Chapitre 340
NOUS AVONS TENTÉ DES TRADUCTIONS
Traducteur : Hydrogen B
Éditeur : Abstract
Discord : https://dsc.gg/wetried
UN CHEVALIER QUI RÉGRESSE ÉTERNELLEMENT
Chapitre 340 : Courir et rire
= = =
Cette fois, leur cible n’était pas une Terre Maudite, mais des Créatures démoniaques qui rôdaient sur les contreforts de la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil.
Avec celles-ci, on disait qu’elles formaient l’un des trois grands fléaux de la Garde-frontière.
C’était un grave problème pour le palais royal, et même pour la Garde-frontière, mais officiellement, on ne les classait pas parmi les fléaux.
Ce nom leur venait des villageois des environs et des marchands itinérants, qui se le murmuraient entre eux.
À leurs yeux, c’était un fléau.
Il fallait deux jours à pied pour s’y rendre, même en comptant les pauses.
« On court ? » demanda Enkrid, bien que la réponse fût évidente.
Pourquoi perdre du temps ?
Si le trajet prenait deux jours à pied, autant courir sans s’arrêter.
Ils y seraient en une demi-journée.
« Allons-y. »
Rem en tête, tout le monde acquiesça et Enkrid s’élança.
Il ne partit pas à toute allure, mais adopta un rythme régulier.
Le groupe entier le suivit.
Sinar fut une nouvelle fois impressionnée par la détermination de cet homme.
Courir jusqu’au bout.
La plupart des gens n’y auraient même jamais songé.
Ils avaient l’endurance et l’obstination brute nécessaires pour couvrir en une demi-journée un trajet de deux jours, et ils le firent réellement.
Faire courir les soldats sur des distances absurdes pendant l’entraînement n’avait jamais été inutile.
La marche rapide comptait parmi les priorités absolues de toute armée.
Naturellement, ceux qui l’imposaient aux autres devaient eux-mêmes mieux courir.
Qui suivrait quelqu’un incapable de prouver sa propre valeur ?
Ils continuèrent de courir et atteignirent rapidement les contreforts au nord-est de la Garde-frontière, d’où l’on apercevait la Perle Verte.
Les maîtres de cette troisième Terre Maudite de faible rang étaient cinq trolls.
Ces créatures vagabondaient dans la Chaîne de montagnes de Pen-Hanil, qui leur servait de base.
À vrai dire, le problème ne venait pas vraiment d’une Terre Maudite. C’était que ces cinq-là parcouraient une immense chaîne de montagnes, dont ils avaient fait leur repaire.
On parlait d’une Terre Maudite de faible rang, mais ces cinq Créatures démoniaques agissaient comme si toute la région leur appartenait.
Elles surveillaient les caravanes marchandes et, si un groupe leur paraissait ne serait-ce qu’un peu faible, elles le tuaient et le dépouillaient. La nuit, elles allaient aussi piller les maisons construites près des villes.
L’année précédente, trois groupes de marchands avaient été tués à eux seuls.
Il suffisait que l’escorte soit un peu trop réduite pour que ces salauds le remarquent aussitôt.
En revanche, si l’on se préparait soigneusement et qu’on partait à leur chasse, ils disparaissaient comme de la fumée.
C’était une meute de monstres née pour chasser.
D’après les témoins, ils portaient de lourdes massues en bois et se cachaient dans les broussailles.
Autrement dit, c’étaient des Créatures démoniaques rusées, qui savaient chasser.
Les ennemis de ce genre étaient les pires à affronter.
Les trouver était déjà une tâche en soi.
Enkrid se rappela ce que Kraiss lui avait dit.
Il s’agissait de la manière de s’occuper des Cinq Frères Trolls.
« On va probablement leur tendre un appât pour les faire sortir. »
Kraiss avait naturellement un autre plan.
Trop de tracas, pensa Enkrid.
« Tu peux les pister ? »
Il opta donc pour la méthode la plus simple.
