c’est un talent ! »
Kraiss aurait ajouté cela.
Tous deux auraient eu des idées assez différentes en tête.
Bien sûr, aucun d’eux n’était là, et personne ne prit la peine de s’émerveiller.
Rem avait envie de manier ses haches.
Ragna n’était pas loin de penser la même chose.
Dunbakel non plus.
Esther n’avait pas envie de lancer des sorts.
Elle s’intéressait tout de même à cette histoire de cobayes.
Un mélange d’humain et de monstre ?
On appelait cela une Chimère. Elle n’avait aucune intention de s’y essayer.
Cela n’avait rien à voir avec son Monde des sorts. Elle n’en avait pas besoin et trouvait cette idée répugnante.
Les émotions comptaient beaucoup pour les mages. Si elle ressentait du dégoût, c’était que cette pratique ne lui convenait pas.
Si elle continuait dans cette voie, elle perdrait son influence sur le monde des sorts qu’elle avait créé et, au bout du compte, sa magie elle-même. Esther avait déjà commis une erreur semblable par le passé ; elle préféra donc se tenir à l’écart cette fois-ci.
« Je me repose. J’aime bien ce coussin. »
« Fais donc. »
Qu’Esther se retire ne changeait rien.
Enkrid leva un deuxième doigt au-dessus de la table.
« Deuxième conclusion : ce soir, la lune ne sera pas visible. Il ne nous reste donc qu’à dormir. »
Andrew, qui observait la scène depuis le côté, avait la bouche entrouverte depuis un moment déjà.
Aux mots d’Enkrid, il la referma et demanda :
« Comment se fait-il que tu sois aussi intelligent ? »
« On n’a pas eu assez de temps pour réfléchir ? »
Est-ce que ça voulait dire que n’importe qui pouvait trouver la réponse ? Le temps suffisait-il vraiment à résoudre une telle énigme ?
« Autrement dit, tu prétends que tous les commissaires et capitaines des gardes de la capitale sont des idiots. »
Andrew marmonna ces mots, incrédule, mais tout le monde les laissa passer.
Parce que c’était vrai.
Non, c’était surtout qu’Enkrid avait l’esprit exceptionnellement vif. Mais personne ne réagit vraiment à cette remarque.
« Pourquoi personne n’est surpris ? »
Andrew fut le seul à continuer de marmonner, puis il se tut à son tour.
C’était simplement le genre d’homme qu’était Enkrid, et le genre d’unité à laquelle ils appartenaient.
Cette nuit-là, Enkrid et ses hommes dormirent profondément. Comme d’habitude, Enkrid se réveilla avant l’aube et commença la Technique d’isolement. Andrew le rejoignit un peu plus tard.
Ils s’apprêtaient à accueillir un matin comme les autres.
Au milieu de l’entraînement matinal, la voix d’une étrangère retentit.
« C’était donc bien toi ? »
Une visiteuse était arrivée. Plus précisément, on pouvait la considérer comme un cadeau envoyé par une organisation.
Il avait obtenu l’autorité nécessaire pour mener sa mission comme il se devait.
On lui avait envoyé Aisia, une écuyère appartenant à l’Ordre des chevaliers, qui reconnut bien sûr Enkrid.
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