Il posa la question à Dunbakel.
« Pas à l’odeur. Il y a trop de mauvaises odeurs mélangées. »
Les hommes-bêtes naissaient avec le don de pister.
Leur odorat était encore plus fin que le flair d’un elfe.
Pourtant, Dunbakel secoua la tête.
Ces salauds des Cinq Frères Trolls avaient fait leurs besoins partout dans la chaîne de montagnes pour effacer leurs traces olfactives, et ils s’étaient enduit la peau de choses comme de la sève d’arbre pour brouiller leur odeur.
« Si je continue à les suivre, je finirai par démêler les odeurs. »
« Combien de temps ? »
« Eh bien… un mois ? »
Elle n’en était pas sûre.
Autrement dit, elle ignorait combien de temps cela prendrait réellement.
Ça pouvait donc durer plus d’un mois.
« Je vais les pister. »
Rem s’avança.
Il se gratta l’intérieur de l’oreille et promena nonchalamment son regard sur le bord de la chaîne de montagnes en parlant.
Enkrid ignorait le passé de Rem.
Il en connaissait quelques bribes, mais pas les détails.
Pourtant, quand Rem disait qu’il ferait quelque chose, cela signifiait qu’il en était capable et qu’il s’en acquitterait correctement.
Enkrid avait lui-même fait un peu de reconnaissance et travaillé comme chasseur de primes, mais l’expérience ne signifiait pas qu’il possédait un talent exceptionnel par rapport aux autres.
Il n’en avait que les bases.
Il avait autrefois appris à pister auprès d’un chasseur nommé Yenrid, dans la Perle Verte. Cela l’aiderait, bien sûr, mais ne suffirait pas à trouver aussitôt cinq trolls qui étaient restés cachés aussi longtemps.
Ces cinq Créatures démoniaques n’avaient rien d’ordinaire.
Les humains n’étaient pas tous pareils, et les Créatures démoniaques non plus.
Les goules n’étaient pas toutes semblables.
C’était pareil pour cet insecte qu’on appelait Bell.
Pourquoi les chiens à face humaine feraient-ils exception ?
Il y avait des différences individuelles.
Parmi eux, ces cinq trolls semblaient spécialisés dans la dissimulation et la chasse.
« Je vais les poursuivre et les rabattre sur vous. Tuez-les. »
Il le dit simplement, mais la tâche n’avait rien de simple.
« Je vais aider aussi », dit Sinar.
Elle s’avança aussitôt.
Les elfes étaient des créatures adaptées aux milieux où ils étaient nés et avaient grandi.
Pour elle, les forêts et les montagnes étaient un terrain facile à parcourir.
Si elle avait rencontré ce chevalier de malheur dans une forêt, elle n’aurait pas perdu aussi facilement.
Même dans ce cas, elle n’aurait probablement pas réussi à le mettre à terre ni à prendre le dessus par la force, mais elle était sûre de ne pas tomber si facilement.
Dans un combat, on ne le sait qu’une fois les lames croisées.
Sinar avait appris cette vérité en observant Enkrid.
Il n’abandonnait pas, même quand l’issue était déjà évidente.
À bien y réfléchir, c’était peut-être pour cela qu’elle avait voulu s’entraîner contre lui dès le début. Elle aimait ce trait de sa personnalité.
« Pas besoin », dit Rem.
Il secoua la tête.
Leurs méthodes étaient différentes.
Il leur faudrait donc du temps pour se coordonner.
Ce serait une perte de temps.
Sinar acquiesça elle aussi.
S’il disait pouvoir s’en charger seul, alors c’était suffisant.
Même si les trolls étaient extraordinaires, de ce côté-ci se rassemblaient des gens qui dépassaient l’extraordinaire.
« Combien de temps ? »
Une odeur rance commençait à se dégager du corps d’Enkrid.
Le printemps était arrivé, mais les matins et les nuits restaient froids.
Il s’était lavé le visage, les mains et les pieds, mais pas le corps.
Il se sentait crasseux.
Il voulait donc en finir au plus vite et rentrer.
On pouvait supporter l’inconfort, y compris les mauvaises odeurs, mais sans se laver, on devenait plus vulnérable aux maladies.
Il était donc important de se laver.
Les autres devaient probablement ressentir la même chose.
Ah, sauf Dunbakel.
C’était une femme-bête au nez sensible, et pourtant, elle détestait se baigner.
Enkrid trouvait absurde qu’on puisse réunir ces deux choses, mais si elle détestait ça, que pouvait-il y faire ?
Au bout du compte, il ne pouvait que la forcer à se laver.
Dans l’ensemble, les autres étaient du même avis qu’Enkrid.
« Allumez un feu et reposez-vous. Finissons avant l’aube », dit Rem.
Puis il se dirigea vers la chaîne de montagnes.
Il semblait avancer lentement, mais à un moment, il s’y faufila et disparut.
« Faisons griller de la viande séchée », dit Enkrid après l’avoir regardé disparaître.
Il fallait aussi bien profiter des moments de repos.
« Avec plaisir », répondit Audin.
Audin et les autres s’installèrent, tandis que Sinar creusait un trou sous un grand arbre et le remplissait de feuilles sèches et de paille.
Elle avait glissé des brindilles sèches dans ses poches en chemin, inutile donc d’aller chercher du petit bois.
Voyager était plus facile quand on faisait preuve de diligence et qu’on se préparait.
De ce point de vue, ils étaient tous des voyageurs aguerris.
Même après le départ de l’escouade venue les accueillir, personne n’eut de mal à monter le camp.
Pas un seul d’entre eux n’avait vécu sans parcourir le continent au moins une fois.
Chacun s’occupa de sa tâche.
Audin apporta une longue branche et en retira l’écorce d’un coup de paume.
Chaque fois qu’Enkrid le voyait faire, le tour l’impressionnait.
Il obtenait des brochettes plus propres qu’en les lavant à l’eau.
Pendant ce temps, Dunbakel renifla, s’enfonça dans la forêt à la lisière de la chaîne de montagnes, puis revint avec plusieurs écureuils.
Enkrid prit alors le relais.
Il sortit une petite marmite de son sac. Pendant que Dunbakel dépouillait les écureuils et les saignait, Sinar alluma le feu.
C’était un feu de fosse qui ne produisait presque pas de fumée.
Cette elfe avait vraiment du talent.
« Le feu est mystérieux », dit-elle.
Elle ne cessait de mettre les autres en garde contre les flammes, alors ce genre de remarque le laissait toujours perplexe.
Enkrid mit les écureuils saignés dans la marmite, sortit un linge propre et les écrasa entiers.
Après avoir broyé même les cervelles et les entrailles, il ajouta un peu de sel et de poivre, puis façonna la viande en boulettes.
Il décrocha ensuite sa gourde, versa juste assez d’eau pour recouvrir le tout d’une fine couche, posa la marmite sur le feu et porta le mélange à ébullition.
Il plongea les boulettes dans l’eau bouillante, puis déchira quelques morceaux de viande séchée assaisonnée et les ajouta.
La viande séchée assaisonnée faisait office de condiment à elle seule.
À mesure que le bouillon gagnait en intensité, un arôme riche se répandit.
C’était une recette qu’il avait apprise de Rem.
Les tribus de l’ouest mangeaient apparemment les animaux de la tête aux pieds.
« Délicieux », dit Audin.
Son sourire était plus large que d’habitude.
On avait beau devenir inhumain au combat, il fallait quand même bien manger.
C’était ce que croyait Enkrid.
Les chevaliers n’avaient-ils donc jamais faim ?
La Volonté était mystérieuse, certes, mais elle ne pouvait pas résoudre la faim.
Plus la musculation développait le corps, plus on avait faim.
« À table. »
Les boulettes d’écureuil bien cuites, la viande séchée et le bouillon assaisonné étaient excellents.
Une seule bouchée emplissait la bouche de saveurs.
Aucun goût de gibier, seulement un pur délice.
Les boulettes tendres et le bouillon chaud réchauffaient l’estomac, tandis que la viande séchée imbibée de bouillon offrait une mastication agréable.
C’était devenu un véritable ragoût, vite préparé.
« Ça colle vraiment à la langue », dit Dunbakel.
Tout le monde approuva.
Enkrid but lui aussi du bouillon et mâcha une boulette.
Au milieu de ces boulettes charnues et riches en goût, la viande séchée gardait son caractère propre.
C’était vraiment bon.
Il n’avait pas de don pour la cuisine, mais il avait goûté à quantité de bons plats.
Grâce à cela, il s’était naturellement amélioré, lui aussi, dans l’art de préparer à manger.
C’est ainsi qu’ils se rassasièrent tous.
Ensuite, ils se réchauffèrent près du feu et tuèrent le temps.
En repensant à ce que chacun lui avait appris, Enkrid répéta le mouvement de sa main sur la garde de son épée, serrant puis relâchant les doigts.
Il réfléchissait à la technique d’arme contondante qu’Audin venait de lui enseigner.
Tout repose sur la force de la poigne.
Tenir sans serrer, puis resserrer au moment de l’impact.
Transmettre sa force comptait davantage que la vitesse.
À y réfléchir, il était difficile de classer cette technique dans des catégories comme la Rectitude, la Puissance, la Tromperie, la Vitesse et la Souplesse.
On ne pouvait pas expliquer tout ce qui existait dans le monde par la rectitude, la puissance, la tromperie, la vitesse ou la souplesse.
L’escrime autrefois compilée par le génie d’antan, Leonessis Oniac, s’était depuis ramifiée dans différentes directions.
Parmi ces branches, certains avaient réorganisé l’escrime à leur manière.
Cette technique semblait provenir de l’une de ces ramifications.
Concentrer la force de frappe en un seul point.
Était-ce tout ?
Alors, comment concentrer la force ?
Qu’était-ce donc, au juste, que la force de frappe ?
Plus il y réfléchissait, plus les questions s’accumulaient.
Au lieu de demander des réponses, Enkrid s’immergea dans son étude et réfléchit seul.
C’était difficile, mais il avait l’impression de pouvoir saisir le principe, au moins dans les grandes lignes.
C’était différent d’autrefois.
Il avait déjà atteint un niveau où il pouvait créer une escrime à partir de sa propre expérience.
Il avait même entrevu un fragment de Volonté.
À présent, Enkrid se trouvait à un stade où son ancien manque de talent ne pouvait plus le définir.
Pour autant, il ne pouvait pas comprendre tous les principes de toutes choses.
Il avait reçu une lame de chevalier, mais il n’en avait pas encore déchiffré tout ce qu’elle renfermait.
Était-ce un problème ?
Non.
Pas besoin de tout savoir.
Il pouvait en comprendre une partie et continuer d’avancer à partir de là.
Il avait parcouru cette route alors qu’il ne possédait rien.
À présent, c’était comme avancer sur une route pavée, jalonnée de panneaux.
Encore et encore, Enkrid fendit le vide de son épée, cherchant à saisir la technique.
La force de la poigne n’était pas la seule clé.
Il fallait faire exploser les muscles en un instant.
Comment ?
Il fallait relâcher tout le corps, puis le contracter.
Mais comment transmettre cette force à l’arme qu’on tenait en main ?
Il fallait passer de muscles contractés au resserrement de la main qui avait tenu l’arme sans la serrer.
Sans la Technique d’isolement, impossible d’apprendre ça.
Telle fut sa conclusion.
Il pouvait donc l’apprendre.
Son corps avait déjà été façonné par la Technique d’isolement.
« Incroyable », marmonna Audin en le regardant.
Enkrid leva les yeux et croisa son regard.
Le soldat à l’allure d’ours, qui l’accueillait toujours avec un sourire, avait maintenant la bouche droite.
Il était vraiment surpris.
La technique qu’il avait enseignée était l’un des arts des armes de l’ordre.
Dans l’Ordre de guerre, les techniques de nombreuses écoles se mêlaient souvent les unes aux autres, et celle-ci était une technique ancienne qu’il avait rétablie puis apprise.
Elle s’appelait Rassembler et déchaîner.
Il avait pensé qu’il serait difficile de déchiffrer le principe de cette ancienne technique perfectionnée, mais, à force d’observer Enkrid, il lui sembla que celui-ci en avait dégagé les grandes lignes.
« Tu y arrives ? » demanda Audin.
« Il faut que je m’entraîne encore et encore », répondit Enkrid.
Comprendre une technique et parvenir à l’exécuter aussitôt avec son corps, c’était différent.
Malgré tout, le simple fait qu’il l’ait comprise était stupéfiant.
Audin pensait que plus rien ne pourrait le surprendre, mais cette fois, c’était vraiment le cas.
N’avait-il pas vu Enkrid apprendre des arts des armes auprès de Rem ?
Son talent était sans mesure.
Il touchait à l’absurde.
Une contradiction étrange qui n’avait aucun sens, du début à la fin.
Quand on le regardait apprendre et s’entraîner, il semblait mauvais, puis, à des moments impossibles, il franchissait des étapes entières d’un bond.
Impossible d’expliquer ce processus avec des mots.
Ça n’avait tout simplement aucun sens.
Un talent exceptionnel ?
Non, ce n’était pas ça.
C’était étrange, unique.
Presque mystérieux.
Cette fois, pourtant, c’était différent.
Il peinait, s’accrochait et se frayait un chemin à travers la technique en l’apprenant.
On pouvait voir le processus.
Il en saisissait le principe, s’y accrochait et continuait d’y réfléchir sans s’arrêter.
La force de persévérer.
Depuis qu’Audin lui avait montré Rassembler et déchaîner, Enkrid l’avait probablement gardée à l’esprit tout ce temps.
Il disait avoir appris en posant toutes sortes de questions, mais ce qui l’avait captivé, c’était la frappe explosive d’Audin.
Ce qu’il avait appris était stupéfiant, et privilégier la technique d’Audin était un choix judicieux, intelligent et admirable.
« Hé hé hé. »
Audin éclata de rire.
« Il me reste encore du chemin à parcourir », dit Enkrid.
Le soleil descendait bas, à cette heure où l’on aurait pu envisager de rester un jour de plus.
Au moment où Enkrid répondit, un lointain « Krrroooaaak » leur parvint de très loin.
C’était le rugissement d’un troll.
Sinar, qui remuait le feu de camp avec une brindille, dispersa les flammes et marmonna : « Prudence avec le feu. »
Qu’est-ce qui clochait avec cette elfe ?
Enkrid commença à se lever, mais quelqu’un bondit devant lui, rapide comme le vent.
« Je passe devant, mon frère. »
Sa voix semblait plus vive et enjouée que jamais.
Hein ?
Avant même qu’il ait pu répondre,
« Hahaha. »
Audin éclata de rire.
Personne ne savait pourquoi, mais Audin s’était emballé.
« Quoi, espèce de taré ? »
Rem réagit de l’autre côté.
Il s’était déjà approché assez près pour qu’on l’entende.
Derrière lui, on distinguait les trolls.
Deux tenaient des massues et les trois autres brandissaient des lances en prise inversée.
Rem les avait attirés en leur montrant presque son dos, mais pas tout à fait, si bien qu’ils semblaient prêts à lancer leurs lances au moindre signe d’ouverture.
Audin accourut en riant, Rem s’arrêta, déconcerté, et les deux trolls qui virent la scène lancèrent leurs lances.
Les pointes, projetées de toutes leurs forces, fendirent l’air.
Au même instant, un sifflement tranchant retentit.
= = =
Rejoignez notre Discord : <a href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>